‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 274 sur 348 · Le blasphème d'ignorance, lorsque quelqu'un blasphème · texte numérisé non relu

Le blasphème d'ignorance, lorsque quelqu'un blasphème

Blasphème

Dieu et les Saints

Nom de Dieu

Fspèces

Gravité du blasphème

Enormité

Punition divine

Lois humaines

sans comprendre la portée des paroles qu’il prononce et sans intention de mépriser Dieu ; ce blasphème peut être excusable,

2. Le blasphème de colère, lorsque quelqu'un profère des paroles blasphématoires, mais au sens desquels il ne songe point, dans un moment d’emportement ; cet acte ne constitue pas précisément le blasphème et peut n'être que péché véniel.

3. Le blasphème d’habilude, provenant d’une mauvaise habitude qu'on ne s'applique pas à réformer, est, d'après saint Thomas, péché mortel.

4. Le blasphème d’impiélé, prononcé avec la haine de Dieu dans le cœur, est un péché énorme ; nous allons en dire la gravité et la malice dans la question suivante.

401, Q.— Le blasphème est-il un péché grave ? Le blasphème est un péché très grave, de sa nature,

Le blasphémateur, proprement dit, fait sur la terre ce que les démons font en enfer. Le blasphémateur est même pire que les démons; car, si ces esprits rebelles maudissent Dieu, c’est parce qu'ils sont sous le coup de sa justice, tandis que le blasphémateur injurie Celui qui le comble de bienfaits et lui conserve la vie.

A certains points de vue, le blasphème est le plus horrible des péchés : il outrage Dieu lui-même, directement et personnellement ; c'est en quelque sorte un crime de lèse-majesté divine.—Tandis que d’autres péchés procurent äu pécheur certaines jouissances, le blasphème n’en procure d’autre que celle de satisfaire sa malice. En un mot, le blasphème est un langage infernal et diabolique !

que Dieu souvent punit même en ce monde.

Un blasphémateur fut, un jour, conduit à Moïse pour être jugé et puni; d’après l’oracle du Seigneur, ce malheureux fut emmené hors du camp et assommé à coups de pierres. La loi fut alors portée que tout blasphémateur subirait le même supplice.—Le code de Justinien punissait de mort le blasphémateur ; il en fut de même longtemps en France, après Louis le Débonnaire, Pour certains blasphèmes le coupable était marqué au front d'un fer rouge ; en cas de récidive, il avait les lèvres et la langue percées aussi d’un fer rouge.—Ce fut, d’après le conseil du pape Clément IV, que les

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rois de France mitigèrent ces pénalités et substituèrent les amendes aux mutilations; cependant, Louis XIV, en 1681, édictait une ordonnance en vertu de laquelle “ Ceux qui auraient blasphémé le saint Nom de Dieu, de sa très sainte Mère et des Saints, seraient condamnés à des amendes de plus en plus fortes. ; à la sixième fois, ils auraient la lèvre supérieure coupée, et à la septième ce serait la langue.”—Si aujourd’hui ces pénalités ont disparu de nos législations souvent trop peu chrétiennes, la Loi de Dieu ne change pas et son saint Nom est toujours celui du Dieu trois fois

saint, qui saura bien venger en ce monde ou en l’autre l’honneur de son saint Nom !

C’est pour obtenir la conversion des blasphémateurs et faire acte de réparation pour toutes les paroles impies, que Sa Sainteté Léon XIII convie tous les fidèles à réciter les acclamations suivantes, enrichies de précieuses indulgences.

Dieu soit béni !

Béni soit son saint Nom !

Béni soit Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme ! Béni soit le nom de Jésus!

Béni soil le Sacré Cœur !

Béni soit Jésus dans le très Saint Sacrement de l’autel ! Bénie soit l’auguste mère de Dieu, la très Sainte Vierge Marie ! Bénie soit sa sainte et immaculée Conception !

Béni soit le Nom de Marie, vierge et mère !

Beni soit Dieu dans ses Anges et dans ses Saints !

(2 février 1897.) —XS—

Conclusion

Acclamation de réparation

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