‹ Notes du premier président Pellot sur la NormandieChapitre 101 sur 122 · BAI LL AGE DE GOSTENTIN · texte numérisé non relu

BAI LL AGE DE GOSTENTIN

CLERGÉ

Il y a deux éveschez dans ledit baillage, dont l'un est à Coutances et l'autre à Avranches.

L'évesché de Coustances, vaut 18 à 20,000 1. t. de rente ; M. Lomenie de Brienne est évesque, qui est honneste homme, homme de bien et bien intentionné. Il y a une grande pension à l'ancien évesque, de sorte qu'il n'en tire pas beaucoup de reste.

Il y a vingt-cinq chanoines dans le chapitre, à sa collation, dont le chantre est la première dignité ; les plus forts canonicats valent 2,000 1. t. de rente et les moindres 1,000 1. 1. Le sr [de] Brévant est chantre, frère du marquis de Brévant, vaut 2,000 1. 1. de rente.

Il y a peut-estre 2,000 communians à Coustance, qui est une petite ville dont le chapitre et les officiers font toutte la bonté.

Le prieuré de Marselieu [Marchésieux], à M. Colbert, évesque de Mascon.

L'abbaye de Lessay, à M. de Matignon, coadjuteur de Lizieux ; vaut 2 5 m. 1. t. de rente ; en désordre ; il n'y a que trois ou 4 prestres.

GENTILSHOMMES ET PRINCIPALLES TERRES

Louis d'Argouges, seigneur de Gratot, a longtemps commandé une compagnie de cavalerie; aime les procez; a esté frondeur et remuant ( 1 ) ; sa terre de Gratot vaut 4 m. 1. 1. de rente, et celle de Gouviile, 4 a 5 m. 1. t.

Michel d'Argouges, escuyer, seigneur de Gouviile, a

(1) Voy. supra, p. 256 et 288, note 2.

toujours porté les armes, âgé de soixante ans, valétudinaire ; il n'a point d'enfans et réside sur les lieux (1).

Nicolas de Costentin, escuyer, a esté longtemps président au présidial de Coustances. Il avoit un fils qui est mort maistre des requestes et a laissé des enfans mineurs (2).

Bret, escuyer, sieur de Cerisy, de la R. P. R. ; la terre de Cerisy vaut 4,5oo 1. t. de rentes (3) .

(1) Michel d'Argouges, sieur de Gouville, avait épousé, en 1646, Lucie de Costentin.

En 1640, le Rôle de la noblesse du bailliage du Cotentin [Société... de la Manche, t. XI, p. 3) disait : « Son père estoit cadet du baron de Raanes, qui porte le surnom d'Argouges, bonne et antienne famille et espouza la fille d'un thrésorier de France à Caen, nommé Répuchon, parisien. Celluy-cy n'est pas encore marié : Jeune homme de vingt-cinq ans, de petitte entreprise. Riche de 5,ooo 1. t. de rente ». Il demeurait à Gouville quand il fut maintenu par Chamillart (p . 98). Il fut lieutenant des gendarmes du prince de Conti, et mourut en 1 701, âgé de quatre-vingt-huit ans. (Renault, Coutances, p. 68.)

(2) Nicolas de Costentin, sieur de Coutain ville- Agon, âgé de soixante-huit ans, pour lui et son petit-fils mineur, fut maintenu par Chamillart (p. 338). Le Rôle de la noblesse disait de lui, en 1640 : « Celluy-cy est homme d'esprit et à tout entreprendre en sa condition. Son grand-père commenssa la maison ; celluy-cy l'a faicte de 10,000 1. t. de rente. » (Société... de la Manche, t. XI,

(3) Cerisy-la-Salle appartenait à une famille Richier, qui, justement, fut quelque temps protestante.

En 1640, Jean Richier, sieur de Cerisy, est peint : « Homme d'honneur; a esté veu au conseil [de] 1639, députté pour l'arrièreban de ce bailliage. A ung frère comme luy qui porte l'épée ; gens de servisses ; huguenots ; riche de 9,000 1. t. de rente ». {Société.. . de la Manche, t. XI, p. 8.)

