‹ Notes de la main d'HelvetiusChapitre 36 sur 70 · Luy ajouté · texte numérisé non relu

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3. Lire : Moïse. On voit qu'Helvetius se complaît à ces exemples très

bacchantes a frapé de son tirse le rocher qui en même tems a jette des sources d'eaux une autre n'a pas plutost jette son bâton contre terre que dieu en' a fait couler du vin celles qui voulerent avoir du lait n'avoient qu'a egratigner seulement la terre avec le bout de leur doigt les tirses envirronnés de lierre produisoient des raions de miel

ainsi des sçavans prétendent qu'il n'y ayoit point d'autres hercule quejosué

les ancien» ont dit que bacchus descendit aux enfers parce que moize fut 40 sur la montagne et qu'on le reçu comme un homme ressucité. On donné des cornes a bacchùs comme a bacchus ou a Joseph que l'on adoroit en Egypte sous la figure d'un bœuf â cause qu'il avoit rétabli l'agriculture

Des ivrognes a Siracuse crurent a table qu'ils etoient sur la mer prêts a faire naufrage ils jettoient les meubles par la fenêtre .croiant décharger leur vaisseau ils prçnoient les passants pour des tritons et quelqu'une croiant se jetter a la mer se jetterent sur le pavé x

bacchus quelquefois dans ses bonnes humeurs fait mettre nues les nimphes de sa suite et souvent sans délicatesses leur arrache des faveurs

funérailles chez les romain un joueur de flutte jouoitdes airs lugubres sur le ton phrigien etchantoit les louanges du défunt des pleureuses faisoient retentir l'air de leur soupirs on apelloit le mort plusieurs fois on luy disoit ses adieux on faisoit dep aspersions on bruloit des odeurs et on donnoit un repas a la famille '

frappants, en effet, dans l'histoire des religions qui, soumises à une interprétation rationnelle, peuvent ouvrir à la pensée des horizons nouveaux. V. les notes suivantes, dans le même esprit.

1. Helvetius cite avec un malin plaisir toutes le» anecdotes ' piquantes qui montrent combien l'esprit humain est sujet à l'illusion et à Terreur. V. dans Y Esprit le conte du curé et # de la dame galante (t. I., p. 220, dise. I, ch. n : des erreurs causées par nos passions) et beaucoup d'historiettes de ce genre.

la fureur qui n'a pour sang qu'une bile embrasée

la fureur inventa la science des tourments

la fureur tira le fer et le poison de la terre s'arma de glaive et de flambeaux

volupté souvent les voluptueux au milieu des plaisirs ont pendu sur leur tête Pepée que Denis fit pendre sur celle du philosophe Damocles

filles formez vous a l'art de séduire et d'enchanter vos amants 1 en attendant que vous puissiez contenter leur passions 2

chaque instant de plaisir est un présent des dieux 3

la volupté n'est faitte que pour la jeunesse et on voit avec horreur une vielle sans dents aux yeux eraillés et etincellants tenir sur ses genoux un jeune homme nu 4 dont le corps est bien taillé ferme et blanc et l'agace comme une lascive colombe et regarde avec des yeux humides toutes les belles parties de son corps *

pour se promettre toujours de jouir demain de la vie sans en jouir aujourd'huy et remettre ainsy chaque jour sa vie au lendemain

. le guerrier et le chasseur préfère le lit d'épines de Diane aux roses de venus

vos faveurs me font un Dieu 6

que les Dieux règne par la crainte tu régneras par l'amour

i . Et d'enchanter vos amants ajouté.

2. Des nymphes, en chantant l'amour et son délire, . Trop jeunes pour jouir, s'exercent à séduire.

(Le Bonheur, ch. I, t. xm, p. 17.)

3. C'est un joli vers d'un épicurisme savoureux et du plus pur xvinç siècle. Mais est-il d'Helvetius ?

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