‹ Notes de la main d'HelvetiusChapitre 59 sur 70 · Et pourris & jouté · texte numérisé non relu

Et pourris & jouté

l'amour préfère souvent le crêpe de la nuit au voile ëtincelant du jour

amour selon les différents caractères brûle differament dans le lion une flamme féroce et ardente s'exprime en rugissement dans les âmes hautaines par le dédain dans les âmes tendres par les larmes et l'abbattement l

on dit qu'adam ayant mordu la pomme dans le même endroit qu'Eve ou sa salive etoit resté ce fat le germe qui alluma le feu de la concupiscence dans le cœur de l'homme et voila pourquoy les lèvres et la langue des amants aiment tant a s'approcher

un ride croit sur le visage de notre idole l'amour frémit et s'enfuit sans ozer regarder derrière luy

le flambeau de l'amour porte son feu dans les antres des glaces ou se retirent les baleines il perce au fond des mers et donne le mouvement a ses monstres il perça la palais de glace de neptune 2 . La fureur armée chez les romains de casques et d'épeé affrontait la mort chez elle brave la foudre qui sort des colonnes d'airain que le meurtre charge elle lance des flèches #u bresil la joie danse chez les barbares au son d'une musique discordante et a la lueur des étoiles comme chez nous au son de luly et a la lueur des flambeaux dans ces salles magique ou l'art par le moien des couleurs rassemble tous les éléments et ramasse l'univers tour a tour dans un espace étroit qu'il agrandit aux yeux l'amour a les mêmes transports en tous pais goûte les mêmes voluptés a les mêmes désirs et veut parvenir également a la possession de ce qu'il aime la jalousie qui le suit et qui mené a sa suite la colère a la même envie de se défaire

i. Les mêmes sentiments ont des manifestations très diverses. D'où la difficulté pour le psychologue d'étudier les phénomènes de la « sensibilité».

2. Dans la marge, de la même écriture : les effets des passions sont différents dans différents pais mais c'est la même tige. On lit plus loin : l'amour propre tige de nos passions.

— IOI —

d'un rival en françe elle se bat avec égale avantage en italie elle assasine. La tristesse dans tons les pais verse des larmes et ne fait que pousser pour soupirs ' des sons différents la hardiesse est partout aveugle pour les dangers et ne scait point reculer et le desespoir partout se précipite et se jette avec fureur sur la mort differament construite dans différents Pais

le désir étincelle en ses yeux

l'amour propre * tige de nos passions J

l'amour propre offensé fit déchirer lais par ses compagnes au temple de venus a cause de sa beauté

D'abord qu'un jeune homme a du mérite l'amour propre vient avertir tous les hommes d'étouffer s'il peuvent ce jeune arbre qui s'eleve

l'ame d'un amant s'épanouit aux yeux d'une maîtresse c'est une joie qui marque au soleil la joie de son retour en s'épanouissant devant luy

en vain voudrait en éviter l'amour le sage court et l'amour vole

L'amour même heureux qui multiplie notre être multiplie aussy nos douleurs nous avons deux corps pour recevoir la douleur nous avons deux âmes pour recevoir la tristesse nous avons deux vie 4 etc a Décrire)

vivante tu etois mon amchir morte je seray ta furie

i. Pour soupirs ajouté.

2. Dans l'Esprit, Disc. I, ch. iv, t. I, p. 268 et suiv. Helvetius explique ce qu'il entend, après La Rochefoucauld, par amour-propre. L'amour pro- • pre ou amour de soi n'est pas l'orgueil, la vanité, dit-il, il n'est autre qu'un sentiment gravé en nous par la nature. Ce sentiment peut se transformer en vice ou vertu, selon les goûts et les passions, produire également l'orgueil et la modestie. — Dans son Introduction à la Connaissance de l'Esprit, Vauvenargues traitait des passions et distinguait l'amour-propre, ou l'égoïsme, semble-t-il, et l'amour de nous-même (XXIV).

3. Helvetius fera reposer sa généalogie des passions sur la sensibilité phy : sique.

4. Helvetius est capable de vérités délicates comme de vérités brutales.

Famour est eocor plos fin que la jalousie

il est également benrenx dans les combats <T amour d'être le vainqueur on le vaincu.

l'amour a pins de ruses * qu'aigus n'a d'yeux

quoiqu'on lasse en amour on est innocent tant que l'on est aimé

l'amour comme la rose n'a qu'un jour

Dieu sous le prétexte de la puissance de Dieu tous les petits esprits ont bâti des contes de fiées et parce qu'il peut tout ils ont voulu qu'il ait fait tout ce qu'ils s'imaginent soions nous plus et n'admettons que dieu n'ait fait que ce qu'un autre cause n'a pu £iire 2

par le sisteme de l'attraction il n'est pas nécessaire d'admettre un Dieu car s'il y a dans la njatiere une faculté de s'attirer les corps se sont dus attirer jusqu'à ce qu'ils vinssent a la position ou ils sont a presens c'est a dire jusqu'à ce qu'ils eussent trouvé un Equilibre d'attraction, de la tombe l'objection des rapports de deisseins car ils ne pouvoient cesser jusque la d'être en mouvement

de toute éternité notre mort est marquée

le présent le plus précieux que le ciel fasse aux Rois c'est des ministres aussy vertueux qu'éclairés

Diodore de Sicile dit que les etiopiens furent les i°* inven 7 teurs des hieroglifes et qu'il peignirent un Epervier un crocodile un serpent un oeil la main droite ou gauche etc pour signifier la promptitude la méchanceté la vigilance * la liberté et l'avarice etc

D'autres* disent les Egyptiens qui inventèrent les lettres que les phéniciens portèrent en Grèce avec Cadmus

i. Pîus d'yeux bané et remplacé par plus de ruses.

2. Cest une conception scientifique et moderne de la nature qui n'a, d'ailleurs, en soi, rien d'hostile au sentiment religieux. — Qu'ils ayent barré, remplacé par qu'il ait.

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