GENTILSHOMMES ET TERRES PRINCIPALLES DE LADITE VICOMTE
DU PONT l'ÉVÊQUE
Le marquis de Silly, 20 m. 1. t. de rente, demeure en la parroisse de Saint-Léger-du-Bosc, a esté mestre de camp d'un régiment d'infanterie (1).
Le marquis de Bréauté ; sa terre de Hotot a valu 40,000 1. 1. de rente, ne vaut que 2 5 m. 1. 1. ; s'est accommodé avec ses créanciers qui luy laissent à jouir 1 2 m. 1. 1. par an ; a payé ses créanciers en herbage au denier vingt (2).
marié, en 1664, à Anne du Désert, fille d'un marchand. (La Galiss., Elect, de Pont-1'Evêque.)
(1) Jacques de Vipart dont il a déjà été parlé, p. 8.
(2) Pierre, sire de Bréauté, châtelain de Néville et Hottot, seigneur de Corbon?, lui, ou son père, aurait épousé Françoise-Marie Arba-
Victot, au sieur d'Agneaux, valoit 8,000 1. 1. de rente ; vaudroit 6,000 1. t., Ton Tauroit pour 80,000 1. t. (i).
Vicomte d'Auge; vaut 80,000 1. t. de rentes, en rentes nobles, 20,000 1. t. ; la forests, 40,000 1. t., qui est un bel article, sans le casuel ; ainsy l'on peut dire que cette terre vaut près de cent mil livres de rente.
Bonnetot, au président de la Haye-du-puy, vaut 4 ou 5 m. 1. 1. de rente (2).
Barneville, 1 0,000 1. t. de rente ; à vendre. Elle a esté acheptée par Cousin, du domaine; l'on ne sçait pas
leste. (La Galiss., Elect. de Pont-1'Evêque.) Charles-Claude de Bréauté, comte de Bréauté, qui s'était battu avec un seigneur d'Atteville, au sortir de la Comédie-Française, en i685, bénéficia du privilège de Saint-Romain. (Floquet, Privil., t. II, p. 494.)
« Ces Bréauté étoient d'une fort ancienne maison de Normandie, illustrée par les alliances et les emplois, et dont plusieurs étoient pour aller loin qui furent tués jeunes ». (Saint-Simon, t. IV, p. 2 53.) — Il semble qu'il s'agit ici de celui dont parle Saint-Simon, « qui avoit très peu servi et qui, avec fort peu d'esprit, n'avoit pas laissé d'être mêlé à la cour autrefois. Il se maria médiocrement et se ruina en plein. On prétendit que ce fut à souffler... La dévotion suivit la misère; il se retira à Saint-Magloire d'où il fallut sortir quelque temps après, faute d'y pouvoir payer sa pension. Le duc de Foix, dont il étoit parent, le retira généreusement chez lui. Mais lui et M1»6 de Foix... dinoient rarement chez eux et n'y soupoient jamais. Bréauté, qui étoit de grand appétit et gourmand, ne s'accomodoit pas de la nourriture du domestique. Il alloit chercher à vivre aux tables du voisinage où il ennuyoit souvent par ses sermons. Il étoit tout occupé de piété et de bonnes œuvres. » (Id., ib.).
(1) Jacques de Sainte-Marie d'Aigneaux, gouverneur de Granville, était seigneur de Victot, par suite de son mariage avec Barbe de La Luzerne, fille de Richard de La Luzerne, seigneur de Saint-Hilaire, et de Françoise Boutin, dame de Victot en partie. (La Chesnaye- Desbois.)
(2) Bonnetot, lis. ; Bonnebosc, et voy. p. 65.
encore pour qui elle est ; elle vaudroit bien 7 à 8,000 1. 1. de rente, mais à ces gens-là davantage ; elle est bien bastie, relève pourtant de différens seigneurs (1).
Jean-Baptiste Lambert, escuyer, sieur d'Argence (2).
Jean de Cordé, sieur de la Roque (3).
Jacques Le Botey, sieur du Boulay (4).
Jean d'Achey, escuyer, sieur de Monieille(5).
Jacques de Malfillastre, sieur de Montreul (6).
Louis de L'Espée, sieur des Authieux, a servy une campagne ou deux (7).
Henry de Luré [de Livre], escuyer, sieur de Villeneuve, a servy longtemps dans les armées, a un fils âgé de 28 à trente ans qui n'a point encore servy (8).
