BAILLAGE D'ALENÇON
CLERGÉ
Il y a deux éveschez dans ledit baillage, sçavoir : Séez et Lisieux.
L'évesché de Séez vaut 10 m. 1. t. de rentes; possédé par M. Forcoail [Jean Forcoal], qui a esté aumosnier du Roy ; est très honneste homme ; homme de bien ; vit exemplairement et fait bien son devoir.
L'évesché de Lisieux vaut 40,000 1. 1. de rente; possédé par M. de Matignon, qui a donné sa démission à l'abbé de Matignon, qui a esté aumosnier du Roy, en réservant les fruits .
Le prieuré d'Alençon vaut 2,5oo 1. t. de rentes.
L'abbaye de Saint- Evroult, proche Lisieux; à M. le prince Guillaume de Furstamberg; luy vaut 16 m. 1. t. de rente.
Il y a une abbaye de religieux réformez de Saint- Benoist, proche de Domfront, qui s'apelle Lonlay; Jules Got d1 Albret, chevalier d'Espernon, en est abbé ; vaut 18 ou 20,000 1. t. de rente; fort bien scitué [sic], à l'abbé et aux religieux [sic] .
L'abbaye de Saint-Martin de Séez, ordre de Saint- Benoist des réformez ; vaut 2 5 m. 1. t. de rente ; c'est un moine qui en est abbé.
L'abbaye de Sainte-Magdelaine d'Essay, de filles, dont Madame de la Chétardie (1) est abbesse; vaut 5 ou 6,000 1. 1. de rente; il y a une co-adjutrice de la mesme maison .
(1) Marie-Françoise Trotti de la Chétardie, morie en 1676} (Gallia christiana, t. XI, col. 743.)
Le prieuré de Saint-Laurens de Moulins; possédé par M. l'abbé d'Aligre; ordre de . . . [blanc] ; vaut . . . [blanc]. L'abbaye de Nostre-Dame de la Trape, ordre de Cisteaux; à M. l'abbé de la Rivière (i), qui s'est mis régulier et y a mis une réforme fort estroitte, vaut. . . .
L'abbaye de Nostre- Dame de Silly, dans la forest de Gouffey[Gouffern], ordre de Prémonstré; à M. Dumont, frère de l'organiste de la chapelle du Roy (2) ; vaut 2,000 1. t. de rentes.
L'abbaye de Saint-Jean de Falaize, ordre de Prémonstré; à M. Mahaut [Paul de Machault]; 10 m. 1. t. de rente.
L'abbaye d'Almenesches, de filles, ordre de Saint- Benoist ; à une des filles de M. le mareschal de Grancey ; vaut 10 ou 12 m. 1. t. de rentes.
Le prieuré de Saint- Benoist des ombres. L'abbaye de Gouffer en forest; à M. de Médavy, archevesque de Rouen ; vaut 10 m. 1. t. de rentes.
L'abbaye de Bernay, ordre de Saint-Benoist; à M. l'abbé de Gesvres; vaut 3o,ooo 1. t. de rentes à Pabbé et aux religieux.
L'abbaye de Gormeilles, ordre de Saint-Benoist ; à M. de Médavy, archevesque de Rouen ; vaut 14,000 1. t. de rente à l'abbé.
Saint-Nicolas, à Verneuil, à la fille de M. le mareschal de Grancey; vaut 7,000 1. 1. de rentes.
L'abbaye de Chaize-Dieu, dépendant de Fontevaux [Fontevrault] ; 8,000 1. t. de rentes.
(1) Le Gallia christiana (t. XI, col. jd 1), donne comme abbé (1637- 1695) Armand-Jean Le Bouthillier de Rancé.)
(2) Le Gallia christiana (t. XI, col. 761) donne : Henri du Mont, maître de la musique du Roi.
