‹ Notes du premier président Pellot sur la NormandieChapitre 104 sur 122 · SIÈGE ET VICOMTE DE VALONGNES · texte numérisé non relu

SIÈGE ET VICOMTE DE VALONGNES

CLERGÉ

L'abbaye de Montebourg, à M. Melchior de Polignac, aumosnier du Roy; charges payées, 6 m. 1. t. de rente à l'abbé.

L'abbaye de Nostre-Dame-du-Vou [Vœu] ; à Alexandre

(i) Voy. supra, p. 42, note 4.

Le Jay, fils naturel de M. le président Lejay ; charges payées, 6 m. 1. t. de rente à l'abbé.

L'abbaye de Saint-Sauveur-le- Vicomte ; à Me Jean Dorange, pré [sic] de Gherbe [ces six mots sont effacés; et d'autre écriture :] Mr de la Bussière, fils de Vordinaire de che^ le Roy (i) [puis, de l'écriture du ms. :] charges payées, à l'abbé, 7,5oo 1. t.

L'abbaye de Notre-Dame de Protection, scituée à Valongnes; vaut 7 m. 1. t. de rente; Mme Charlotte de Briqueville en est abbesse, par résignation à elle faitte par Mme de la Vigne, du consentement du Roy.

Le prieuré de Saint-Germain-de-Vaux ; vaut i,5oo 1. t. de rente; possédé par un des enfans de M. de la Barde, au droit [et ?] par résignation de M. Pévesque de Saint Briou [Saint-Brieuc ; Denis de la Barde], son oncle.

Le prieuré d'Estoubelon, dépend de l'abbaye de Saint- Vandrille, de 1,000 1. t. de rente, possédé par un des enfans de M. le président [Bretel] d'Estalleville.

Il y a une commanderie de Malthe appelléede Valcanvilledont est possesseur frère Richard du Bois, chevalier servant, frère d'un procureur au Ghàtelet, et est de revenu annuel de 3,5oo 1. t. ; il y a 3oo 1. t. de charges, et ne peut estre possédée que par un chevalier servant.

GENTILSHOMMES ET PRINCIPALLES TERRES

Le baron de Saint- Pierre, bailly de Costentin, a longtemps servy ; son fils aisné a toujours servy et sert

(1) Jean d'Orange des Roches, originaire de Cherbourg [1652i683], auquel succéda Simon Cuvier de la Bussière, fils d'un gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi. (Gallia christiana, t. XI, col. 926.)

encore ; sa baronnie de Saint-Pierre vaut 20 m. 1. t. de rente; plaideur, vieux, n'est plus raisonnable (1).

Le sieur marquis d'Anfreville, a peu servy, s'apelle Davy ; ses enfans servent, et son aisné est capitaine d'un vaisseau ; son marquisat vaut 10 m. 1. t. de rente pour le moins, et plusieurs belles terres en relèvent ; fort retiré ; a dépensé (2) [ou : a dépense].

Haupitoys, gentilhomme demeurant à Valongnes, qui a du crédit; est capable; de l'esprit; a 8 ou 10 m. 1. 1. de rente (3).

Le comte de Tourville; a espousé l'héritière de Vauville, qui a 8,000 1. t. de rente; a esté à M. le Prince (4).

(1) Charles Castel, seigneur et patron de Saint-Pierre-Eglise, bailli du Cotentin. (Voy. supra, p. 19, note 1.)

(2) Pierre Davy, seigneur de Sortosville, marquis d'Amfreville, demeurant à Fermanville, marié à Jeanne Gigault de Bellefont, âgé alors de cinquante ans, fut maintenu par Chamillart (p. 355). Ses deux fils étaient : Charles Davy, marquis d'Amfreville, seigneur de Fermanville, commandeur de l'ordre de Malte, lieutenant général des armées navales, qui commanda l'avant-garde de la flotte à la bataille de la Hougue, et Jacques Davy, dit le chevalier Davy, qui commandait le vaisseau le Fougueux dans un engagement avec les Anglais en 1697. (Louis Drouet, Recherches historiques sur les communes du canton de Saint-Pierre-Eglise ; Cherbourg, 1893, in-80, p. 282 et s.)

(3) Voy. supra, p. 16, note 4.

