‹ Note Sur Un Bégonia Qui Produit Des Inflorescences ÉpiphyllesChapitre 1 sur 3 · SÉANCE DU 12 FÉVRIER · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 12 FÉVRIER

chez diverses plantes cl môme chez des Bégonias. Ainsi on connaît, parmi ces derniers, comme émettant sur leurs feuilles des expansions foliacées, parfois assez nombreuses pour moditier l’aspect général des plantes, les Bégonia strigillosa Dietr., nummulariœfolia Putz., manicata Brong., surtout phytlomaniaca Mari., sur lequel on voit ces émergences passer parfois graduellement à l'état de vraies feuilles. D’un autre côté, le B. gemmipara D. Ilook. doit sa dénomination spécifique à ce que scs feuilles émettent des bourgeons qui, à la vérité, se rattachent aux stipules et non au pétiole, ni au limbe de la feuille proprement dite. En dehors du genre Bégonia , diverses plantes peuvent produire des bourgeons adventils épiphylles, soit à peu près habituellement, comme le Bryophyllum calycinum et diverses Fougères, soit dans des cas plus ou moins rares, comme on l’a observé sur le Cardamine praiensis, le Drosera inlermedia, le Cheîidonium ma jus, VEpisçia bicolor , etc. M. Duchartrc a lui-même décrit et figuré, en 1883, des feuilles des Tomates Cerise et Poire qui avaient produit de vrais rameaux, mais il ne pense pas qu’il y ait lieu d’assimiler ces diverses productions aux inflorescences qui se montrent dans des conditions identiques cl en un point invariablement déterminé, paraît-il, chez le Bégonia Ameliœ de M. Bruant.

M. Douliot présente les observations suivantes :

J'ajouterai seulement quelques mots à ce que vient de dire M. P. Duchartre, ayant eu en même temps que lui l’occasion d’étudier la structure du Bégonia Ameliœ dans la région anomale. On sait que le limbe d’une feuille de Bégonia ordinaire présente dans chaque nervure deux faisceaux libéro-ligneux, de telle sorte qu’une série de faisceaux occupe la région supérieure du limbe, et une deuxième série la région inférieure; de plus, le pétiole est pourvu d’un cercle complet de faisceaux libéroligneux, plus petits du côté de la lige que du côté externe. 11 y a continuité entre les faisceaux du pétiole et ceux du limbe, les faisceaux supérieurs du limbe étant le prolongement des faisceaux internes du pétiole, et les faisceaux inférieurs étant sur le prolongement des faisceaux externes du pétiole. — De plus, les faisceaux du pétiole s’anastomosent entre eux à la partie supérieure, ce qui assure la solidité de l’insertion du limbe. — C’est ainsi que les choses se passent dans une feuille ordinaire. — Mais elles se compliquent dans une feuille anomale qui porte un pédoncule floral. • r mmmvG IICmhBE^ v

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