Q.—Qu'’est-ce que Jésus-Christ a souffert peur nous
Agonie Après son agonie au jardin des Olives..… Agonte vient rés d'un mot grec signifiant combat ; il désigne l'état d’un mourant, en qui la vie semble lutter contre la mort.
Durant sa Passion, Jésus endura une double agonie : l'une morele, au jardin des (Vives, l’autre physique, sur le Calvaire.
Jésus, étant donc sorti du Cénacle, où il venait d’institver la . sainte Eucharistie, ‘ se dirigea selon sa coutume vers le mont de: Oliviers,” situé à un quart de lieue de Jérusalem, s « Jésus arriva enfin avec ses disciples à une métairie qui se :
nomme Gethsémazi,” parce qu’il se trouvait en ce lieu un pressoii pour l'extraction de l'huile d'olive.
“Il y avait ià un jardin où Jésus entra, suivi de ses discinles mais Judas, qui ie trahissait, connaissait ausei l'endroit, parce qu désus s'y était souvent rendu avec ses disciples,
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‘“ Il dit donc à ses disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier là-haut. Il amena cependant avec lui Pierre, Jacques et Jean,’ les mêmes qui avaient été témoins de sa transfiguration.
« Et il commença à trembler, à être rempli d’ennui, de tristesse et d'angoisse. Alors il leur dit: Mon dmeest triste jusqu’à la mort ; allendez ici el veillez avec moi.” Par la prévision des souffrances inouïes qu’il allait endnrer, l’inutilité de sa Passion pour une foule d’âmes, par la claire connaissance qu’il avait de tous les péchés du monde, dont il s'était chargé, son âme divine était en proie à une douleur mnrtelle,
‘“ £’étant donc éloigné un peu des trois disciples, environ la distance d’un jet de pierre, Jésus agenouillé se prosterna la face contre terre, en faisant cette prière : Mon Père, si c'est possible, et loules choses vous sont possibles, éloignez de moi ce calice ; cependan!l, que non pas ma volonté, mais que la vôlre se fasie.” — On reconnait ici la volonté humaine de Notre-Seigneur, parfaitement soumise à la volonté divine.
«“ Et s'étant relevé de sa prière, il vint vers ses disciples, qu'il trouva endormis, par suite de leur tristesse. Et il dit à Pierre : Simon, lu dors ; vous n'avez pu ainsi veiller une heure avec moi. Veillez, él priez pour ne pas succomber à la lenlalion.” — Notre- Seigneur avait donc déjà prié lui-même pendant une heure.
‘“ [] s’en alla une seconde fois, et il pria en disant : Mon Père, s'il n'est pas possible que ce calice passe sans que je le boire, que votre volonté soit faile.” — Notre-Seigneur éprouve, en face de sa douloureuse Passion, une répugnance semblable à celle d’un homme à qui on propose dans une coupe le remède le plus amer,
‘“ 11 vint de rouveau vers ses disciples, et les trouva endormis ; car leurs yeux élaient appesantis, ec ils ne savaient que lui répondre,
‘ Los ayant laissés, il s'en alla encore et pria une troisième fois, avec les mêmes paroles. Réduil alors en agonie, il priait plus instamment , et il lui vint une sueur, comme des gouttes de sang qui decoulait jusqu’à terre. Or un ange lui apparut venant du ciel pour le fortifier.”—Plusieurs b Eles nroieslantes ont retranché bien à tort le passage de saint Luc, concernani la sueur de sang et l'apparition £e l’'Ange,
‘“ Il vint ensuite une troisième fois vers ses disciples et leur dit :
Trahison de
Judas
Dormez maintenant el reposez-vous ; c'est assez : l'heure est venue ; voici Le moment où le Fils de l'homme va étre livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, allons ; voilà tout près celui qui va me livrer.”
Jésus-Christ fut trahi par Judas... Etre trahi signifie étre livré perfidement à des ennemis.