(4) D'après de Gerville (Société des Antiquaires de Normandie, année 1824, première partie, p. 226), César-François de Costentin, frère aîné du maréchal de Tourville, qui épousa [en i663], Jeanne Le Sauvage, fille de Julien Le Sauvage, seigneur de Vauville, et qui fit bâtir le château de Vauville. D'après le même auteur, le fils de César de Tourville, qu'on appelait le comte de Vauville, vint s'y réfugier après avoir tué, dans un accès de jalousie, M. Hellouin, bailli de Périers. Après s'y être caché longtemps, il obtint sa grâce en levant la fierté de Saint-Romain ?

Le sieur de Gonneville a servy longtemps ; il s^apelle Jalot (i) ; sa terre de Gonneville vaut 12 m. 1. t. de rente.

Le sieur de Beaumont a servy longtemps; il est frère du sieur de Gonneville ; a du crédit ; est vieux et incommodé accause de ses enfans (2).

Le sieur de Saint-Luc, gouverneur de Valongnes, a longtemps servy ; il s'apelle Auger, demeure à Valongnes, honneste homme (3) .

Le sieur de Fontenay, gouverneur de Cherbourg; a servy officier dans les gardes, servoit encore dans la dernière guerre ; il s'apelle Le Berceur ; sa terre de Mar-

(1) Charles Jallot, seigneur et châtelain de Gonneville, marié, en i636, à Suzanne Gigault, fille du sieur de Bellefont, âgé de soixante-six ans lorsqu'il fut maintenu par Chamillart (p. 65 1), mourut en 1673. Leurs enfants étant morts avant eux, leur succession fut recueillie par Charles du Mesnileury, marié à Jeanne Jallot et par François-Antoine de Longaulnay, fils de Suzanne Jallot. (Louis Drouet, Canton de Saint- Pierre-Eglise, p. 326.) — Voy. la note suivante.

(2) Pierre Jallot, seigneur et patron de Beaumont-la-Hague, marié, en 1637, à Marie de Camprond, âgé de soixante-treize ans lors de sa maintenue par Chamillart (p. 65 1).

Vu ce que dit Pellot, il se pourrait que ce personnage et son frère, nommé à l'article précédent, fussent ceux dont le Rôle du bailliage du Cotentin en 1640, disait, à l'article Gonneville : « Homme de probité, qui peut servir ; a espouzé la sœur du sieur de Belfonds, maistre de camp; riche de 10,000 1. t. de rente; a ung frère appelle le sieur de Beaumont, qui vaut beaucoup mieux que lui et qui a esté sergeant-major et premier cappittainne du régiment du feu baron de Canisy, mestre de camp à la Valtelinne, et qui n'est pas moins riche que son frère aisné. » {Société. .. de la Manche, t. XI, p. 42.)

(3) Edmond Auger, sieur de Saint-Luc, gouverneur de Valognes, anobli en 1646, confirmé, à raison de ses services, en mars 1667. (Cham., p. 752.)

couf-Fontenay, vaut 12 m. 1. 1. de rente ; il l'a érigé [sic] en marquisat; est de mes amis (1).

Le sieur de Tourlaville, a servy quelques campagnes ; a esté prisonnier à Alger en Barbarie; fait bastir et équiper un navire de guerre de 3oo tonneaux; il s'apelle Franquetot(2).

Le sieur de Hauville, a servy en sa jeunesse, ne sert plus; n'est point marié; l'un de ses frères est mort conseiller au grand-conseil, et le chevalier a esté tué en course. Il s'apelle Le Bourgeois (3) ; sa terre de Hauville vaut 10 m. 1. t. de rente.

Le sieur de Briquebosc; a longtemps servy, est vieux ; ses enfans servent en France et à Malthe; il s'apelle Thieuville(4).

Le sieur baron d'Olonde ; fort jeune, a esté page de la chambre du Roy; il s'apelle de Harcour et est de l'illustre famille de Harcour; il est dans le service, n'est point

(1) Voy. supra, p. 17, note 2.

(2) Robert de Franquetot, seigneur et patron de Tourlaville, y demeurant, âgé de trente-cinq ans lorsqu'il fut maintenu par Ghamillart (p. 620).

