DE SSD TUE EN MG PANNES EAN
Conséquences
Exemples bibliques
Punition
Si Dieu, dans ses desseins et pour des raisons que nous ignorons, ne réalise pas cette promesse pour tous, il la réalise cependant pour le plus grand nombre. Ceux, en faveur de qui elle ne se réalise pas, ont pu manquer à d’autres devoirs ; peut-être aussi a-t-il mieux valu que Dieu les retirât du monde, pour les mettre en possession de la vie perpétuelle du ciel.
l'enfant qui honore son père et sa mère.
Honorer ses parents, avons-nous dit, c’est les aimer non pas seulement d’un amour naturel mais aussi d’un amour surnaturel, Or, celui qui aime ses parents surnaturellement a l’amour de Dieu, et ayant cet amour il évite un grand nombre de péchés qui ont pour effet d’épuiser l'organisme et d’abréger la vie.
Honorer ses parents, c’est leur obéir et suivre leurs conseils, qui ont également pour but à la fois de favoriser l'épanouissement de nos forces physiques et de nos facultés intellectuelles et morales, Qui a jamais désobéi à ses parents et n’a pas eu lieu de s’en plaindre ?
Ce que nous disons des parents s’applique aussi à l’obéissance envers les maitres et les supérieurs, dont l’expérience et la sagesse peuvent préserver de bien de funestes écarts. — En conséquence, l'enfant docile et vertueux se ménage une longue et heureuse vie, parce qu’il aura les bénédictions de ses parents et celles de Dieu.
Sem fut un bon fils ; c’est pourquoi son père Noé lui donna sa bénédiction, et la bénédiction de Dieu descendit sur lui. Gen. 1x, 26, Isaac fut un fils soumis ; c’est pourquoi il fut béni de Dieu : quand il semait un boisseau de froment, il en recueillait cent, et bientôt il surpassa tous les habitants du pays en possessions et en richesses. Tobie fut un fils respectueux ; c’est pourquoi il fut béni de Dieu: il reçut des richesses et une épouse vertueuse, atteignit un âge très avancé et put voir ses petits-enfants jusqu’à la cinquième génération.
= () meme 419. Q.— Quelle est la punition de l'enfant qui outrage ses père et mère, ou qui les abandonne dans leurs besoins ?
L'enfant qui outrage ses père et mère, qui est pour eux sans affection, respect, obéissance.
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est maudit de Dieu rt en état de damnation.
Parmi ies malédictions que Dieu ordonna de prononcer sur Hépbal, se trouvait celle-ci: ‘“ Maudit soit ceiui qui à méprisé son père et sa mère. Et Israël tout entier répondra : Amen.” Deut. xxvii, 16. Voici la punition, prescrite dans le Deutéronome, contre les enfants rebelles à leurs parents: ‘Si un père a un fils rebelle et insolent, qui ne se rend pas à l’ordre ni de son père ni de sa mère, et qui, ayant été repris par eux, refuse avec mépris de leur obéir, on le saisira et on l’emmènera aux Anciens de la ville, à la porte où se rendent les jugements, et on leur dira : Voici notre fils, qui est un rebelle et un insolent ; il refuse d'écouter nos remontrances et passe sa vie dans les débauches.. Alors le peuple le lapidera, et il mourra, afin que vous ôtiez le méchant du milieu de vous et que tout Israël, en l’apprenant, soit saisi de crainte” Deut, xxr, 19-22,
et les hommes l’ont en horreur, comme un étre dénaturé et un monstre.
Quelle confiance pourrait inspirer aux hommes celui qui n’a pas d'affection, même pour ses parents ? C’est un être dangereux dans la société; personne ne peut l’estimer.—Le texte ci-dessus nous insinue que l’enfant rebelle à ses parents a bien d’autres défauts et que généralement c’est un débauché, etc,
Un jour, un vieillard était maltraité, frappé et jeté à terre par son indigne fils; il subissait maintenant lui-même un traitement semblable à celui qu'il avait lui-même auparavant fait subir à son pauvre père !
Les enfants sont parfois les vengeurs de leurs grands-parents.
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420. Q.—Nos père et mère sont-ils les seuls à qui “ous devons honneur et obéissance ?
Non, car nous devons honneur et obéissance. Honneur, c.-à-d. affection, respect, assistance, surtout obéissance.
Ces devoirs sont plus ou moins éten lus et rigoureux, selon la nalure des relations qui existent entre les inférieurs et les supérieurs.
Malédiction divine
Horreur des hommes
Fait
Extension
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Pasteurs ecclésiastiques
Devoirs
| à tous ceux qui ont autorité sur nous.
