Il s’agit très probablement du Penium Digitus bnr
SÉANCE DU 14 OCTOBIŒ 1010.
leucite constitue autour de ces pyrénoïdes une sorte de fourreau duquel se détachent en rayonnant huit ou dix plaques qui sont perforées et viennent s’appliquer en lobes nombreux sur la paroi interne de la membrane.
L’ensemble des deux chloroleucites est d’un beau vert comme chez les autres Desmidiées; la coloration jaune de l’espèce est due à un pigment qui se trouve dissous dans le protoplasma et le suc cellulaire; dans certains cas la teinte du pigment tire sur le rose ou sur le rouge pâle.
En dehors du cas tout à fait spécial des Oscillaires, il ne semble pas que l’on connaisse beaucoup, jusqu’ici, d’Algues possédant un pigment dissous dans le protoplasme.
On est autorisé à croire qu’il s’agit ici d’une adaptation spéciale ; en effet les tourbières en question sont peu profondes ; elles sont exposées directement aux rayons du soleil; le pigment joue sans doute le rôle d’écran protecteur vis-à-vis des chloroleucites de l’espèce; à son tour ce Penium protège contre la radiation solaire trop intense les diverses espèces de Desmidiées qui peuplent ces mêmes tourbières. Cette hypothèse trouve sa justification dans le fait que lors des récoltes, nous avons toujours trouvé ce Penium formant une couche épaisse à la surface et qu il suffisait de l’écarter pour observer la teinte verte des
autres Desmidiées sous-jacentes.
L’existence de ce pigment dans la cellule du Penium entraîne une conséquence tout à fait inattendue et qui n’est pas sans intérêt au point de vue histologique.
Au cours de quelques expériences de phototactisme, il est
arrivé que certaines cultures se sont trouvées atteintes par une
radiation solaire trop vive et une température trop élevée : les
cellules ont été tuées comme elles auraient pu l’être par un réactif fixateur.
Or ces cellules nous ont montré des noyaux qui s’étaient
colorés d’une façon aussi intense que si l’on avait fait agir du
picro-carmin ou de l’hématoxvline ; on v distinguait tous les
details de la structure nucléaire : membrane, nucléoplasme
granuleux, gros nucléole central simple ou fragmenté. Après la
mort de la cellule, le pigment cellulaire avait joué le rôle de réactif colorant.
P.-A. DANGEARD.
SUH UN CAS D’AUTOCHROMATISME NUCLÉAIRE
Nous voici donc en présence d’une espèce qu’il suffira de fixer avec un réactif n’ayant aucune action sur le pigment pour que nous puissions ensuite observer, grâce à 1 action de ce pigment tous les détails de la structure du noyau et de son mode
de division.
Quelques essais de fixation avec les vapeurs d'acide osmique m’ont donné des résultats encourageants et je me propose de poursuivre cette étude quand les circonstances le permettront.
11 est possible que ces phénomènes d’autochromatisme nucléaire chez le Penium ne constituent pas un fait isolé et que beaucoup de pigments chez les plantes puissent devenir des
réactifs du noyau.
Gagnepain dit que, bien qu ayant peu heiboi
nt les vacances, il a fait deux découvertes 1
:< 1° Boreau dans sa Flore du Centre , II, p- j N ièvre deux localités de 1 Odontites Jaubt ne, située entre Germigny et fron sauge ai
l’une, située entre Germigny et Ironsange au boid de la Loire, a été retrouvée par M. Gagnepain il y a plus de dix ans et les spécimens y sont innombrables. En se promenant près de Nevers il a retrouvé la seconde localité au plateau d’Ardéné représentée par des individus disséminés au hou de la route. Après quatre-vingt ans il était intuessant i
constater la persistance de ces stations. f
2° Dans le département de la Nièvre, il n y a\ait qu un
seule localité connue de YOrobanche Ptnidis Schu tz ci ee
par M. Gagnepain dans sa Topographie botanique de Lercij-
Ut-Tour, à Saint-Gervais, près Decize. U vient il en décon-
vrir une seconde au-dessous des castinièn s ti «un îy
Nannay. Dans
ignés, presque
plus de 50 Orobanehe
de Picris hieracioides L., au nombi ont un ou plusieurs pieds de cette
Chermezon annonce que 1 Odontites Jaubt / /uni i
récemment découvert aux environs
serotina .
de Paris, parmi YO.