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Note sur quelques Timéliidés du Yun-naén et du Setchuan

bon accord, quoique sans i illimité particulière. Vers la lin du mois de février, un Cardinal gris, habitant la même volière, se prit de «querelle avec une de ces Mésanges et après lui avoir arraché bon nombre de plumes, — le droit du plus fort est toujours le meilleur, — il lui cassa la patte d’un coup de son bec puissant. La pauvre estropiée ne pouvait plus se tenir sur le perchoir, elle se traînait péniblement à terre, grelottant de froid sous sa peau dénudée. Sa compagne alors la prit en pitié et, chaque soir, elle descendait près de la blessée, elle apportait des brins de mousse et d'herbe pour lui en faire un lit et adoucir à ses membres soutirants le contact du sol, puis elle se couchait tout près de la malade et, la couvrant de son aile, elle restait ainsi toute la nuit, malgré la gène extrême d’une pareille position.

Pendant une semaine presque entière, elle ne manqua jamais à sa mission de charité et lorsqu elle eut vu mourir son amie que tant de soins n empèchèrent pas de succomber, elle devint triste, mangeant à peine, reshnl immobile dans un coin de sa cage et bientôt elle mourut à sou tour.

Quel est l’instinct qui peut conduire un petit Oiseau h accomplir de pareils actes? 11 n’y en a pas, et là tout est sentiment et raisonnement.

\ OTE SI R QUELQUES T IME LII DES DU Vü\-XA\ ET DU S ETC II T IV ,

PAU M. E. OüSTALET.

Il y a quelques mois, dans des Notes sur quelques Oiseaux de la Chine occidentale j’ai émis l’opinion (pie certains Trochalopteron à calotte de couleur foncée, dont le Muséum a reçu sept exemplaires pris à Tsé-kou (Yun-nan), par le IL P. Soulié, appartiennent à la même espèces que trois Trochaloplerou obtenus à Tatsien-lon et que les spécimens décrits et figurés par M. F. W. Styan sous le nom de Trochalopteron cinereiceps 2 . J’ai proposé en même temps de réunir tous ces oiseaux sous le nom commun de Trochalopteron Slijani, que j’avais indiqué dans une Note précédente (3) . Depuis lors, j’ai eu l’occasion d’étudier toute une série de Trochalopteron cinereiceps obtenus par M. J. D. de la Touche, à Kuatun, dans le Nord- Ouest du Fokien et j’ai reconnu que ces Oiseaux, tout en se rapprochant extrêmement de ceux du Yun-nan, tout en se rapportant au même type primitif, présentaient dans les nuances du sommet et des côtés de la tète et dans le dessin du menton et de la gorge quelques différences qui peuvent justifier le maintien d’une distinction spécifique. Les Trochalopteron du

Bull, du Muséum, 1898, n° 6, p. 2.YÎ.

^ Ibis, 1887, p. 167 et pl. \ t.

• 3 ) BitlL du Muséum, 1898, n" 5 , p. 22 Y

Fokien mil, pii effet, hi calotte d’un gris plus ou moins foncé, mais jamais d’un brun noirâtre on même d’un noir franc comme le Trochuloptcron du Yun-nnn: les côtés du front, les sourcils et la région des oreilles offrent chez les premiers une teinte roux \if qui manque ou esl à peine indiquée chez Trochaloptcron du Yun-nan: en outre, on observe chez celui-ci, sur le devant de la gorge et en arrière des moustaches, de nombreuses stries et des taches noires qui font défaut chez les premiers. Jusqu’à nouvel ordre, il esl donc préférable de conserver aux Trochaloptcron du Fokien et du Tché-kiaug le nom de T. cincrciccps que leur a donné M. Slyan et de réserver le nom de T. Stijwii exclusivement aux Trorhaloptcron du \ im-nau. Je dois constater cependant qu’un Trochaloptcron du Selclman , c'est-à-dire d’une province intermédiaire entre le Fokien et le Yun-nan, a déjà la gorge un peu tachetée et les côtés et la tête légèrement nuancés de roux, tout en ressemblant à d'autres égards aux Trochaloptcron du Fokien.

