‹ Note sur les stocks d'or du trésor et de la Banque de Russie [microform]Chapitre 3 sur 3 · ôO · texte numérisé non relu

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Ramenant ce total de 524 millions roubles métal à la contrevaleur en rouble crédit au change de 1,60, M. Buck trouve un total de 838 millions de roubles crédit.

Au 1«^ janvier 1892, le total des billets de crédit s’élevait à

1® Emission primitive

2® Emission temporaire (oukase 1881)

3o Emission extraordinaire (28 juillet 1891)

R. crédit

(1) Ces chiffres concordent à peu de choses près avec ceux que nous

or).

Gage de rémission

Etrangers

Pétersbourg

Total

temporaire

Trésor

Banque

(a) Sommes

qpi, dans les états ordinaires, ne sont pas considérées

comme

emprunts or.

(b) Fonds d’échange de la Banque de Russie.

La proportion entre les stocks or et les billets serait donc >

de 46 8 0 /O, si l’on prend le rouble or et le rouble papier au ^

pair, — de 74 8 0/0, si l’on convertit le rouble or en rouble •

papier. '.

Si l’on jette un regard en arrière, on trouve que les stocks '

en or et les billets s’élevaient au 1" janvier (en millions 1

roubles) :

Stocks or

Billets émis

Proportion

Si, au 1®' janvier 1892, la quantité des billets était restée au niveau des années antérieures, les billets eussent été couverts à raison de 50 0/0. Cette proportion s’élève naturellement si l’on convertit les roubles or en roubles papier.

D’autre part, si l’on laisse en dehors les sommes au crédit du ’v

Trésor et de la Banque à l’étranger, on trouve :

Stock en or effectif et disponible

Billets émis

Proportion

En calculant les roubles or en roubles papier, la proportion devient plus favorable ; contre 1,121 millions billets, il y avait le l®' janvier un stock d’or de 382 millions, valant à 1,60, 612 millions r. papier environ et sur cette base la couverture est supérieure à 50 0/0.

Si i'on prend les chiflres de V Econonihtc anglais du 16 avril 1892 et qu’on y ajoute le stock d'or russe, calculé à raison de 030 r, or — 100 liv. st., voici ce qu’on apprend :

Stock russe, non compris les sommes se trouvant à

l’étranger

Banque de France, encaisse or

Banque d’Allemagne, encaisse or 3i mars

Banques de New-York, encaisse or 2 avril

Banque de rAutriche-lIongrie, encaisse or 31 mars.

Banque de Belgique

— Néerlandaise

l^iv. st.

Tandis (£ue des plaintes retentissaient sur la raréfaction de l’or, le stock d'or appartenant à la Russie progressait (évalué en liv. st.).

Stock d’or effectif Avoir à l’étranger

Millions liv. st.

Millions roub. or

le>^ mars 1892

Il faut rendre justice a l'administration tinancière de la Russie : elle a constitué des réserves métalliques considérables et cela sans jamais jeter une perturbation considérable sur les marchés de Fétranger.

La méthode d’après laquelle For est calculé en roubles-crédit dans les bilans de la Banque est la suivante : en principe, le

(1) Le 12 octobre 1892, Foret Fargentappartenaut à la Banque s’élevaient à 115. 472.569 millions calculés en roubles crédit (elle a transféré a deux reprises 25 millions roubles or au fonds d’échange en automne 1892), son avoir à l’étranger à 124.213.832 r. créd. et le Trésor avait en dépôt chez elle 12 999.997. La circulation fiduciaire comprenait:

1® 780 millions d’émission ancienne, contre 211 millions en métal ;

2® 150 millions émis à titre temporaire en 1891 et 1892, gagés rouble pour rouble sur de For ;

3® 266 millions r. solde de l’émission de la guerre d’Orient, réduite à ce chiffre en vertu de Foukase de 1881 et qui ont leur contre-partie dans les opérations de la Banque;

P. ‘S’. — Il n’est pas sans intérêt de compléter les chiffres

que nous avons publiés plus

haut sur

le stock d'or de la •

Banque de Russie, abstraction

faite du

fonds

d’échange eu

indiquant aussi les roubles or i

Or dans

les

Or du Trésor

caisses de la Banque

en dépôt

Roubles Millions

crédit = Roubles or

Roubles or

R»* avril

— mai

-- juin

— juillet. .

— août

— septembre

Or i

i l’étranger

appartenant à la Banque

Roubles crédit =

Roubles or

R** avril

— mai

— juin

— juillet

— août

— septembre

cours aussi bien pour les fonds de lu caisse que pour ceux à l'étranger est le cours d’acquisition moyen de la totalité de ces deux fonds. Ce principe donne lieu à des rectifications à chaque entrée ou sortie d’or ; le cours de vente ou d’achat de chaque portion entrante ou sortante influe sur le niveau du cours du solde des fonds.

