‹ Notes d'un catéchiste ou Court commentaire littéral sur le catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, et Ottawa [microforme]Chapitre 179 sur 356 · Q.—Qu’entendez-vous Ur doit être Surnaturelle · texte numérisé non relu

Q.—Qu’entendez-vous Ur doit être Surnaturelle

En disant qu

ure : lt le cœur.

en di

Sant que notre dou-

mauvaist

n | e notre douleur doit être SUPnaturelle… ans les ature(le Sigüifie au-dessus de la nature. Mrous péchés De lui mé l ,

s va °ne, Le pécheur n

est pas Capable de concevoir un véri.

le repantir de ses fautes, si Ja grâce ne

le prévient et ne lui en

montre la noirceur. ‘“ Il n’y a, dit saint Ambroise, que ceux qu Jésus regarde qui pleurent leurs péchés. Pierre renie son Man et ne pleure point, parce que le Seigneur ne le regarde pas; ilk renie une seconde fois, et il ne pleure point encore, parce qu Jésus ne l’a pas encore regardé; il le renie une troisième foi

Jésus le regarde, et Pierre pleure amèremr ni.”

Grâce j'entends qu’elle doit être inspirée par la grâce de Dia

eMcace &à.d, par uDe inspiration divine, rendue efficace.

L'homme a le pouvoir de se tuer, mais non celui de se ressusciter! il ne songera même pas à se convertir, s’il n’est prévenu paru grâce. De là, cette prière de Jérémie : ‘ Convertissez-mot, Seigneu et je serai converti, c’est après que Vous m'avez converti que}

fait pénitence.” Jer. xxx1, 18.

Il faut donc demander cette grâce, ‘O bo”. Jésus, disait «4

Augustin, je vous conjure par les larmes irès précieuses que vor avez versées, donnez-moi le don des larmes, Je ne puis pleure si vous ne m'accordez cetle faveur par votre Saint-Esprit, q

amollit les cœurs des pécheurs endurcis.”

et produite par des motifs venant de la foi. Les moll

de foi sont ceux que Dieu nous a révélés.

orps de cé ers; SES C eur insupr Antioch e Seigneur epentir et berle de sa jaturels de

eur doit êt

En disan rselle sig En principe éniel, si on ésavoué et ré j'entends

Jéchés. Avc hdice d’ur

Ces motifs sont expliqués un peu plus loin, question 215,

Motifs et non par des motifs purement naturels ou humains

naturels Innocent x1 condamna une proposition qui affirmait qui

attrition naturelle suffisait, pourvu qu'elle fül honnéle.—Par séquent, regretter ses péchés, uniquement parce qu'ils nous 0

attiré quelque désagrément ou punition, la perte de nos biens, 4

notre honneur ou de notre santé, sont des motifs purement nalurt qui n’ont aucun rapport à Dieu, et par conséquent ne son} suffisants pour nous réconcilier avec lui ; ce n’est que de l'égois et non de l’amour divin.

Question A. Surnaturelle? Principe divin? Motifs naturels ?

Le roi impie Antiochus, ayant levé une grande armée, avait jl

bénitence de faire de Jérusalem le tombeau de tous les Juifs ; mais le Seigté d'Antiochus je frappa alors d’une piaie invisible, et il appesantit te'lemeil main sur lui, pour lui montrer qu’il avait encore un Maitre, qu

Il serait ridi.

jure et non d ès important

Pchés véniels

ichés, au moi

au moins n La vraie pe Dieu aimé pe bus les autres, I erepenlir de q res, ce n’est Le repentir do sans en exc ur nous fai

Si on a en mê

ne

8 ceux qu son Mali e pas; ill parce qu isième foi,

e de Die ice.

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Les mot

humains

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e.— Par cuil

os biens, &

eur insupportable. IL Mach. 1x.

e Seigneur ne l’exauça point et il mourut misérablement; car son 2pentir et ses magnifiques promesses n'étaient pas sincères; la krle de sa santé et la viol:nce d+ ses douleurs étaient les motifs jaturels de son repentir, mais non d’une véritable conversion.

= me D mme

213. Q.—Qu’entendez-vous en disant que notre douur doit être universelle ?

En disant que notre douleur doit être universelle... Unikrselle signitie qui s'étend vers tous les péchés.

En principe, on ne peut recevoir le pardon d'aucun péché, méme éniel, si on n’en a la contrition; car tout péché mérite d’être ésavoué et réparé.

j'entends que nous devons avoir regret de tous nos échés. Avoir regret d’un péché et pas d’un autre serait indice d’une fausse contrition.

Il serait ridicule de demander, même à un homme, pardon d’une jure et non d’une autre.—Cependant, il faut faire une distinction ès importante entre le regret des péchés mortels et celui des échés véniels; voilà pourquoi le Catéchisme dit ‘“ de {ous les ichés, au moins mortels.”

au moins mortels. par opposition aux véniels.

“ La vraie pénitence, qui fait quitter un péché mortel, à cause Dieu aimé par-dessus tout, doit nécessairement porter à détester jus les autres, puisqu'il n’en est pas un seul qui ne soit contre Dieu. erepentir de quelques-uns et conserver de l’attachement pour les res, ce n’est pas être véritablement pénitent.”” S. Thomas.

Le repentir doit donc s’étendre à tous les p‘chés mortels.

ur nous faire perdre la grâce sanctifiante.

