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Note Sur Un Cas De Dédoublement Ou Expansivité De La Tige Chez Un Individu Étiolé De Solanum Tuberosum

Ambrosi (François), à Borgo en Valsugana (Tyrol italien), présenté par MM. J. Gav et Parlatore.

Vallon (Alexandre), licencié ès sciences, rue Gracieuse, 20, à Paris, présenté par MM. Boisduval et de Bouis. Carbonneau-Leperdriel, élève en pharmacie, ruedesMartyrs,18, à Paris, présenté par MM. Dorvault cl Réveil.

M. le Président annonce en outre deux nouvelles présentations.

Dons faits à la Société.:

1° De la part de M. Des Etangs, de Bar-sur-Aube :

Liste des noms populaires des plantes de l’Aube et des environs de Provins, 1845.

Rapport sur le Catalogue raisonné des plantes vasculaires qui croissent dans le département de la Marne, par M. le comte de Lambertye.

2 ° En échange du Bulletin de la Société :

L’Institut, mai 1856, deux numéros.

M. Bâillon met sous les yeux de la Société des dessins à l’appui de la communication sur le Buis qu’il a faite dans la dernière séance.

M. Germain de Saint-Pierre fait à la Société la communication

suivante :

NOTE SUR UN CAS DE DÉDOUBLEMENT OU EXPANSIVITÉ (1) DE LA TtCE CHEZ UN INDIVIDU ÉTIOLÉ DE SOLANUM TUBEliOSUM, par M. E. «.EIUIAIX DE SAINT-PIERRE.

Le phénomène du dédoublement est considéré, avec raison, comme un phénomène d’hypertrophie ; le phénomène de l’étiolement, au contraire, est considéré comme un phénomène d appauvrissement. Voici une pièce qui prouve cependant que l’étiolement et le dédoublement des tiges peuvent se manifester simultanément chez un même individu, sur une même tige ou un même rameau.

La tige que je présente à la Société est celle d’une Pomme de terre (Sofa num tubei'osum ) qui a végété dans une cave humide complètement obscure;

(1) Je crois devoir remplacer par le mot expansivité le mot diruption par lequel j’ai précédemment désigné le phénomène complexe (fasciation et dédoublement) en vertu duquel les organes tendent à devenir et deviennent multiples, tant les organes foliaires que les organes axiles. Il s’agit en elîet d’exprimer un fait de multiplication avec écartement, qui s’opère insensiblement pendant la durée de la croissance. Je n’avais proposé le mot diruption, qui implique l’idée d’une séparalion violente, que faute d’en avoir alors trouvé lin meilleur.

séance nu 23 mai 1856.

elle se termine en deux tiges cylindriques d'égale valeur, formant par leur écartement un angle très aigu, dont les eûtes sont également distants de la ligne médiane. Des cas de dédoublement analogues à celui-ci ont été attribués à la soudure d’un rameau axillaire avec la tige-mère, dans une certaine étendue, puis à sa mise en liberté (h une distance plus ou moins grande de son véritable point de départ à l’aisselle d’une feuille) dans le trajet de l'un des mérithalles supérieurs de la tige-mère. La pr.ru ve manifeste que, dans le cas présent, les deux tiges qui terminent la tiue principale ne sont pas constituées l’une par la continuation de cette tige, l'autre par un de ses rameaux, mais que ces deux tiges terminales sont le résultat de l'expansivité du bourgeon terminal de la tige-mère, partagé en quelque sorte en deux parties ou deux branches jumelles qui en sont, autant l'une que l’autre, la continuation directe; celte preuve, disons-nous, consiste dans la présence de bourgeons à l’aisselle de chacune des feuilles qui existent au-dessous de la bifurcation. Kn effet, chaque feuille ayant son bourgeon axillaire indé¬

pendant des deux tiges terminales, ces tiges ne peuvent être que le résultat d’un dédoublement du bourgeon terminal de la tige principale.

Chez notre monstre double, la feuille axillante qui est située le plus près de la bifurcation et qui présente un ramuseule axillaire, est soudée dans une certaine étendue a la partie inférieure de ce ramuseule; elle pourrait donc, à la première inspection, être considérée comme insérée sur ce ramuseule, lequel n’ayant plus, dès lors, de feuille axillante, pourrait être considéré lui-même comme un résultat de l’état d’expansivité où se trouve la plante. Mais la preuve que cela n’est pas, et que la feuille est axillante du ramuscule, se trouve dans l’etat du développement de cette feuille, qui présente un limbe et est relativement grande, tandis que la feuille suivante, née sur le ramuseule, est squami forme (réduite à la partie pétiolaire), et est relativement de très petite dimension, puis est suivie d’une feuille plus grande qu’elle. Or, la feuille inférieure d’un rameau est presque toujours plus petite et non plus grande que la feuille axillante du rameau et que sa deuxième feuille. Dans la plante que nous avons sous les yeux, la feuille inférieure souder, qui est la plus grande, est donc la feuille-mère ou axillante, et la feuille squamiforme située immédiatement au-dessus d’elle est la feuille première ou inférieure du ramuseule.

M. Moquin-Tandon ne pense pas que le dédoublement soit toujours un signe d’excès de vigueur, car il a vu et décrit des organes dédoublés qui présentaient des signes évidents d affaiblissement.

M. Puel fait à la Société la communication suivante ;

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