INFLUENCE DE LA LUMIÈRE SUR LA STRUCTURE DES FEUILLES
U. Léon DUFOUR
J'ai montré dans une précédente communication que, chez un grand nombre de plantes, il y avait par unité de surface plus de stomates sur les feuilles des individus qui avaient poussé à l’ombre que sur celles des exemplaires qui s’étaient développés au soleil.
Ce fait peut tenir simplement à ce que les cellules des feuilles à l’ombre acquérant une taille plus grande que celles des feuilles au soleil, les stomates, primitivement situés à des distances les uns des autres sensiblement égales dans les deux cas, se trouvent ensuite, par le fait de la croissance, plus écartés dans le premier cas que dans le second.
Si telle est la cause unique du fait signalé, on comprend difficilement
que le rapport du nombre des stomates par unité de surface comptés
respectivement au soleil et à l’ombre soit, quand les deux faces présentent des stomates, plus grand pour l’épiderme supérieur que pour l’épiderme inférieur, et c’est cependant une circonstance sur laquelle j’ai insisté. • p i -L . j.
Au contraire la chose est facile à comprendre si l’effet de la lumière directe est de provoquer la naissance d’un plus grand nombre de sto-
mates; il est naturel que cet effet soit plus marqué pour la face supérieure, qui est la plus éclairée.
11 est cependant utile, pour mettre le fait plus nettement en évidence,