GENTILSHOMMES ET PR1NCIPALLES TERRES
M. L/évesque de Lisieux, à cause du marquisat de Lonray (i), 10 ou 12,000 1. t. de rente.
M. le duc de Tresmes, à cause de la terre de la Tasselle et ses autres terres joignantes, petittes terres, 1 ,5oo 1. t. ; son marquisat de Gesvres est proche, qui est dans le pays du Maine (2).
Le comte de Tillières (3), accause de sa terre de Garouges; vaut 20,000 1. t. de rentes.
Le marquis de Vassé (4), à cause de la baronnie de la Roche; 10 m. 1. t. de rente.
La marquise de Pienne (5), àcause de la terre d' Avoise; vaut 5,ooo 1. 1. de rente ; n'est plus à elle.
Daché, jeune gentilhomme, gendre de Montesson,
(1) Voy, supra, p. 11 et p. 216.
(2) Lis. : La Lacelle, et voy. supra, p. 161, note 2.
(3) Voy. supra, p. 11.
(4) Henri-François, marquis de Vassé, baron de la Roche-Mabile, épousa Marie-Madeleine de Saint-Gelais, dite de Lézignen.
Tallemant des Réaux (t. V, p. 46 et s.) parle longuement d'un Henri-François, marquis de Vassé, marié à M11» de Lansac, mort en 1684 > de ses amours avec Ninon ;. . . de l'enlèvement de la femme d'un de ses voisins de campagne...
(5) La marquise de Piennes doit être Françoise Godet, fille de Claude Godet des Marais, mariée à Antoine de Brouilly, marquis de Piennes, gouverneur de Pignerol, chevalier de l'ordre, mort en 1676 dont les deux filles devinrent, l'une la duchesse d'Aumont, l'autre la marquise de Châtillon. (P. Anselme, t. IX, p. 201.)
Voir, au sujet de ses filles, Saint-Simon (t. XIII, p. 61).
D'après de la Sicotière, op. cit., p. 99, Avoise aurait été vendu, en 1676, à René Jajolet, seigneur de Larré, receveur général des finances à Caen. Ceci est conforme au dire de Pellot, que cette terre n'est plus à Mme de Piennes ; et à l'Etat des fiefs de la généralité d'Alençon qui indique, comme possédant Avoise, le sieur de Larré, secrétaire du Roi. (Génér. d'Alençon, p. 237-238.)
cTancienne noblesse, et peu considéré ; riche de 1 5,ooo 1. 1. de rente ; a esté tué à l'armée ; a laissé un fils (i).
Du Val-Poutrel,son beau-frère, très brave gentilhomme; a infiniment de l'esprit, spirituel et du mérite; riche de 3 ou 4 m. 1. t. de rente (2) .
Dangennes, âgé de 28 à 3o ans, d'illustre maison ; 8 ou 10 m. 1. t. de rente ; ne sert pas ; est de la maison de Monsieur (3).
Boisroussel, très honneste homme, âgé de 60 ans ; riche de 10,000 1. t. de rente (4),
Grèvecœur, son nom est Rabodanges, qui est vieil
(1) Le gendre de Montesson, tué à l'armée, dont parle Pellot, pourrait être le père de celui que mentionne YEtat de la généralité d'Alençon (p. i65, 166) en citant : « La maison d'Acné, qui est sur le point d'être éteinte, le dernier de cette maison estant muet et imbécile et hors d'état de se marier. »
(2) Charles du Val-Poutrel, sieur de Guerville, marié à Geneviève d'Aché, racheta, en 1693, une partie des biens de la famille d'Aché. (Voir, à ce sujet, Génér. d'Alençon, p. 166.)
(3) Peut-être Charles d'Angennes, gouverneur de Séez, marquis de Fontaine-Riant, fils de Jean d'Angennes, seigneur de Sainte- Colombe et d'Isabelle de Graffard.