Une estimation de fin d’année n’a lieu que dans le cas où le cours du stock déterminé de la manière indiquée se trouverait être supérieur au cours du jour; dans le cas inverse, c’est-àdire s’il y a hausse de l’or, on maintient la valeur du stock au cours moyen d’acquisition. Il s’ensuit que la Banque de Russie n’a jamais inscrit au compte des profits un bénéfice provenant de la hausse de l’or, tandis que dans les années de hausse du rouble crédit la Banque a essuyé des pertes résultant de la hausse du cours du rouble.

Toutes les fois que le Trésor a versé de l’or, non seulement au fonds d’échange, mais à la Caisse dite des opérations commerciales, celle-ci a accepté l’or au prix nominal ; cela explique le peu de marge entre les cours or et roubles crédit de la caisse de la Banque.

Depuis le mois d’août 1891, le Trésor a versé à la Banque 160 millions roubles or au prix nominal. Sur ce chiffre 75 millions avaient passé au fonds métallique jusqu’en février 1892. En mars et avril 50 nouveaux millions Isurles 160 millions) ont été versés à la caisse de la Banque. Les 35 millions restants y ont passé au cours de l’été.

Nous croyons devoir reproduire la note suivante publiée par le Journal de Saint-Pétersbourg (numéro du 18/30 octobre 1892).

Depuis quelque temps il se publie dans la presse allemande et autrichienne des articles dans lesquels on s’efforce de présenter la situation des finances russes sous le jour le plus défavorable. On cherche à faire croire au public cpie la mauvaise récolte de 1891 a

suffi pour anéantir d’un seul coup les résultats de plusieurs années prospères et des économies réalisées dans les dépenses de l’État pendant toute une série d’années. A entendre les auteurs de ces articles, le gouvernement impérial se trouverait face à face avec deux nécessités également inéluctables : la négociation d un emprunt étranger et l’émission de nouvelles séries de roubles crédit.

En présence de ces attaques, il ne sera pas sans intérêt de donner quelques chiffres sur les ressources du Trésor.

Le 12/24 octobre courant, l’encaisse de la Banque de l’État et du Trésor présentait un ensemble de 604 1/2 millions de r. or (2 milliards 418.000.000 francs), lequel dépasse sensiblement le total général des ressources or dont disposent les deux Banques de France et d’Angleterre (1.673.2o0.000 francs 26.000.000 livres ster-

ling), et se décompose ainsi :

Roubles or.

Francs,

Fonds d’échange proprement dit.

Dépôt servant de garantie aux 150 millions de roubles crédit, émis à courte échéance.

Sommes disponibles

Si l’on fait abstraction de la Banque de l’État, le Trésor, à lui seul, possède une encaisse de 12.500.000 roubles crédit et de 53.000. 000 roubles or.

Il est à noter que, ayant à sa disposition d’immenses ressources métalliques et ayant à subvenir à des dépenses extraordinaires payables dans l'intérieur du pays en roubles crédit, le Trésor, au lieu de négocier son or, s’est borné à en remettre une partie à la Banque de l’État en échange d’un nombre égal de roubles papier et que, si la quantité d’or remise à la Banque était convertie en roubles crédit, non pas rouble pour rouble, mais au change effectif, elle laisserait au Trésor une disponibilité nouvelle de près de 100 millions roubles crédit.

Enfin, si l’on envisage les mouvements de l’encaisse du Trésor, on constate que les trois derniers mois de l’année civile amènent avec eux un accroissement de l’encaisse du Trésor par suite d une rentrée plus active des impôts. Cet accroissement, qui a été respectivement de 70.000.000 r,, 30.000.000 r. et 41.000.000 r. en 1888, 1889 et 1890, correspond à une augmentation du solde créditeur du

Trésor à la Banque de l’État, et détermine à son tour un renforcement de l’encaisse de la Banque en roubles crédit, laquelle encaisse se grossit d’ailleurs d’un excédent d’entrées du chef des opérations commerciales.

Pas plus que les années précédentes, Tannée 1892 iTafait exception H la règle. De S7. 114.000 r. au 1®** octobre, l’encaisse de la Banque de TÉtat en billets de crédit, a passé au 8 octobre à ^>9. 878. 000 r. et au 15 octobre à 69.354.000 r,

11 suffira de ce qui précède pour montrer que l’administration financière de la Russie a tout lieu d'envisager l’avenir avec calme, ne doutant ni de sa force, qui est manifeste, ni de son crédit, qui n’a cessé de grandir à la suite de chacune des attaques dont il a été Tobjet.

Pari». — Typ, A. Datt, SS, rua Madame.

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