‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 205 sur 348 · Q.—Est-il bon de recevoir souvent la sainte communion · texte numérisé non relu

Q.—Est-il bon de recevoir souvent la sainte communion

Oui, il est bon... Ii s’agit ici de la communion fréquente.

On appelle communion fréquente, non celle de tous les huit jours, mais celle de plusieurs fois par semaine.—Le concile de Trente désirerait que les fiièles communiassent non seulement spiriluellement, mais même sacramentellement à chaque messe qu'ils entendent, c’est-à-dire au moins ies dimanches et fêles.— Le catschisme romain ajoute : “Les eur's seront prêts à exhorter fréquemment les fidèles afin que, de même qu'ils song-nt à donn1 chaque jour à leur corps l'alimentation nécessaire, ainsi ils ne négligent pas non plus le soin d’alimenter et de nourrir chaque jour leur âme par ce sacrement.”

ions, ni le ination à de chaque and on est

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Le l'Eglise?

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s les huit oncile de seulemrnt jue messe fêtes.— Le & exhorter Lt à donn:1 nsi ils ne ir chaque

et assez fréquemment nécessaire de recevoir la sainte Nécessité communion : nécessité morale.

La communion doit être plus ou moins fréquente, selon le besoin qu’on en peut avoir, les disposilions au’on y &yporte et le profil qu'on en retire.

Voici quelques regles générales, tracées par saînt François de Sales, ce maitre si pieux et si sage de la vraie vie dévole : 1° Deux sortes de g-ns doivent souvent communier : les parfarls, Règles parce qu'étant bien disposés ils auraient tors de ne point s’appro- !#'"T%"S cher de la ssurce de toute perfection ; et les imparfails, afin de pouvoir justement prétendre à la perfection.

2° La plus grande distance des communions, même pour les 19 personnes qui vivent dans le monde, es celle de mois à mois pour MORE celles qui veulent servir Dieu dévotement.—Pour communier {ous les mois, il faut détester sincèrement le péché mortel et être fermement résolu à l’éviter.

3° Pour communier {ous les huil jours, il est requis de n’avoir 20 aucune affection ni au péche mortel, ni au péché véniel et avoir ur De A grand désir de communier.—Cependant, quiconque évite le péché gravo peut communier tous les huit jours ; et même plusieurs fois ar semaine, celui qui, sans ce secours, Lomberait facilement dans le péché mortel, 4° Pour communier tous les jours, (il est bon cependant d’ex- 3 cepter un jour dan: la semaine), il faut avoir surmonté ja plupart Quotidienne des mauvaises inclinations, avoir un grand désir de communie:, faire régulièrement des exercices de pété, s’efforcer de tendre à la perfection et ne tomber plus dars des pechés véni-ls délib'rés, Saint Liguori, après le concile de Milan, appelle des semeurs de scandale ceux qui parlent contre ia communion fréquente. Les confesseurs sont les meilleurs et vrais juges du degré de trequence pour la communion de leurs pénitents.

qui augmente en nous la grâce ; la grâce sanctifiante et la grâce sacramentelle ; question 265,

et nous fortifie contre le mal : question 265.

Il y a des confe*seurs qui réussissent à corriger certains pécheurs Cas

d'hahitudes invétérées, qui ont résisté à tout autre remi en es °*"°PHOn

nel

faisant communier tous les jours, pendant quelque temps. On ne peut les blâmer, quand l’expérience est en leur faveur.—Toutefois, saint Liguori ne veut pas qu'on permette de communier plus que tous les huit jours aux personnes qui, n'ayant pas à craindre la rechute dans des fautes graves, tombent facilement dans des | péchés véniels délibérés,.

Question 4, Fréquente? Mensuelle ? Hebdomadaire ? Quotidienne ?

Communion Il y à, chers enfants, une certaine communion appelée cenmu- |

spirituelle on spiriluclle que tout l: monde peut faire souvent, t.ès souvent |

même, la nuit comme le jour, à jeun ou sans être à jeun, pourvu

que l'on soit en état de gräc+ ou après avoir fait un acte de contri- É

tion parfaite. Les enfants, même ceux qui n’ont pas encore fuit

la première communion, en sont capables, <

Méthode Communion spiriluelle signilie communion de i’espril, c'esr-à-dire k un désir ardent de s'unir à Jésus-Christ, quand on ne peut com-

munier réellement ; on peut produire les mèmes actes, que l’on à 1

coutume de faire avant là commun,on sacramentelle : ac.es de foi, À

de contrition, d’'humilité, de désir et d'amour; ensuite on rend

grâces à Notre-Seignenr comme si on l’avait réellement reçu. ;

Cette communion est extrémement utile aux âmws. Jésus-Christ |

montra un jour à une Sainte deux vases, l’un en or, l’autre en À argent, qui servaient le premier à conserver les communions sacra-

nentelles et le second les communions spir'iuelles,

Késolution Prenons l'habitude de faire souvent la communion spirituell:;

elle sera un excellent moyen de nous préparer à la communion le D sacramentelle, D tout —0— part . . + . r U 278. Q.-—Que faut-il faire après la communion ? sit Action Après la communion, l'aclion de gräces. Rs de + R nd L'action .:e grâces est l'expression du sentiment de reconnai:- pro! sance, qui nous porte à remercier Dieu des grâces qu'il nous fail D vou Rien de plus facile ; le cœur qui est bon sent le besoin de remercier. | retol