« Monsieur d'Angennes, sorty des cadets de sa maison, dont il est à présent le chef : la terre et seigneurie de Fontaine-Riant, de cinq à six mille livres de rente, en laquelle il a toujours demeuré. » {Génér. d'Alençon, p. i65.)
(4) Pierre Le Sens, sieur du Houlme et de Boisrouxel, demeurant à Bursard, produisit ses titres lors de la recherche de de Marie ; il aurait épousé Marie de Sarcilly, puis Anne de Chartres, et aurait eu pour fils Jacques, sieur de Lion, y demeurant, dans la généralité de Caen. Ils étaient protestants. (De Marie, p. 497.)
L'Etat des fiefs de la généralité d'Alençon, en 1674, mentionne à Bursard : La seigneurie de Bursard et vavassories de Boiâ- Roussel, appartenant au sieur de la Financière ? (Génér. d'Alençon, p. 241.)
gentilhomme ; considéré ; a des enfans dans le service; a i5 ou 20,000 1. 1. de rentes (i).
Vaucelles, homme de cœur; de 3 m. 1. t. de rentes (2).
Duperon, père du procureur du Roy d'Alençon, homme d'esprit ; de l'académie de Caen, connu particulièrement de M. le chancelier, de M. de Montauzier et d'autres grands seigneurs ; escrit fort bien en prose et en vers (3) ; a 6 ou 7,000 1. t. de rentes.
Le marquis de Rânes, gouverneur de la ville d'Alençon et bailly (4), son gouvernement ne vaut pas 9 m. 1. t. de rentes. Le marquisat de Rânes vaut 3o,ooo 1. t. de rentes, du baillage de Caen.
Le comte de Quincé, gouverneur de Domfront, maistre de camp des carabins de France ; gentilhomme de qualité et de mérite, fort considéré; 20,000 1. t. de rentes (5).
(1) Voy. supra, p. 9, note 3.
(2) Peut-être faut-il lire : Vaucelas? Il s'agirait alors du comté de Vauvineux, qui appartint à André de Cochefilet, baron de Vaucelas, et passa aux Rohan en 1679? (De La Sicotière, et Poulet-Malassis, Le département de l'Orne, archéologique et pittoresque.... p. 68.)
Saint-Simon, à l'année 1705, note la mort de « Mme de Vauvineux, qui avoit été fort belle, vertueuse et dans la bonne compagnie à Paris. Elle étoit fort des amies de ma mère, et sa cousine germaine par son défunt mari, du nom de Cochefilet, fils de Vaucelas, ambassadeur en Espagne et chevalier du Saint-Esprit, en 16 19. . . Le prince de Guémené avoit épousé la fille unique de Mme de Vauvineux et n'eut d'enfants qu'elle. M«ae de Vauvineux étoit Aubry, d'une famille de Paris... «(Saint-Simon, t. III, p. 182.)
Cependant on rencontre aussi, dans la généralité d'Alencon, des Le Barbier de Vaucelles.
(3) Pierre Le Hayer, sieur du Perron, mort en 1679, est, en effet, très connu comme poète et écrivain. (Frère, Bibliogr. norm., t. II, p. 69.)
(4) Voy. supra, p. 287.
(5) Voy. supra, p. 12, et note 1 de la p. i3.
Dupas de la Vente, gentilhomme de qualité; 4 ou 5,ooo 1. 1. de rentes (1).
Il y a, prez de Domfront, la terre de la Ferrière, qui a esté vendue, depuis peu, à M. Berryer, qui est fort belle; peut valoir, avec les forges, 17 m. 1. t. de rentes (2).
La Brisolière, conseiller au parlement, a de belles terres qui sont érigées en marquisat, qui valent 1 5, 000 1. 1. de rente (3).
Le comte de Fiers, son nom, de Pelevé, y a la terre de Larchan ; vaut 7 ou 8,000 1. t. de rente (4).
Louis de Valois, seigneur de Goville [lis. : d'Ecoville], gentilhomme d'ancienne maison, riche de i5 m. 1. t. de rente ; a esté capitaine de cavalerie, et fort considéré (5).