Dans les questions précédentes, nous avons parlé de l’aulorilé des parents et des devoirs des enfants à leur égard,
Immédiatement après, vient l'autorilé des pasteurs, qui exercent sur les âmes une sorte de paternité spirituelle, Après l’autorité religieuse, vient l’aulorilé des magistrats civils, qui protègent et gouvernent la société. Enfin, {oule aulorilé résultant de relations qui mettent un inférieur en présence d’un supérieur.
comme nos Evêques, nos pasteurs ecclésiastiques.
Le Pape est le premier des Evêques, le pasteur suprême de l'Eglise, notre saint Père le Pape ; les Evéques, chacun dans son diocèse, sont les représentants du Pape ; es Curés, chacun dans sa paroisse, sont les représentants de l’Evêque ; enfin, Les Prétres, dans chaque paroisse, aident et représentent par conséquent le Curé, l’'Evêque et le Pape, lequel représente Jésus-Christ. Tous les fidèles ont donc envers ces divers pasteurs des devoirs particuliers:
Un amour filial et reconnaissant pour tous les bienfaits qu’ils en
particul'ers recoivent dans l’ordre de la grâce, depuis le berceau jusqu’à la tombe,
Magistrats civils
Un respect religieux, fondé sur le caractère sacré qu’ils ont reçu et la dignité dont ils sont revêtus : ‘ Nous s1immes, dit saint Paul, les ambassadeurs et ministres de Jésus-Christ, les coopérateurs de Dieu, les dispensateurs de ses mystères.” II Cor. vi, 4.
Une obéissance parfaile, comme à Dieu, en tout ce qui se rapporte à la religion ou aux questions mixtes.
Une assisiance temporelle, en contribuant, suivant l’ordre établi, aux besoins matériels des prêtres et des Pontifes ; car, selon saint Paul, ‘“ l’ouvrier mérite son salaire, et ceux qui servent à l’autel doivent vivre de l’autel.” Et aussi une assistance spiriluelle, en aidant du secours de leurs prières les pasteurs de l'Eglise, afin qu'ils puissent remplir saintement et fructueusement leur sublime ministère.
nos magistrats de l’ordre administratif ou judiciaire.
Les sujets d’un Etat doivent au souverain et à ses délégués divers, ministres, officiers, juges, etc., honneur et respect ; car leur
autorité, du moment qu’elle est légitime, vient de Dieu : ‘ C’est par moi, dit-il, que :ègnent les rois et que les législateurs discernent
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ce qui est juste.” Eccl, x, 2.—Puis /’obéissance en tout ce qui est conforme aux lois supérieures de Dieu et de l'Eglise. ‘ Que toute âme soit soumise aux puissances, car toute puissance vient de Dieu.” Rom. xur.—Entin, on doit à la patrie et par conséquent à ceux qui la gouvernent le paiement de l'impôt, et même l'impôt du sang lorsqu'il est réclamé. “ Payez le tribut à qui il est dû.”
nos maîtres ou patrons, qui ont autorité sur leurs serviteurs ou leur ouvriers.
Les serviteurs et les ouvriers doivent à leurs maitres et patrons le respect : ‘* C’est le Seigneur que vous devez servir en les servant,” dit saint Paul ; par conséquent, ajoute l’Apôtre, ils doivent regarder leur volonté comme celle de Dieu et les servir avec affection, accomplir leurs ordres avec obéissance et avec fidélilé, prenant consciencieusement les intérêts du maître, ne leur faisant tort en rien et employant bien le temps qu'ils doivent à leur service.
et autres supérieurs légitimes, comme les maitres e maîtresses, par rapport à leurs élèves.
Les élèves doivent à leurs maitres et maitresses, qui s'occupent de leur instruction et de leur éducation, et qui sont en cela les délégués de leurs parents dans une œuvre très difficile, les mêmes sentiments et les mèmes égards qu'à leur père et à leur mère ; par conséquent : l'affection, fondée sur la reconnaissance pour un bienfait si insigne ; Le respecl, puisqu'ils sont à la fois l’image de Dieu et les représentants de leurs parents ; l’obéissance à leurs ordres légitimes et à leurs bons conseils ; et enfin, sinon l'assistance, au moins le paiement d’une dette de justice, en leur remettant les contributions scoiaires requises. ‘Jamais, dit Aristote, on ne peut rendre aux maîtres l'équivalent de leurs services.”