‘“ Jésus parlait encore, lorsque Judas, un des douze, parut.” — Judas, en sortant du Cénacle, s'était rendu auprès des chefs du Sanhédrin. °
‘“ Et ayant reçu une cohorte de soldats et des valets des grandsprêtres et des Pharisiens, Judas vint à Gethsémani accompagné d'une tourbe nombreuse, portant des flambeaux et des lanternes, et munie d’épées et de bâtons.” — Ignoble escorte, digne d’un pareil traitre ! |
‘ Or le traitre leur avait donné ce signal : Celui que je baiserai, c’est lui-même ; saisissez-le et emmenez-le avec précaution.” — Le baiser était le salut ordinaire entre parents et amis,
“ Judas précédait l’escorte ; et s’avançant promptement vers Jésus, il dit : Je vous salue, Maître, Et il le baisa, — Et Jésus lui dit: Mon ami, pour quoi es-tu venu ? Judas, lu trahis le Fils de l'homme par un baiser !” — Admirable bonté de Jésus, qui donne encore à Judas le titre d'ami!
‘“ Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, vint au devant des satellites et leur dit : Qui cherchez-vous ? — Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. — Jésus leur dit : C'est moi-méme. Or Judas, qui le trahissait, était là aussi debout avec eux. Aussitôt donc que Jésus leur eut dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre.” — En terrassant ainsi ses ennemis et en leur permettant ensuitc de se relever, Jésus donnait une preuve de sa puissance.
« Jésus les interrogea donc de nouveau : Qui cherchez-vous ? — Ils dirent encore : Jésus de Nazareth: — Jésus répartit : Je vous ai dit que c'est moi-même ; par conséquent si c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci.” — Quelle sollicitude de Jésus pour ses disciples !
& Alors les soldats s'approchèrent et mirent leurs mains sur Jésus et le saisirent. Les disciples qui étaient autour de lui, voyant ce qui allait arriver, dirent à Jésus : Seigneur, si nous frappions avec l’épée ? Et à l'instant, Simon Pierre, étendant sa main, mit le
croie ch Caïf cnez “ I après ch PA prêtre gatoi « I lui ré fl arlé blent, inler)
glaive hors du fourreau, et frappant un certain Malchus, serviteur du prince des prêtres, lui coupa l'oreille droite,
‘“ Mais Jésus leur dit: Laissez donc. Puis il toucha l'oreille de cet hornme et la guérit. Ensuite, il dit à Pierre : Remels lon glaive dans le fourreau ; car tous ceux qui tirent l'épée périront par l'épée. Le calice, que mon Père m'a donné, ne le boirai-je pas? Penses-lu que je ne puisse prier mon Père, el qu'il ne m'enverrail pas à l'instant plus de douze légions d'anges ? ’ — Chaque légion était de 6000 soldats.
‘« Jésus dit enfin à ceux qui étaient venus vers lui, aux princes des prètres, aux gardiens du Temple et aux Anciens : Vous éles venus me saisir comme un voleur avec des épées et des bälons : chaque jour cependant j'enseignais assis dans le Temple el vous ne m'avez pas pris. Mais voici votre heure, l'heure de la puissance des ténèbres." — Les Juifs étaient donc les aveugles instruments du démon !
abandonné par ses Apôtres.. Les Apôtres, et en parti-
: À : é L Abaudon culier saint Pierre, avaient pourtant protesté qu'ilsne | ne , À À ‘ ’ôtres l’'abandonneraient jamais. üc ‘“ Alors les disciples de Jésus l'abandonnant prirent tous la fuite. — Un jeune homme cependant le suivait, vêtu seul-ment d’un vêtement de nuit ; il fut saisi, mais il s’'échappa des mains des soldats en leur abandonnant son vêlement.”’ — Quelques auteurs croient que ce jeune homme était saint Jean.
chargé d’opprobres.. D'abord chez Anne, ensuite chez sobres
Caïphe, puis chez Pilate et chez Hérode, et de nouveau chez Pilate.
“ La cohorte des soldats, le tribun et les ministres des Juifs, après s'être saisis de Jésus et l’avoir garrotté, l’'emmenèrent d'abord chez Anne, parce qu'il était le beau-père de Caïphe qui était grandprêtre cette année-là.” — Anne fit donc subir à Jésus un interrogatoire préliminaire !
‘“ Il interrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine. — Jésus répondit : J'ai parlé publiquement au monde ; j'ai loujours parlé dans la synagogue et dans le Temple, où tous les Juifs s'assemblent, el je n'ai rien dil en secrel. Pourquoi m'inlerrogez-vous ? interrogez ceux qui ont entendu ce que je leur ai appris : ceux-là
lu!
savent ce que j'ai dil.” — Sage réponse, qui cependant atlira à Jésus un terrible soufflet !