(1) Alexandre Achard, écuyer, seigneur du Pas-de-la- Vente, demeurait à Passais, en 1674; et Gui Achard, chevalier, rendit, en 1688, aveu pour le fief du Pas-de-la- Vente. {Gêner. d'Alençon, p. 298 et 304.)
(2) Berryer, dont il a déjà été si souvent fait mention, avait acheté la Ferrière à Christophe de Hally, gentilhomme de la chambre de Gaston, duc d'Orléans, lequel avait acquis cette terre de la famille de sa première femme, Marie de Falaise. Devenu veuf, à l'âge de soixante-dix ans, il s'était remarié avec une jeune fille de quatorze ans, Marie de Rouxel, de la famille des Rouxel de Médavy. Mais, ayant des dettes, il avait dû vendre à Berryer sa terre de la Ferrière. (Cte de La Ferrière-Percy, Histoire du canton d'Athis ; Paris, i858, in-80, p. 385 et s.)
(3) Jacques de Royers, conseiller au parlement de Normandie, en i656, épousa Marie Bitaut de Cisay, fille d'un conseiller au parlement de Paris et mourut en 1679. Diverses terres furent réunies au fief de la Brisolière, qui fut érigé en marquisat en sa faveur en 1672. (B. N., p. 194. — Gêner. d'Alençon, p. 161 et 297.)
(4) Le comte de Fiers possédait Larchant au droit de sa femme, Anne-Marie Fauvel de Lebisey. (Voy. supra, p. 12, note t.)
(5) Probablement Louis Le Vallois, chevalier des ordres du Roi, seigneur d'Esco ville, de Saint-Germain-le-Vasson et du Livet, gen-
Le comte de Montgommery, a beaucoup de terres dans la vicomte de Saint-Silvain, dépendant du baillage d'Alençon (i).
Il y a la terre d'Iritot, qui appartient à M. le mareschal de La Ferté ; il y a dix-huit fiefs nobles qui en relèvent ; ne vaut que 2,000 1. t. de rente (2) .
Le marquis de La Fene, de la maison de L'Aval [sic], neveu du mareschal de La Ferté ; riche de 3o,ooo 1. t. ; assez honneste homme (3).
tilhomme ordinaire de la Chambre et maréchal des camps et armées de sa majesté. (Appendice à la Recherche de Chamillart, p. 26.)
Pellot se trompe en le disant « gentilhomme d'ancienne maison », les Le Vallois ayant été « obligés de signer, au pied de leur inventaire, qu'ils ne prétendent point être anciens nobles, mais anoblis en août 1577. » (Cham., p. 739-740.)
(1) Gabriel de Montgommery, marié à Aimée de Chastenay de Lanty, et son fils, François, marié : 10 à Charlotte de Morel; 20 à Marie-Louise de Gresson de Villebousin, furent, au temps de Pellot, qualifiés comtes de Montgommery. (La Chesnaye-Desbois.)
L'Etat de la généralité d'Alençon signalera (p. 160) : « Monsieur le comte de Montgommery, dont relèvent plus de soixante fiefs de neuf à dix mille livres de revenu. Il possède aussi la baronnie du Mesle-sur-Sarthe, dont relèvent quatre fiefs, de 9 à 10,000 livres de rente. »
(2) Les fiefs de Hérissot et d'Hernetot (châtellenie de Saint- Silvain), appartenaient à M. le duc de La Ferté, en 1674. (Etat de la généralité d'Alençon, p. 309.)
Sur le maréchal de La Ferté et sa femme, voy. supra, p. 25g.
(3) Thomas de Laval, chevalier de l'ordre du roi, marié à Louise de Vallée, eut quatre fils :
Charles, chevalier, seigneur et marquis de Tartigny, Gournay, La Faisne, demeurant à Gournay; Gabriel; Henri; Etienne; tous quatre produisirent leurs titres devant de Marie, en même temps que leur cousin, Jean-Louis de Laval, chevalier, seigneur de Montigny, y demeurant. (De Marie, p. 333.)
