‹ Notes d'un cathéchiste ou Court commentaire littéral sur le caté chisme des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal, Ottawa [microforme]Chapitre 302 sur 348 · Q AN 4° 23 WEST MAIN STREET · texte numérisé non relu

Q AN 4° 23 WEST MAIN STREET

Question

Gravité du vol

Difficulté

Pratique

On appelle dommage injusle tout acte qui entraine pour le proch: …n un préjudice ou la perte d’un bien. On se send donc coupable de dommage injuste, lorsqu'on nuit au prochain en détruisant ou en gâtant ce qui lui appartient, ou en l’empêchant par des moyens injustes de faire un gain légitime, ou en coopérant de queique manière au tort qui lui est causé.

Pour la réparation des dommages, q. 438,

A... Dénominations du vol? Détention et dommage injustes ?

Le vol, chers enfants, est un péche grave de sa nature. Jésus- Christ met les voleurs aux même rang que les homicides, les fornicateurs, les faux témoins, etc. Math, xv, 19.—Saint Paul les exclut du ciel comme les idolâtres. I Cor. vi, 9.

Le vol, sous n'importe quelle forme, n’est veniel que dans le cas de légèreté de matière, de défaut d'advertance ou de consentement.

S'il y a des cas, où l’on peut dire certainement que tel vol considérable est mortel et que tel menu vol est véniel, il y a aussi un grand nombre de cas ou l’on ne peut distinguer le mortel du véniel, soit qu’il s’agisse de personnes riches ou pauvres, de fils de famiiieou d'étrangers, d’un vol commis en une seule fois ou de vols légers successifs.

Des menus vols peuvent devenir graves et être chacun murtel, lcrsque dès le commencement on a l'intention de renouveler ces vols successifs envers une même personne, de manière à atteindre une somme notable—De même /a multiplication de petits vols peut arriver à une matière grave, lors même qu'ils seraient commis à l'égard de personnes différentes, s’ils viennent à former par leur réunion physique ou morale une somme considérable,

Toutefois, pour que la matière des petits vols soit grave, il faut qu’elle dépasse du moins de moilié celle des autres vols, si on prend à la même personne, et double si le vol est aux dépens de plusieurs personnes.

Ayons toujours sur ce point la plus parfaite délicatesse.

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436. Q.—Quels sont ceux qui prennent injustement le bien du prochain ?

Ceux qui prennent injustement le bien du prochain

Voleurs sont nombreux, là où ia religion a moins d'influence.

pour le prod donc couin en détruihant par des oopérant de

e injustes ?

Lure. Jésusdes, les forniaul les exclut

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fluence.

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les voleurs proprernent dits ou de profession.

les damestiques infidèles, qui abusent de la confiance de leurs maîtres pour les voler.

Per conséquent, se rendent coupables de vol les domestiques qui, sous le prétexte d'insuffisance de leurs gages, retiennent sur les marchés de petites sommes, usent d'aliments ou de boissons de grande valeur, preunent des vivres pour en faire part à des étrangers, etc. ; les ouvriers qui, sous prétexte qu'ils ne gagnent pas assez, se paient de leurs propres mains, gardant les restes assez considérables des matériaux qui leur avaient été fournis, etc, ; l'épouse qui, contre le gré raisonnable de son mari, soustrait une quantité notable des biens de communauté, non pour son légitime entretien ou celui des enfants, mais pour des usages futiles ; l’en- {ant, qui dérobe à ses parents de l’argent ou des choses qu'or ne peut présumer lui être données sans eine.

les marchands malhonnêtes, qui trompent sur le prix, la qualité, la quantité des marchandises.

Dieu défend sévèrement dans la sainte Ecriture les petits vols qui se font dans le commerce : “ Vous n'aurez point deux poids différents ; que vos balances et vos poids soient justes; car le dousle poids est une abomination aux yeux de Dieu et la balance trompeuse est une iniquité.” Deut. xxv, 13.—Ceux-là sont coupables de fraude et tenus à restituer qui vendent pour bonne, sans diminuer le prix, une chose qu'ils savent être de mauvaise qualité; qui ne font pas connaitre les défauts d’une denrée, lorsque ces défauts cachés sont de nature à ne pouvoir être découverts ; qui se prévalent de l’igno“ance d'autrui pour vendre à un trop haut prix ou acheter à trop bon marché; qui ont recours à certains moyens pour donner aux objets plus de pesanteur, etc., etc.

les usuriers, qui retirent un gain ‘légitime de l’argent ou autres choses qu'ils ont prêtées.

