‹ Notes d'un voyage en AuvergneChapitre 66 sur 70 · ARCHIT6CTUBE DE L'AUVERGNE · texte numérisé non relu

ARCHIT6CTUBE DE L'AUVERGNE

cercle, est constante pour ces gsderies et pcnv les parties du transs^t attenant au ooUat&ram. Ces voûtes, très caractéristiques^ peavent étxe regardées i^omme Forigine des arcs Ixmtants dont rarchitectùre gothique s'empara et fit un si grand usage.

Les nenmres sont rares y je dirai presque inoonnues y jusqu'au xni^ siècle..

Le narthex intérieur est constant dans les églises bysantines , et presque toujours surmonté de tribunes.

Les piliers sont plus élevés que dans le Nord et le Midi de la- France; quelquefois cylindriques, plus souvent carrés , presque toujours flanqués de trois colonnes, la face principale qui regarde la nef restant nue. Peut-être dqit-on attribuer le mptif de cette disposition bizarre au peu de largeur des nefs. On aurait craint de les rétrécir encore ^r des colonnes engagées.

Je ne connais qu'un seul exemple d'un empâta tement à la base des colonnes j ornement partout ailleurs si commun aux xu^ et xiii^ siècles.

La forme dominante des arcades est le plein cintre y souvent rentrant à sa naissance en fer à cheval. D'ailleurs l'ogive s'est montrée de bonne • heure en Auvergne et peut-être plus pointue qu'ait leurs.

Le genre d'ornementation le plus fréquemment employé dans cette province ^ tient sans doutQ à }a rareté des pierres propres à la sculpture, et à

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Fabotulaoee des matériaux de couleurs variées , prodints des montagnes Nrolcaniqaes. On y a &it grand usage de mosaïques pour orner les parties lisses, surtout l'extérieur du chevet y les tympans et les apsides.

Dès le onzième sièçla, ks chapiteaux s'ornent de sciu^tùres. I^e style historié obtient en général la préléreaee. On trouve dans les compositions de bas-reliefs, autour des chapiteaux, beaucoup de souvenirs antiques. Quelques-uns peuvent riva-* liser avec les plus beaux types bysantins de la Provence et du Languedoc.

On doit noter la rareté des statuts et des grands bas^reliefs. Je ne me rappelle pas en itvoir vu ailleurs qu'à Notre-Dâme-du-Port. Mais ime espèce de fatalité ayant détruit^ remjrfacé, ou laissé inachevées les portes principales des plus belles égUses, on né peut condure absolument que la statuaire ait été négligée en Auvergne. On sait , en efiet , que dans le moyen-âge les grandes statues et les has-reliels étaient surtout réservés à la décoration des façades. £n revanche, des restes nombreux de grandes et belles fresques attestent que la peinture contribuait beaucoup à la décoration des 'édifices religieux.

Il semble qu'il n'y ait eu qu'un seul type fort simple pour les modiilons extérieurs. Les rares exceptions donnait lieu à une remarque qui n'est pas sans importance. Presque partout les obscénités de certaines sculptures peuvent s'expliquer par cette naï-

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veté proi|pire à toute civilisation dans l'enfance, qui admet Texpres^on précise d'une action ou d'un vice hpnteux. A Ennezat et à Lempde, Finten^tit>n des sculpteurs de plaisanter sur des turpitudes n'est pas moins évidente que leur infâme grossièreté. . ,

V architecture goihigue parait avoir été en Auvergne une importation étrangère ; s<m apparition cepeindant a été brillante , et la cathédraleile Clermonty le chœur desaint-Amable, et celui d'Aiguëperse 9 prouvent que de 1200 à i3oo, son systènie était compris et florissant. Cependant Tornementàtion bysantioe s'est conservée assez long*temps dans le style nouveau.

La décadence de l'art gothique s'est manifestée de bonne heure , sans toutefois amener le goût des extravagances et des tours de force qu'on trou^s^ dans d'autres provinces. La suppression du chapiteau dans les longues colonnettes ne se montre que rarement et fort tard.

Ia peinture sur verre et la sculpture en bois y cultivées de bonne heure , ont Imllé long-temps d'un vif édat. On voit des retables en bois du xvM^ s^cle qnf attestent, sinon le go^t, du moins la perfection du travail chez les ouvriers.

Rares à toutes les époques en Auvergne , les clochers sont presque toujours peu él^és et insignifiants.

L'architecture militaire ne donne lieu à aucune

ob^rvation.

MOUUNS.

3ftô

Il ne parait pas qu'au xvi® siècle la Renaissance ait imprimé un grand mouvement en Auvergne et je ne Ccmnais pas de constructions d,e cette époque qui méritent d'être citées.

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