Cest ajouté
2. L'art ne consiste pas à reproduire directement la nature, mais à l'interpréter selon son tempérament. Ce n'est pas une raison pour vouloir peindre en beau. Il est vrai que l'imagination du poète magnifie le réel.
que leur pensées ayent de la teinture des champs des bois et des rivierres ainsy des autres choses
ceux qui dans la poésie ont le talent d'exciter les passions n'ont pas a ce que dit addison le talent d'écrire d'une manière noble et sublime et vice versa
le luxe a la source du jour va cueillir des poisons et chercher des richesses
le luxe transporta les rivières des vallons au sommet des montagnes
il fait venir par des vaisseaux des palais
le luxe attacha les diamants et des lustres aux oreilles (le palais du luxe)
la nécessité dépouilla les lions de leur peaux et le luxe^ a tissu les étoffes d'or
l'eôeminé qui se fait tirer dans un carosse et qui ne peut se servir lui même semble n'avoir des bras et des jambes que par bienséance ils voudroient que leur chemises fussent tissues d'air tant leur délicatesse est grande il moureroient s'il portoient un habit de laine ils ne pourroient se remuer et ils marchent légèrement sous des habits chargé d'or et de diamant
le luxe transporta les montagnes creusa des lacs semblable aux mers la retressit dans son lit et daignant de s'aider de la nature veut toujours la forcer (a décrire)
le luxe va sur des barques légère chercher les monstres semblable a des iles et leur arracher les os que dieu avoit caché sous une épaisse muraille de chair et cela dans ces mers que gardent les glaçons flottants et les tempêtes du nord, les choses nécessaires ne sont pas ainsy cachés au fond des
I. Helvetius traitera à maintes reprises la question du luxe. (Fragment d'Epître sur le Luxe — Epîtrc sur les Arts, t. XIII, p. 104, 105, 106 — De VEsprit, t. I. p. 225 à 260 — De V Homme, section VI, ch. m, iv, v, ch. xvm, t. X. p. 95). — Dans la marge, devant la plupart de ces réflexions sur le luxe : L.
mers ni sous des ecueils dont des monstres dévorants défendent l'entrée
le luxe des vivans suit les morts au tombeau les statues d'or qui porte sur leur épaules des bougies. L'ivresse coule avec le vin de ses cornes d'abondance polies par germains etc
la fureur les Suisses autrefois après leur victoire sur le Duc de bourgogne bâtirent une chapelle des ossements des morts consacrèrent leur passions et élevèrent ainsy le temple de la fureur au dieu de la clémence
l'arsenal de la fureur est rempli des taureaux de phalaris des chaudières bouillantes etc des hommes vivans attachés aux morts les flambeaux de la fureur ^ sont les martirs qu'elle enduisoit de cire
le vainqueur poussa trop loin sa fureur dans un fleuve de sang il étouffa sa gloire
dans le temple de la fureur on n'y voit pour statue que la douleur et la mort dans différentes attitudes le sang mêlé aux ossements broies fond le palais la fureur y cultive elle même les poisons (travailler sur ce fond 2) si l'amour paroit dans ce temple, ce n'est qu'accompagné de la jalousie etc Décrire La fureur en attachant les hommes a des cadavres a enchainé la vie a la mort la fureur ni reçoit que la fumée du sang il y coule un fleuve de sang dont les flots boueux et pourris > ne se meuvent qu'avec peine
Amours les Désirs sont les fleurs de l'amour et les plaisirs les fruits
1. ? — Les flambeaux de neron et martirs que la fureur enduisoit de cire et faisoit... barré.
2. Travailler sur ce fond. On voit qu'Helvetius ne se contentait pas de noter ici des idées, des impressions, des projets, mais qu'il esquissait encore des développements qui sont comme des canevas généraux dont il se servira à l'occasion.