CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME SEPTIÈME, HUITIÈME, NEUVIÈME
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Qui ne sait que ie sentiment de l’honnêteté et de la justice s’efface de plus en plus dans notre société, avide de jouissances et de plaisirs, et par suite de richesses qui permettent de les obtenir?
Pour avoir de l'argent tous les moyens sont bons au joueur, au dissipateur, au voluptueux, au vaniteux, à l’ivrogne, à l’avare, à l’usurier, etc.—Priez Dieu de vous aider à inspirer à vos enfants, le respect des biens d'autrui, l’amour de la probité, une grande délicatesse, et même le détachement des biens périssables de ce monde.
Bien chers enfants,
Le vol est un péché assez commun parmi les enfants ; il est souvent accompagné du mensonge et de l'hypocrisie. — De plus, il arrive ordinairement que ces vices re font que se développer avec l’âge, si on ne les combat quand on est jeune : les enfants petits voleurs et petits menteurs sont plus tard des hommes grands voleurs et grands menteurs. Or, dit l’Esprit-Saint : ‘ Ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les impudiques, nà les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les médisanis, ne possèderont ie royaume de Dieu.” I Cor. vi, 9.
Expliquons donc ce chapitre avec le plus grand soin.
Le septième commandement de Dieu est, d’après le texte biblique : “ Tu ne feras pas de vol.”
Ce commandement défend donc le vol sous toutes ses formes, et prescrit par conséquent {a reslitulion du bien qui n'appartient pas légitimement.—Telle est la double obligation que l'on a exprimé en français de la manière suivante :
Le bien d'autrui tu ne prendras, Ni retiendras sciemment.
Sciemnent signifie sachant Lien que ce bien ne t’appartient pas
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