Q.—Qu'appelle-t-on sacramentaux
On appelle sacramentaux... Le mot sacramental dé. signe une chose religieuse qui ressemble à un sacrement.
Dans cette question, nous allons dire en quoi un sacramentl ressemble à un sacrement ; dans la suivante, nous dirons en quoi ils diffèrent l’un de l’autre.
certaines choses... Ces choses sont sensibles et exté. Din rieures, Comme pour les sacrements. |
désignées, ou choisies pour signifier quelque chose,
et bénites, ou sanctifiées par une bénédiction, qui ls 315 met à part des choses profanes. et les
par l'Eglise, qui demande à Dieu de rendre salutairÆ Ent: l'usage ou la présence de ces choses bénites. double
Les bénédiclions sont des prières ou des cérémonies religieuses de la : que les ministres de l'Eglise accomplissent en son nom et en vertu BR (° L de l'autorité qu’elle tient de Dieu, afin d'obtenir pour les homme C’est 1 quelque grâce spirituelle ou corporelle, ou afin de consacrer quelque tand objet et de le rendre instrument de salut. Ainsi le prêtre appel Bern les bénédictions divines sur les personnes et sur les choses; mai
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c’est Dieu qui attache l'efficacité qui lui plait aux paroles du prêté Fi Les motifs pour lesquels les bénédictions ont été instituées son bus:
la nécessité de désabuser les fidèles des pratiques vaines et super* Lobsr :
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DES SACRAMENTAUX. 495
itieuses, de rappeler aux hommes que Dieu est le Maitre souverain et qu’il gouverne toutes choses par son intervention providentielle, enfin de donner aux objets qui servent au culte un caractère parti-
aulier qui les recommande au respect des chrétiens.
destinées à faire naître en nous de bonnes pensées, Etrets
premier effet de grâce actuelle excitante.
à accroître notre dévotion ou notre piété, second effet
de g'âce actuelle subséquente.
et par suite à nous obtenir la rémission de nos fautés
vénielles, quant à la coulpe et quant à la peine.
“ Trois sortes d'actes, dit saint Thomas, remelleni les péchés véniels : d’abord, tous les sacrements... ; ensuite les actes qui renferment en eux-mêmes la détestation du péché, comme le Confiteor, le frappement de la poitrine, et l’oraison dominicale où se trouve cette prière: ‘“ Pardonnez-nous nos offenses ” ; enfin, tuus les actes qui se font par respect pour Dieu et pour les choses saintes, comme la bénédiction de l'Evêque, l’aspersion de l’eau bénite, les onctions sacramentelles, la prière dans une église, etc.”
A. Sacramental? Bénédictions? Effets produits?
Dans la question suivante nous allons expliquer plus en détail la manière dont les sacramentaux servent à notre sanctification.
tn Osciene
315. Q.— Quelle différence y a-t-il entre les sacrements etles sacramentaux ?
Entre les sacrements et les sacramentaux il y a une double différence, résultant de leur origine respective et de la manière dont ils confèrent la grâce.
[° Les sacrements ont été institués par Jésus-Christ ; d'est un point que nous avons assez démontré,
tandis que les sacramentaux l'ont été par l'Eglise, en vertu du pouvoir qu’elle a reçu de Jésus-Christ.
L'Eglise ne peut rien changer subsianliellement aux dogmes, aux sacrements, aux command-ments, qui ont Dieu pour révélateur ou auteur; mais, étant toujours assistée par l’Esprit-Saint, elle peut donner à son culte extérieur une splendeur, qui soit en rapport
Rémission
des péchés véniels
Question
Double différence
1° Institution ecclésiastique
Liturgies
Sagesse e l'Eglise
æ Grâce des sacrements
Grâce des gsacramentaux
avec les temps et les lieux.—C'est nonrqnoi sa liturgie, tout en restant, au fond, la même partout, diffère dans la manière de s'ex. primer extérieurement, selon les tendences et les mœurs des peuples ; de là, les liturgies orientales de saint Jacques à Jérusalem, de saint Marc à Alexandrie, de saint Basile à Constantinople, des Syriens à Antioche, des Chaldéens à Babylone, etc. ; de là, les liturgies occidentales de saint Grégoire à Rome, de saint Ambroise à Milan, Mozarsbe en Espagne, etc.
L'Eglise catholique sait s'adapter aux besoins des sociétés, etexciter la piété des fidèles par la splendeur de ses solennités, le sou. venir qui se rattache à ses fêtes, et les diverses pratiques de dévotion qu’elle juge opportun d’approuver.—Les sacramentauzx sont donc des rites extérieurs, sanctionnés par l'autorité de l'Eglise el très propres à exciter la piété et à attirer les bénédictions de Dieu,
2° les sacrements donnent la grâce par eux-mêmes, à comme disent les théologiens, ex opere operato.