Chamillart (p. 23î), maintint Jean Richier, seigneur et patron de Cerisy, âgé de quatre-vingt-quatre ans, de la religion protestante. Cette famille y possédait aussi un fief appelé Breuil; et, en 1789,

Le sieur [de] Guetreville, son nom est Davy, âgé de 18 ans(i); sa terre de Guetreville vaut 8,000 1. t. de rente.

Le sieur de Bellouze a esté longtemps mousquetaire et maintenant gouverneur de Coustances et dans le service (2) ; sa terre deCambernon et Issigny [Isigny] vaut 5 m. 1. t. de rente.

Cézarde Gostentin, comte de Tourville, est capitaine des gardes de M. le prince de Condé (3).

un Richier se qualifiait sieur de Bray. (Renault, Coutances, p. 3 1 3.) Il se pourrait donc que la personne appelée Bret par Pellot fût un membre de la famille Richier, connu sous le nom de seigneur de Bray, qui se prononçait Bret.

(1) Chamillart (p. 355), maintint Bon-Thomas Davy, sieur de Cateval, alors âgé de quatorze ans, et Pierre Hubert Davy, sieur de Fréville, âgé de onze ans, à Grettevil le [peut-être Quettreville ?], sergenterie Maufras.

En 1640, vivait à Quettreville, Charles David, écuyer, sieur du lieu, « jeune homme non marié; a peu de suffisansse, riche de 6,000 1. t. de rente. Peu d'alliance, est de la mesme famille de feu M. le cardinal du Perron... » (Société... de la Manche, t. XI,

(2) Jacques Michel, seigneur de Bellouze, de Cambernon et d'Isigny (fief à Cambernon), puis Jean-Çharles Michel ont été tous deux gouverneurs de Coutances vers cette époque. (Renault..., Coûtâmes, p. 3o.)

Le mémoire sur la généralité de Caen signale, à Cambernon, Jacques Michel, écuyer, seigneur de Cambernon, d'Istgny et du fief Arnaut, qui avait été gouverneur de Coutances, mais, depuis un nouvel édit, n'en faisait aucune fonction. Il avait un fils dans la maison du Roi. (Bibl. de Rouen; ms. Y. 42, p. 126, 146.)

(3) César de Costentin, comte de Tourville, demeurant à Vauville, marié à Lucie de la Rochefoucauld, en i63i. (Cham., p. 338, et appendice, p. 17.) C'était le père de l'illustre maréchal de Tourville.

Saint-Simon dit de lui (t. I, p. 36) : « Mon père fut heureux dans

LesieurdeMontpicon[Montpinçon],escuyer, a nombre d^nfans presque tous fort jeunes (i) ; sa terre de Montpicon [Montpinçon] vaut 4 à 5 m. 1. t. de rente, et celle d'Angy [de Dangy] 4,5oo 1. t.

plusieurs de ses différentes sortes de domestiques, qui firent des fortunes considérables. Tourville, qui étoit un de ses gentilshommes, et celui par qui, à la journée des Dupes, il envoya dire au cardinal de Richelieu de venir sur sa parole trouver le roi à Versailles, le soir même, étoit un homme fort sage et de mérite. Le cardinal de Richelieu, mariant sa nièce au fameux duc d'Enghien, M. le Prince lui demanda un gentilhomme de valeur et de confiance à mettre auprès de M. son fils. Il lui donna Tourville, qui y fit une fortune. Son fils, à force d'être, de l'aveu des Anglois et des Hollandois, le plus grand homme de mer de son siècle, en fit une bien plus grande. Il voyoit mon père assidûment quand il étoit à Paris et avec un respect qui lui faisoit honneur. Je me souviens de la joie de mon père quand il fut maréchal de France, et de celle qu'il lui témoigna en l'embrassant...; ce maréchal... affectoit pour moi une déférence qui m'embarrassoit souvent. »

Le Rôle de la noblesse du bailliage du Cotentin disait, en 1640, de César de Gostentin : « homme de cœur et de servisse ; est cappitainne d'une compagnie de chevau-légers dans le régiment de M. le cardinal; riche de 7,000 1. t. de rente; il a épousé une fille de la maison de Montandre en Gascongne, qui estoit veufve, qui luy a donné du bien ». (Société. ..delà Manche, t. XI, p. 2.)

