‹ Notes d'un catéchiste ou Court commentaire littéral sur le catéchisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, et Ottawa [microforme]Chapitre 46 sur 356 · A DA · texte numérisé non relu

A DA

Pratique —— D —

. 43.Q.-Quel commandement particulier Dieu donna-t-il | à Adam et à Eve, pour éprouver leur obéissance ? ;

Le mot commandement signifie une loi imposée avec autorité par Commandequelqu'un qui en a le droit, Or, nul doute que Dieu n’aiteu le droit ment

de command r tout ce qu'il a pu vouloir ê l’homme, créé et comblé de ses bienfaits.

Epreuve

Obéissance

Défense formelle

Adam, avec sa science admirab e, connaissait et pratiquait par. faitement le grand commandement naturellement gravé dans so cœur : ‘“ Vous aimerez le Seignêur votre Dieu.…”’

Toutefois, il plût au Seigneur de lui imposer un commandement positif, particulier, ou à part des obl:gations qui lui incombaien de droit naturel,

Pour éprouver l’obéissance d'Adam et d’'Eve.. Le moi éprouver, soumettre à une épreuve, veut dtre faire un essai pour constater lelle qualité ou tel défaut,

La qualité ou vertu que Dieu voulut constater, ou plutôt fair briller en nos premiers parents, fut leur obéissance.

Le mot obéissance vient d’un mot latin, qui signifie écouter quelqu'un avec docilité et accomplir exactement ce qu’il prescrit,

L'obéissance, qui fait renoncer à la volonté propre pour accom: plir la volonté divine, est la pierre de touche de la liberté, Dieu,

voulant donc éprouve: la libe: {é d'Adam et d’Eve, leur imposa un commandement très facile à observer, mais à l'observation duqul

il attachait le plus grand prix, comme marque de soumission.

Dieu leur défendit de manger... Le mot défendre signi. fie un orure formel de ne pas faire telle chose, sous peine d’encourir une punition plus ou moins grave.

Or, Dieu fit à nos premiers parents une défense absolue, sous les peines les plus graves : la double mort corporelle et spirituelle, pour eux et leurs descendants,

“ Le Seigneur Dieu, dit l’Ecriture, avait piaulé dès le commen: cement un jardin délicieux, dans lequel il mit l’homme qu'il avail formé.—EÆEt le S-igneur Dieu y produisit :outes sortes d'arbres, beaux à voir et dont les fruits étaient d’un gcût agréable ; au mi-

lieu du Paradis, il y avait encore l'arbre de vie et l'arbre de WA

science du bien et du mal.” Gen. Il. 8, 9.

« Dieu fit donc à l’homme ce commandement : Mange de tout fruit du Paradis; mais ne mange pas de celui de l'arbre de la science du bien el du mal. (Car le jour où tu en mangeras, {u

mourras de mort.” Gen*Il. 16, 17.

Voilà, de la part de Dieu, une terribl: d'fensef

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Voilà, cl l'égard de un nouvea Paradis cél de vie, qui d'immortal

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un certain fruit. Nous venons de dire de quel arbre ps

était ce fruit : l'arbre de la science du bien et du mal. «

e mort Les fruits de l'arbre de vie élcient destinés à entretenir la vie

corporelle de nos premiers pareuts et à leur donner l'immortalilé. A l'arbre de la science du bien el du mal était attaché le bonheur comme le malheur de l'humanité : la science ou connaissance sur la terre et au ciel du vrai Bien qui est Dieu ; el aussi la science ou expérience dn souverain Mai, le péché avec ses conséquences.

qui croissait dans le Paradis terrestre. Le mot Para- Paradis dis signifie jardia, verger ou parc magnifique. torrestre On dit Paradis {erresire, c'est-à-dire placé sur la terre, par opposiion au Paradis célesle ou Ciel, qui est le séjour éternel des élus. Le Paradis lerrestre élait comme le vestibuls du Paradis céleste, dans lequel après un certain temps d'épreuve nos premiers parents auraient été enlevés en corps et en ârme, sans passer par la mort ! Ou appelie quelquefois le Paradis terrest:e Eden : mot qui signilie li-u de délices, parce que de fait ils se trouvaient dans un lieu où rien ne manquait de ce qui pouvait contribuer à leur bonheur, Dieu lui-même se plaisait à converser avec eux !

A. Sens du mot commandement? obéissance ? défense ? B...... Racontez la défense de Dieu à Adam et à Eve ? Cu. Sens du mot Paradis * terrestre ? céleste ?

Voilà, chers enfants, quelle fut la bonté extrême de Dieu à Réflexion l'égard de nos premiers parents, — L'Eglise catholique est comme un nouveau Paradis Llerreslre, puisqu'ell: est comine la porte du Paradis céleste ; le sacremert de l'Eucharistie est aussi un arbre de vie, qui entretient dans notre âme la vie divine et est un gage d'immortalité et de résurrection.

Rémercions Dieu de tous les bienfaits qu’il nous accorde !

Questions

Pratique O6 44. Q.— Comment furent punis Adam et Eve, à vause de leur désobéissance ?

Le mot désobéissance désigne un défaut d'obéissance. Désobéissance

A cause de leur désobéissance... ls désobéirent donc!

Alam et Eve étaient depuis peu dans le Paradis terrestre, Lrsque quelqu'un fut jalauæ de leur bonheur et de leur destinée !

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Le démon, devenu esprit méchant et malfaisant, chercha le moyen de leur nuire : il ne pouvait les tenter intéricurement, car nos premiers parents étaient affranchis de touts concupiscenie; il résolut donc de se 'evêtir d’une forme sensible et exlérieure.

Le serpent, qui n'avait pas encore été maudit de Dieu, “était le plus 1 de tous les animaux que le Seigneur Dieu avait for. més sur la terre. ” Gen. ui, 1.

Le démon choisit un de ces reptiles, vraisemblablement le plus beau, et se servit des organes de cet animal innocent pour arti. culer des sons semblables au langage humain. Il n’y a en cela rien d'étonnant pour quiconque connait l'empire du démon sur les corps possédés !

“ Le serpent dit donc à la femme : Pourquoi Dieu vous a-uil commandé de ne pas manger du fruit de tous les arbres du vara.

Le serpent

ék :

la feñnme

qui sont dans le paradis; mais pour le fruit de l'arbre qui est au

et de n’y point toucher, de peur que peut-être nous mourrions, — Mais le serpent dit à la femme : Point du tout, vous ne mourrez pas ; car Dieu sait que le jour où vous en aurez mangé, vos yeux seront ouverts et vous serez comme des dieux, connaissant Je bien et le mal, ”

[1] “La femme donc vit que ce fruit serait bon à manger, puis. È il qu'il était beau et délectable à considérer ; et elle prit du fruit de È | | cet arbre et en mangea ; et ensuite elle en donna à son mari, qui | en mangea aussi.” Gen. ri, 16.

Voilà cette désobéissance, qui ne renfermait pas seulement un péché de gourmandise, mais plusieurs autres malices énormes :

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