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Note sur les titres et les travaux scientifiques. II. supplément renfermant l'indication des travaux publiés depuis l'année 1889 et la table des matières contenues dans les deux fascicules

amc absence complète de défortmiiancte la face. {Bulletins et mémoires de lu Société de chirurgie, N. S., t. XVJ, 1890, 19 novembre, p. 724.)

Dans ces dernières années, on a préconisé à Lyon l’application d’appareils prothétiques provisoires, adaptés à la porte de substance des maxillaires aussitôt après l’opération, en vue d’empêcher les déformations do la face tenant à la rétraction cicatricielle. Un constructeur qui a fait preuve d’une ingéniosité et d’un talent remarquable, M. Claude Martin, a multiplié les essais dans ce sens et il a publié les résultats auxquels il est arrivé dans une brochure intitulée : Ve la prothèse immé-

Sans nier les services que peuvent rendre en certains cas ces appareils, il faut reconnaître que ces pièces prothétiques, appliquées dans une plaie récente et très complexe, rendent l’entretien aseptique de cette plaie difficile; qu’ils y jouent le rôle de corps étrangers; qu’ils s’opposent dans une certaine mesure à l’écoulement des liquides et à la désinfection; aussi pour remédiera ces inconvénients, M. Martin a-t-il

iO malade que j ai présenté à l’appui le résultat obtenu, résultat qui n’est iputation à lambeau plantaire.

Bulleims et mémoires de la Société de I, 1890, 28 mai, p. 421.)

bizarre où rhypertrophie portait sur s syndaclylie et d’un développement s faces dorsale et plantaire du pied, nt-pied me permit do rendre à celui-ci possible à sa configuration et ii son ion de l’opérée et du moulage du ont permis do constater le résultat

éniud, traité par l'extirpation de l’astra- {BiiUetins et mémoires de la Société de chit. XVI, p. 55.)

kations intitulées : 1» Sur un procédé de :r 111. te D" Paul Michaux;—i" Phlegmon lasligue. Guérison, par M. le D’ Gellé {de teuses multiples: ostéo-arlhrites du tarse.

la plus complète tous les faisceaux de l’aponévrose palmaire, a lésion des gaines tendineuses, des vaisseaux et des nerfs. La substance est ensuite comblée avce un lambeau pédiculé pris onc et laissé adhérent à son lieu d’origine par son pédicule sa parfaite adhésion avec la surface qu’il doit recouvrir (autour la méthode italienne modifiée). Ce que nous savons des proies lambeaux constitués de la sorte, permet d’affirmer que la .nsplantée avec son tissu cellulaire sous-cutané conserve toute icité, sa souplesse et sa mobilité sur les parties sous-jacentes où lénomèno de rétraction fibreuse ou cicatricielle n’est à craindre, e rétraction invétérée de l’aponévrose palmaire, guéri par cette I, a été communiqué a l’Académie do médecine.

Traitement des ulcères de la jamhe par l’aatoplastie par la méthode mie modifiée; présentation de malades. {Académie de médecine, ce du 14 octobre 1890.)

résentant des malades sur lesquels des autoplastios successives îrmis d’amener à guérison des ulcères circulaires incurables en ce, et menaçant la vitalité du pied do telle sorte que le membre liait plus justiciable que do l’amputation, j’insiste sur le but que propose de remplir par ces autoplasties : ce n’est pas seuleobtenir une cicatrice résistante, mais de pourvoir le membre nents normaux doublés d’un tissu cellulaire qui en permette le eut; c’est en mémo temps do faire disparaître la rétraction elle et ses conséquences, et de libérer les parties profondes en

mspiantaiion a un lambeau pédicule emprunté à la j ’.é conique de la jambe gauche par la mélhode ita i et 1 il 0 e le la Société de chirurgie, N. S., f

fe par la méthode italienne modifiée; large ulcération ;e à une brûlure ; emprunt d’un lambeau cutané à le parfaite. Rapport sur une observation comr R Guelliot. (Bulletins et mémoires de la Société d VU, 1890, 18 février, p. 124.)

■ UH procédé autoplastique destiné à remédier aux ch (autoplastie en cravate). (Bulletins et mémoires

194. — Sur un cas d'encéphabeUe eangéiilak traitée et guérie par l’extirpation. (Communication à l’Académie de médecine avec présentation de malade, le t4 janvier 1890.)

195. — Considérations sur l’origine, le mode de développement et le traitement de certaines encéphalocéles. {Revue de chirurgie, 1890, avril, p. 269.)