“ L'usurier ressemble au ver solitaire, qui suce à son profit le sue des aliments que lès membres devraient s'approprier.”

“ ous ne prêterez pas à usure à votra frère, et vous n’en recevrez pas plus que vous ne lui avez prêté,” Lev, xxv, 35.—" Faites du

bien à tous, prélez sans rien espérer,” Luc, vi, 35.

Tin Domestiques infidèles

3° Marchands malhonnêtes

4° Usuriers

Titres légitimes

h° Plaideurs de mauvaise foi

6° Damnification

Question Cupidité

Le seul titre du prél ne suflit donc pas pour motiver le gain appelé intérél.—Toutefois, il y a d’autres titres, qui légitiment l’intérêt : tels sont le dommage qui résulte pour le prêteur de se dessaisir pour un temps de son argent ; le lucre ou bénéfice dont il se prive ; Le danger auquel i: s'expose de perdre le capital, soit par l’incurie ou la mauvaise foi de l’emprunteur, soit par simple accident ; la loi civile, qui fixe un taux légal, variable selon les pays et les circonstances, le cinq ou le six pour cent.—La coutume permet aux banquiers d'exiger un peu plus.—L'escompte et les marchés à crédit sont de véritables prêts, auxquels ii faut appliquer les règles ci-dessus.—Sur ces points, il faut être disposé à se soumettre aux décisions du Saint-Siège, s’il en intervient quelqu'une.

les plaideurs de mauvaise foi, qui intentent ou se font intenter des procès qu'ils savent injustes.

Les procès ont toujours des effets désastreux ; que de familles se ruinent dans ces querelles d'avocats !—Notre-Seigneur ordonne de les éviter, Math. v, 40,—" C’est un crime, dit saint Paul, que vous ayez des procès entre vous.” I Cor. vi, 7.

Si quelquefois il est légitime de revendiquer par le moyen de la loi un bien considérable dont on est injustement frustré, que ce ne soit qu'après avoir épuisé tous les moyens de conciliation, Evidemment, celui qui intente un procès pour une bagatelle ou pour une cause injuste, en vue de recevoir une indemnité illégitime, se rend coupable de vol et devrait indemniser la partie adverse des frais qu’: jui a de mauvaise foi occasionnés.

et généralement tous ceux qui font tort au prochain ; on les appe:ils damnificaieurs.

On peut encore nommer ceux qui trompent au jeu; ceux qui achètent des choses qu'ils savent bien ou qu'ils jugent probablement avoir été volées; ceux qui se font payer ce qui ne leur est point dû; ceux qui feignent d'être dans la nécessité pour s’attirer des libéralités destinées aux vrais pauvres ; ceux qui passent des contrats injustes ; ceux qui violent des promesses onéreuses, etc.

A... Domestiques ? Marchands ? Usuriers ? Plaideurs, etc, ?

La cause ordinaire du vol et des injustices, chers enfants, c'est la cupidilé. ‘ Ceux qui veulent devenir riches, dit saint Paul,

iver le gain gitiment l’inréteur de se néfice dont il pital, soit par r simple accion les pays et utume permet les marchés à uer les règles oumeitre aux e.

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de familles se ur ordonne de ’aul, que vous

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prochain ;

jeu ; ceux qui ent probableui ne leur est pour s’attirer i passent des reuses, etc.

enfants, c'est saint Paul,

tombent dans des désirs pernicieux qui les précipitent dans la damnation ; car la cupidité est la racine de tous les maux.” 1 Tim. vi, 9.—Le remède à ce mauvais penchant est Je détachement des choses de ce monde.

(Jane

437. Q.—Sommes-nous obligés de restituer les biens mal acquis ?

Oui, nous sommes obligés de restituer... Restituer c’est rendre le bien d'autrui,

L'obligation de restituer est rigoureuse et fondée sur le droit naturel, qui prescrit de faire a"\x autres ce que nous voulons qu’on nous fasse ; sur le droit divin, qui menace de l’enfer quiconque ne restitue pas, [ Cor. vi, 9; sur le droil canonique, qui a adopté comme règle cet axiome de saint Augustin : ‘“ Point de restitution, point de rémission ! ” ; enfin sur le droit civil qui oblige partout les voleurs et les détenteurs à restituer.

les biens mal acquis, dérobés, trouvés, dus.