Les enfants doivent aussi un respect particulier aux viei/{a; ds, se rappelant la terrible punition des enfants qui avaient insuité Elisée.—4 Le prophète marchait dans le chemin de Béthei, lorsque de petits enfants sortis de la ville vinrent se moquer de lui, en disant : Morte, chauve, monte, chauve. Elisée, ayant jeté les yeux sur eux, les maudit au nom du Seigneur, Et voilà que deux ours, étant sortis du bois, déchirèrent 42 de ces enfants.” IV Reg. 1, 23.
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Maîtres et " patrons
Supérieurs' légitimes
Vieillards
Devoirs des parents
Amour des parents
Education chrétienne
421. Q.—CQuels sont les devoirs des pères et des mères envers leurs enfants ?
Les pas et mères sont obligés, par devoir d'état, à cinq choses à l’égard de leurs enfants.
de pourvoir aux besoins de leurs enfants ; c’est l’entre. tien des enfants.
Par entretien, on entend tout ce qui est nécessaire à la vie, comme la nourriture, les vêtements, l'habitation, les exigences de la santé, et l'établissement convenable des enfants selon leur condition.
Généralement parlant, une mère est tenue de nourrir elle-même son enfant ; cependant une raison légitime peut l’exempter de ce devoir, pourvu qu'elle trouve pour la remplacer une nourrice de bonne santé et de bonnes mœurs.
Ces soins à donner aux enfants sont une conséquence naturelle de l’amour que doivent les parents à ceux à qui ils ont donné le jour. — Cet amour doit être surnalurel, parce que c’est Dieu qui leur a confié ces faibles créatures, afin de pourvoir à leurs premiers besoins; sans faiblesse,c’est-à-dire exempt de molles complaisances pour leurs défauts ; sans préférence, car les prédilections sont souvent injustes et toujours dangereuses ; sans égoïisme, c'est-à-dire que les parents doivent se rappeler que leurs enfants appartiennent à Dieu encore plus qu’à eux; de sorte que si Dieu les appelle à lui par la mort ou par une vocation religieuse, ils doivent lui en faire le sacrifice avec soumission et générosité.
de les élever chrétiennement ; c’est l'éducation reli. :
gieuse, aujourd’hui trop négligée.
Pèchent plus ou moins gravement les parents qui ne cherchent pas à donner par eux-mêmes ou par d’autres qui en soient capables une éducation chrétienne à leurs enfants. — L'éducation première des enfants a uue importance extrême : un enfant de 7 ans a quelquefois des habitudes qui ne le quitteront plus ; on peut dire que généralement le caractère est définitivement formé à 10 ans. C'est donc un devoir d’une importance majeure pour les mères d'initier leurs enfants dès leurs plus jeunes années à la connaissance et à l'amour de Dieu, à la prière et aux vertus chrétiennes, Rien ne peut véritablement remplacer l'éducation maternelle,
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Nous avons dit ailleurs la défense qu'il y a d'envoyer les enfants aux écoles mauvaises ou soi-disant neutres. — Par conséquent lorsque le moment est venu de contier à d’autres leurs enfants, les parents doivent apporter le plus grand soin à leur choisir des maitres, non seulement savants, mais imbus de véritables principes religieux. Manquer à ce devoir, par n'importe quelle considération humaine, c'est ordinairement se préparer d’amers regrets, et c’est toujours assumer une grande responsabilité devant Dieu.
de les corriger de leurs défauts ; c’est la correction.
‘“ N'épargnez pas, dit le Sage, la correction à l'enfant ; vous le frapperez de la verge et vous délivrerez son âme de l'enfer.‘ La réprimande et la punition donnent la sagesse ; mais l’enfant abandonné à sa volonté devient la confusion de sa mère.”—" Celui qui aime son enfant ne lui épargne pas le châtiment.” Eccl, xxx, 5.
Cependant la correction doit être prudente pour le temps et la manière, sans excès et sans faiblesse, 11 est surtout essentiel de
s'y prendre de bonne heure ; car lorsqu'un arbre a grandi, on ne peut plus le redresser.
de les éloigner de tout danger corporel ou spirituel ; c'est le devoir de La vigilance.
Pèchent gravement les parents qui mettent en danger la vie d’un enfant avant sa naissance : la mère en portant de lourils fardeaux ou en se livrant à des travaux trop pénibles, à des danses vives, à des accès de colère, à des chagrins trop sombres, etc. ; le mari en maltraitant son épouse ou en exigeant d’elle tout ce qui peut la mettre en danger.—Pèchent encore gravement les parents qui ne baptisent pas, même dans le doute s’il vit, un enfant qui vient au monde avant terme, quand même ce serait peu de temps après la conception ; ainsi que ceux qui diffèrent longtemps de faire baptiser leurs enfants.