(1) Pierre Cousin, receveur général des domaines de la Généralité de Rouen, seigneur de Conteville et du Marais- Vernier, marié à Marie Aubry. Ses travaux pour l'endiguement de la Rille à Conteville, le ruinèrent. (Charpillon, ,v<> Conteville. — A Canel, Essai historique, archéologique et statistique sur V arrondissemenl de Pont-Audemer. Paris, 1834, in-80, t. II, p. 447.)
(2) On trouve, vers cette époque, un Robert Lambert, sieur d'Argences, dont le grand-père avait été conseiller au présidial d'Evreux. (La Galissonnière, Elect. de Rouen.)
(3) Jean de Corday, sieur de la Rocque près Lisieux. ayant une terre au Mesnil-Simon, fut maintenu le 18 novembre 1668. (La Galiss., Elect. de Pont-1'Evêque.)
(4) Jacques Le Boctey, sieur du Boulay, demeurant à Saint-Germain, de Livet, marié à Madeleine de Fresnel ; maintenu le 23 février 1668. (La Galiss., Elect. de Pont-1'Evêque.)
(5) Jean d'Aché, seigneur de Monteilles et du Mont-de-la-Vigne, maintenu le 23 décembre 1668; il aurait épousé Jeanne Marie. (La Galiss., Elect. de Pont-1'Evêque.)
(6) Voy. supra, p. 36.
(7) Louis de L'Epée, chevalier, seigneur et patron des Authieuxsur-Corbon, y demeurant, marié à Jeanne de Bonenfant, maintenu le 24 novembre 1668. (La Galiss., Elect. de Pont-1'Evêque.)
(8) Henry de Livre (et non de Luré), sieur de Villeneuve, demeu-
Henry Le Bienvenu, sieur de Saint-Laurens, a servy quelque campagne (i).
Nicolas Le Grieu, sieur cTEstimauville, sans service, a quatre fils âgez de plus de 2 3 ans, aussy sans service ; sa terre d'Estimauville vaut 10,000 1. 1. de rente (2).
Olivier Dandel, sieur de Colleville(3).
Jacques Grente, escuyer, sieur de Saint-Pierre, escuyer de la Reyne mère (4).
Auguste de Montgommery, demeure en la parroisse de Tourgeville(5).
Adrian de Longaunay, sieur de Brucourt(6).
rant à Livays, marié à Catherine de Beauvais, fut, en effet, maintenu le 22 août 1668 « eu égard à ses grands services ». (La Galiss., Elect. de Pont-1'Evêque.)
(1) Henry Le Bienvenu, sieur de Saint-Laurent, demeurant à Cambremer, d'une famille maintenue par La Galissonnière dans les Elections de Pont-Audemer et de Pont-1'Evêque.
(2) Nicolas de Grieu, sieur d'Estimauville, Genneville et Beaumouchel, marié à Madeleine Pellerin. (Recueil des travaux de la Société libre d'agriculture de l'Eure, 7e série, t. I. Evreux, 19 14, in-8°, p. 207.)
(3) Olivier Dandel, sieur de Colleville et du fief Pouchain, demeurant à Saint- Vaast, d'une famille maintenue le 2 5 janvier 1668. (La Galiss., Elect. de Pont-1'Evêque.)
(4) Jacques Grente, sieur de Saint-Pierre-Azifs, y demeurant, marié à Jeanne de Bouillonné, fut maintenu le 21 février 1669, ainsi que ses neveux Jacques et Augustin. (La Galiss., Elect. de Pont-1'Evêque.)
(5) Charles-Auguste de Montgommery, chevalier, seigneur de la Potterie, demeurant à Tourgéville, maintenu par La Galissonnière (Election de Pont-1'Evêque), le 20 mai 1670. On retrouvera plus loin d'autres personnages de cette grande famille.
(6) Adrien de Longaulnay, sieur de Brucourt, y demeurant, paroisse de Grengues, fut maintenu par La Galissonnière (Election de Pont-1'Evêque). Il était frère du gouverneur de Carentan. Voy. plus haut, p. 14.
Gabriel Le Duc, sieur de la Falaize, a servy dans l'armée et son frère de Bermes aussy (1).
