Dit devoir au lieu de croit devoir barré
3. C'est ainsi qu'on voit, dans le Bonheur, la Terreur, la Fureur, le Désespoir, le Remords, l'Ambition, etc.,.
les anciens croient que les astres etoient des gondoles remplies d'exhalaisons ardentes
tibere avait différents cabinets 1 danc Pile de Caprée pour différentes débauches
il y avoit des peuples qui pour encourager les soldats faisoient porter a la tête des armées les cendres de ceux qui avoient été tué dans les précédents combats 2
ambition tous les endroits de l'univers fument encor des feux qu'elle y a allumés
les anciens peintres grecs peignoient avec de la cire de toutes sortes de couleurs ,
coutume pour scavoir si une fille etoit pucelle (Tibulle page 337)
les aigles qui s' élèvent si haut ne sont guère plus près du soleil que les reptiles tant ils en sont encor éloignés ainsy le sçavant et l'ignorant sont éloignés des premières causes *
que la coutume des romains etoit sage qui pour modérer l'orgueil du triomphateur par une loy expresse chargeoient des bouffons de le railler publiquement et chantoient ses défauts et ses vices
a peine estu endormi que l'ambition vient t'eveiller et te dit va vite faire des brigues tu repose et des rivaux veillent on n'achepte des places qu'au dépends du repos etc (a décrire)
les généraux romains avoient toujours cartes blanches
sur le mont sambulos hercule etoit honoré d'un culte distingué car en certain tems il avertit en songe les prêtres du lieu de tenir auprès du temple des chevaux équipé pour aller a la chasse ces chevaux chargés de carquois pleins de flèches se mettent a courir par les bois et n'en reviennent que la nuit
i. De débauches barré.
2. Helvetius s'intéresse particulièrement à l'art de stimuler les passions humaines qui devrait être pour le législateur un objet de méditation.
3. Aussi le philosophe positif — ou positiviste, si l'on veut, — de VEsprit ne cherchera pas à résoudre le problème des origines.
haletans avec leur trousses vuides ensuite les prestres ont une 2 de vision nocturne ou le Dieu leur marque les endroits de son passage et on y trouve en effet quantité de betes tuées ça et la
les Rois parthes lorsqu'ils faisoient alliance leur coutume etoit de s'acrocher les doits de la main droite l'un dans l'autre et de se lier les deux pouces a double nœud pour y faire monter le sang lequel ils sucent réciproquement par l'ouverture d'une petite incision cette alliance etoit la plus inviolable
amis on ne peut compter pour, amis des gens qui ont des préjugés leur amitié tient toujours a celle des autres
sçavoir si les gens mêmes d'esprit et qui par conséquent [ l ] des préjugés n'y sacrifient pas un ami cela est fort
douteux a moins qu'ils n'ayent Une grande ame 2
Cadmus fat le premier qui apprit a fondre l'airain
il faut se consoler dans le malheur car lorsque la tempête soufle il faut nécessairement que le calme revienne mais on doit craindre dans la prospérité parcequ'on a la tempête a craindre mais dans l'un et l'autre cas ou par desespoir ou par sécurité ne vous fiez jamais a la mer
matière de feu si cette matière ne peut exister sans mouvement il s'en suit que le mouvement est essentiel a la matière par conséquent nul besoin d'un agent qui le luy ait donné
mathématicien géomètre trouvent cent mille façons dont le monde pourroit exister en ne conservant point telles quelles sont les loix du mouvement 3
la critique prend aussy quelquefois l'or pour le clinquant
i. Prêtent???
a. Helvetius appliquera sa franche et brutale analyse à l'étude de l'amitié (JDe l'Esprit, Disc. III, ch. xrv). — Croix dans la marge.
3. Helvetius semble avoir réfléchi d'une manière sérieuse sur des questions de mathématiques et de physique, et non simplement pour suivre la
la critique accuse souvent a tort un auteur d'obscurité un aveugle ne voit goûte partout dans la nuit ou jour
la chimie folle rivale du soleil entourée de feux et de souflets de fourneaux noircis de famée tenant tous les métaux dans ses mains s'efforce en vain d'en faire de l'or
le crime promené dans les villes par des prêtres imposteurs marchoit sous le nom de la divinité x
le crime qui parle de dessus un trône n'est que trop écouté 2
aux fêtes de bacchus de venus les paiens etoient criminelles par religion
un Roy de la chine fit tirer un canal d'une demie lieue dans une montagne pour donner passage a une rivière qu'il vouloit conduire a Rionan il plaça deux mille statues sur les bords du canal
les crimes atroces dit tacite se commencent avec péril et s'achèvent avec recompense
un fameux critique dit boccalini ayant ramassé toutes les fautes célèbres d'un poète en fit présent a apollon le Dieu le reçut bien et pour le recompenser il mit devant luy un morceau de bled qui n'etoit point vanné luy ordonna d'en séparer la paille cela fait il luy fit présent de cette paille
la nimphes court sur la pointe des flots
les nimphes vont dans leur voiles recueillir les larmes de l'aurore 3
la mer au soleil déploie ses ondes en nappes d'argent4
mode, pour imiter l'exemple de Maupertuis, fameux en son temps, de Voltaire, etc..
i. V. dans Y Esprit toute sorte de petites histoires significatives concernant les bonzes, les imans, les prêtres de Memphîs.
