Note sur quelques empreintes nouvelles provenant des tufs de Sézanne
Celle espèce peut se placer non loin des Vornonia de la seclion LepidoUa ii cause des écailles qui forment la série extérieure de l'aigrette de l'acharne; niais, dans cette section, ces écailles sont généralement unies a la base seulement.
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L'élude d(‘ la riche collection pnoenanl des luis de Sézanne, que possède le Muséum, nous a permis de rencontrer quelques empreintes dillerenles de celles que M. de Saporta a décrites dans le Prodronto do la floro dos trurortins anciens do Sôzanne. Les feuilles qui font l’objet de celle note seul donc iiomellespourcol horizon; leurcnnsenalion assez bonne permet de leur assigner, avec quelque probabilité, une place dans les familles \égélales.
Acer antiquum n. sp.
L'une de ces empreintes est celle d'un friiil ailé, nialheiireiisemenl tronqué à sa partie inférieure, La graine a disparu: mais ce qui subsiste de l'aile membraneuse permet de la rapporter très probablement au Iruil des Acer. Celle aile élait forlemenl épaissie sur l'mi dos bords; les faisceaux qui en parlent sonl d'abord très arqués, puis se terminent par des si ries presque horizontales. Les dichotomies et le trajet de ces laisceanx soi il 1res réguliers. Le Prodrome de la llore de Sézanne ne renferme aunui Lcr et les fossiles de ce genre sont extrêmement rares dans les niveaux contemporains de Sézanne. \olrc fruit, dont l’aile paraît avoir mie largeur constante, appartenait peut-être au groupe de VAcor triholutmn .
Nous proposons pour ce fossile Je nom de Acer ant'njunin.
Zizyphus subaffinis n. sp.
Colle empreinte correspond Irès vraisemblablement à une feuille de Zizyphus. Lien qu'elle soit tronquée el ne représente que la partie inférieure de la feuille, ce qui subsiste permet de l'attribuer, sans trop de doute, a ce genre.
Celte feuille élail probablement entière, ovale oblongue, à peine rétrécie à la base. Les nervures primaires sont au nombre de sept. L’une est médiane*: la première paire latérale décrit une légère courbe el se dirige vers le sommet presque parallèlement au bord de la feuille; elle émet, du colé externe, dos nerx lires secondaires recourbées ascendantes. La deuxième paire
suil exactement le Iw»r«l de la partie inférieure de la feuille: elle nen est éloignée que d’environ deux millimètres et se perd en atteignant le tiers moyen du limite. La troisième paire a un parcours de meme longueur, mais elle est très délicate et très peu éloignée du bord. De ces nervures principales partent des nervilles Irausverses, fuies, très serrées, reliées par des veinules obliques très délicates. La première paire de nervures lalérales seule, dans ce que nous possédons delà feuille, émet des branches recourbées ascendantes, anastomosées en réseau.
Ces caractères permettent de distinguer celte empreinte de celles, Irès nombreuses, que M. deSaporta a nommées Zizyphus Jiuiuvmtrfii. Le réseau des nervilles, dans notre fossile, est beaucoup moins oblique; la feuille est entière et plus élargie à la base; elle possède sept nervures au lieu de trois. M. de Sa porta a rapproché le Zizyphus liumcourtii des Zizyphus africains et notamment des Z.jujuba et Z. spkvrocmpn Tul. Notre empreinte semble s’éloigner très nettement de ce groupe : elle se rapproche beaucoup de deux échantillons de Zizyphus affinis Hemsl. de l’herbier du Muséum, provenant de Perak dans la péninsule malaise (Hb. de Calcutta). Nous proposons pour cette empreinte le nom de Zizyphus suhajfmis .
Oreopanax sezannense n. sp.
I ne très belle empreinte, que nous a\ons réussi à dégager de la roche où elle était presque complètement eulouie. nous parait être une jeune feuille d’Araliaeée. très probablement d’un Oreopaua.v.
