‹ Notes de la main d'HelvetiusChapitre 65 sur 70 · ce qu'ettehmè · texte numérisé non relu

ce qu'ettehmè

plus on avance plus on trouve l'art difficille c'est un homme qui plus il approche d'une montagne plus il la trouve haute 1

il faut que tout soit lié dans un ouvrage comme la chaine des flots de la mer les transition 2 font le même effet que la baze des vagues

il y a beaucoup de gens qui connoissent les règles de la poésie il y en a peu qui les sentent assez bien pour les pratiquer et selon que l'on les sent mieux on les pratique

en poésie tout ce qui n'est pas reflection vives doit être peintures î C'est ce qui fait le feu

il y a peu de gens qui ait le droit de s'abbaisser comme voltaire 4 ou en louant les autres ce ne soit pas basse flatterie et les envieux ont tort de luy reprocher ils louroient aussy s'ils avoient assez de nlerite pour que leur louanges portassent coups

tibere ecrivoit a horaçe Septimus notre ami commun vous dira comme je pense de vous

un des grands principes en poésie c'est l'harmonie pour ainsy dire des couleurs dans les descriptions et les comparaisons pour qu'il n'y ait point de dureté dans le tableau il faut que l'on passe d'une teinte a l'autre insensiblement ainsy il faut qu'un objet même affreux quand il est peint dans un lieu agréable tienne dans son horreur de quelque chose

i . Trait au crayon dans la marge.

2. Les digressions sont nombreuses et les transitions souvent lourdes dans les ouvrages d'Helvetius acharné à ramener sans cesse les idées les unes aux autres et qui les retrouve sans cesse sur son chemin, — sous des formes différentes, il est vrai.

3. Les peintures alternent avec les réflexions dans Y Esprit et dans V Homme.

4. Voltaire envoyait des lettres et des vers au fermier-général ; il lui soumettait ses oeuvres, lui adressait toute sorte de conseils (V. outre la Correspondance, les Conseils sur le choix d'une épître) et d'encouragements flatteurs.

d'agréable et vicissim. (voiez dans catule les noces de thetis page 146 le portrait des parques) c'est la ce qui fait le moelleux et ote le sec

En poésie il ne faut pas animer sans nécessité ou que cela apporte beauté ainsy on ne gagne rien a mettre un ange dans le soleil etc 1

un homme qui connoitroit parfaitement les règles de la poésie seroit poète parfait et il sera toujours poète (a moins que la paresse ne le gagne) dans la même proportion qu'il est connoisseur. Prenons pour exemple qu'il faille préférer des verbes de mouvement a ceux de repos en poésie parce que ce mouvement occuppe l'esprit, celuy qui scait cette règle ne pourra dit on l'exécuter, transeat mais il n'a qu'a lire dans les verbes de mouvements dans sa lengue comme on luy refuse seulement la faculté de trouver ce verbe et non celle de le saisir quand on lui montrera il est évident qu'il le trouvera dans la table des verbes ainsy qu'il le mettra. Cet exemple peut s'apliquer a toutes les autres règles de la poésie également, de plus prouvé par les exemples

il faut en poésie vivifier chaque vers et oter tout ce qui ne fait pas beauté 3 virtute carentia tollet

dans nos sens sont les matrices de nos idées 3

Venus. La sagesse et l'austérité aux sourcils refrognés furent amené devant venus ils ne voulurent pas d'abord l'adorer mais lorsque la Déesse se fit deshabillé devant elle par les plaisirs et les grâces et qu'ils la trouvèrent si belle ils se jetterent a ses genoux et l'adorèrent (en voiant plus en détail ce qu'on haissoit.

D'abord on l'aime

1. Les poètes du dix-huitième siècle animaient souvent sans nécessité, mais, en revanche, que de finesses, de grâces et de langueurs, parfois !

2. La question est de savoir ce qui fait la beauté. Cela dépend de l'esthétique plus ou moins consciente du poète.

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