Les parents d\vent surveiller avec grand soin les habitudes de leurs enfants, et les préserver des dangers de mauvaises compagnies"
et de leur donner le bon exemple.
‘“ Les leçons profitent peu, dit Fénelon, si les exemples viennent les démentir.”’—# Les actions des parents, dit saint Chrysostôme, sont les livres dans lesquels les enfants apprennent à les imiter.”
Ecoles
Correction
Vigilance
Bon exemple
Conseils d'un bon père
Devoirs des supérieurs
Charité
‘“ Les enfants, dit saint Cyprien, feront plus d'attention à ce que vous faites qu'à ce que vous dites.” Le pieux évêque Sailer disait: “ Le bon exemple des parents est le meilleur catéchisme des enfants et le plus beau miroir dans la maison.”
Par conséquent, les parents doivent mettre d'accord leurs conseils et leur conduite, veiller particulièrement à l'observance exacte des pratiques religieuses, comme sont les prières quotidiennes, la sanctification du dimanche, l’obéissance aux lois de l’abstinence, l’accomplissement des devoirs religieux, etc,
‘“ Mon fils, disait le roi saint Louis au jeune prince Philippe, la première chose que je te recommande c’est d'aimer Dieu de tout ton cœur et de désirer souffrir toutes sortes de tourments plutôt que de l’offenser mortellement. Va souvent à confesse, et choisis un confesseur habile, qui ose te reprendre de tes fautes et te montrer tes défauts. Assiste dévolement au service divin; aime tout bien, haïs tout mal, Sois compatissant envers les pauvres; protège et honore tous les gens d’Eglise. Jete supplie, mon cher enfant, de te souvenir de ma pauvre âme et de me procurer dans tout le royaume le secours des messes, des prières et des aumônes. Je te donne toutes les bénédictions qu’un bon père peut donner à son cher fils.”
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422. Q.—Quels sont les devoirs des supérieurs à l'égard de leurs inférieurs ?
Les supérieurs doivent en général à leurs inférieurs la charité, la surveillance et la justice.
traiter leurs inférieurs avec charité et bonté.
L'autorité des supérieurs doit être adoucie par la plus grande bienveillance, et l'affection qu'ils doivent avoir pour leurs subordonnés doit toujours être surnaturalisée par des pensées chrétiennes,
Les domestiques, en particulier, méritent des égards qui géné ralement ne leur sont pas donnés : ‘“ Si vous avez, dit le Sage, un serviteur fidèle, chérissez-le comme votre âme, et traitez-le comme votre frère.” Eccl. xxx, 31.—4* Vous, maîtres, disait saint Paul témoignez de l'affection à vos serviteurs; ne les traitez pas avec menace, sachant que vous avez les uns et les autres dans le ciel
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la plus grande eurs subordons chrétiennes.
bards qui gén dit le Sage, un aitez-le comme sait saint Paul raitez pas avec res dans le ciel
un Maître commun, qui n'aura point égard à la condition des personnes.” Eph, vi, 9.
veiller sur leur conduite, Surveiller est un devoir pour tous les supérieurs vis-à-vis de leurs subordonnés.
Très rigoureux pou: les parents à l'égard de leurs enfants, et pour les maitres à l'égard de leurs élèves, ce devoir pèse aussi sur les patrons vis-à-vis de leurs ouvriers et sur les maitres vis-à-vis de leurs domestiques, Ils doivent veiller sur leurs amusements, leurs compagnies, leurs lectures, leurs conversations, la manière dont ils observent leurs devoirs religieux... O7 en comprend facilement la raison.
et leur faciliter les moyens d'accomplir leurs devoirs de religion, en leur donnant le temps nécessaire.
Les personnes, qui ont coutume de s'engager comme domestiques, doivent autant que possible éviter de se mettre au service de maitres irréligieux ; surtout si elles se trouvent par là dans l’impossibilité de remplir leurs devoirs de religion, d'observer les commandements et plus ou moins en danger pour la foi ou les mœurs
Saint François de Sales passe pour avoir été un des hommes les plus doux qui aient jamais paru sur la terre. Il était, cependant, d'un naturel très irritable, mais à force d'attention il était parvenu à maitriser si bien son caractère qu’on l'aurait cru insensible à lutes les injures. C’est par cette douceur qu’il gagna à la foi plus de 60,000 hérétiques.
Jamais aussi maitre ne traila ses domestiques avec plus de bonté, et personne ne fut jamais mieux obéi; sa vie est pleine de traits charmants ; ses écrits sont ce qu’il y a de plus délicieux.
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