(1) Chamillart (p. 38), maintint Adrien du Bois, âgé de soixanteun ans, demeurant à Montpinçon, Hervé du Bois, sieur de Dangy, et Antoine du Bois, âgé de cinquante-un ans, de la paroisse de Dangy. Hervé aurait épousé Anne Boucard, et Adrien, Marthe Plessard.

Cependant, à l'époque même où se renseignait Pellot, on rencontre, à Montpinçon, des Caillebot delà Salle, possédant cette terre de Montpinçon, par suite d'une alliance antérieure. (Renault, Coutances, p. 317 et s.)

Plus tard, aussi, le Mémoire de Foucault sur la généralité de Caen (p. 144), porte : Montpinçon; la dame de la Salle en est présentement seulle patronne »... « la quelle dite dame de la Salle y a de très beaux droits. »

Saint-Simon (t. VI, p. 337 et s)> donne de curieux détails sur

La terre de Ver, de 3, 5oo 1. 1.; au srdeVer, escuyer (i). La terre de Montaigu, vaut 6,ooo 1. t. ; aux enfans mineurs du sieur de Montaigu des Bois (2).

la famille, la carrière, la vie de Caillebot de la Salle, capitaine des gendarmes, puis maître de la garde-robe du roi, chevalier de l'ordre en 1688, « petit-fils d'un vendeur de sabots dans la forêt de Senonches »... Agé de soixante-six ans, « chagrin, particulier, sauvage », il avait vendu sa charge et s'était retiré « au près de Dreux dans une petite terre appelée Montpinçon » [Il paraît cependant certain qu'il possédait bien l'autre Montpinçon] .

« Il s'y ennuya. . . ; il trouva dans une de ses visites une fille de vingt ans, jolie et bien faite », Mlle de Bénouville. En conversation, il apprit que ses parents la marieraient bien « mais que cela n'étoit pas facile quand on n'avoit rien à donner. . .; que ce qu'elle voudroit trouver, ce seroit quelque homme âgé qui ne songeât point au bien. »... Il fit sa demande. « Le cordon bleu du vieux galant, qui la demandoit sans dot quelconque, uniquement à condition de demeurer à Montpinçon, sans jamais aller à Paris, leur parut les cieux ouvers »... « Il a été très heureux et cette jeune femme a vécu avec lui à merveilles. . . » Elle s'appelait Jeanne-Hélène Gillain, fille de François-Antoine Gillain, chevalier, sr du Port et de Bénouville. (P. Anselme, t. IX, p. 227.)

Le fait qu'un Caillebot de la Salle a été abbé de Blanchelande, confirme encore la présence de cette famille dans cette région.

(1) Louis de Gascoing, sieur de Ver, de la R. P. R., épousa Marie Canivet, en 1649. (Cham., p. 126.) Renault (Coutances, p. 216), signale Louis de Gascoing, marié à Marguerite Cornet ; puis Gabriel de Gascoing, chevalier, comte et seigneur de Ver, baron du grand et du petit Valencey, marié à Marie Bertrande de Rochefort. Le Gascoing de Ver abusa, pendant vingt-cinq ans, de son influence pour faire soulager arbitrairement à la taille ceux qu'il voulait favoriser ; il fut, à la fin, condamné, pour cet abus, à une amende, en i685. (Esmonin, La taille en Normandie, au temps de Colbert; Paris, Hachette, 191 3, in-80, p. 367.)

(2) Sébastien de Montaigu, demeurant en sa terre de Montaigu, âgé alors de quarante ans, fut maintenu par Chamillart (p. 2o3). En 1693, Sébastien de Montaigu, comte de Montaigu, Sourdeval, Lorbehaye, capitaine de cavalerie dans le régiment de Romainville,

Les sieurs de Villandé et de Saint-André, frères, sont tous deux, à présent, dans le service; leur surnom est Bérauville (i).