Si on a en même temps des péchés mortels et des péchés véniels,

orps de ce malheureux prince devint comme une fourmilière de rs; ses chairs tombaient en lambeaux et répandaient une puan-

Antiochus, vaincu par la douleur, demanda pardon à Dieu, mais

Universelle

Fausse contrition

Péchés mortels

sans en excepter un seul... Un seul péché mortel suffit pgmission

des péchés

Question

L'idole d'or

4° Souveraine

il suflit à la rigueur de se repentir de tous les péchés mortels qu seuls excluent la grâce ; mais on ne reçoit pas le pardon des péchà véniels dont on ne se repent pas.—Si on n'a que des péchés véniels il faut au moins avoir la contrition de l’un d’entre eux ; autremal il n’y aurait pas de matière au sacrement de Pénitence, La cor trition d’un seul suffit, il est vrai, à la validité du sacrement toutefois, ceux dont on ne se repent pas ne sont pas pardonnés

De plus, les péchés véniels ne sont point remis à une person qui demeure en état de péché mortel.

Pour l'utilité d’accuser un péché grave de la vie passée, voi la question 243.

A. Universelle? Fausse contrition ? Raison ? Péchés véniels’

Saint Sébastien promit un jour à un préfet païen de Rome del guérir de la goutte, à la condition que celui-ci commencerait pe briser toutes ses idoles. Le préfet les brisa toutes, à l’excepli d’une seule ; et comme la goutte continuait, le malade s’en plaignl Le saint lui reprocha alors d’avoir conservée la petite idole d'a soigneusement cachée à tel endroit. —Hélas ! parmi les pécheurs

combien y en a-t-il qui ont la contrition de certaines fautes, mi ne veulent point briser une telle idole, et, par conséquent, reste

toujours ennemis de Dieu!

me (jme

214. Q.—Qu’entendez-vous en disant que notre dou leur doit être souveraine ?

En disant que notre douleur doit être souveraine... 50 veraine signifie au-dessus, supérieure à toute autre.

De même que nous devons aimer Dieu par-dessus tout, ain nous ‘levons détester par-dessus tout le péché qui nous détoum de Dieu. ‘“La vraie mesure d'aimer Dieu étant de l’armpr san mesure, il est nécessaire de haïr sans mesure le péché.” S. Bernaïl

Le péché est le mal souverain, un mal plus grand que tous l8

malheurs qui ; uvent nous arriver ; il est le mal de Dieu, } uisqu'i

trouble en quelque sorte l’ordre établi par lui et va contre s1 volonté I] faut donc en avoir une contrition souveraine, sinon i/ensié ment, du moins apprécialivement.

Nous ailons expliquer ces deux derniers mots.

j'enten fensé D pbjeL.

En nous juences te eur sont p pprécialiva jour expier element,

que de t a perte de le même.

“ Calui qui mère, son Cependant, ble et «flica nl, c.-à-d, oulkeur dont ce n’est q eure de l'âme [arrive sou ement que le hsiblement a!

Lant que de ] Pour avoir u:

Herminé à ne

BA. Mal souy

Le roi saint manda un jo khé morte] q entil jamais, 8 d'être lépre dit le roi:

bé morte].

mortels ail j'entends que nous devons être plus affligés d’avoir | des péchaibfensé Dieu... A/ligé signifie attristé par la perte d’un hés véniekMbjet.

; autremeéS En nous faisant perdre l'amitié de Dieu, le péché a des consé-

o, La cor sacremen|/ pardonnés

ne person

juences tellement déplorables que les malheurs de ce monde ne ar sont pas comparables. Le pécheur a donc une contrition pprécialivement souveraine, lorsqu'il est disposé à tout souffrir our expier ses fautes et plutôt que de jamais offenser Dieu morelement.

passée, Vol ! ù que de tous les maux qui peuvent nous arriver, comme a perte de nos biens, de l'honneur, de la santé, de la

ARR S és véniels? je même.

à Rome del 1encerait là à l’exceplioi s’en plaignl te idole d'n les pécheurs fautes, mé uent, reste1lé

“ Calui qui aime plus que moi, dit Notre-Seigneur, son père ou mère, son fils ou sa fille, n’est pas digne de moi.” Math. x, 37. Cependant, dit le catéchisme romain, la contrition peut être vérible et vflicace, sans qu’elle soit absolument parfaite iniensivenl, c.-à-d, jusqu'au plus haut degré de la sensibilité; car la ouleur dont il s’agit doit surtout se trouver dans la volonte, æ n’est que par accident qu'elle rejaillit sur la partie inféeure de l'âme,

[l'arrive souvent que les choses sensibles nous affectent plus lement que les choses spirituelles ; ainsi quelques-uns sont plus hsiblement affectés de la perte de leurs biens ou de la mort d’un lant que de la grièveté du péché,

Pour avoir une détestation souveraine du péché, il faut donc être erminé à ne plus offenser Dieu, quoi qu’il arrive.

notre dou

ine.…. 50

autre.

tout, ait DA. Mal souverain? Appréciativement ? Intensivement ? s détour Le roi saint Louis, si bien formé par sa pieuse mère Blanche, aimer SSmanda un jour à Joinville s’il aimerait mieux commettre un S. Bern thé mortel que d'être lépreux? Le candide sénéchal, qui ne ue tous le enlil jamais, répondit: ‘“ J'aimerais mieux en avoir fait trente ui, jusqu 8 d'être lépreux ! — Vous avez parlé comme un jeune étourdi, si VOlON nil le roi; car il n'y a pas de lèpre si hideuse que d’être en intensivaRthé morte].

Appréciative

Question

S. Louis

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