Il faut restituer tout ce qui appartient à d’autres : la restitution se mesure sur la quani.té de la chose valée ou du dommage causé Pour ne pas pécher gravement, il suflit de rendre ce qui constitue une matière grave; si on omet de rendre une matière légère, on pèche véniellement, à moins que des raisons excusent.—Les enfants ou fils de famille, auxquels leurs parents sont censés faire grâce, ne devraient pas être obligés par le confesseur à restituer ou à demander pardon, à moins que le vol soit considérable et que les cohéritiers en soient gravement lésés,—Par conséquent, si la chose volée existe encore, il faut la rendre au maitre vers lequel elle crie.

ou leur valeur, ou l’équivalent en argent.

Lorsque la chose n'existe rius, le propriétaire doit être indemnisé intégralement c.-à-d. rétabli dans l’état où il serait sans cette injustice.—-Il faut restituer à /a personne lésée, ou après elle à ses hériliers ; restituer en effet, ce n'est pas donner au premier venu, mais rendre à qui on a pris. Dans le cas ou cela ne se peut, il faut donner le montant aux pauvres ou en faire de bonnes œuvres.

autant que nous pouvons, et au plus tôt. à au,

Obligation de

restituer

Biens mal acquis

Ou la valeur

(Pas d’absolution

Pas de salut

Testar.ent

La restitution doit être faite le plus 161 possible, sous peine d’être tenu à la réparation des dommages causés par le retard voloutaire ; du reste, plus on retarde, plus on court le risque de ne pouvoir remplir cet impérieux devoir.

T1 y a cependant des causes qui qgjournent ou suspendent pour un temps cette obligation, qui redevient urgente dès que les raisons cessent : télles sont l'impuissance physique, c.-à-d. quand le débiteur n’a rien ou presque rien, de sorte qu’en restituant il tomberait dans une misère extrême ; l'impuissance morale, c.-à-d, si le débiteur ne peut restituer sans perdre sa réputalion, ou sans déchoir notablement d’une position justement acquise; dans ces cas, un délai est accordé, à moins que le créancier ne soit luimême dans une pareille détresse par le faii du vol qu'on lui a fuit.

autrement nous ne pouvons obtenir le pardon de nos péchés ; car on est indigne d’absolution.

Le débiteur, s’il le peut, doit réparer ses torts {o{alement ou en parlie, avant de se présenter au confessionnal ; s’il ne le peut, ik est capable de recevoir l’absolution de ses fautes, pourvu qu'il ait la sincère et ferme résolution de se libérer aussitôt que possible, S'il n’avait pas cette intention, il ne pourrait obtenir de pardon.

ni être sauvés. ‘‘ Les voleurs n’entrent pas au ciel.”

A... Restituer? Obligation ? Intégrale? Causes de délai ?

Un homme, sur le point de mourir, fit venir un notaire pour lui dicter ses dernières volontés, ‘“ Ecrivez, lui dit-il : Je donne mon corps à la terre, parce qu'il en est sorti, et mon âme au démon, parce qu’elle lui appartient.” Le notaire se récriant, le moribond ajouta : “ Oui, et de plus que mon âme soit livrée à l'enfer avec celle de ma femme, celle de mes enfants et celle de mon confesseur : la mienne, parce qu’elle est chargée d’injustices; celle de ma femme, parce qu'elle a contribué à me fare “érober pour fournir à son luxe; celle de mes enfants, parce que je n’ai pas voulu restituer de peur de les appauvrir; fase de mon de perse

qu'il a été Fo indulgent ee moi...” MC

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Oui, nous sommes obligés de réparer le dommage; car la damrnification est de la même espèce que le vol.

En général, le damnificaleur injusle, qui a lésé les biens du prochain, sans en devenir plus riche, est tenu à rendre la valeur de la chose détruite et de tous les dommages dont le damnificateur a été la cause volontaire et eflicace. Par conséquent, si au point de vue de la conscience, il n'y a pas de faute théologique, il n’y aura pas aussi d'obligation de réparer; au contraire, celui qui a manqué notablement de la diligence voulue, telle que l’exigent ou la loi positive, ou la nature d’un contrat, ou les devoirs d’un état, comme celui de médecin, d'avocat, de notaire, etc., celui-là peut être tenu en conscience à reslituer, surtout s'il y a été juridiquement condamné.

Réparation du

dommage

que nous avons causé injustement ; il faut être réelle- Coopération

ment cause du vol, de la damnification, ou coopérateur.

