‹ Notes d'un catéchiste ou Court commentaire littéral sur le catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, et Ottawa [microforme]Chapitre 211 sur 356 · DESEN, SR · texte numérisé non relu

DESEN, SR

. 294. Q.—Comment doit-on recevoir le sacrement de l’'Extrême-Onction ?

Dispositions On doit recevoir le sacrement de l’Extrême-Onction, avec des dispositions qui en assurent l'efficacité,

: 1 L'inlenlion est d'abord requise ; toutefois chez les malades qui ntention

ont perdu l'usage de leur sens, l'intention inéerprélalive suñi, parce qu’on leur suppose le désir raisonnable et l'intention préalable de ne pas être privés d’un tel secours.

ne en état de grâce : c’est un sacrement des vivants.

de grâce 4 ; Il faut donc, autant que possible, avoir recours au sacrement de

Pénitence et à l’absolution sacramentelle ; car ce n'est ue par accident que l’Extrême-Onction peut remettre les péchés mortels.— De plus, le malade, s’il n'a déjà communié en Viatique, doit se rendre digne de le faire.

8° avec une foi vive, disposition qui fera produire au Foi vive sacrement de plus grands fruits.

Pendant la cérémonie de l'Extrême-Onction, les assistants doivent prier Dieu avec ferveur pour le salut spirituel et corporel du malade; s’il le peut, le malade lui-même suivra les prières que fait sur lui le prêtre et surtout demandera à Dieu le pardon des fautes, commises par les différents sens sur lesquels sont faites les onctions.

uw. et une grande résignation à la volonté de Dieu. Rési- Résignation nation signifie acquiescement à La volonté d’un autre.

La volonté de Dieu étant pleine de sagesse et de miséricorde, un chrétien doit toujours s’y soumettre avec une résignation humble

Réflexion L’Extrôme-Onction, chers enfants, est donc un des bienfaits les ,

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Dieu. Résid'un autre.

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et confiante, Dans la maladie, nulle disposition n’est plus avantageuse et plus méritoire. A

Après l'Extréme-Onction, le malade se souviendra qne, par l’onc- Après . . L 4 ) tion de l'huile sainte, il a été consacré à Dieu comme une victime lxtréme-

d'expiation ; et prenant comme modèle de résignation et de courage Jésus-Christ sur la croix, il rénètera souvent comme lui ses paroles : “ Père, je remets mon âme entre vos mains.” Il lui sera également fort utile de prononcer fréquemment avec confiance les noms de Jésus, Marie, Joseph, en les invoquant comme modèles et patrons de la bonne mort.

A. Intention interprétative? Etat de grâce? Autres dispositions ? Question 1 est très important de ne pas laisser seuls les malades, surtout péñoxion les agonisants ; il est bon d'appeler auprès de leur lit des personnes RE. pieuses qui puissent consoler et soutenir le moribond, dire à haute voix les prières de la recommandation de l'âme, et lui suggérer fréquemment des actes courts mais fervents de foi, d'espérance, de charité et surtout de contrition parfaite,

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. Q.—Quels sont les ministres de l'Extrême-Onction

Les ministres de l'Extrême-Onction, c-à-d. ceux qui ont le pouvoir et le droit d'administrer ce sacrement.

Ilest évident que ce pouvoir n'appartient à aucun laïque, et qu'il faut avoir reçu le sacrement de l'Ordre.

Ministres

sont les évêques et les prêtres ; car ici la puissance d'Ordre est nécessaire et suffit.

Quand saint Jacques dit : 4 Que l’infirme fasse venir Les prélres de l'Eglise,” il faut entendre par cette parole, déclare le concile de Trente, non pas les anciens mais les prêtres ordonnés par l'Evêque. D'ailleurs, un seul prêtre suflit pour cette fonction du ministère; à présence de plusieurs ne serait que pour la solennité et pour oblenir par une prière commune des grâces plus abondentes en faveur du malade,

L'administration du Vialique et de l'Extréne-Onction appartient Clercé ue droit au pasteur de chaque paroisse, c.-à-d, au Curé ; de sorte rs

Explication

Question

Indulgence

plénière

Pratique

Ordre

Eléments du

sacrement

que seuls les prêtres, commis par l’Evêque ou délégués par Je . Curé, peuvent administrer licilement ces derniers sacrements.—Par conséquent les fidèles doivent s'adresser au clergé de leur paroisse pour l’administration de ces sacrements, à moins d’un cas de nécessité urgente.—L'Extrème-Oncton ne peut être réitérée dans la même maladie.

A. Ministres de l’'Extrême-Onction? Ministre ordinaire ? Ordinairement, après les cérémonies de l’Extrême-Unction, le pré. tre accorde au malade une nouvelle faveur, celle d’une indulgence plénière, dite à l'article de la mort. Le danger de mort qui suñit pour l'Extrême-Onction suffit aussi pour donner cette indulgence, primitivement réservée au Souverain Pontife, Pour la gagner, le malade, ayant reçu les sacrements, ou s’il n’a pu les recevoir véritablement contrit, doit invoquer les noms de Jésus et de Marie, au moins de cœur, et accepter la douleur et la mort avec résignalion et en expiation de ses péchés.

Chaque soir, faire un acte de résignation à la mort.

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