SÉANCE DU 24 NOVEMBRE
ment constitués. On pourrait être tenté de regarder ces organes comme des ovules dont le tégument s’est soudé au nucelle sur toute son étendue, même dans la région micropylaire, et où le sac embyonnaire a été remplacé par des grains de pollen ; mais ce peuvent être aussi de véritables sacs polliniques naissant sur le placenta et dont la forme extérieure seule est celle de l’ovule; l’étude du développement de ces organes permettra seule de trancher la question.
Un autre organe contenant des grains de pollen à son intérieur va nous éloigner davantage de la constitution de l’ovule; le funicule n’est plus représenté que par un cordon court et épais le rattachant au placenta; mais sa forme dyssymétrique rappelle encore la torsion de l’ovule anatrope. En dehors de l’assise nourricière composée de cellules à deux noyaux, il existe, du point qu’on est tenté de prendre pour l’emplacement
du micropyle à l’extrémité opposée, une à six assises de cellules dont aucune n’est différenciée par rapport aux autres. Ailleurs j’ai trouvé un sac pollinique recevant deux faisceaux et semblant correspondre à deux ovules soudés latéralement; il est relié, comme le précédent, au placenta par un large cordon. Ici, en dehors des cellules à deux noyaux, nous trouvons trois assises de cellules dont une épidermique; le nombre des assises externes se régularise ainsi à mesure que l’on s’approche davantage de la constitution d’un sac pollinique normal.
On trouve ensuite des corps dont la forme peut encore être exactement celle d’un ovule et dont les assises sont à partir de l’extérieur les suivantes : une assise épidermique, deux assises sous-épidermiques non différenciées, une ou deux assises de cellules aplaties à noyau allongé, l’assise de cellules nourricières à deux noyaux, enfin un massif de cellules mères des grains de pollen.
Lames pétaloïdes a sacs polliniques. — De tels sacs polliniques s allongent et se groupent de manières variées, soit directement sur le placenta, soit sur des lames pétaloïdes en lesquelles le placenta se dissocie à la partie supérieure où les cloisons carpellaires n’existent plus. On peut avoir, sur une telle lame, de deux à sept sacs polliniques; en particulier on peut avoir une lame à quatre sacs polliniques ayant 1 apparence d’une anthère normale, mais ces sacs ne possèdent toujours pas d’assise mécanique. On peut trouver de telles anthères présentant, entre les deux sacs polliniques de chaque paire, un massif de cellules destinées
à se gélifier et qui contribuent dans les anthères normales à la déhiscence.
A l’extérieur des carpelles restant fermés on trouve, provenant des carpelles ouverts, des lames pétaloïdes portant des sacs polliniques n’ayant encore pas d’assise mécanique. Les lames offrant quatre sacs polliniques