‹ Note sur les acariens marins (Halacaridae) recoltésChapitre 18 sur 27 · Halacarus gracilipes Trt · texte numérisé non relu

Halacarus gracilipes Trt

1889. Trouessart, Reçue synoptique^ loc. cit., p. 243.

Cette espèce se distingue, à première vue, des précédentes, par la forme grêle et cylindrique des pattes. Sous ce rapport elle se rapproche plutôt, toutes proportions gardées, (ÏHaL Murrayi. — Elle présente deux variétés, d'après les sculptures de la cuirasse :

a. h. gracilipes (proprement dit), dont la plaque notogastrique porte deux bandes longitudinales dilatées dans leur tiers postérieur et finement fovéolées ;

B. H, quadricoslalus, var. dont la plaque notogastrique porte quatre côtes saillantes longitudinales, séparées par des aires longitudinales largement fovéolées ou réticulées ; taille plus grande que dans la variété précédente.

Habitat. — Cette espèce est commune sur toutes les côtes de France. Elle se trouve, à Granville et aux îles Chausey, dans presque toutes les récoltes de M. Henri Gadeau de Kerville. — Elle manque dans la Baltique, mais se trouve sur les côtes d'Angleterre (lies Scilly, par M. Bradv), et sur toutes les côtes de France : Pas-de-Calais (Hallez), où elle accompagne H. Murrayi jusqu'à 58 m. de profondeur ; hultrières de la rade de Brest (Bavav) ; Le Croisic (Chevreux); lie de Ré (Rousseau), etc.; Méditerranée (Marseille, Villefranche, Marins Aubert, Chevreux), et de là jusqu'à Dakar, sur la côte occidentale d'Afrique (Chevreux).

IG. Halacarus gibbus Tut.

(IM. IX, fig. 1,-2,3). •

1889. Trouessart, lie rue synoptique, loc. cit., p. 244.

Celle remarquable espèce présente, sur les côtes de l'Océan, trois variétés bien distinctes dont les caractères sont indiqués dans le tableau suivant :

a. Pattes assez longues et grêles, mais à lamelles membraneuses bien développées. Cuirasse très-forte avec la crête ou bosse de l'épislome tressaillante. Rostre à base courte et large, armé de chaque côté d'une dilatation triangulaire dont la pointe dirigée en avant s'étend jusqu'au niveau de l'insertion des palpes.

Tégumenls peu colorés. — Long.

tôt. = 0,4S //. gibbus (var. type).

b. Formes plus normales, plus semblables à celles du groupe « Rhodostigma ». Pattes plus courtes et plus robustes. Rostre robuste, mais à base moins large et dépourvue des dilatations triangulaires qui caractérisent le type. Tégumenls peu colorés. — Long. tôt. = 0,40 H, gibbus (var. britannica).

c. Taille plus petite, formes plus allongées; bosse peu saillante. Pattes postérieures munies d'expansions transparentes presqu'aussi développées que celles des pattes antérieures (ce qui n'est pas le cas dans les deux variétés précédentes). Couleur brune ou olivâtre, assez foncée. — Long.

toi. = 0,35 H. gibbus (var. remipes).

Ces trois variétés sont assez distinctes pour qu'on paisse les considérer comme trois espèces différentes.

Le type n'a été trouvé qu'au Croisic (par Chevreux).

Les deux autres variétés se trouvent dans la Manche ; la première (var. britannica), dans le Pas-de-Calais, et dans le département de la Manche, à Granville ; — la seconde (var. remipes), dans cette dernière localité et dans la Méditerranée <*>.

Ces formes sont partout plus rares que les espèces du sous-groupe « Rhodosligma » proprement dit. Elles ne sont encore connues que sur les côtes de France.

Fig. 2. — IJaîacarus gibbua (type), vu de profil (Xi 10).

Var. b. Halacarus g^bus var. britannica Trt.

(PI. IX, fig. 2, 2 a).

Habitat. — Se trouve à Granville, sur les Corallines, et dans les deux autres localités en question explorées par M. Henri Gadeau de Kerville, mais n'a pas été rencontré aux îles Chausey. — Dans le Pas-de-Calais, se trouve sur

(I) Une quatrième variété (//. gibbua majuaculus, n. var.) se trouve dans la Méditerranée, par 45 m., où elle vient d*ètre draguée, à La Ciolat (Bouchesdu-Rhône), par M. Koehler, professeur à la Faculté des Sciences de Lyon. Elle est plus grande que toutes les autres (atteignant O"", 50), et, par sa cuirasse fortement chitinisée, à pointes et lames très-développées, elle se rapproche plus d*//. gibbua (type) que d*//. gibbua remipea précédemment connu des zones littorales de la Méditerranée (septembre 1894).

les Éponges, par 25 m. {Le Muroquoi, par M. Hallez). N'est pas connu ailleurs.

Var. c. Halacarus gibbus var. rexnipes Trt.

(PI. IX, fig. 3,3 a).

Habitat. — J'ai découvert cette intéressante variété sur la Mousse de Corse {Gigarlina helminthocorlon) des pharmacies, où elle est généralement assez commune. — Elle se retrouve sur les Corallines des flaques d'eau, A marée basse, entre le Casino et la pointe du Roc, à Granville (M. Henri Gadeau de Kerville). Elle appartient à la zone littorale.

Sous-Genre Leptospathis Trt., 1894.

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