La coopération est l'acte par lequel on travaille de concert avec un ou plusieurs à une même œuvre. Elle prend le nom de complicilé, lorsqu'elle a pour fin une mauvaise action, Or, on peut coopérer eflicacement au vol ou au dommage de neuf manières, indiquées dans les vers suivants :

Ordonner, conseiller, consentir et flatter, Recéler, avoir part, ajoutez-y se taire

Et ne pas empêcher, ne pas manifester, C’est ainsi qu’en neuf cas au vol on coopère,

Dans les six premiers cas, on coopère posilivement, parce qu'on influe par une action positive, physique ou morale; dans les trois derniers cas, on coopère négalivement, parce qu'on ne s'oppose pas au vol ou au dommage, alors que par état on est tenu do s’y opposer.—Ces neuf sortes de coopérateurs sont tenues solidairement, c'est-à-dire les uns au défaut des autres, à réparer le préjudice causé au prochain, Voici dans quel ordre : 1. Ceux qui ont profité de l'injustice ; 2. celui qui a ordonné ; 3, celui qui a exécuté ;

4, celui qui a conseillé ou fourni les moyens, et ensuite les autres.

selon le dégré d'influence qu'il ont eu sur. le dommage.

A... Damnificateur injuste ? Divers coopérateurs ? Obligation ?

injuste

Degrés de responsAbilité

Que:ition ,

Détention injuste

1° Dettes

Condonation

Dans l'Evangile, chers enfants, nous trouvons un bel exemple de loyale réparation, dans la personne de Zachée un prince des publicains. Ayant reçu Jésus dans sa maison, il lui dit : “ Seigneur, voici que je donne la moitié de mon bien aux pauvres, et si j'ai fraudé quelqu'un je veux lui rendre le quadruple’ Luce, x1x.

Eviter tout ce qui peut causer quelque tort au prochain.

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439. Q.—De quelle manière retient-on injustement le bien d'autrui ?

On retient injustement le bien d'autrui, de trois manières principales, que nous allons examiner.

en ne payant pas ses dettes, quand on peut le faire. Une dette est ce que l’on doit au prochain.

Nous avons parlé plus haut des causes qui ajournent l’obligatior de rendre le bie du prochain; par conséquent, l'obligation subsiste toujours et devient urgente, dès lors qu’on peut y faire honneur. Différer de payer ce qu’on doit, au-delà du temps con venu et sans raison suflisante, c’est être détenteur de mauvaise foi. Il y a aussi des causes qui éleignent complètement l'obligation de restituer. Telles sont :

1. La condonalion libre et spontanée de la dette par le créancier, Sans influence de violence ou de fraude.—La faillite, ou remise que le débiteur fait volontairement de tous ses biens entre les mains de ses créanciers peut, par suite d’une convention expresse, acceptée par les créanciers, libérer complètement le débiteur ; mais s’il n’est pas clair que telle a été la volonté des créanciers, elle ne fait que suspendre l'obligation. Il en est ainsi ordinairement de la faillite juridique, à moins qu’on ne soit certain du contraire, soit. par suite de l'interprétation commune de la loi, soit parce que les créanciers laissent prescrire la dette sans réclamation. Cependant le failli est autorisé à garder la partie de ses biens que peut garder celui qui est impuissant à restituer,

2. La compensalion que le créancier se serait faile lui-même sur le bien du débiteur. La compensation occulle, qui a lieu lorsqu'on prend un objet qui appartient à un autre pour se payer d’un objet qu’il me doit, est une chose en pratique très dangereuse et à

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d’un objet ereuse et à

laquelle on ne peut recourir que dans les conditions suivantes : il faut que la dette soit certaine, qu'on ne puisse recouvrer ce qui est dû par un autre moyen, que le débiteur ne soit pas exposé à payer deux fvis et à se croire encore obligé d'acquitter sa dette.—[1 est toujours prudent de ne pas user de compensation sans en conférer avec son directeur de conscience,

3. La prescription, daus les conditions voulues par la loi civile : ‘“ Une possession continue et ininterrompue, paisible, publique, non équivoque et à titre de propriétaire.” Par conséquent, il faut un lemps assez long, qui varie selon qu'il s’agit de dettes d’immeubles ou de meubles ; de plus, il faut que l’objet soit prescriplible, et aussi qu'il y ait la bonne foi juridique et théologique.

Prescription

4, L'impuissance perpéluelle, qui dure jusqu'à la mort, Il faut Impuissance

observer que celui qui ne peut restituer le tout doit restituer ce qu'il peut ; et le débiteur doit diminuer le plus possible ses dépenses, afin d'acquitter ses dettes.

en ne rendant pas un objet qu'on nous a confié : c’est le prêt à usage, le dépôt, etc.