En 1896, le IJ. P. Dejean a fait parvenir au Muséum deux exemplaires, malheureusement en médiocre état, d un Staclnjdinopsis ressemblant beaucoup, par la coloration générale de son plumage, au St. rujiccps Blylh lj , de Fl limalaya oriental, mais avant le dessus delà tôle couvert d une calot le d’un roux encore plus vif. dette calotte est toutefois moins étendue que chez le St. rujiccps, où elle se prolonge jusque sur la nuque, et elle l’est notablement plus que chez le St. rujijrons Hume du Ténnssérim, du Pégou île lîoulaii, nu elle 11e couvre (pie le front et la partie antérieure du ventre. J’avais cru néanmoins pnnxnir attribuer ces Stachyridiopsis du Setclnian au St. rujiccps de lJlyth, comme nous l’avions fait précédemment, M. l'abbé David et moi* 1 , pour deux spécimens obtenus par mon saxanl collaborateur dans le Selclman occidental et envoyés par lui au Muséum en 1871, ainsi que pour les exemplaires de Furmose décrits par B. Swinhoe sous le nom de Stuchj/ris prœcoynitus [ ' 2 K Mais, tout récemment, M. de la Touche axant eu l’obligeance de me communiquer, en même temps que des Trochnloplcrou cincrciceps, toute une série do. Stachyridiopsis de Furmose el d’eu donner 1111 exemplaire au Muséum, j’ai pu comparer ces spécimens, d’une part axec les Stnchydiriopsis du Selclman, de l'antre avec des Stuchyridiopsis rujiccps île Sikkim 3 \ et je suis arrivé aux conclusions suixaiilo :

i° Les Sfachydiriopsis de file Formnse, contrairement à l’opinion exprimée par IL B. Sharpe 4 , appartiennent à une espèce ou à une rare

(1 Oison u J’ de la Chine , 1877, p.

- Ibis, i<S(5f>, p. Ci ) o H Procerd. Znul. S'>c. Bond. , 1S71, p. .‘S/iL Cnnld , Birds <>/Asia . 187 3 , part. \W.

b > .Lai eu sous les yeux trois spériuiens obtenus dans le Sikkim soit par M. le l) r ttarmand, soit par AL Middulpli (ancienne collection Boucard).

M Catalogne of the Birds of the British Muséum, t. Vil, p. 5 ç) 8 .

distincte du St. raficeps de Ffnde et en diffèrent j»nr leur calotte rousse moins étendue, leur manteau d'un vert olive plus franc, leur poitrine et leur abdomen plutôt verdâtres que jaunâtres. Celte espèce doit être, par conséquent, désignée sous le nom de Stockyridiopsis prœcoguitiis Swiulioe:

â° C’est à cette même espèce, St. prœcognitus , qu'appartiennent les Oiseaux récemment envoyés de Talsieu-lou au Muséum par le R. !\ Dejean. et sans doute aussi les Stachydiriopsis du Kiangsi;

.*)° Les deux Stachyridiopsis obtenus par M. l’abbé David clans le Setchuan occidental appartiennent probablement à une autre espèce, que je proposerai de désigner sous le nom de Slnchyridiopsis Doridi et dont je donnerai la diagnose suivante :

Stachyridiopsis Davidi n. sp.

St. prœcognito et St. ruficipiù aflinis, seddorso olivaceo-griseo, pectore <‘t alulomine cinerascentibus, noc flavL, distiuguenda.

La description que nous avons publiée dans nos Oiscan.r do In Chine, sous la rubrique Stachyris præcoguitiis , ne ])onvait donner une idée de ce mode décoloration et de la substitution d’une teinte grise aux teintes vertes on fauves c] ni dominent chez le St. prœcognitus et le St. ruficcps , parce quelle s'appliquait h la fois à des Oiseaux de Formose et à des Oiseaux de la Chine occidentale. Les deux Oiseaux qui m’ont servi de types sont deux temelles: mais les males doivent offrir les mêmes caractères, puise pie, d'après M. l’abbé David, le plumage dti Stachyridiopsis ne varie pas sensiblement suivant l’âge on le sexe.

Je suis assez surpris, je l’avoue, de constater d une part la similitude de certains Stachyridiopsis de Formose avec ceux du Setchuan, de 1 autre la présence simultanée de deux espèces ou de deux races très voisines dans cette dernière province.

Extraits dü\ rapport adressé par M. Il isser, i\specteijr des

P LA \ T ATI Ü \ S DE LA XlEEWE A ERIKA AN SC UE H YNDELS \ ENNOOTSCU VP , i

M. Cn. Chalot , Direct ei r de Jardi s d Essai de Libreulle, sir

DIVERS I \ SECTES MJISIRLES Al A ClFEIERs DA\S LA R ECU) V DE LoiVCO

ET DA\S CELLE DI Koi ILOT ,

AVEC NOTES DE JL P. LeSNK.

Fixé depuis dix-septans an Congo français, et m’occupant depuis dix ans de la culture des plantes tropicales, j’ai en l'occasion d’observer divers insectes qui s'attaquent aux Caféiers et j’ai cherché les moyens d atténuer leurs dégâts.

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