‹ Notes de la main d'Helvetius [microform]Chapitre 50 sur 79 · Et qui s'attek au joug de son malheur ajouté · texte numérisé non relu

Et qui s'attek au joug de son malheur ajouté

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la loy fait les coupables et la fortune^ les innocents

l'ivre fortune oze tout espérer

heureux celuy qui ne daigne seulement pas jetter l'œil sur la fortune

le fourbe par l'artifice d'un mot a double sens se conserva le droit de trahir ses serments

le fourbe candide naive traite la fourberie d'usage

on n'est imposteur que lorsqu'on l'est a demi

la coquette met le fard sur le visage et le dévot le met sur le cœur

le fard blanchit les rides mais ne les cache pas -

fourbe serpent qui pique dans l'obscurité ' fontaine qui sépare ses eaux en divers rameaux dessinne sur la terre les branches des chênes qui s'elevent dans les cieux

la fortune vend cher ce qu'elle promet de donner

l'eau tombant en nappe sur un basin dont la glace est polie ils brisent leur cristaux et fait élever l'écume

fleuve dont la glace unie répète les beautés de sa rive et qui lorsque le soleil le frape ressemble a un vaste serpent d'argent qui se ghsse entre les rochers les bois et dans la plaine 5

foy dans ce tems les aveugles voioient et la foy reparoit les torts de la nature

dans un fleuve dort^ il roule un peu d'écume quand au fond les métaux précieux tous n'est pas de la même pureté

1 . Dans le traité de V Homme, Helvetius cherchera les moyens pratiques de diminuer l'inégalité des fortunes par des lois meilleures et il esquissera sur ce point des théories très hardies sans admettre jamais la possibilité de supprimer la propriété.

2. Voir les hommes et les choses tels qu'ils sont, sous le fard, telle était l'ambition d'Helveiius afin de pouvoir mieux enseigner le bonheur et la justice inséparable du bonheur.

5. Les images pittoresques abondent dans les livres d'Helvetius. 4. D'argent barré, remplacé par « dort ».

la fortune dit mon vol est aussy rapide aussy brillant qu'un éclair personne ne m'attrape en courant heureux qui me saisit au passage, le politique me croit esclave de sa politique en secret le ministre ingrat^ scait qu'il ne doit qu'a moy ce que son orgueil dit devoir^ a la prudence quoique je suis sans yeux je n'en suis pas moins puissante et c'est moy qui préside le plus aux élections et je fis faire les plus grande découverte je préside souvent aux grandes actions des Rois

la foiblesse l'encensoir a la main alla présenter l'encens aux Dieux qu'elle meprisoit

le froid hiver la tête courronné de glace son antre est creusé dans la neige le soleil change son palais en fleuve (a décrire)

chaqu'un se presse pour arriver a l'autel de la fortune la hardiesse a grand coups d'epée écarte ses concurents et la perfidie 3 avec son poignard perce son adversaire dans la foule

il faut être plus grand pour soutenir le poids de la disgrâce que de la faveur de la fortune

anciens marquoient avec de la craye blanche les jours heureux avec du noir les malheureux

les anciens avoient coutume d'appaiser les dieux par des sacrifices lorsqu'il leur etoit arrivé quelque chose de favorable

ceux qui triomphoient se peignoient le visage avec du vermillon il y avoir une statue de Jupiter assise au capitole sur un char tout rouge, les dames francoise se peignent aussy de rouge en signe de leur triomphes

les filles des anciens avoient des cheveux et non les femmes Platon dit que les filles alloient a la chasse comme les hommes et qu'elles faisoient comme eux les exercices du corps

il n'y a que la main d'un amy qui arrache l'épine du cœur

c'est une fille sous l'habit d'alcide

î. Le ministre ingrat au lieu de Y homme barré.

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