2. Helvetius a et gardera une haine égale pour la superstition et le despotisme qui, d'ailleurs, se tiennent.
3 . Cette mythologie du dix-huitième siècle sait être tour à tour froide ou bien gracieuse, exquise.
4. L'auteur a d'abord écrit d'or, puis il a barré le mot qui n'était pas juste.
en vain se croit on poète sans le feu divin quand promethée eut forme la statue de l'homme il n,e l'avoit pas fait un homme jusqu'à ce qu'il l'eut animée avec le feu céleste et l'on n'a point fait de vers si on y a mis le génie
loin ces poètes par an ce sont des fleurs qui viennent par force et qui n'ont jamais d'odeurs ni de vives couleurs
loin celuy qui arrache en suant un vers dur de sa tête le vers doit se présenter jamais ni se chercher
la seule harmonie fait retenir et repeter 1 le vers
il faut dans ses tableaux peindre la plus belle nature
le vers pour être beau veut être retouché
le travail doit polir l'ouvrage du génie 2
l'onde forme la perle et l'art \a polit
le soleil le rubis mais il ne brille que par le secours d'une main habile il faut que le travail polisse le vers
la terre produit les fleurs l'art en* fait un bouquet . craignons a force d'être correct que le vers soit moins etincellans ou froid
pour un fécond génie il ne faut qu'un amy qui luy fasse rejetter cela et l'oblige a retoucher ses ouvrage
les vers sont souvent comme les fleurs dont on fait exhaler l'odeur en les touchant trop souvent ou comme une femme qui perd ce premier éclat des roses sur son visage en voulant le frotter pour se donner des couleurs plus vives *
le françois n'est plus suceptible d'une vive impression et le vers ne plait plus que par refleetion les grecs avoient l'aipe plus sensible au beau soit que cela vienne ou du climat ou de l'éducation 4
i. Et repeter ajouté.
2. Helvetiiîs profitera des leçons données par Voltaire au jeune poètephilosophe des Epîtres. On voit que les théories des Parnassiens n'étaient pas neuves. — Helvetius accordera toujours beaucoup et souvent beaucoup trop à la méditation, à PefFort, au travail. C'est un écrivain fort scrupuleux.
3. Il faut donc qu'un auteur retouche ses œuvres, mais sans les éplucher.
4. Helvetius parlera sans cesse des effets de l'éducation. L'influence du
pçu scaveni s'enrichir des dépouilles des anciens la fleur transporté de leur ouvrage dans le sien meurt
l'un n'est que sec l'autre n'est que frivole peu scavent dans un bouquet de fleur présenter les fruits de la raison 1
insecte qui sortez du limon d'hipocrennë
et dans beaucoup d'écrits l'herbe étouffe les fleurs
il faut que le sot rit de son portrait
le sot ne peut soutenir l'examen il n'y a que l'aigle qui soutient la lumière
l'homme sans imagination prend pour enflure tout ce qui n'est pas bas
la raison embelli de la parure de l'imagination 2 présente en chaque vers une double beauté
il faut que le poète les entraves aux pieds marche encor plus vite
il faut la fertilité 3 sans confusion
le contraste fait la beauté 4
il faut a ce que je crois pour être plus belles que les comparaisons soient tirées de l'histoire parce qu'en même tems qu'elles font l'effet des comparaisons elles apprenent l'histoire 5
climat sur la société lui semblera des plus contestables, et il la niera, volontiers. Il notera cependant la différence entre la poésie du nord et celle du midi.
i . Cf. le dernier vers du chant III du Bonheur :
Les fruits de la raison et les fleurs du plaisir.
2. Dès les Notes, Helvetius caractérise très bien son idéal littéraire, sa •manière, et, pour ainsi dire, son procédé. — Diderot constate qu'Helvetius •était un beau génie, mais non un génie facile (Réfutation du Traité de l'Homme). — V. Helvetius, t. V. p. 230 (Comme quoi il est permis aux philosophes de bien écrire).
3. Helvetius aura la fertilité et aussi la confusion. Il est vrai qu'il avait l'ambition de créer une science des faits moraux et sociaux, et leur déterminisme n'est point facile à établir.