‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 282 sur 348 · Q.—Pourquoi devons-nous aimer nos père et mère · texte numérisé non relu

Q.—Pourquoi devons-nous aimer nos père et mère

Nous devons aimer nos père et mère, d’un amour spécial appelé piété filiale.

La vertu de charilé nous porte à aimer notre prochain et nos parents à cause de Dieu; la vertu de piété nous fait rendre à Dieu, à nos parents et à notre patrie le service et le culte qui leur sont dûs, en tant qu'ils sont les principes de notre existence.

Les noms de père et mère sont, après le Nom adorable de Dieu, les plus dignes de vénération ; les parents participent à la Paternité suréminente de Dieu, principe de tous les êtres.

parce qu'après Dieu nous leur devons la vie.

Etre le principe de l’existence d’autrui est la plus grande perfection que Dieu puisse communiquer à ses créatures. Dès lors, sentiment profond de vénération, de reconnaissance et d’attachement pour nos père et mère, créateurs secondaires, images du

Créateur, ainsi que les appellent les auteurs chrétiens et mème les païens.

Honorer

Enumération

Dette de la vie

Premiers besoins

Piété filiale

Péché

et qu’il les a chargés de pourvoir à nos premiers besoins, depuis la naissance jusqu’au temps où l'enfant peut se suffire.

Les parents sont en effet obligés par Dieu de veiller à ce que leurs enfants ne soient exposés à aucun grave danger, soit avant soit après leur naissance ; ils doivent de plus procurer à leurs enfants la nourriture, l'habitation, l'habillement en rapport avec leur état et leur condition,

Pour rendre plus léger le fardeau des parents, Dieu a mis dans le cœur du père et de la mère la tendresse ; pour dédommager les parents de toutes leurs sollicitudes, Dieu a mis dans le cœur des enfants la piété filiale, Aussi un enfant, qui n’aimerait pas son père et sa mère, mériterait d’avoir gravé sur son front le mot de dénaluré ou sans cœur !

“ N'oubliez pas, dit la sainte Ecriture, les gémissements de votre mère.” — ‘“ Souvenez-vous que sans eux, vous ne seriez pas nés, et rendez-leur ce que vous leur devez.” Eccl, vi, 29. — Les animaux eux-mêmes témoignent de l'attachement à ceux qui leur ont donné le jour.

En conséquence, la piélé filiale étant distincte de l'amour de charilé, pèchent gravement à la fois contre ces deux vertus :

1. Les enfants qui, intérieurement, haïssent leurs parents et leur souhaitent un mal grave.

2. Les enfants qui, extérieurement, leur causent une grande tristesse, qui les font pleurer, qui les traitent en paroles et en gestes durement comme des ennemis, qui les calomnient, négligent d'exécuter leurs dernières volontés après avoir hérité d’eux, etc.

Ils pèchent au moins contre la piété ceux qui ne les visitent pas ou ne les soignent pas dans leurs infirmités et leur vieillesse, qui leur refusent les aliments et les choses nécessaires à la vie, selon leur condition, qui n’ont pas soin, dans une maladie grave, de leur faire recevoir à temps les sacrements, qui ne leur font pas faire des funérailles selon leur condition, qui ne prient pas pour eux après leu mort, et ne font dire aucune messe pour le repos de leur âme.

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