Ce vers est barré
3. Parmi les longues déductions et les saillies de VEsprit, on trouve de ces constatations véhémentes et sarcastiques. Aussi, Helvetius fut considéré par beaucoup de gens comme un ennemi de l'état.
4. Cette note et la précédente sont barrées. — Helvetius préconise sans
Méchanceté. Callimaque dit qu'un jeune homme couronnoit sur un tombeau une petite statue de sa marâtre se persuadant qu'en ayant perdue sa vie elle avoit perdue sa méchanceté mais il fut tué de la statue qui tomba sur luy éloignez vous donc dit Callimaque de vos marâtres même au
tombeau
Mécène avoit fait lo livres de poésie et deux tragédies
mctampsicose étendue dans presque tout l'orient.
Métal le fer qui jusqu'alors n'avoit façonné que les marbres ne s'etoit point souillé du sang humain
le mérite de Caton a des panegiristes et plus d'imitateur le mérite ne va point chez les grands pour adorer l'idole
la sotte raillerie obscursit le mérite
et si sa vertu est connu c'est qu'il y a du quelque chose au
bon exemple
les Messinois ont au commencement de juillet une fête de notre dame de la lettre a cause d'une lettre qu'ils prétendent que la vierge leur a écrit surquoy un jésuite a fait un livre intitulé Epistola b. mariœ virginis ad messanenses veritas
vindicata
Metaphisique on peut donner le nom de metaphisique a toutes les choses de pures spéculations et aux i"' principes^
il n'y a de choses absolu dans l'univers que l'existence et
la non existence tout le reste est sujet au calcul et est de
rapport le tems est la succession des formes et des idées (faux ce
n'est qu'un moien de le calculer^
cesse dans ses ouvrages les récompenses offertes aux talents et aux vertus, à Texemple des républiques antiques.
1 . On donnait alors, en effet, le nom de métaphysique à toutes les spéculations, spécialement à l'analyse des idées (en ce sens, Condillac était un grand métaphysicien), de même qu'à la recherche des premiers principes, à la solution des questions d'origine et de fin.
2. La réflexion /ai*jc... est de la môme écriture, mais d'une autre encre.
on peut calculer les probabilités des certitudes de l'histoire comme celle du jeu. Alors il faut remarquer combien d'abord il est probable que le fait existe \ soit [ 2I qu'on dise
qu'un a 5 P^eds épouc. j, probabilité qu'il l'ait est en raison des hommes qui ont cette taille relativement aux autres etc
on a tort de dire que zéro ne soit rien on le peut regarder comme l'extrême d'une progression infini ou innombrable en nombre comme le point mathématique l'extrême de la division de l'espace ainsi on a tort de dire que ce ne soit rien. Ainsy zéro divisé par zéro doit donner un ce qui n'arriveroit pas si zéro etoit rien encor zéro n'estil égal a zéro que lorsque zéro est l'extrême de la même sorte de progression car zéro a un autre zéro d'une autre progression comme sont entre eux les tous dont les zéro sont des parties infiniment petites on peut calculer la peur qu'un homme doit avoir du tonnerre dans un carosse dans un batteau. le foudre parle nombre des lieux ou il peut tomber etc
la metaphisique est la théorie des arts ou des sciences les gens qui s'estiment a cause qu'ils ont une infinité de demies connaissances ont tort et n'a pas l'esprit plus étendu parce qu'il faut avoir l'esprit extrêmement étendu pour aller au bout d'un art puisqu'il est même impossible d'y arriver enfin ce n'est qu'une fraude d'esprit un homme qui raionne dans le centre d'un cercle on ne scait si tous ces raions rassemblés équivaudront 3 a la metaphisique en hgne droite d'un homme qui scais parfaitement bien un art ou scais la mezure de l'un ou ne sçais pas celle de l'autre et il a tort de se croire supérieur
1. Soit barré et remplacé par existe, sans doute à cause du second soit
2. On lit sur le manuscrit : F. Gratia?? II s'agit d'un géant. Mais on ne peut lire ni Goliath, ni Grath.
3. Sur le manuscrit, la dernière partie de la note, depuis a la metaphisique, se trouve à la page précédente. Outre le sens, le signe A montre le rapport entre les deux textes.
grandeur ceux qui ont désiré les grandeurs comme le suprême bonheur et qui y sont malheureux sont semblable a ces animaux qui séparé par un fossé d'un brasier qu'ils prennent pour le jour prennent le secousse s'elançe et si par malheur pour eux il sont assez fort pour sauter dans ce brasier y sont
dévorés.
les grâces presidoient aux bienfaits a la reconnaissance a la libéralité l'éloquence la sagesse la bonne graçe la gaité et ce je ne scay quoy qui fait plaire
la vertu leur nudité marquoit leur simplicité gladiateurs ceux que l'on apelloit vetiarios etoient armés d^un filet ou il tachoient d'enveloper la tête de leur ennemi c'est pourquoy dans leur combats ils chantoient, non te peto, piscem peto, quid me fugis, galle ; ils se battoient contre des gladiateurs gaulois qui avoient sur leur casques la figure d'un
poisson les grâces etoient filles de bacchus et de venus ou ne tombe jamais d'un endroit élevé qu'on ne se tue ni
d'un haut employ
galien dit que nos tempéraments ^ tont nos mœurs Dieu, voit nos projets nos combats nos édifices comme nous voions une fourmilliere quand il veut bien arrester ses regards sur la terre nos plus grands hommes sont de petites formies qui ont trouvez un brin de jonc pour passer une goûte d'eau nos armées nos canons ces foudre s'il soufloit son soufle les jetteroit au delà des limites du monde ils erreroient dans l'espace a peine nos plus grands édifices luy paroissent sortir de terre les vastes abimes de la mer cette immense quantité d'eau il la tiendroit dans le creux de sa main et ses batailles
I. D'après le théoricien de V Homme, c'est l'éducation qui fait l'homme. Helvetius accordera à l'éducation le plus grand rôle dans la formation des individus et des peuples. Il ne tiendra pour ainsi dire pas compte du tempérament. Et Diderot le lui reprochera, tout en reconnaissant ce que son système peut avoir de salutaire (Réfutation du Traité de l'Homme),
si sanglantes sont des guerres de formies ces masses énormes de rocher que nous transportons avec tant de peine par le secours de nos machines sont des grains de sable et l'univers entier n'est pour luy comme un ' balon est pour les enlans
Pourquoy 2 Dieu ne lance til pas sa foudre sur les criminelles afin que leur corps embrasés serve de fanal pour éviter l'ecueil du vice et pour leur faire chérir la vertu 3
esce pour exercer leur bras que les dieux lancent la foudre dans les déserts pourquoy ne le peuvent ils d'un tems serein4
Dieu veut que nous soions dans l'erreur et l'ignorance de certaines choses puisque nous ne les comprenons pas car pour toutes les choses qui nous sont nécessaires a la vie Dieu les a imprimé dans les esprits les plus vils comme dans les plus relevés 5 s'il vouloit que nous le connussions et qu'on ne l'offensa pas il n'auroit qu'a paroitre a nous tous les ans avec l'appareil qui l'envirronne en connoissant la timidité de l'esprit humain on sçait combien il y aurait alors peu de péchés ou bien il n'a qu'a changer nos ames^
le nom de Dieu est écrit dans chaque étoile
Dieu ne nous demande qu'un peu d'encens et le sage ne luy demande qu'une médiocre fortune