Les terres de Lorry et Gampserveux; valent 5 à 6 m. 1. t. de rente ; au sr de Canchy ; leur[s/c] nom est Sainte-Marie (2).

La terre de Monchaton, de 7 à 8 m. 1. t. ; aux dames de Lespiné et de Saint-Aubin (3) .

Le marquisat de Marigny, de 18 ou 20,000 1. t. ; au prince de Guimené (4) .

marié à Jeanne-Marguerite de Beaufils, est parrain d'un cloche à Montaigu. (Renault, Coutances, p. 242.) Peut-être était-il un des mineurs dont parle Pellot ?

(1) Gabriel et Dominique de Bérauville, sieurs de Saint- André et de Montigny, demeurant à Saint-André-de-Bohon, alors âgés de vingt-six et vingt-trois ans, furent maintenus par Chamillart (p. 295.) Un Dominique de Bérauville, seigneur et patron de Saint- André du Valjuas et du Ghouquet, avait épousé Elie-Marguerite de Chérie. (Renault, Coutances, p. 248.)

On ne voit pas ailleurs Villandé .'

(2) Messire Pierre de Sainte-Marie, chevalier, seigneur de Canchy, âgé de quarante ans ; Léonor de Sainte-Marie, demeurant en la paroisse du Lorey, âgé de trente-trois ans, furent maintenus en 1666. Un de leurs ascendants avait épousé une demoiselle de La Luzerne, à la famille de laquelle Campserveur avait appartenu. (Cham., p. 187; Société... de la Manche, t. XI, p. 6.)

(3) En i653, Montchaton appartenait à Alexandre Michel. Il eut deux filles : Elisabeth, qui se maria à Georges Desmarets [sr de Saint-Aubin], et Catherine Michel, qui laissa pour héritier Alexandre Le Carpentier, sr de Montchaton [et de l'Epinay]. (Renault. . ., Coutances, p. 129.)

En 1640, à Montchaton, Alexandre Michel, président aux requêtes du palais, à Rouen, était jugé « homme qui a esprit et vanité, jeune, riche de 6,000 1. t. de rente. » {Société... de la Manche, t. XI, p. 9.)

(4) Charles de Rohan, comte de Montauban, puis duc de Mont-

Le marquisat de Pirou, de 9 à 10,000 1. 1. ; au marquis de Pirou (1).

Les terres de Hambrie [Hambie] Bréchal [Bréhal], Hautteville et Montmartin, de 12,000 1. t.; à M. de Longueville (2).

La baronnie de la Roche-Tesson, de 12,000 1. t.; à M. de Matignon (3).

La terre de Ghantelou, de 8 m. 1. 1. de rente ; au comte de Montgommery(4).

bazon, pair de France, prince de Guémené, marié à Jeanne- Armande de Shomberg, mort, près de Liège, en 1699. Marigny lui appartenait du chef de sa mère, issue d'une autre branche de la maison de Rohan, qui possédait Marigny. (P. Anselme, t. IV, p. 61, 64.)

(1) D'après un état des fiefs du bailliage de Coutances, rédigé vers 1689, le marquisat de Pirou se trouvait divisé en deux portions : la première appartenait à Claude de Vassy, qui se qualifiait marquis de Pirou et de Brécey. Elle était d'un revenu d'environ 2,000 livres; la seconde était entre les mains de noble dame Marie du Bois, comtesse de Créances..., et valait 2, 5oo livres de revenu. (Renault, Coutances, p. 726.) Voy. aussi, sur le père de ces deux dames, Charles du Bois de TEpinay, supra, p. 270.

(2) M. Renault (Coutances, p. 257) dit aussi, sans doute d'après l'état des fiefs de 1689, que le revenu de ces domaines, qui appartenaient au duc de Longueville, était de 10 à 12,000 livres.