‘“ Comme il avait dit ces paroles, un des satellites, là présent, donna un saufflel à Jésus, en disant : C’est ainsi que tu réponds au grand-prêtre ? — Jésus lui répondit : Si j'ai mal parlé, prouve ce mal ; mais si c'est bien, pourquoi me frappes-lu ? ’ — Quelle admirable douceur en Jésus!
«“ Anne renvoya donc Jésus garrotité au grand-prêtra Caïphe, chez qui tous les prêtres, les Scribes et les Anciens étaient déjà réunis.” — Jésus fut introduit dans ja salle du tribunal et placé au centre de l’hémicycle pour y subir son premier jugement !
“ Les princes des prêtres et toute l’assemblée cherchaient un témoignage contre Jésus, afin de le condamner à mort; mais ils n’en trouvaient point, quoique plusieurs faux témoins eussent déposé contre lui : les témoignages ne s’accordaient pas entre eux. — Enfin deux faux témoins se présentèrent : Nous l’avons entendu dire : Je puis détruire le temple de Dieu et le rehätir après trois jours.” — « Je détruirai ce temple fait de main d'homme, et dans trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait par la main des hommes.” — Jésus avait désigné par ces paroles prophéliques, non le Temple de Jérusalem, mais le temple de son corps qu’il devait ressusciter le troisième jour.
“ Alors le prince des prêtres se levant lui dit: Tu ne réponds rien aux accusations que ceux-ci portent contre toi ? — Mais Jésus se taisait. — Le prince des prêtres lui dit alors : Je t'adjure par le
Dieu vivant de nous dire si tu es le Christ Fils de Dieu ? — Jésus lui répondit: Tu l'as dit, Je le suis ; car je vous l’affirme, vous verrez un jour le Fils de l'homme assis à la droile du Dieu toulpuissant, el venant sur les nuées du ciel.” — Jésus déclarait ainsi solennellement sa divinité! Caïphe va donc l’accuser de blasyhème et par conséquent digne de mort!
‘“ Alors le prince des prêtres déchira ses vêtements, en disant : Il a blasphémé ; qu’avons-nous encore besoin de témoins? Vous: venez d'entendre le blasphème : que vous en semble ? — Ils répondirent en disant : Il est digne de mort.
“ Alors ils lui crachèrent au visage; et les bourreaux qui le tenaient se jouuient de lui en le frappant ; ensuite ils le voilèrent
se mirent à le battre à coups de poings ; d’autres lui donnaient des
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soufllets sur le visage, en disant : Prophétise-nous, Christ, qui t'a frappé ? — Et beaucoup d’autres blasphèmes qu'ils proféraient contre lui.” — Dieu seul connait tous les opprobres dont Jésus fut chargé durant cette nuit.
«“ Pierre cependant avait suivi Jésus de loin, jusqu'au portique avec un autre disciple (saint Jean), qui était connu du Pontife et qui entra dans le palais du grand-prêtre ; mais Pierre restait debout près de la porte, lorsque ce disciple, connu du grand-prèêtre. sortit, parla à la portière et fil entrer Pierre,” — C’est alors qu’eut lieu son triple reniement, tandis qu'il était à se chauffer dans le portique avec les soldats et les valets, en attendant la fin! — Le coq avait chanté, lorsque Jésus sortit de la salle de l’interrogatoire, conduit par des geôliers pour être enfermé dans une prison jusqu'au matin,
‘“ Alors Jésus, ayant tourné ses regards, jeta les yeux sur Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, lu me renieras trois fois. Il sortit donc dehors en pleurant amèrement.”
Lorsque le jour se fit, Jésus fut tiré de sa prison et conduit de nouveau devant le sanhédrin, qui contfirma sa sentence de mort. “ Alors Judas, voyant que Jésus était condamné, fut frappé de repentir, apporta les trente pièces d'argent aux princes des prêtres, en disant : J’ai péché, en livrant le sang du juste, — Mais eux répondirent : Que nous importe ? Lu verras. —Judas, avant jeté son argent dans le Temple, <e retira, ét s’en allant il se pendit avec une corde.” —— Triste fin d’un homme qui désespéra, après son crime, de la bonté divine !