Gabriel, le second, se qualifiait comte de Laval ; et Henri, mort
Il y a la terre de Ghenebrun, qui appartient au marquis de Boissé, de la maison de La Force (i) ; qui vaut 10 m. 1. 1. de rente, en assez beaux droits ; il n'y a point de maison pour le seigneur.
Le marquis de Glinchamp, demeure à Saint-Silvain; assez considéré; vaut 7 m. 1. t. de rentes; aura bien
sans avoir été marié, était dit le chevalier de Tartigny. (P. Anselme, t. III, p. 645.)
Il s'agit, ici, de l'aîné :
Charles de Laval, baron de la Faigne, seigneur de Tartigny, âgé de trente-quatre ans lorsqu'il produisit devant M. de Marie; marié à Louise Meunier, fille d'un président au parlement de Metz; mort en 1709.
Leur mère, Louise de Vallée, devenue veuve, s'était remariée avec Charles d'Angennes, sieur de la Loupe, et avait eu, de ce second mariage, une fille qui épousa le maréchal duc de La Ferté-Senneterre. (P. Anselme, t. III, p. 645.)
Saint-Simon parle longuement de la branche des Laval-Montigny, qui était très pauvre.
En 1 7 1 3, l'évêché d'Ypres fut donné à l'abbé de Laval, « grandvicaire de M. de Cambray [FénelonJ, qui l'avoit élevé tout jeune et l'avoit toujours nourri et entretenu généreusement chez lui parce qu'il étoit un peu son parent et que cette branche, très cadette, de Laval-Montigny, avoit à peine du pain. (Saint-Simon, t. VI, p. 402.)
(1) Marie de Saint-Simon-Courtomer, mariée d'abord au marquis de Langey, dont le mariage fut cassé pour impuissance, apporta Chennebrun à son second mari, Jacques Nompar de Caumont, duc de La Force. Une de leurs filles épousa un de ses cousins du nom de Saint-Simon-Courtomer, l'autre, Louis de Grimoard de Beauvoir [du RoureJ. (Charpillon, vo Chennebrun.)
VEtat de fiefs, de 1674, attribue Chennebrun aux marquises de Courtomer et du Rouvray [du Roure?] et à la de,'e de La Force. {Génér. d'Alençon, p. 285.)
Le père du duc de La Force portait la qualification de marquis de Boisse, que son fils prenait aussi. (P. Anselme, t. IV, P- 473, 474-)
20,000 1. t. de rentes après la mort de Madame sa mère (i).
Le sr de Rii, gentilhomme], âgé de 5o ans; de 12,000 1. t. de rente; a du crédit proche d'Argentan (2).
La dame D'Avoine, belle-mère de M. Damfrevil, bailly d'Alençon ; a 7 ou 8 m. 1. t. de rentes (3) .
Monteclair, beau-frère de M. le président de Motteville; a 6,000 1. 1. de rentes (4).
(1) En 1674, Clinchamp (châtellenie de Saint-Sylvain), appartenait à la veuve du sieur de Cauvigny. (Génér. d'Alençon, p. 307.)
Chamillart (p. 584), avait maintenu Louis-François de Cauvigny, seigneur de Clinchamps, y demeurant, alors âgé de vingt-six ans.
On rencontre aussi, à cette époque, mais sans mention de Saint-Silvain, un membre de la famille de Clinchamps, qualifié marquis de Bellegarde, possédant les terres d'Héranvilliers [Hellenvilliers] et de Boissy, de revenu d'environ quinze à vingt mil livres de rente, brigadier de l'armée qui est sur les côtes de Normandie. (Génér. d'Alençon, p. i63); et, aussi, François de Rouville, comte de Rouville et de Clinchamp, dont les biens sont, en 1675, gérés par ses créanciers. (Arch. Orne, H. 2 191.)
