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5. On voit de quelle vigueur pittoresque est capable ce peintre réaliste des passions.
6. Ces demi-confessions des amants d'autrefois, en leurs vertiges évanouis, gardent une poésie gracieuse ou mélancolique.
flore parfume l'haleine des vents heureux qui tient venus pâmée dans ses bras venus aime tant les Roses quelle en laisse eclore toujours une sur chaque joue' sa bouche parfume l'amant colé sur sa bouche je veux que ce soit un saut qui me mette dans le tombeau et non pas qu'on m'y traine
ses yeux sont pleins d'une brillante humidité que l'amour et les grâces creusent de petits troux sur son beau corps
un anneau de rosé soutient les cheveux des nimphes et si la vitesse de leur course faisoit craindre de ne les pas attraper la langueur de leur yeux faisoient croire qu'elles se laisseroient attraper leur yeux parloient pour leur bouches qui persuadoient tous ce qu'elle vouloient que les ris ouvroient et sur lesquelles les désirs avoient envie de cueillir un baiser ^ les cheveux d'un noir plein de feu la plus belle couleur sont les roses de la pudeur heureux qui parfumé d'essences tient sa maîtresse entre ses bras qui la contemple écoute ses soupirs de pâmoisons alors le plaisir entre avec force dans l'ame par toutes les portes des sens. Le plaisir est le seul employ de la vie 3
1 . Si cette mythologie risque de devenir agaçante ou même ridicule, il faut reconnaître qu'elle est aassi féconde en inventions exquises.
2. On voit dans le chant I du Bonheur les Nymphes folâtrer parmi les Ris, et le tableau léger et mythologiquement erotique de l'amour triomphant (t. XIII, p. i8). En parlant de la Mollesse, il dit :
Sa coqaette pudeur aux transports des amants Oppose ces dédains, ces refus agaçants, Ces cris entrecoupés, cette faible défense Qui, flattant leur espoir et provoquant l'offense. Au désir enhardi permet de tout tenter...
Plus loin on lit :
Modeste dans ses voeux, il demande un baiser Qu'elle laisse ravir et feint de refuser.
3. Quelle ardeur, quelle passion le jeune Helvetius avait pour l'amour €t les plaisirs des sens !
telles les nimphes fendent les eaux de leur belles gorges et brillent sur les mers comme la fleur du jasmin sur ces feuilles tantost elle nagent sur le ventre et exposent leur belles croupes aux yeux des amours ou etalle sur le dos le [temple de la volupté aux yeux de Textase^]
les épines ne font pas craindre de cueillir une belle Roze
les Roses ne sont jamais si belles que lorsqu'elles ont épanouies leur sein aux Raions du soleil et les belles a ceux de l'amour
fêtes celles de Ceres se celebroient sous le nom d'EIusiana les candiots avoient apportées a Athènes on etoit obligé de cacher le secret a peine de deshonneur
la guerre a encloué ses canons a brizé son epée la prevoiançe ellememe veille sur notre bonheur songeons donc qu'a en jouir nos cris d'allégresse feront les éloges de notre Roy
jaime mieux avoir en ma puissance le corps de ma bergère^ que l'empire du monde les caresse de la fortune ne valent pas les siennes un baiser ravi vaut mieux qu'un Roiaume conquis les conquerans fondent leur bonheur sur le malheurs du monde entier et mon bonheur n'est fondé que sur la félicité et les plaisirs 5 de ma bergère
fêtes magnifiques que claudius donna a Rome (taci. pag. 308 :
fleuve D'adonis ou Ton dit que pendant les fêtes d'adonis elle se teint de sang a cause qu'adonis fut tue dans les forest de sa source cela viens de ce qu'il y a de grandes pluies a peu près dans ce tems qui entrainent des terres rouges dans le fleuves on prétend qu'a sa mort les amours se coupèrent les cheveux sur son tombeau
1 . L'auteur a écrit successivement îe temple du plaisir, de V extase yeux de la volupté qu'il remplace par « aux de Vextaie ».