Ce travail est fondé sur l’examen anatomique de la pièce présentée à l’Académie de medecme dans la communication precedente, et sur les recherches bibliographiques portant sur le plus grand nombre des faits d’encéphalocèle actuellement publiés.

Cet examen, pratiqué dans le laboratoire de M. Ranvier par .M. Suchard et par M. Ranvier hii-rnéme, a conduit à des constatations imprévues et qui, si elles étaient confirmées par un plus grand nombre de faits, ne tendraient à rien moins qu’à modifier entièrement les doctrines actuellement reçues sur le mode de développement de cet ordre do malformations.

Voici les conclusions de ce travail :

1° La structure de la substance nerveuse qui entre dans la constitution de certaines encéphalocéles s'écarte notablement du type normal des parties de l’encéphale auxquelles ces tumeurs se rattachent. Cotte circonstance, et les modifications particulières que présente l’enveloppe méningée qui les renferme, doit les faire considérer comme dos produits néoplasiques véritables, analogues aux névrômes médullaires décrits par Foerster et Virchow, produits néoplasiques auxquels on pourrait donner le nom i’encépUalomes ;

2° La considération de ces caractères de. structure nous conduit à ramener l’origine des encéphalocéles aux tout premiers temps du développement embryonnaire, à un vice dans ta formation do la vésicule encéphalique primitive.

Ce vice réside probablement dans la production d'une protubérance exencéphaliquo qui, se développant avant que le crâne membraneux se

soit constitue, dôtermme un arrêt dans la réunion des lames qui le composent en s’opposant à leur rapprochement au point qui correspond à cette protubérance. Certaines encéplialoceles résultent donc d'une malformation primitive de l’encéphale entraînant un arrêt de développement du cr&ne. Ce sont de véritables ectopies de la substance encéphalique ; elles no sauraient être rapportées à une évolution pathologique intra-utérine, amenant la perforation de l’enveloppe osseuse du crâne et l’issue de son contenu ; elles ne peuvent donc être assimilées en aucune façon à des hernies cérébrales ;

3” L’examen des faits anatomiques conlirme cette manière do voir en montrant que depuis les faits les plus simples d’oncéphalocèle jusqu’aux ectopies cérébrales véritables, il existe une foule de degrés qui conduisent de l’un à l’autre de ces états extrêmes par une transition presque insensible ;

4» La distinction anatomique et pathogénétique que l’on a voulu établir entre les diverses variétés des encéplialoceles, méningocèles, encéphalocèlcs pures, hydrencéphalocèles, distinction qui semble avoir été exagérée par les auteurs, ne se traduit souvent en clinique par aucun caractère distinctif capable d’assurer le diagnostic différentiel de ces variétés;

S“ L’on doit ménager celles de ces tumeurs dont le volume est faible, l’accroissement peu marqué, et qui ne menacent pas l’existence dans un avenir prochain.

Celles qui sont volumineuses, tendues, dont les enveloppes amincies menacent de se rompre, celles mêmes qui sont le siège d’une augmentation de volume manifeste, lorsqu’il n’existe aucune contre-indication tirée de l’étal général ou de complications locales, doivent être traitées par l’extirpation. L’opération qui me parait mériter la préférence est celle qu’a préconisée M’. Perier, à laquelle j’ai eu recours, et qui remplit les conditions exigibles pour obtenir la cure radicale de ce genre de malformations.

196. — Rapporteur deux communications de M. le D' Picqué, intüuUes ; l'’ Considérations sur l'anatomie pathologique, le diagnostic et le traitement des encéphalocèlcs; 2“ Enorme spina Ufkla de la région lombo-sacrée; extirpation, guérison. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVII, 1891, 8 avril, p. 252.)

1 d’une intéressante observation d’iiydrenccphalocéle extirpée avec succès par M. le D' Picqué fournit de •guments pour combattre les idées de Spring et celles 1 sur la genèse des excncéphalies congénitales. Dans le fait 3, le kyste de substance cérébrale, développé à l’extérieur nfermait un liquide différant par sa constitution chimique îépbalo-rachidien ; il n’était donc pas constitué par une entriculaire limitée. L’aplatissement du crâne en tête de ;i était des plus marqués, contredit également à la théorie 1 , suivant laquelle le développement de l’encéphalocèle me diminution, celui de l’hydreneéphalocèle à un accroisla pression intracrânienne, le crâne se trouvant par réduit dans toutes ses dimensions dans l’encéphalocèle, ous ses diamètres au contraire dans l'hydrencéphalocèle.

radicale d’un spina Ufida lombaire chez une petite jille âgée de nés. Greffe d'une plaque osseuse empruntée à l’omoplate d’un jeune

198, — Hernies. (Traité de chirurgie publié sous la direction de Simon Duplay et Paul Reclus, l. VI, p. 543-848; Paris, 1892, G. Masson.)