Rien de plus ulile ; l’action d:: grâces excile la générosité du bien- Æ faiteur. Rien de plus juste ; Dieu ne «loit rien à personne, et nous c& es

Jui devons tout.

ps. On ne —Toutefois, er plus que craindre la t dans des

tidienne ?

lée cemnmut. ès souvent eun, pourvu te de contri- , encore fuit

l,c'esi-à-dire e peut com- , que lon à ac.es de foi, uite on rend nt reçu.

Jésus-Christ br, l’autre en inions sacra-

spirituelle ; communio!

ion ?

reconnaäi:il nous fail e remercier.

ité du bien-

nine, et nous

il faut passer quelque temps : pour le moins un quart d'heure et davantage si l’on peut,

Un quart d'heure est à peu près la durée de temps que les espèces sacramr-ntelles prennent avant d’être altérées dans l’estomac; c'est donc pendant un quart d'heure environ que Jésus-Christ est corporellement présent en nous; il y aurait, par conséquent, inconvenance à s'occuper d’autr: chose que de Lui, pendant le temps de c tte précieuse visile.

à adorer et à remercier Notre-Seignheur : l’adoration et les remerciements sont les actes principaux.

Cependant, on peut ajouter d'autres actes ou prières, chacun selon sa dévotion et l'attrait de son âme, Le mot ardor, qui signifie ardeur où ferveur, indique par les cinq lettres qui le composent les cnq actes qu'il convient de faire durant l’action de grâces :

A, adoration : *‘ Mon Seigneur et mon Dieu, je vous adore present dans mon cœur, où vous reposez maintenant, j'unis mes hommages aux adorations profonles que vous rendent tous les Anges du ciel et tous les Saints de la terre...”

R, remerciement : ‘“ Je vous remercie, à bon Jésus, de la tendresse que vous me témoignez en vous donnant à moi, et des bi-nfaits inestimables que vous accordez à mon âme. Toute ma vie, et dans l’éternité, je ne cesserai de vous louer, de vous béanir et de vous aimer...”

D, demande : “ Mon bon Sauveur, je vous demande humblement toutes les grâces spirituelles et corporelles dont j'ai besoin, et en particulier celle de...”

0, offrande: ‘“ Mon bien-aimé Jésus, jé m'offre et je me donne entièrement à vous, qui daignez vous donn’r tout à moi. que je ne vive que par vous, en vous, pour vous...”

Faites

R, résolulions : ‘“ O divin Jésus, je fais en ce moment le ferme propos d'éviter tout ce qui vous déplait et d'accomplir tout ce que vous demandez de moi, Avec le secours de votre grâce, js ne retomberai jamais plus dans tel péché...”

et à lui demander les grâces dont nous avons besoin. C'est le temps le plus conveuable pour demander.

Durée

\ctes

produire

1° Adoration

Remerciemer:

Demanite

Offrinde

; Résolutions

Temps favorable

Question

Bonne leçon

Sainte Thérèse dit que le temps, pendant lequel Notre-Seigneur réside corporellement en nous, est le moment le plus favorable pour demander et obtenir toutes les grâces.—Selon saint François de Sales, ‘ plusieurs s’approchent de Notre-Seigneur : les uns pour l'ouïr, comme Madeleine; les autres pour l’adorer, comme les Mages; d'autres pour le servir, comme Marthe; d’autres pour vaiucre leur incrédulité, comme Thomas, d’autres pour le parfumer, comme Joseph #t Nicodème, Mais sa divine Sulamite le cherche pour le trouver; et l'ayant trouvé, ne veut autre chose que le tenir ; et le tenant, ne jamais le quitter. ‘ Je Le Liens, dit-elle, el je ne l’abandonnerai point.” Cant. in, 4.

A... Action de grâces ? Quart d'heure? Actes? Demande?

Il ue faut pas imiter, chers enfants, ceux qui ne font qu’une action de grâces très courte et sortent de l'église presque aussitôt après avoir communié, attenant à p’ine que la messe soit finie! Un jour, saint Philippe de Néri, s’apercevant qu’une personne se préparait à sortir peu de temps après avoir communié, fit allumer deux flambeaux et ordonna à deux enfants d'escorter cette personne jusqu’2n dehors de l’église, Et comme celte dame s'etonnait, saint Philippe lui dit avec un sérieux charmant: ‘ Quand le prêtre porte le Saint Sacrement dans un ciboire, il est accompagné de deux servanis munis de flambeaux ailumés; et le même honneur doit être rendu, me semble-t-il, à quiconque porte la sainte Eucharistie daus son cœur.”’—La lecon fut bonne, la dame cette fois fit une longue action de grâces.

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