‘“ On était donc au malin : toute la foule des Juifs se leva et on emmena Jésus chargé de liens dans le prétoire pour le livrer au gouverneur Ponce Pilale.’ — Le préloire était le lieu où le gouverneur romain rendait la justice ! Pour s’y rendra du palais de Caïphe, il y avait environ 1300 pas.
“ Pilate sortit donc et leur demanda : Quelle accusation portezvous contre cet homme? — Ils répondirent en disant : Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne vous l’aurions pas amen“. — Pilate leur dit : Prenez-le donc vous-mêmes, et jugez-le selon votre Ici. — Les Juifs lui répondirent : Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort.” — Pilate fit alors monter à Jésus l'escalier en marbre
blanc de 28 marches, que l’on conserve à Rome sous le nom de Scala santa.
“ Les Juifs commencèrent à l’accuser fortement, en disant Nous l'avons surpris troublant notre nation, et empêchant de donner le tribut à César, et se disant le Christ roi, — Pilate entra donc dans le prétoire, fit comparaitre Jésus et lui dit : Es-tu le roi des Juifs? — Jésus répondit : Mon royaume n'est pas de ce monde ; si mon royaume élail de ce monde, mes servileurs comballraient pour que jene fusse point livré aux Juifs...” C'est pourquoi Pilate lui dit: Tu es donc roi ? — Jésus répondit : Vous ie dites, je suis roi...” — Ni Pilate, ni les Juifs ne comprenaient que le royaume de Jésus était spirituel!
‘“ Pilate sortit de nouveau vers les Juifs et leur dit : Je ne trouve aucun sujet de condamnation en cet homme, — Cependant les Juifs insistaient avec de grands cris, disant : Il soulève le peuple par sa doctrine, depuis la Galilée jusqu'ici. — Pilate, entendant le mot Galilée, demanda si ct homme était Galiléen, Dès qu'il sut que Jésus était de la juridiction d’Hérode, il 13 renvoya à Hérode, qui en ces jours 8e trouvait à Jérusalem.” — Cet H-ro le, surnommé Antipas, tétrarque de Galilée, était fils d2 celui qui avait fait massacrer les Innocents ; lui-même avait ordonné la mort de saint Jean-Baptiste.
‘“ Hérode, en voyant Jésus, fut dans une grande joe ; car, depuis longtemps il était curieux de le voir à cause de tout ce qu’il avait entendu dire de lui; et il espérait lui voir faire quelque miracle. — {il interrogea donc Jésus, en lui alressant beaucoup d2 questions ; mais Jésus ne lui répondit rien. — Les princes des prêtres cependant étaient là pour l’accuser constamment. — Alors Héro le et sa cour le traitèrent avec mépris : il le fit revêtir d’une tunique blanche et le renvoya à Pilate.”
« Pilate, ayant alors convoqué les princes de; prêtres, les anciens et le peuple, leur dit : Vous m'avez amené cet homme, l'accusant! de soulever le peuple ; et voilà que, l’ayant interrogé devant vous, je ne trouve en lui rien de ce dont vous l’accusez. Hérode non plus; car je vous ai envoyés à lui, et rien n'a été découvert en lui qui mérite la mort. Je 12 relâcherai donc, après l'avoir fail fustiger.'—Vint alors le parallèle indigne entre Jésus et Barabbas pendant lequel la femme de Pilate envoya dire à son mari de ne
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depuis l'avait hiracle.
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rien faire contre ce juste, parcequ'elle avait été étrangement tourmentée en songe à cause «le lui,
flagellé.… Flagellé signifie frappé à coups de fouel.
Pilate espérant calmer les Juifs par cette exécution fit donc fustiger Jésus. — On ne fusligeait ou on ne flagellail que les esclaves, ea puaition de délits qui ne méritaient pas la peine de mort. — On se servaitile fouets, composés de plusieurs lanières de cuir armées quelquefois à l’extrém té de petites boules de plomb ; il n’était pas rare que les patients expirassent sous les coups.