Ce travail contient l’histoire complète et détaillée des hernies abdominales envisagées au point de vue do leurs caractères généraux et étudiées dans toutes leurs variétés.

L’introduction des opérations de cure radicale dans la pratique journalière de la chirurgie a déterminé, dans ce champ de nos connaissances, une révolulùm qui a mis un terme à de longues discussions et fait disparaître des distinctions qui, depuis les temps de l’Académie de chirurgie, se partageaient les opinions dos chirurgiens. Les recherches expérimentales modernes et la bactériologie ont éclairé d’un jour nouveau la pathogénie des accidents dont les hernies sont le siège; enfin un grand nombre d’observations et de travaux récents ont mieux fait connaître certaines variétés de hernies qui n’étaient jusqu’à présent que très imparfaitement décrites. Il était indispensable, dans un traité de chirurgie qui doit être l’expression de l’état actuel de nos connaissances chirurgicales, de mettre cet important sujet au courant des progrès accomplis et de marquer le pas immense que l’étude des hernies avait fait depuis les immortels travaux de J. Cloquet, de Malgaigne et de Gosselin. C’est la tâche que je me suis efforcé de remplir, tout en retraçant, à propos de chacun des points de cette élude, l’évolution qu’elle avait suivie et en appuyant ces notions historiques sur des indications bibliographiques aussi complètes que possible.

Chargé pendant six ans du service des bandages au bureau central. de l’Assistance publique, j’y ai réuni les éléments d’une importante statistique, fondée sur dix mille observations recueillies par moimôme. Ces documents, dont je n'ai pas encore achevé le dépouillement complet, m’ont été d’un grand secours dans la rédaction de cet article. Ils m’ont permis de décider, en m’appuyant sur des chiffres suffisants, certaines questions comme colle de la fréquence relative des diverses variétés do hernie, d’éclairer quelques points concernant leur origine,

le mécanisme de leur apparition, rinfluencc qu’a sur celle-ci l’hérédil enfin d’évaluer les chances d’accidents auxquelles sont exposés ! sujets qui en sont porteurs.

Sans entrer dans l’analyse détaillée de ce travail, je me borne signaler quelques-uns des chapitres qui renferment des contributic récentes, des aperçus et des développements nouveaux.

Dans la première partie, consacrée à l’étude générale des hernii j’appellerai l’attention sur les chapitres consacrés aux accidents < hernies. La doctrine de l’étranglement s’est définitivement dégagée t obscurités dont l’enveloppaient, depuis Malgaigne, les considérations i l’infiammation et la périlonito herniaires. Mais tout en établissant rôle prépondérant que joue la constriction dans la production de t( les accidents qui atteignent les hernies intestinales, les rcchercl anatomiques ont montré le rôle que les modifications inflammatoi de l’anse intestinale jouent dans la constriction et dans l’évolution l’étranglement lui-môme. Aussi n’esl-ce plus à une théorie puremi mécanique de l’étranglement qu’il convient de se rattacher; pour majorité des cas, mais à une conception plus physiologique qui tait cet accident un véritable processus dans lequel la constriction sul par l’intestin y détermine l’apparition de lésions dont la conséquei est d’accroître- le degré de la constriction elle-même.

Des investiaalions récentes, notamment celles de MM. Cornil

dlé des hernies du jeune âge guérissent sans opération quand elles sont convenablement traitées. Je n’en dirai pas plus long sur les indications le la cure radicale auxquelles est réservée la plus grande partie de ce chapitre. Les procédés de cure radicale et leur manuel opératoire sont renvoyés aux chapitres consacres aux diverses variétés anatomiques le hernies qui les comportent, et où ils sont étudiés avec les plus grands détails.

Le traitement de l’étranglement herniaire a également ressenti l’influence du courant qui porte actuellement la chirurgie à une interven-. lion plus rapide et plus' active. Sans rejeter le taxis, comme le font certains chirurgiens, il faut reconnaître que ses indications et les limites de son application se sont beaucoup restreintes; j’ai dû, néanmoins, réserver une place importante a sa description et a celle des accidents qui en sont ta conséquence, en particulier aux fausses réduc-

de l’opération dans tous les cas où l’intégrité do l’anse intestinale étranglée permet d’en effectuer la réduction.