L’empreinte représente la face inférieure d’une feuille palmée à cinq lobes, dont trois principaux bien développés et deux rudimentaires. Les lobes principaux sont presque entiers, lancéolés, rétrécis an sommet en un aeunien assez lin. élargis dans la partie moyenne et de nouveau rétrécis audessus des sinus. Celle forme de lobes se retrouve dans beaucoup d’O/vopnnax; il en est de même des détails de la nervation. Les nervures primaires sont au nombre de 5; les nervures secondaires des lobes sont subopposées et longuement recourbées ascendantes. La concavité des siuns est bordée par une line nervure marginale à laquelle aboutit, en son milieu, une nervure provenant de la nervure principale du lobe médian, pour les deux sinus qui le limitent. Dans les autres sinus, cette nervure est émise du coté externe de la nervure médiane du lobe. Le lobe médian envoie donc deux nervures aux deux sinus qui le limitent, tandis que les lobes latéraux n’eu envoient qu’une, au sinus du côté externe. Nous insistons sur ce caractère de nervation, car nous l’avons retrouvé très constant et à peu près identique dans tous 1rs Orcopana.r à feuilles digitérs-lobées «le l’herbier du Muséum. Dans ces Ovunpuua.r, la nervation du sinus oscille entre deux formes extrêmes ; la nervure marginale, constante, reçoit «leux nervures, généralement d’importance égale, ou une seule, provenant toujours du coté externe du lobe correspondant. Dans le cas «l’une seule lier-
vure, elle aboutit soit exactement au milieu du lobe, soit ou peu mic b* côte. Une symétrie bilatérale, dont l’axe est la nervure principale du lobe médian, semble donc présider à l'ordonnance do ces feuilles. Notre empreinte ressemble beaucoup aux jeunes feuilles de divers Orcapanux à feuilles glabres, notamment h : Ürcopannx Iliuubohltianuni Plu. (Hb. du Muséum : échantillon provenant de Caracas, dans le Venezuela, rapporté par lîonpland); A rai in (Oreopmiux) fforibumfa. II. 15k. ( Hb. du Muséum; Venezuela Almaqner, Bonpland n° * 207 'i). Les jeunes feuilles de divers Oreopanax sans nom provenant du Venezuela (voyage de Scldim, 111». Linden. Luxembourg, n" i5*Vi et d’antres sans numéro) sont aussi très voisines de notre fossile. E 11 nous apposant sur ces similitudes dans la forme des lobes et dans la nervation, nous proposons pour cotte feuille le nom (YOrcopannx sezatmense.
Sun nu EU) u es MiyÊii.iu \ sncowt \wes des noua: s iusioues
DE LA ni VE SEPTE\TlilO\ALE DU L \C. SlJPÉlUEUn ( Ml \ \ ESOTA ) ,
p\n Alfa. Y \\ ixciikll.
(Laboiivioire i»e M. V. Lacroix .)
Les diabases et les gabhros de la cote septentrionale du Lac Suporieur, dans l’Etal du Minnesota, reuferment eu assez grande abondance des minéraux secondaires appartenant principalement an groupe des zéolites. Ces minéraux se trouvent aussi en nodules libres dans le sable du rivage du lac; ils proviennent de la destruction des roches précédentes. L’absence de formes géométriques dans ces minéraux fibreux ou Inmelleux a laissé jusqu’ici planer de l'incertitude sur leur véritable nature. Pendant mon séjour dans le laboratoire du professeur A. Lacroix, au Muséum d’Histoire naturelle, je me suis proposé d’étudier les matériaux que j’ai recueillis dans les divers gisements de mon pays.
Mésallie. — Celte zéolite est la plus abondante dans cette région; elle est blanche, avec souvent une teinte rosée ou verte; la slncline est finement libreuse, avec, en outre, alternance de zones concentriques, diversement colorées. La compacité du minéral, sa structure libreuse le font tailler el utiliser comme [lierre précieuse, ayant les chatoiements de l’œil de chat.
Depuis le travail fie Peckham et. Hall, ce minéral est désigné comme thomsonile ; les propriétés optiques permettent aisément de le distinguer de la thoinsointe véritable qui se trouve dans la même région en libres pins grosses. Les nombreux échantillons que j’ai étudiés possèdent les mêmes propriétés (pie la mésolite d'Islande, telles quelles ont été établies par M. A. Lacroix (l) , c'est-à-dire. plan des axes optiques presque perpendicn-
Minéralogie de la France H des Colonies, il, p. *>77, 18^7.