Les sacrements produisent leurs effets par le fait que l'acte ui posé, indépendamment des dispositions des ministres et à la seul condition que celui qui les reçoit ne mette pas d’obstacle à leur efficacité ; ils agissent d’une manière nécessaire, comme des agent naturels, tels que le feu et l’eau, dont l’un consumme le bois 4 l’autre éteint la flamme... La raison en est en ce que c’est Notre Seigneur qui agit lui-même par l’intermédiaire de son ministre, at moyen du signe sensible auquel il donne une pleine efficacité,
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Ils n'ont point la force de communiquer la grâce directement paf matin, eux-mêmes, mais indirectement en excitant les fidèles soit à rec Là la fin
pourvu que nous n’y mettions pas d'obstacles. Ca obstacles varient, nous l'avons vu, selon les sacre ments
tandis que les sacramentaux font simplement naître en nous de pieuses dispositions ; ils attirent la grâce, comnit disent les théologiens, ex opere operantis.
voir les sacrements soit à solliciter de Dieu telle faveur, près les par lesquelles nous pouvons obtenir là grâce actuelle.) © est 1 Par conséquent, les sacramentaux ne produisent directement dan L sig Singua)
l'âme ni la grâce première, ni une augmentation de la grâce sant
urgie, tout en anière de s'exœurs des peu- Jérusalem, de antinople, des .; de là, les liint Ambroise à
s sociétés, etexlennités, le soutiques de dévoramentauæ son!
té de l'Eglise el ictions de Dieu.
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it que l'acte 4 res et à la seule ‘obstacle à leur omme des agents mme le bois el que c’est Notre son ministre, al e efficacité.
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âce actuelle.
directement dan la grâce sant
DES SACRAMENTAUX. 497
fante, ni la grâce sacramentelle, ni aucun caractère, — Il y a donc une différence essentielle entre Sacrements et Sicramentaux,
A... Double différence ? Liturg:es dans l'Eglise ? Effets divers ? Question
Les cérémonies si nombreuses de la loi mosuïique n'étaient elle:mêmes que des ombres des réalités futures; aucun des rites de “mosaiques l'Ancien Testament n'était capable de produire directement la grâce; ils ne pouvaient que conférer une sant té extérieure et lêgale et exciter dans les âmes des sentiments de foi et de confance dans le Messie promis.
Remercions Dieu de nous avoir fait naître sous la loi de grâce.
316. Q.—Quel est, parmi les sa ; etle plus en usage ? P cramentaux, le premier
Pratique
Parmi les sacramentaux... Le n e sh ombre des sacramenlux est indéterminé ; l'Eglise peut toujours les res- Fes
treindre ou en établir de nouveaux Mi vd K aux
le premier, par son antiquité et par son excellence.
Il est certainement d'institution apostolique ; saint Ignace disciple äe saint Jean l’Evangéliste, en parle en ces termes: Le signe de la croix est le trophée élevé contre la puissance du démon; quand il le voit, il est frappé d'épouvante ; quand il en nend parler, il est saisi de frayeur.”—Tertullien dit: ‘“ Nous narquons notre front du signe de la croix ; si l'on nous demande ne raison de semblables pratiques, tirée le l’Ecriture, nous réponons que s’est la Tradition qui les a ét:bles, que c’est la coume qui les a autorisées, que c’est la foi qui les fait observer.” — Presque tous les Pères ont parle de l’excelience du signe de la croix.
et le plus en usage, parmi les fidèles.
Usage Les bons chrétiens font un usage fréquent du signe de la croix : f"é1"ent matin, dès le réveil ; le soir, en se couchant ; au commencem:nt à la fin de toutes les prières et des principales actions ; avant et près les repas; dans les dangers et les te tat:ons du démon, etc. c'est le signe de la croix, ou du chrétien. gi ne
Ua signe est un marque qui fait c'n'aitr+ quelqu'un en le la croix stinguant d’un autre. Or, le signe ou la marque distinctive d’un
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Question
Coutume orientale
Pratique
Manières diverses
Front
Poitrire
FR TU — chrétien, c'est le signe de la croix ; de sorte que si nous sommes au p. milieu d'une troupe d'infidèles, de Juifs ou de protestants, nous tion sommes seuls à tracer ce signe auguste de notre foi, et on put dire de nous : Voilà des chrétiens | de A... Premier des sacramentaux ? Usage ? Signe du chrétien ? Ce Parmi certains chrétiens orientaux, chers enfants, il existe un MR ‘4 usage d'imprimer avec r ‘-r chaud le signe de la croix sur ke et front des enfants. Cett tume semble venir de ce que l& At Arabes enlèvent souvent les chrétiens pour en faire des esclaves: Ces
mais comme ils sont ennemis de la croix, qui est le signe du chris. tianisme, ils ne veulent pas d’un enfant ou d’un esclave qui a cetts Ai
marque tracée sur le front ou le visage, } VS Faire souvent et avec piéte le si,,ne de la croix. Sain —0— une at
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