Malgré les beaux résultats qu’ont donnés dans bon nombre de cas la résection et la suture de l’anse intestinale atteinte de gangrène, la discussion est actuellement ouverte entre les partisans de l’entérectomie suivie d’entérorraphie et ceux qui préfèrent encore recourir à l’établissement d’un anus contre nature. De nouveaux faits sont nécessaires pour fixer la conduite des chirurgiens sur ce point, à propos duquel j’ai dû me borner à présenter les documents relatifs à la question sans conclure.

La seconde partie de ce travail est consacrée à la description des diverses sortes de hernies envisagées suivant leur siège ; J’indique ici seulement les chapitres où se trouvent contenus des documents, des aperçus ou des développements nouveaux.

C’est, dans l’histoiro des hernies inguinales, l’étude complète des variétés anatomiques de ces hernies, particulièrement des hernies congénitales ; puis, à propos do la hernie inguinale, la question du développement de la plupart dos hernies obliques externes aux dépens des restes de la communication péritonéo-vaginale, question très controversée encore actuellement. La description des procédés de cure radicale de la hernie inguinale est faite avec les plus grands détails et illustrée de nombreuses figures qui en facilitent l’intelligence.

• J ai consacré un paragraphe aux hernies inguinales de la femme dont la plupart des auteurs ont trop négligé la description. Ces hernies présentent cependant des variétés intéressantes et peu connues sur lesquelles, dans un précédent mémoire, j’avais attiré l’attention de la Société de chirurgie.

A propos de la hernie crurale dont la fréquence chex l’homme et chez la femme peut désormais être évaluée avec certitude par les chiffres que renferme ma statistique, je me suis attaché à établir les indications toutes particulières qu’elle présente pour l’intervention radicale, en raison des dangers auxquels elle expose. L’opération de la cure radicale, pour cette variété de hernie, est le plus souvent mal instituée; j’insiste sur l’utilité qu’il y a, pour obtenir une guérison durable, de constituer une occlusion permanente do l’anneau crural en suturant l’arcade de Fallope à l’aponévrose du pectiné.

Un appendice contient des développements qui me sont entière-

[ étranglement herniaire proprement dit par quelques c. mettent dans une certaine mesure de reconnaître la nat its auxquels on a affaire. Le malade présente l’ensembl nés fonctionnels de l’étranglement herniaire ordinaire, n peu tendue, elle n’est pas plus douloureuse au niveau 3 que dans le reste de sa masse, elle est même parfois i

Dans un cas où la torsion d’une anse d’intestin grê) nie ombilicale, était maintenue par une bride s’insérant i illant se fixer à un fibrome utérin contenu dans le vent lose intestinale était complète quoiqu’il n’y eût aucune niveau du pédicule de la hernie, j’ai pu annoncer presqi e, en me tondant sur ces caractères, qu’il s’agissait mont interne survenu dans un sac herniaire. Le tr dleurs le meme que celui de 1 étranglement hernii

I. — Sur quelques variétés de la hernie inguinale congénitale, des hernies'compliquées d’un kyste du canal de Nuck et des hét (Bulletins et mémoires de la Société de chiruraie, N. S., t.

diaphragmes, de replis semi-lunaires, de valvules, de brides faisant saillie dans la cavité du sac ;

4" L’existence d’un cloisonnement complet transformant en une ■ cavité distincte, en une sorte de kyste surmontant le sac herniaire, le e ce sac, c’est-à-dire le cul-de-sac terminal du can Enfin et surtout l’adhérence intime du revêtement ament rond qu’il accompagne comme le procès il accompagne le cordon spermatique, seconde partie de ce travail renferme la relation inguino-interstüielle en hissac observée chez la femn ernie inguino-interstitielle que Tillaux a décrite luls exemples connus de celte variété rare de liern: me ont été publiée par Luke et par G. Hilton Goli] que je rapporte, lahernie fut traité avec succès par 1

La cure radicale des hernies inguinales est d’ail chez la femme que chez l’homme. L’adhérence rond, la minceur du feuillet séreux qui tapisse cet érité son isolement parfois difficile, mais il n’y a en pareil cas à attirer et à extirper une certaine loi rond en môme temps que le sac herniaire. L’o[ 1 er par une suture très soignée et très méthodiqui et superficiels de la naroi abdominale comme d

206. — Plaie pénSlrante de l’abdomen par balle de revoloer; blessure de l’intestin grêle et du cæcum; laparotomie, suture de l’intestin, guérison. (Congres français de chirurgie, V' session, 1891, p. 359.)

