‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 279 sur 348 · Q.— Comment devons-nous honorer Dieu, le dimanche · texte numérisé non relu

Q.— Comment devons-nous honorer Dieu, le dimanche

Nous devons honorer Dieu le dimanche, en employant ce jour à des œuvres de religion.

Parmi ces œuvres, les unes sont prescriles rigoureusement, comme l'audition de la messe et l’abstention des œuvres serviles ; les autres sont de conseil, comme les vêpres, le salut, etc.

en assistant à la messe. L'obligation d'assister à la messe, le dimanche, est de droit ecclésiastique.

Cette obligalion est l’objet direct du deuxième commandement de l'Eglise ; nous l’établirons donc plus loin, q. 461.

et en nous abstenant des œuvres serviles, qui ne sont pas nécessaires ; questions 408 et 409.

Parlons donc ici des œuvres de conseil, qui sont non pas commandées mais recommandées par l'Eglise, comme des moyens de bien sanctifier le dimanche. |

L'audition de la messe est la seule chose prescrite rigoureuse. ment ; en soi, tout le reste n’oblige ni sous peine de faute grave, ni même sous peine de faute légère : ainsi, celui qui ne peut assister à la messe n’est pas tenu à réciter chez lui des prières, bien que ce soit très utile.—Mais par accideni, l'assistance aux catéchismes ou aux sermons peut être d'obligation pour celui qui, ignorant les vérités de la foi, n'a pas d'autre moyen de les apprendre ; de même, pour celui qui, s’il n’entend la parole divine, ne pourra sortir du péché. De plus, ce serait s’écarter de l'esprit de l'Eglise et ne pas remplir la fin du précepte, qui est la sanctification du dimanche, que de se borner à entendre seulement la messe, Par conséquent, les fidèles ne peuvent rien faire de plus convenable que d'assister aux offices religieux : les vépres, où l’on chante les louanges de Dieu ; le salul. où l’on reçoit la bénédiction de Notre-Seigreur ; les offices et instruclions du soir, où l’on prie et où l’on s’instruit de ses devoirs. —En outre, les lectures pieuses, la visite au Saint Sacrement, celle des malades ou des personnes afiligées, toutes les œuvres de miséricorde spirituelle et corporelle, réciter le chapelet en famille, etc., seront autant de moyens excellents de sanctifier le dimanche.

Sanctification

u dimanche

Messe

Œuvres de conseil

Par accident vligatoires

Jour de perdition

Messe paroissiale

Abus

Œuvres

Malheureusement, il n’arrive que trop souvent que le aimanche, au lieu d’être un jour de sainteté est pou” beaucoup un jour de désordre et de perdilion, un jour de divertissements mondains, de plaisir, de promenades, de voyages, de spectacles, de festins, de jeu, de danse, de fréquentations, d’intempérance, etc., en un mot un jour du démon !

N'est-il pas honteux et scandaleux de voir les Juifs observer mieux le sabbat que les catholiques n'observent le dimanche !

PPT, VERRE

407. Q.—Quel péché commet celui qui n’assiste pas à la messe le dimanche, quand il le peut ?

Celui qui n’assiste pas à la messe c’est-à-dire ni à la grand’'messe, ni à une messe vasse.

On apprile grand’messe ou messe paroissiale celle qui, le dimanche, se célèbre avec solennité et durant laquelle on lit les annonces et on fait le prône; le fruit de cette messe est spécialement appliqué aux paroissiens.

11 n’y a pas de précepte positif, obligeant les fidèles à assister à la grand’messe de paroisse; cependant, le désir de l’Eglise est que les paroissiens y assistent le plus souvent possible, parce que c’est là que le pasteur a coutume de parler et de donner des avis salutaires à ses ouailles; c’est là que la paroisse, semblable à une grande famille, se réunit pour prier Dieu notre Père céleste ; c’est là que le culte catholique déploie toute sa majesté, afin de glorifier Dieu et d’édifier les peuples. Ce n’est donc qu'avec peine que l'Eglise voit tant de chrétiens, surtout dans les villes, s'habituer à n’entendre qu'une basse messe et à passer le reste de la journée dans un oubli presque complet de Dieu.

le dimanche, ou les jours de fête d'obligation ; q. 461. quandil le peut, c.-à-d. qu’il n’a pas d’excuse suffisante. commet un péché mortel; question 463.

RER 408, Q.—Qu’entendez-vous par œuvres serviles ?

On entend par œuvres serviles. Servile désigne ce qui est fait par un serviteur, autrefois un esclave.

