MATKR VIVI ET SIBI
POSVER. '■'
mariti
On conserve dans Thôtel-de-ville quelques mçm)ires de l'acteur Beaumesnîl qui avait, dit-on, embrassé la profession de comédien ambulant , seulement afin de voir- du pays et de satisfaire sa passion pou l'étude de nos antiquités nationales. Ces mémoi^s très volumineux et accompagnés de nombreu dessins d'ailleurs fort incorrects, renferment quel<5iesfaits curieux;mais leur auteur y fait preuve
(i) p^ le même lieu, parmi les orties et les décombres , on m*amoDi§ ud tombeau de pierre assez semblable à*ceuxde saint Martial, iquî passe pour être celui du fameux duc Yaifre. Rien d'ailleurs ^ ylent à Tappui de cette tradition que toifs les renseignemen historiques contredisent formellement. Aucun ornement, nuliinscrîption.
ANTIQUITÉS ROMAINES. 101
ou d'une crédulité si grossière ou plutôt d'une si insigne mauvaise foi, que tous les faits qu'il rapporte, probables ou non, doivent inspirer une égale défiance. Peut-être avait-il l'intention de publier ses manuscrits ,* peut-être les destinait-il seulement à quelques antiquaires qu'il voulait mystifier. Entre autres inventions qui montrent la tournure de son esprit, il dessine toute une série de tombeaux et de bas-reliefs accompagnés de caractères bizarres, grecs, étrusques, romains, et surtout de quantité de phallus de toute forme. L'immodestie de ces ornements , a-t-il soin d'ajouter , scandalisèrent l'évêque de Limoges qui fit détruire les inscriptions et les bas-reliefs ; on les avait trouvés dans des fouilles faites aux environs de l'archevêché. Ces emblèmes erotiques paraissent amuser fort M. Bçaumesnil, car il en voit partout, mais toujours dans des monuments détruits. — Il donne, diaprés un parchemin peu gothique du deuxième siècle j dit-il, là description d'une idole gauloise qu'il appelle Ghrovinna;il fait un plan, une coupe et une explication détaillée d'un temple souterrain de forme spkérique (i), ouvrage des Gaulois, et n'oublie qu'une chose , c'est d'indiquer le lieu où il se tronVe. -^11 veut donner une origine illustre aux arènes de Limoges, et fabrique l'inscription suivante qui fera connaître la grossièreté de ses im-
(1] L'invention n'en appartient pas à Beaumesnil; et son souterrain me parait un réchauffé de la grotte spbérique de Zoroastre.
postures. Elle fut trouvée à Rome, dit-il, en ï 781^ par M. 4e Troy, directeur de l'académie.
IMP CAES • DIVI • TIT • AEL • HADRIANO ANT
DIVI TRAIANI PARTHICI MAX • FIL
DIVI • NERVAE • NEPOTI vàVG • PONT
MAXIM • PP TR • P II COS ï
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