‹ Notes d'un catéchiste ou Court commentaire littéral sur le catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, et Ottawa [microforme]Chapitre 297 sur 356 · PQ MED AMI NE PE · texte numérisé non relu

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et les spectacles deshonnêtes, bals et théâtres.

De leur nature, les spectacles ne sont pas mauvais ; ils peuvent même contribuer à élever l’âme, s'ils ont un but moral : c’est pourquoi on les admet dans les maisons d'éducation. — Mais, de notre temps, les théâtres publics sont tout autre chose : ce sont, le plus souvent, des écoles d’immoralité ‘où le vice est glorifié, où l’imagination s’enflamme, où le cœur se dégoûte des choses réelles et sérieuses et où s’allument les passions.

Saint Augustin, avant sa conversion, aimait beaucoup le théâtre, parce qu’il y retrouvait l’image de ses vices.

Plusieurs conciles ont censuré ces sortes de divertissements, ‘“ comme contraires aux mœurs et à la piété, et pour l’ordinaire constituant une occasion de péché.”

Quant aux bals, on peut dire d’une manière générale, avec saint François de Sales : ‘ Que es meilleurs ne vaient rien !’’ En eff:t, ils sont toujours une occasion dangereuss de dissipation, très souvent de luxe et de jalousie, pius souvent encore de légèreté et ; finalement la ruine de la piété et de la vertu. Les bals dits de bienfaisance offrent les mêmes dangers. Et puis, la belle manière d'exercer la charité envers le prochain, aux dépens de l’amour de Dieu ! On pourrait bien organiser un bal, avec force danses, pour soulager les âmes du Purgaloire ! — Que les familles chrétieunes ne laissent pas s’introduire chez elles la déplorable habitude des | bals : Dieu en est toujours banni, et il y est presque toujours offensé.

les danses vives, entre personnes de sexe différent.

En soi, la danse ne serait pas plus mauvaise que tout autre exercice corporel ; mais en raison de bien des circonstances, par. la musique qu’on y entend, par les choses qu’on y voit, par la fréquentation des personnes qu'on y rencontre, par les mises qu'on y porte, par les libertés qu’on y prend, elle est presque toujours ux danger, souvent un péché.—- Ce n’est pas douteux pour les danses vives.—Tout au plus, peut-on excepter certaines réunions de famille, où les danses ont lieu sous les yeux de parents chrétiens.

Pour des chétiens, la loi à suivre n’est pas celle d’un monde dépravé, mais celle de Dieu et les conseils de l'Eglise.

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les livres et journaux immoraux ou impies.

De ce nombre sont les livres impies, qui attaquent la foi et la pure morale ; les livres Zicencieux. où le vice est présenté dans toute sa réalité ; les romans, plus ou moins dangereux, où Ja passion est misë en scène d’une manière séduisante ; les feuilles quotidiennes ou périodiques, qui ont tous les inconvénients du roman avec ce péril de plus, qu’elles surexcitent davantage la curiosité ; les livres fuliles qui, sans être absolument mauvais, faussent le jugement, affolent l'imagination, font perdre le goût de la piété et des choses sérieuses et conduisent peu à peu à la perte de la vertu : c’est un poison pris à doses plus ou moins grandes. Une mauvaise lecture est un péché mortel, toutes les fois qu’elle est faite dans un livre que l’on sait condamné par l’Index ou les pasteurs de l'Eglise, ou sui cause des perturbations intérieures désordonnées.

Les conséquences de l’impureté ont et. énoncées, q. 61.

La pureté est un trésor que nous portons dans un vase fragile ; nous ne saurions nous entourer de trop de précautions. — Les meilleurs préservatifs sont la vigilance, la prière, le goût du travail, la pratique habituelle de la mortification, la fuite des occasions, les sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, la dévotion à l’Ange gardien, à saint Joseph et à la sainte Vierge.

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