“ Pilate fit donc flageller Jésus.” Les soldats le menèrent sur une plac> attenante au palais, le dépouillèrent de ses vêtements, lui lièrent les mains à un anneau fixé à une colonne (apportée à Rome en 1227), et commencèrent à frapper avec rage sur les épaules et le corps de Jésus,
Alors s’accomplit ce que les Prophètes avaient annoncé. ‘“ Mon ennemi s’est jeté sur moi avec la force d’un géant. Ils ont frappé sur mon dos, comme le forgeron sur une enclume : ils l'ont labouré, sillonné par des plaies larges et profondes. J'ai été brisé, moulu, broyé sous les coups pour les péchés des hommes... Depuis la
plante des pieds jusqu'au sommel de la téle, tout son corps n’est qu'une plaie.”
couronné d’épines.. Parce que Jésuss'était dit Roi, les bourreaux imaginèrent d'ajouter la dérision à la cruauté,
“ Les soldats, l'ayant donc emmené dans la cour du prétoire, rassemblèrent auprès de lui la cohorte entière, et l'ayant dépouillé, lui jetèrent sur les épaules un manteau d’écarlate; tressant une couronne d’épines, ils la } lacèrent sur sa tête et lui mirent un roseau dans sa main droite. Puis, fléchissant le genou devant lui, ils se moquaient en disant : Salut, roi des J'uifs ; ensuite ils le souffletaient, el après avoir craché sur lui, ils prenaient le roseau et frapnaient sur sa tête,”
Après cette infâme parodie, ‘ Pilate sortit de nouveau du prétoire et dit au Juifs : Je vous le ramène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. — Jésus parut donc portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre, et Pilate leur dit : Voilà l'homme ! Ecce homo !
Flagellation
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‘“ En le voyant, les pontifes et les valets crièrent à l’envi : Crucifiez-le, crucifez-le,—Crucifiez-le vous-mêmes, leur dit Pilate ; quent à moi je ne trouve pas du crime en lui.
“ Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi, et selon celte loi il doit mourir, car 44 s’esl fait Dieu. Si vous le délivrez, vous n'êtes pas l’ami de César...”’— Alors, Pilate eut peur !
‘ Ayant entendu ces clameurs, Pilate fit amener Jésus sur la place, s'assit à l'endroit appelé en grec Lithostrotos (estrade de pierre). On était à peu près à la sixième heure (environ onze heures), et il dit aux Juifs : Voici votre Roi, Mais eux criaient : Otezle, Ôtez-le ; cruc:fiez-le, —Pilate leur dit : Je crucifierai votre Roi ? Les pontifes répondirent : Nous n'avons pas d’autre roi que César.
‘« Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien et que le tumulte allait croissant, se fit apporter de l’eau, et se lavant les mains devant le peuple, il dit: Je suis innocent du sang de ce juste; à vous la responsabilité, Et tout le peuple de répondre, en disant : Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants.
“ Pilate donc, pour complaire au peuple, ordonna qu'il fût fait selon sa demande ; il mit en liñerié celui qui avait été incercére pour honiicide et sédition, et leur livra Jésus pour être mis en croix.
“ Les soldats prirent alors Jésus, lui ôtèrent le manteau d’écarlate, et lui ayant remis ses vâtements, le conduisirent hors de la ville pour l'y crucifier.
« Er Jésus, chargé de sa croix, se mit en marche pour le lieu du Calvaire, appelé en hébreu Golgotha.”’ (Lieu du c-âne.) ‘
“ Avec Jésus, étaient conduits aussi deux autres malfaiteurs, qui devaient être exécutés en même temps.
“ En chemin, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, du nom de Simon, qui venait de sa maison de campagne, Les soldats se saisirent de lui, et l’obligèrent à porter la croix derrière Jésus.
‘“ Jésus était encore suivi d’une foul: nombreuse de peuple et de f-mmes qui pleuraient et se lamentaient, — Jésus s'étant tourné vers elles, leur dit : Filles de Jérusalem, ne pleurez point sur moi ; mais pleurez sur vous-mêmes el sur vos enjanls.
“ Lorsque Jésus fut arrivé sur le Calvaire, on lui offrit à boire du vin raèlé de myrrhe, qui avait l’amertume du fiel ; Jésus, en ayant goûté, ne voulut pas en boire. On étuit à le sixième heure.”
et sa dirent qui el sont p
popula maient Dieu e de Die:
« Pa avec l ne pet mainte
« Le du vin:
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La p Père, p La s$ aujour
La tr sa mère
envi :
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sur la ide de
onze Otez- > Roi ?