(3) Henri de Goyon, sire de Matignon et de la Roche-Guyon, comte de Thorigny, marquis de Lonrai, baron de Saint-Lo, de Moyon, et de la Roche-Tesson, marquis de la Luthumière, lieutenant général de la province de Normandie, gouverneur des villes de Cherbourg, Granville et Saint-Lô, mestre de camp du régiment de royal-cavalerie, marié à Marie-Françoise Le Tellier, dame de la Luthumière. [Génér. d'Alençon, p. 145-146.)

(4) Jean de Montgommery, comte de Chanteloup, fils cadet de Gabriel et de Suzanne de Bouquetot. Sa fille épousa le seigneur de la Vieuville. (La Chesnaye-Desbois.) Louis de Montgommery, son fils, possédait Chanteloup, en 1691 . Cette châtellenie était alors éva-

M. du Bouillon, bon gentilhomme, qui a 12 m. 1. 1. de rente (1).

De Siny? (2).

Le marquis de Bresse- Vassy, demeure à Costentin [*fc](3).

D'Igoville; 20,000 de rente; de l'esprit, bizarre, endetté (4) .

Saint-Germain, de la R. P. R ; honneste homme (5).

La baronnie des Biards, à M. des Biards, homme de condition, de la R. P. R. ; demeure à Vire (6).

luée seulement à un revenu de 4,000 livres ? (Renault, Coutances, p. 192.)

(1) Il y avait, à Hauteville, un domaine et un château du Bouillon ; Julien du Bouillon, seigneur de Gouey, du Bouillon et de Vanlous, prouva sa noblesse devant Chamillart (p. 570).

D'autre part, il y avait, aussi, à Notre-Dame-de-Cénilly, un fief de Bouillon qui appartint à un sieur de Saint-Ouen, puis à une famille Le Vallois. (Renault, Coutances, p. 3 10.)

(2) Il est difficile de préciser ce que signifie ce simple mot. Désigne-t-il un membre de la famille de Vipart de Silly, dont il a déjà été parlé plusieurs fois ; ou bien quelqu'un de la famille de Silly de la Roche-Guyon, qui a possédé, peu de temps, à la fin du xvie siècle, la terre de Hauteville-la-Guichard ? (Renault, Coutances, p. 346.)

(3) Voy. supra, p. 18, note 3.

(4) Ce nom n'a pu être reconnu. Il y a Digoville dans l'élection de Valognes. Charles de Vauborel en était seigneur. Il obtint, en i663, l'union et érection en comté des terres de Lapenty, Saint- Symphorien, Forcines et Buais. Ce comté fut ensuite décrété sur son fils, Charles. {Société... d'Avranches et de Mortain, t. XIII, p. 217.) Le dernier détail concorderait avec ce que dit Pellot.

(5) Il s'agit, très probablement, de la famille de Saint-Germain, qui possédait la seigneurie de la Baleine et professait la religion protestante. Chamillart (p. 129), avait maintenu, entre autres, Hélie de Saint-Germain, alors âgé de cinquante-cinq ans, de la R. P. R., marié, en 1642, à Judith de Pierres.

(6) Louis de Pierrepont, qualifié seulement sieur de Saint-Marcouf,

OFFICIERS DUDIT BAILLAGE DE C0STENT1N QUI DOIVENT COMPARANCE AU PARLEMENT

JUGES ROYAUX

L'amiral de France ou son lieutenant.

Le grand-maistre des eaux et forests ou son lieutenant. Le bailly de Gostentin ou son lieutenant. Le lieutenant général criminel de Coustances. Le bailly de Saint-Sauveur-lendelin ou son lieutenant. Le bailly de Mortain ou son lieutenant. Le bailly de Saint-Sauveur-le-vicomte.

Les avocats et procureurs du Roy audit baillage de Coustances.

Le vicomte de Coustances ou son lieutenant.

Le vicomte d'Avranches ou son lieutenant.

Le vicomte de Valongnes.

Le vicomte de Carentan.

Le vicomte de Saint-Sauveur-lendelin.

JUGES HAUTS-JUSTICIERS

Le bailly de Condé-sur-Noireau .

Le bailly de Créances .

Il y a deux vicomtez démembrées, sçavoir : Gavray et Granville, qui ne doivent point comparance.

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