C’est le premier exemple publié en France de guérison d’une plaie par balle de revolver de l’intestin grêle obtenue par la laparotomie et la suture des plaies intestinales, depuis le fait de M. Vaslin (d’Angers) remontant à 1880, et communiqué au Congrès de chirurgie en 1888. L’opération fut pratiquée plus de 9 heures après la blessure, dès l’apparition des premiers phénomènes péritonéaux ; il n’y avait pas d’épanchement de matières intestinales dans l’abdomen. Deux perforations de l’intestin grêle, une du cæcum furent oblitérées par la suture de Lembert; le malade guérit après avoir vu s’opérer une désunion des lèvres de l’incision abdominale, désunion qui laissa s’écouler pendant plusieurs jours une notable quantité de liquide séreux, non purulent, épanché dans la cavité péritonéale.

207. — Plaie de l’estomac par balle de revolver suivie de guérison sans intervention chirurgicale.(Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S.,

t. XVll, 1891, 14 octobre, p. 475.)

Ce fait, dans lequel une plaie de l’estomac par balle de revolver, dont l’existence fut démontrée par des vomissements sanguins et alimentaires survenus aussitôt après la blessure, guérit spontanément sans aucun accident, est le dernier de ma statistique personnelle concernant les cas de plaie pénétrante de l'abdomen que j’ai observés. Tous ces faits ont été publiés et l’on en trouvera ici même l’indication complète.

208. — Gastrostomie pour un rétrécissement cancéreux de l’œsophage. (France

médicale, 25 avril 1890.)

209. — Id. [Bulletins et mémoires de la Société de chii-urgie, N. S., t. XVI,

1890, 11 juin, p. 444.)

A la suite de l’opération de la gastrostomie, l’écoulement du suc gastrique par l’orifice fistuleux a pu déterminer la digestion, l’ulcération et la destruction des adhésions qui fixent l’estomac à la paroi abdomidale, A l’occasion d’un tait dans lequel cette opération avait été suivie d’une survie assez prolongée du malade, j’ai constaté les bons effets de la neutralisation des liquides versés par la fistule au moyen de poudres alcalines. L’ulcération et mémo l’irritation érythémateuse des bords de l’orifice gastro-épigastrique ont pu être évitées par l’emploi de ce moyen.

210. — Cholécystotomie p-ati(juée pmr une cholécystite suppurée. {Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N, S., t. XVI, 1890, 18 juin, p.'472.)

Présentation d’un malade chez lequel la cholécystotomie fut suivie de rétabli.ssement d’une fistule donnant lieu à un écoulement intermittent de hile. La cholécystectomie avait été jugée impossible à pratiquer au cours de l’opération.

211. — Du traitement chirurgical de l'appendicite et de la péritypUite (Bulletins et mémoires de la Société de chirurgie, N. S., t. XVI, 1890, l.'i octobre, p. 612;iMd.,23 mars 1892.)

r 'foutes les pérityphlites sont-elles déterminées par les lésions de l’appendice, et ces dernières menacent-elles toujours le malade de la perforation et de ses conséquences?

2" Y a-t-il un moyen certain de reconnaître la pérityphlite de l’appendicite et de distinguer, parmi les appendicites, celles qui conduisent à la perforation, à la suppuration et à la péritonite?

La réponse négative que l’examen minutieux des faits bien observés permet de faire à ces doux questions conduit à cette conclusion que l’opération ne saurait être adoptée comme la règle dans le traitemen de la pérityphlite et de l’appendicite au début.

En mettant à part les cas très légers dont la bénignité écarte d’ellemêmo l’idée d’une opération, et les faits d’appendicite suraiguë où la perforation est évidente et où l’incision de la paroi abdominale doit être pratiquée sans aucun retard, c’est à l’expectation qu’il faut se rattacher

Relation d’un fait d’extirpation du rectum par la -voie sacrée, monfrant les difficultés que l’on peut rencontrer dans cette sorte d’opération.

'214. — EpilMIioma du rectum; esetirpalion suwie d'un prolapsus du rectum compliqué d’une ulcération rebelle de celui-ci. Colopexie iliaque; guérison du prolapsus et de l'ulcération; cure de l'anus contre nature par l'entérorraphie. {Bulletins de la Société de chirurgie, séance du 24 février 1892.)