1. Le prél à usage, où commodat, oblige l’emprunteur à avoir soin de la chose prêtée, à la rendre au temps fixé, à indemniser le préteur si elle périt par sa faute, On ne doit pas rendre un mauvais livre prêté, ni ce qui est intrinsèquement mauvais.

2. Le dépôt doit être rendu intègre au déposant; on ne peut s’en servir, sans la permission au moins présumée du maitre; ets le dépôt vient à périr par la faute théologique du dépositaire, celui ci peut être obligé à payer une indemnité,

Des obligations semblables pèsent sur les. mandalaires, les gérants d'affaires, les exéculeurs testamentaires, les hériliers char. gés d’acquitter des legs divers, etc.

ou en gardant une chose trouvée, sans s’informer à qui elle appartient : il s’agit de toutes sortes d’objets perdus,

Les choses perdues appartiennent toujours à celui qui les a perdues ; celui qui les a trouvées est tenu par charité de les mettre en lieu sûr, et ensuite il est tenu, comme gérant, d’en prendre soin et de chercher à découvrir le maître. Selon la valeur de l’objet, les recherches doivent être plus ou moins grandes, par exemples

2° Objets confiés

go Objets perdus

Question

Huitième précepte

Objet direct

Objet indirect

publier l'annonce dans un journal, etc. Si on n'a pu trouver le maitre, il est bon d'en disposer en faveur des pauvres; si on le garde, il faut rester dans l'intention de le rendre, au cas où le maitre viendrait à se présenter.

A... Dettes? Moyens d'extinction ? Objets confiés, trouvés ?

Il y aurait encore, chers enfants, bien des choses à diré sur ce VIle commandement ; si jamais vous éprouvez des inquiétudes à ce sujet, consultez votre confesseur. Rappelons-nous la délicatesse de Tobie, entendant uu jour hêler dans sa maison un chevreau que sa femme avait reçu en présent ‘“ Prenez garde, dit-il, que cv chevreau n'ait été dérobé ; rendez-le à qui il appartient ; car, il ne nous est pas permis de manger ni de toucher une chose qui aurait été volée.” Tob, 1, 20,

DO mme 440. Q.—Quel est le huitième commandement ?

Le huitième commandement de Dieu est, d’après le texte biblique : “ Vous ne porterez point de faux témiognage contre votre prochain.”

Après avoir interdit, dans les commandements précédents, ce qui pourrait porter atteinte au respect dù à la famille, à la vie du prochain, à l'honneur de sa personne et à ses biens temporels, le Décalogue complète l'énoncé de nos devoirs envers lui: il veut que nos paroles soient selon la vérité et la charité, q. 441 ; il interdit tout ce qui pourrait nuire à la réputation du prochain, q. 442.

C'est ce que l’on a exprimé de la manière suivante :

Faux témoignage ne diras, Ni mentiras aucunement.

Le faux témoignage est clairement spécifié dans la défense, parce que c’est le péché qui porte une atteinte plus directe et plus coupable à la vérité et à l'honneur du prochain ; le mensonge est, ensuite indiqué, parce qu'il touche de près au faux témoignage.

De plus, le VIITe commandement défend indirectement tout ce qui contribuerait à ternir la réputation du prochain, comme le jugement léméraire, la médisance et la calomnie. — De là, autant

de questions. :

1 trouver le s; si on le u cas où le

rouvés ?

diré sur ce quiétudes à délicatesse in chevreau itil, que Cu L; car, il ne > qui aurait

rent ?

d'après le aux témio-

dents, ce qui

à la vie du emporels, le : il veut que ; il interdit q. 442.

la défense, ecte et plus

ensonge est,

oignage.

bnt tout ce comme le

> là, autant

441, Q.—Que nous ordonne le huitième commande-

ment ?

… Le huitième commandement nous ordonne deux choses: dire la vérité et respecter la réputation du prochain.

de dire toujours la vérité. La vérité, c'est ce qui est ; le faux c'est ce qui n'est pas.

A la vérité est donc op: 086 le mensonge, surtout s'il est confirmé par un serment, comme dans le faux témoignage. Quelquefois on peut prudemment cacher la vérité par a restriction mentale.

Le mensonge est une parole que l'on dit, un signe ou une action que l’on fait, dans le but de tromper le prochain.