(3) Antoine Le Bourgeois, seigneur de Héauville (et non Hauville), y demeurant, âgé de cinquante ans lorsqu'il fut maintenu par Chamillart (p. 572).

C'est un survivant des trois frères dont le Rôle de la noblesse du bailliage du Cotentin, en 1640, disait : « Sont trois frères propres à servir et portent l'épée. . . ; et sont riches de 18,000 1. 1. de rente. » (Société... de la Manche, t. XI, p. 47.)

(4) Nicolas de Thieuville, seigneur et patron de Bricquebosc, y demeurant, épousa, en 1634, Françoise du Bourg, et avait cinquante-huit ans quand il fut maintenu par Chamillart (p. 260).

Il est dit, en 1640 : « Homme de service et de bonne famille, qui peut servir, riche de 4,000 1. t. de rente. (Société... de la Manche, t. XI, p. 49-5o.)

marié ; sa baronnie cTOlonde vaut 10 m. 1. t. de rentes ; est incommodé (i).

Le sieur de La Luzerne d'Estienville, 10 m. 1. t. de rentes, a de l'esprit (2).

Le sieur de Croville, a servy quelques campagnes ; est vieux ; n'a d'autre fils que M. de Grosville, conseiller au parlement (3) ; a 10 m. 1. t. de rente.

Le sieur de Sey, gentilhomme ordinaire de chez le Roy, a 1 5 m. 1. t. de rente ; il s'apelle Clérel (4).

(1) Jacques de Harcourt, seigneur et châtelain d'Olonde, y demeurant, âgé de cinquante ans en 1666, marié à Françoise de Saint-Ouen, était mort sans enfants. (Cham., p. 146.)

Il était qualifié baron d'Olonde et de Néhou, seigneur d'Auvrecher, Guyhébert, Coulomby, Golleville et Sainte-Colombe, et eut pour héritiers Pierre de Harcourt, baron d'Olonde, marié à Bonne- Marie Thomas d'Ecausseville, et Jacques de Harcourt, baron d'Olonde, marié à Marie des Maires. (La Chesnaye-Desbois.)

Le Rôle de la noblesse du bailliage du Cotentin, en 1640, dit, à propos de Pierre de Harcourt, baron d'Olonde : « Est de la mesme famille de Messieurs de Beuvron ; ce prétend, comme eux, de la maison de Harcourt, dont ils ne sont ny les uns, ny les autres. » {Société... de la Manche, t. XI, p. 36.)

Saint-Simon douta aussi de cette filiation, et a dit, à propos du duc d'Harcourt : «Harcourt, s'il étoit Harcourt, comme il le prétendoit, valoit au moins Montrevel pour la naissance... » (t. III, p. 140.)

(2) Antoine de Garaby-Pierrepont, seigneur et patron d'Estienville et de la Luzerne, demeurant paroisse d'Estienville, fut maintenu par Chamillart. Il eut permission, en 1622 (?), de prendre le surnom de Pierrepont, avec celui de Garaby(p. 622). Voy. supra, p. 16, note 1.

En 1640, Estienville appartenait à Hervé de Pierrepont, sans enfants. (Société... de la Manche, t. XI, p. 28.)

(3) Jean de Crosville, seigneur du lieu, paroisse de Grosville, avait épousé Catherine de Varroc et était âgé de soixante ans quand il fut maintenu par Chamillart (p. 90).

Sur son fils, voy. supray p. 79.

(4) En 1672, mention de Michel Clérel, sieur de Scey, frère de

Le comte de Marencin, auvragnac (?); n'a du bien que par sa femme; de la R. P. R. ; il s'apelle de Chivray (i).

Le sieur de Pierrepont; est lieutenant aux gardes (2).

Les enfans mineurs de feu M. le marquis de Flamanville ; sont les plus riches de la vicomte ; ils font leurs estudes; M. le président [de] Champlastreux et le marquis d'Hocquincourt en sont tuteurs ; ils s'apellent Basan (3); le marquisat de Flamahville vaut 3o,ooo 1. t. de rente.

François Clérel, sieur de Rampan, conseiller au parlement de Normandie. (Arch. Calvados, F. 1096.)

(1) Henri de Chivré, écuyer, seigneur de Maransin, cadet du marquis de la Barre- Chivray, d'Anjou, de la religion protestante, demeurant à Sottevast, avait épousé, en i652, Elisabeth de Couvert. (Cham., p. 70.)