jimanche, On distingue ordinairement trois sortes d'œuvres : in jour de 1. Les œuvres libérales ou libres, parce que avant le christia- Libérales ndains, de nisme elles étaient le partage à peu près exclusif des gens libres : festins, de ce sont celles où l’esprit a plus de part que le corps et qui tendent en un mot directement à la culture ou à la satisfaction de l'intelligence, comme la lecture, l'écriture, l'enseignement, la musique, le dessin, etc. s observer Ces œuvres sont permises le dimanche. nche ! 2. Les œuvres corimunes sont celles qui s’exercent également et Communes par l'esprit et par le corps et qui se font indifféremment par toutes > sortes de personnes, comme voyager, jouer, aller à la chasse ou à la ssiste pas pêche, etc.—Ces œuvres sont permises, pourvu qu’elles demeurent communes ; Car elies ne seraient plus œuvres communes, mais e ni à la œuvres serviles, si on les faisait avec grande application et fatigue. uniquement en vue du gain et comme profession.—De plus, il faut lle qui, le ne pas s’exposer à manquer la messe, elle on lit 3, Les œuvres serviles, appelées aussi corporelles, sont celles qui Serviles sse est spé- sont propres aux gens de service où de métier, que l’on fait en vue d’un salaire, et qui demandent plutôt la force du corps que le \ assister à travail de l’esprit; par exemple, labourer, tailler la pierre, travailler lise est que } 1: bcis, forger le fer, tisser, coudre, etc.—Ces œuvres sont rigoue que c’est reusement interdites le dimanche, et s’y employer pendant un temps s avis salu- notable, comme deux heures, constituerait un péché grave. able à une certains travaux auxquels le corps a plus de part que leste ; c'est l’esprit ; c’est ce que nous venons de dire. de glorifier S'il n’est permis de vaquer soi-même à des œuvres serviles, il Travail peine que est évident qu'on ne doit pas non plus y employer les autres. Ps habituer à “ Vous ne ferez, dit le Seigneur, aucun ouvrage ni vous, ni votre B la journée fils, ni votre fille, ni votre servileur, ni votre 'servanie, ni votre bétail.’ Ex. xx, 10. Dieu défend même le travail des bêtes, parce À sd. 461. que ce travail exige nécessairement le concours de l'homme.—I]

est donc certain que c’est violer le commaadement divin que

d'obliger les autres à travailler, comme les enfants, ies serviteurs,

les ouvriers, en les forçant à faire des travaux qui peuvent se

remettre au jour suivant.

iles ? C’est aussi un devoir pour les maitres de donner à leurs domes- Loisir tiques le loisir d'entendre la messe et de sanctifier convenablement °°nvenable

É le dimanche; il y a même pour eux obligation de surveiller sur ce point les persannes qui sont à leur service,

uffisante.

e ce qui

Résumé

Exceptions

pr 1°

Charité

Nécessité

En conséquence, rappelons-nous toujours que sanclifier le Dimanche ce n'est passer une demi-heure à l'église, juste le temps d'entendre une basse messe ; rappelons-nous aussi que le repos dominical est non seulement commémoratif du repos de Dieu après la création, mais aussi le moyen de nous permettre de vaquer à des actes de religion, et de plus la figure du repos éternel qui nous est réservé au ciel ; rappelons-nous enfin le proverbe : Le repos du dimanche n'a jamais appauvri, et le travail di. dimanche n'a jamais enrichi.

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409. Q.—Les œuvres serviles sont-elles quelquefois permises le dimanche ?

Les œuvres serviles sont permises le dimanche, quelquefois, et dans trois circonstances principales.

lorsque la gloire de Dieu, ou le culte divin le demande,

ll est donc permis d’orner les autels, sonner les cloches, dresser un reposoir pour la Fête-Dieu, etc.; car le Fils de l’homme est le maitre du sabbat,

la charité due au prochain, dans un cas pressant.

Lui rendre un service nécessaire et non de fantaisie ou de luxe, aider un pauvre dans le travail qu’il ne peut pas faire un autre jour, creuser une fosse pour ensevelir un mort, etc.—Une mère de famille, occupée toute la semaine, pourra donner au soin de sa maison et de ses enfants le seul temps qui lui reste,

ou la nécessité l'exige. Il s’agit d’une nécessité morale, souvent déterminée par {a coutume.

Il y a nécessité évidentes’il s’agit d’éteindre un incendie, d’arrèler une inondation, de réparer un désastre survenu à un pont ou à une voie ferrée, — Les matelots, courriers, employés de poste, de télégraphe, de téléphone, etc., peuvent faire le travail exigé par leur service, en s’efforçant toutefois de satisfaire au précepte de l'assistance à la messe, — De même les serviteurs, les enfants, les femmes que le besoin ou la contrainte oblige à travailler; ceux qui, Sans cela, ne pourraient pas nourrir leur famille ; les cultivateurs qui retournent les foins ou les moissons en temps de pluie,

nelifier le e le temps e le repos Dieu après aquer à des ui nous est e repos du nanche n'a

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iller ; ceux : les cultips de pluie,

ou qui les rentrent quand l’orage menace ; ceux qui recueillent les fruits tombés à terre après un orage, afin de les soustraire aux voleurs; tous ceux enfin, qui ne peuvent, sans une perte sérieuse ou sans se priver d’un bénéfice considérable, interrompre un travail, comme les grandes usines à feu continu, etc.

Quant à certaines coutumes, qui existent dans telle ou telle localité, on ne peut guère porter de loi générale ; dans le cas de doute, il faudrait consulter l'autorité ecclésiastique et s'en rapporter à sa décision ; l'Evêque peut, dans des cas particuliers, dispenser ses diocésains, et le Curé ses paroissiens.

CONCLUSION FRATIQUE.

Dieu fit autrefois aux Hébreux ces promesses et ces menaces : ‘4 Gardez mes jours de Sabbat, et.je vous comblerai de mes bénédictions : vos terres seront fertiles, vous jouirez des douceurs de la paix, je serai votre Dieu et vous serez mon peuple... Mais, si vous méprisez ma Loi, la stérilité, la famine, la guerre et leurs suites funestes seront les fléaux dont je punirai vos infidélités, Le ciel sera pour vous de fer, et la terre comme d'airain.’” Lév. xxvi,

Rappelons-nous toujours ces divines paroles.

En terminant ce sujet, nous proposons ici aux fidèles quelques uns des statuts de l’OŒEuvre dominicale :

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