Une action, faite avec l'intention de tromper, s'appelle dissimulation ; et si on la fait poar paraitre bon, alors qu’on est méchant, elle prend le nom d’hypocrisie.—Ce n’est pas un mensonge de dire quelque chose de faux que l’on croit vrai. — Au mensonge se rapportent la Jlallerie et les vains éloges, que l'on donne aux autres ou que l’on se donne à soi-même, s'ils sont exagérés.

On distingue trois espèces de mensonges :

1. Joyeux, que l’on dit en riant, par plaisanterie ; il est ordinairement faute vénielle ; cependant, quand ceux qui l’entendent ne s'y trompent pas, il n’y a pas de faute,

2. Officieux, que l’on dil pour son propre avantage ou pour rendre service ou un bon office aux autres ; il est toujours au moins péché véniel et n’est jamais permis.

3, Pernicieux, que l’on dit avec intention ou danger de nuire au prochain ; il blesse à la fois la vérité, la charité et la justice. C'est un péché mortel de sa nature, et n’est véniel que par les circonstances, ‘“ La place des menteurs est dans l'étang de soufre et de feu,” Apoc. xx1, 8. —“]] y a six choses que Dieu hait.…, une septième qu'il déteste, c’est le s1ensonge et le faux témoignage.”" Prov. vi, 19,

Il n’est donc jamais permis de mentir, même légèrement, dût-on à co prix procurer la gloire de Dieu et de la religion, sauver la vie d'un innocent, délivrer toutes les âmes du Purgatoire, subir soimême les plus grands inconvénients ; puisque ce serait aller contre la volonté de Dieu et commettre un péché,

Dire la vérité

Mensonge

Espèces

Restrictions Mais il est permis quelquelo.s d'user de restrictions meniæks, ren c'est-à-dire de phrases incomplètes par elles-mêmes, fausses dans leur sens naturel et ordinaire, mais vraies en raison d'un sousentendu ; par exemple, an pauvre demande l’aumône, on lui

répond : ‘ Je n'ai rien,” sous-entendu ‘“ à vous donner.”

Equivoques Les équivoques sant des paroles, qui ont un double sens et qui prêtent à une interprétation ài"‘rente de celles qu'on a dans l'esprit ; par exemple, on dema e : ‘ Monsieur est-il là 2?” on répond : ‘ Il n’y est pas; ” pour dire : ‘* I] ne reçoit pas.” —Quelquefois l’équivoque est une parole évasive ; par exemple : ‘ Avez-vous fait cela ? ” on répond : ‘ Pourquoi l’aurai-je fait ?”

Usage Les restriclions menlales et les équivoques, si elles sont de nature à tromper vraiment les auditeurs, sont des mensonges réels et doivent être évitées. Mais si, en raison des circonstances et des habitudes reçues, elles peuvent être facilement comprises, elles ne sont pas des mensonges. Toutefois, il ne faut y recourir que lorsqu'il y a un motif raisonnable, comme pour échapper à une question indiscrète, pour ne pas trabir un secret, etc.—Jamais ces expressions ne sont permises dans les conventions, ou quand un juge interroge juridiquement et légitimement, el à plus forte raison en confession,

Réputation €t de respecter l'honneur et la réputation du prochain ; proghain 7éSpecter a ici le sens de respecter soi-même et faire respecter par les autres,

C'est un devoir de charité: “ Faites aux autres ce que vous voudriez être fait à vous-mêmes,” — Par conséquent, celui qui se réjouit d’un tort grave, causé par la médisance ou la calomnie, pèche gravement; on doit aussi, en charité, reprendre le détraeteur, si on le peut sans grave inconvénient ; il est défendu par la charité et la justice de coopérer à la détraction en écoutant le détracteur avec bienveillance, en le questionnant, en l’excitant ; on est donc obligé de ne rien faire qui puisse l’encourager, mais au contraire il faut ou se retirer ou se montrer triste ou s'efforcer de détourner la conversation.

Nous allons parler bientôt de la médisance, q. 445.

tions meniales, s, fausses dans son d'un sousumône, on lui ner.”

rble sens et qui y qu'on a dans est-il là ?” on as.” —Quelquele : ‘ Avez-vous

i elles sont de des mensonges *## circonstances ment comprises, | faut y recourir our échapper à et, etc.—Jamais tions, ou quand , et à plus forte

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5 Ce que vous ent, celui qui ou la calomnie, bndre le détraedéfendu par la en écoutant le en l’excitant; courager, mais te ou s’efforcer

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