Sur la famille de sa femme, sur son mariage, voy. la très amusante Historiette de Tallemant des Réaux (t. VII, p. 26 et s.).

(2) Peut-être François- Jacques de Pierrepont, mentionné par Chamillart (p. 225-226) comme fils de Jean de Pierrepont et de Louise de Franquetot, alors âgé de dix-huit ans.

N... de Pierrepont, sr de Baudreville, lieutenant des gardes du corps, était, en 1679, gouverneur de l'île de Rhé. (Renault, Coutances, p. 626.)

En 1640, le Rôle de la noblesse du bailliage du Cotentin signalait à Baudreville, Pierre de Pierrepont, capitaine garde-côte, «... riche de 12,000 1. t. de rente. A espousé la sœur du président de Franquetot, prézident au parlement de Rouen...» (Société... de la Manche, t. XI, p. 38.)

(3) Hervieu Bazan, marquis de Flamenville, baron de Trianville, Sionville, Despieux, Gronville, Benoiseville, Saint-Paul, Baubigny, bailli du Cotentin, aurait épousé, en i6o3 ? Jeanne d'Argouges, et, en secondes noces, Agnès Mole, sœur de Marie Mole, femme de Georges de Mouchy, marquis d'Hocquincourt. Il eut pour enfants : Jean-René, marquis de Flamenville, capitaine lieutenant des gendarmes bourguignons, marié en 1690, mort en 1715, et Charles-

Le comte de Beuzeville ; s'apelle La Luzerne ; 8,000 1. 1. de rente (1).

La baronnie de Briquebec, à M. [le duc] de Longueville; vaut 16 m. 1. t. ;de rentes, non compris les coupes des forests dont Ton a vendu, depuis trois ans, pour deux cens [et] tant de mil livres.

La baronnie d'Orglande, à M. le duc de Longueville; ne vaut que 1,000 1. t. de rentes, mais plusieurs belles terres en relèvent.

La terre des Marescs, au sieur de la Mailleraye de Grimouville, mestre de camp d'un régiment de Piedmont (2); vaut 3o m. 1. t. de rente.

Mathieu, comte de Flamenville, capitaine enseigne des gendarmes d'Anjou, tué à la Marsaille en 1693. (La Chesnaye-Desbois.)

Ces indications paraissent ne pas concorder avec le Râle de la noblesse du bailliage du Cotentin en 1640, qui donne Guillaume Bazan, chevalier, sieur de Flamanville, qui « est fort ancien, a esté homme de probitté... ; a deux fils dont l'aisné est homme de repos ; a espouzé la sœur du baron de Raanes, dont il n'a point d'enfans; le cadet est capittainne au régiment de Piedmont, homme de cœur et de servisse. (Société... de la Manche, t. XI,

Y aurait-il une faute d'impression dans la date de 160 3, donnée par La Chesnaye-Desbois? On se trouverait alors d'accord avec ce que dit Pellot d'une alliance avec les Mole Champlastreux.

(1) Paul Tanneguy de La Luzerne, seigneur et patron de Beuzeville, épousa, en i656, Catherine de Montenay; il avait trente-trois ans, vers 1666. (Cham., p. 176.)

(2) Le Rôle de la noblesse du Cotentin en 1640, fait mention du « sieur des Maraitz, qui porte le nom de Grimouville, bonne et ancienne famille... [Il] avoit espouzé la sœur de feu M. de la Mailleraye, lieutenant pour le roy en Normandie, dont est sorty un seul fils, guidon des gendarmes de M. le cardinal ; homme de cœur, d'esprit lourd et de petite entreprize. . . » {Société. . . de la Manche, t. XI, p. 29.)

Sur le propriétaire du temps de Pellot, voy. supra, p. 176.

La terre de Cauleville, au baron de Cauleville ; 12 m. 1. 1. de rente (1).

La terre de Hémesvez ; à la veuve de feu M . Dumont, sous-gouverneur du Roy (2); vaut 1,000 1. 1. de rente.

La baronnie de la Luthunière [la Luthumière] ; à M. le comte de Thorigny, à cause de Made sa femme (3) ; vaut 28 m. 1. 1. de rentes.

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