SEANCE DU 24 NOVEMBRE
faut noter que celle des Aroïdées est formée par des filaments confervoïdes, c’est-à-dire par des filaments composés de cellules placées bout à bout, qui varient selon les genres, étant tantôt courts, tantôt longs, de manière à remplir en tout ou en partie la cavité de l'ovaire, tandis que dans les Asp/todelus et les Asphodeline, le tissu utriculaire, rempli d'un liquide jaune ou jaunâtre, est formé par des cellules hexagones ou presque sphériques réunies en masses et non pas en filaments Du reste, l’origine de ces matières est différente dans ces plantes, car chez les Aroïdées c'est le tissu conducteur même qui les forme en pullulant au delà de son canal dans l’intérieur de la loge, et il est très développé dans l’ovaire; tandis que chez les Asphodelus et les Asphodeline c’est à l’endocarpe qu’on doit, à mon avis, la matière pulpeuse qui se développe dans les loges des capsules. A propos des Asphodelus, j’aurais maintenant noté la présence d’un arille dans lesgraines deces plantes, si déjà M. Ad. Brongniart ne l’avait pas fait connaître, il y a peu de temps, dans une des séances de cette Société : je suis heureux de dire ici que j’avais fait les mêmes observations que lui, et je me félicite de me trouver aussi souvent d’accord avec les observations et la manière de voir de ce savant distingué dont je m’honorerai toujours d’avoir été
Je noterai, enfin, une disposition particulière de l’ovule anatrope que j’ai observée dans quelques espèces d ' Etythv onium et de Galanthus. I.es ovules de YErythroniiun Dois ccmis , longifolium . etc., sont anatropes, comme on le sait, presque horizontaux et comme penchés et ils présentent au sommet (base anatomique de l’ovule) un prolongement acumine et courbé en forme de hameçon ou de crochet. En observant ces ovules au microscope, on voit qu’ils sont anatropes, et que ce prolongement est formé seulement par les téguments (la primine et la secondiue) sans que le noyau y entie poui la moindre part. On observe à peu près le même fait dans les ovules des Galanthus t |ui sont aussi anatropes, mais qui n ont pas le sommet aussi courbé que ceux des Erijtliranium.
M. Cluitin lait à la Société la coiiiniutiicalion suivante .
RECHERCHE des RAPPORTS ENTRE l.'ORDRE DE NAISSANCE ET L’ORDRE DE DÉHISCENCE
DES ETAMINES, par
M AO. CHATIA
les
•le viens soumettre à la Société les observations que j ai laites sur rapports qui existent entre l’ordre de naissance et l’ordre de maturation ou
•bise cikt (U*s l'tnmines.
Il est peu de botanistes qui n’aient fait souvent la remarque que les cla-
uiines d’une même Heur n’ouvrent pas leurs antlieics siiiuiltnm m<ut. ni même a des intervalles toujours et irrégulièrement rapproches, mais qu il