(2) UEtat des fiefs du bailliage d'Alençon en 1674 signale : à Ri, la sieurie de Ry, à Claude de Vigneral; et, plus loin, à Sevray, d'autres fiefs appartenant à M. de Vigneral, conseiller au parlement de Rouen. (Génér. d'Alençon, p. 272-3; 278-9.)
Sur le conseiller, voy. supra, p. 82, note 3.
(3) François de Droullin, sieur d'Avoines, fut reçu, au parlement, bailli d'Alençon en i633. En 1673, on trouve mention de Marguerite de Mahault, dame d'Avoines, veuve du feu bailli d'Alençon. (Arch. Orne, H. 32ii, 4820.)
Le nom d'Amfreville ne se rencontre pas dans les listes des baillis d'Alençon? On vient de voir que le bailli d'Alençon était le marquis de Rânes.
On trouve, dans de Marie (p. 2 1 3) : Charles Drouslin, sieur de Bois-d'Avoine.
(4) « M. de Monteclair, cadet du marquis, [possède] les terres et seigneuries de Thiéville, Donville et Bretteville-sur-Dives qui sont d'environ quatre mille livres de rente; il a esté capitaine de cava-
Le marquis de Laigle ; le père et le fils ont du crédit ( i ) ; a 18 ou 20 m. 1. t. de rentes. Laigle est un bourg qui vaut mieux que Verneuil ; yl y a grand trafic d'épingles de fer.
Tartigny; Laval, le nom de la maison; a 25 ou 3o,ooo 1. t. de rente (2).
Tubeuf ; à M. [de] Guiry, de Paris; 10,000 1. t. de rente; a augmenté sa terre (3) .
M. de Saint-Contais, maistre des requestes; a la terre de Courteil, de 5, 000 1. t. de rentes (4) .
lerie et s'est retiré du service {Gêner. d'Alençon, p. 162.) Le président de Motteville avait épousé, en troisièmes noces, Anne de Monteclair.
(1) Voy. supra , p. 10, note 2.
(2) Henri de Laval, dit le chevalier de Tartigny. Voy., sur lui et sur sa famille, la note 3 de la p. 33g.
(3) D'après Y Etat des nobles de V élection de Verneuil, en 1674, Tubeuf appartenait, alors, à Jean Courtin, marquis de Givry.
Mais l'Etat des fiefs portant la même date cite Thubœuf comme appartenant à la marquise de Givry, et la sergenterie de Verneuil comme appartenant, pour moitié, aux héritiers du sieur marquis de Givry. (Génér. d'Alençon, p. 291 et 322.)
Serait-ce le Courtin dont Saint-Simon parle souvent et avec éloges? (t. III, p. 33).
(4) Courteilles, décrété, en i663, sur le comte de Lorges-Montgommery, fut adjugé à Michel Barberie de Saint-Gontest, maître des requêtes, qui le fit ériger en marquisat. (Charpillon, v° Courteilles.)
Les portraits des membres du Parlement de Paris disent de lui : « Nouveau venu ; de parenté médiocre, mais riche, et dans le dessein de travailler. A de grands procès en la chambre de l'édict contre ses proches. N'est pas d'esprit relevé. Le père Peingré, jésuite, a grand pouvoir sur luy. » (Revue nobiliaire, t. I, p. i32.)
Michel Barberie, sieur de Saint-Contest, avait été reçu conseiller au parlement de Rouen en 1657, et le manuscrit de la Bibliothèque Nationale le disait : fils d'EIie, anobli en 1 638, « originaire de
M. de Vigneral, conseiller du parlement; a des terres vers Argentan (i).
M. de la Mothe, conseiller du parlement aussy, y a du bien (2).
Des Loges Paulmier ; 2,000 1. t. de rente; a quelque crédit (3).