215. — Rapport sur une obsercalion de rétrécissement inflammatoire du rectum traité par l’élecirolyse communiquée par M. le ü’ Lecerf {de Valenciennes). {Ibid., p. 100.)

216. — Intoxication mortelle produite par l’injection d'une solution de cocaiim dans la tunique taginale pour la cure d'une hydrocèle. {Bulletins et mémoires delaSociété de chirurgie, N. S., t. XVII. 1891, 16 décembre, p. 751.)

A mesure que l’emploi des solutions de cocaïne pour produire l’aneSthésie locale se vulgarise et se répand, les accidents d’intoxication de plus en plus nombreux attirent 1 attention sur les dangers de cette pratique. Dans deux articles récents parus dans la Médecine moderne, M. le professeur Germain Sée a cité deux statistiques relatant, l’une 96 cas d’intoxication, dont 10 furent mortelles, l’autre 170 cas d’intoxication avec 11 cas de mort. Ces accidents sont-ils dus à quelque erreur dans le mode d administration de l’anesthésique et dans la dose employée? Tiennent-ils à des conditions inhérentes à l’état pathologique du malade lui-même, à l’affection pour laquelle l’anesthésie est requise, à la région où elle est appliquée? Peut-on les éviter d’une manière certaine? Existe-t-il pour la cocaïne une dose maniable, une dose qui produise l’anesthésie locale avec une entière sécurité?

Dès 1880, M. Pasteur annonçait à l’Académie de médecine qu’il avait trouvé dans le pus d’une ostéomyélite « un organisme pareil à l’organisme du furoncle.si j’osais m’exprimer ainsi, ajoutait plus loin M. Pasteur, je dirais que, dans ce cas, tout au moins, l’ostéomyélite a été un furoncle de la moelle » ; depuis lors, MM. Verneuil, Lannelongue, Albert (de Vienne) et un grand nombre d’auteurs, tant en France qu’à l’étranger, ont insisté sur la relation qui unit l’ostéomyélite au furoncle et à l’anthrax et sur la porte d’entrée que ces affections ouvrent aux organismes pathogènes de l’inflammation médullaire des os.

Aucune preuve de cette relation de cause à effet ne peut être plus convaincante que l’observation présente c nous y voyons la suppuration médullaire et l’hypérostose qui l’entoure se produire dans la convalescence même d’un anthrax, et pour ajouter une démonstration plus exacte encore à la relation de cause à effet qui unit ces deux affections, ce sont des cultures pures du slaphylococcus pyogènes aurem, que l’on relrouve dans le pus du canal médullaire.

Le fait d’ailleurs est intéressant comme étant un exemple rare de développement d’une ostéomyélite, et tout parliculièremenl d’une ostéomyélite chronique survenue d’emblée chez un adulte.

On sait que chez l’adulte l’ostéomyélite est une affection presque toujours secondaire : que pour qu’elle se produise il faut une infection déterminée par un microbe pathogène, mais qu’il faut également une prédisposition constituée par l’existence d’une poussée antérieure: d’ostéomyélite survenue pendant la période de développement et d’accroissement des os. Les faits qui échappent à cette règle doivent être considérés comme absolument exceptionnels; M. Lemoyne, en 1885, dans sa thèse sur l’ostéomyélite aiguë des adultes, avait cru rassembler une vingtaine d’observations prouvant le développement d'emblée chez l’adulte de cette affection, 11 résulte de l’examen critique auquel j’ai soumis ces faits, qu’il n’en est presque aucun dans lequel on ne retrouve les traces d’une ostéomyélite antérieure : celle-ci peut avoir passé inaperçue, son existence n’en est pas moins presque constante.

Notre observation est donc un exemple tout à fait exceptionnel d’ostéomyélite survenue d’emblée chez un adulte, et ayant déterminé la production rapide d’un abcès médullaire à la partie moyenne de la diaphyse, d’une nécrose centrale peu étendue, et d’un abcès souspériostique.

2)8. — Rappm-t sur deux obsenattons de fistules branchiales communiquées par k D' Ch. Févrkr. (Bulletin de la Société de chirurgie, séance du 3 février 1892.)

2)9. — Rapport sur une obseroation d'anévrisme traumatique de fartère cubitale communiquée par k môme. (Ibid., p. i02.)

^ Pathologie générale chirurgicale.

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