César.
> allait ant le ous la ue son
fût fait varcéré mis en
d'écars de la
lieu du iteurs,
ju nom dais 58 sus.
uple et tourné p mi ;
à boire sus, en eure.”
cloué à la croix sur laquelle il est mort. La croix du Sauveur avait quatre bras ; quatre clous furent em:ployés à la crucifixion.
“Ils crucifièrent Jésus, et avec lui les Aeux autres larrons, l'un à droite et l’autre à gauche, et Jésus au milieu.
“ Cependant, Pilate composa un écriteau qu'il fit mettre au haut de la croix. Or, il y avait écrit : Jésus DE NAZARETH, LE ROI pxs Juirs, Beaucoup de Juifs lurent ce tilre, qui était écrit en hébreu, en grec et en latin.
“ Alors les Pontifes dirent à Pilate : N'écrivez pas LE ROI DES Juirs, mais qu'il s'est dit Je suis le Roi des Juifs. — Pilate répondit : Ce que j'ai écrit, je l’ai écrit.
‘“ Alors {es soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, {dont ils firent quatre parts, une part pour chaque soldat) et sa tunique. — Or cette tuniqu: étuit sans couture. ; ils se dirent donc entre eux : Ne la divisons pas, mais tirons au sort à qui elle apparliendra. Ainsi s’accomplissait la prophétie : Ils se sont partagés mes vêtements, et ils ont mis ma rob> au sort.
‘“ Les soldats étaient donc là assis, occupés à le garder. — Et la populace considérait ce spectacle. En passant, certains blasphémaient, branlant la tête et disant : Ah ! toi qui détruis le templ: de Dieu et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, Si tu es le Fils de Dieu, üescends de la croix.
“ Pareilléement les princes des prêtres eux-mêmes l’insultaient, avec l:s scribes et les anciens, disant : I] a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même; s’il est roi d'Israël, qu'il desceide maintenant de la croix et nous croirons en lui.
‘“ Les soldats aussi s’approchaient et se raillaient, lui présentant du vinaigre et disaient : Si tu es le Roi des Juifs, sauve-toi.”
À toutes ces insultes, Jésus ne répondait point ; il laissa pourtant tomber de sa bouche divine sepl paroles. que voici :
de Jésus
La première fut une parole en faveur de ses ennemis : “ Mon Paroles
Père, pardonnez-leur, car il ne savent ce qu'ils font.” La seconde fut adressée au bon larron ; “ En vérilé je Le le dis, aujourd'hui tu seras avec moi en paradis.”
La troisième à sa Mère et à saint Jean : ‘‘ Jésus, ayant donc vu sa mère debout auprès de la cruix avec le disciple qu'il aimait, dit
e Jésus
Réflexion
Pratique
Vendredi Saint
à sa mère : Femme, voilà votre fils. Puis au disciple : Voilà votre Mère. Et depuis cette heure, le disciple la prit chez lui,
«“ Depuis la sixième heure environ, des ténèbres couvrirent toute la terre jusqu’à la neuvième heure, et le soleil fut obscureci,.
“ Vers la neuvième heure, Jésus poussa un grand cri, en disant : Eli, Eli, lamma sabacthani, c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ? (4° parole).
« Après cela Jésus, sachant que toutes les prophéties étaient consommées, en accomplit une dernière et dit : J'ai soif. (5° parole). Aussitôt un des assistants courut prendre une éponge qu'il emplit de vinaigre, et la mettant au bout & «:n roseau, lui présenta à boire,
“ Après donc que Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Toul est consommé, (6* parole).
“ Puis, poussant un grand cri, il dit : Père, je remels mon dme entre vos mains. (7e parole). Et en disant ces mots, ayant incliné la tête, il expira.”
Voilà, chers enfants, le recit des douleurs et des souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Saint Louis de Gonzague n’entendait
jamais lire cette Passion sans verser d’abondantes larmes : son
cœur se remplissait d'amour pour Jésus qui a souff. rt pour nous une mort si horrible !
Aimons aussi nous-mêmes à méditer la Passion de Jésus!