Jacques de Séren, escuyer, sieur de Saint- Lou, mestre de camp d'un régiment de cavalîerie, a un fils capitaine d'une compagnie de chevaux-légers ; sa terre de Saint- Lou vaut quatre mil livres de rente (2).
Charles de Mauvoisin, sieur de Heulant, capitainemajor dans le régiment de Grancey (3).
Olivier Mallet, sieur de Graville et de Drubec a esté capitaine de chevaux-légers ; sa terre de Drubec vaut 8 m. [1. t.] de rente (4).
Tanneguy Poisson, sieur du Mesnil, a deux fils commandans chacun une compagnie de cavalerie (5).
(1) Gabriel Le Duc, sieur de la Fallaise, marié à Marguerite Le Picard, et son frère Thomas Le Duc, sieur de Bernières, marié à Marguerite Le Mire, demeurant tous deux à Dive, maintenus par La Galissonnière (Election de Pont-1'Evêque).
(2) Jacques de Séren, chevalier, seigneur de Saint-Loup et de Beuzeval, y demeurant, mestre de camp de cavalerie et ses enfants, capitaines de cavalerie, furent maintenus par La Galissonnière (Election de Pont-1'Evêque). Il fut pareillement maintenu dans la Généralité de Caen ; il avait épousé Renée Goujon en 1637. (Cham., p. 246.)
En i632, Jacques de Sérant, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, sieur d'Audrieu, bénéficia du privilège de Saint- Romain, à la suite de duel et d'assassinat. (Floquet, Privil., t. Il, p. 464.)
(3) Il était en garnison à Pignerol quand il fut maintenu, le 9 février 1G69, par La Galissonnière (Election de Pont-1'Evêque).
(4) Olivier Mallet de Graville, chevalier, marquis de Drubec, y demeurant, fut maintenu par La Galissonnière (Election de Pontl'Evêque,). Il a été question plus haut, p. 34 et 5 1, d'un personnage du nom de François Mallet de Graville, seigneur de Saint-Martin de Drubec.
(5) Tanneguy Poisson, chevalier, seigneur du Mesnil, y demeurant, paroisse de Clerbec, gentilhomme ordinaire de la chambre du
Charles de Grieu, sieur de la Cour du bosc, a longtemps servy dans les armées (i).
Jean-Jacques Lambert, sieur de Bussy, a esté longtemps capitaine dans le régiment des gardes (2).
Esme Labey, sieur de la Mothe, sans service (3).
Jean Le Sens, escuyer, sieur du Mesnil, a esté capitaine dans Grancey (4).
Charles de Houel, chevalier, baron de Morainville, a servy (5).
Nicolas de Nollent, sieur de Fatouville, et Estienne de
Roi, marié à Anne-Charlotte de Saurin, dame de Chattar [?], maintenu le 17 janvier 1668, avec ses deux fils : Antoine, marié à Marie de Luppé?, capitaine d'infanterie au régiment de Piémont, et Alexandre, lieutenant de cavalerie au régiment de Montauban. (La Galiss., Elect. de Pont-1'Evêque.)
(1) Une généalogie très détaillée des nombreuses branches de cette famille donne : Charles de Grieu, sieur de Laillet, puis de la Courdu-Bosc, marié, en i632, à Jeanne Le Cordier du Parquet, dont un fils cadet, nommé Charles, sieur de Ballenoy, n'eut que deux filles ; pour aucun des deux, il n'est parlé de services militaires. Rien, du reste, n'est plus fréquent que de voir des généalogies collectionner des noms de seigneuries et négliger ce qui est le plus intéressant pour l'honneur des familles, c'est-à-dire les services militaires. (Société libre d'agriculture de l'Eure, VIIe série, t. I, p. 212.)
(2) Jean-Jacques Lambert, sieur de Bussy et d'Herbigny, capitaine au régiment des gardes, possédant à Victot et à Pont-Fol, maintenu le 5 janvier 1669, marié à Anne de Poullain. (La Galiss., Elect. de Pont-1'Evêque.)
(3) Aymé L'Abbé ou L'Abbey, sieur de la Motte, demeurant à Hotot, maintenu le 3o janvier 1668. (La Galiss., Elect. de Pontl'Evêque.)
(4) Il demeurait à Brocottes, était aussi sieur de Beuvronnet, et fut maintenu le 23 février 1668. (La Galiss., Elect. de Pontl'Evêque.)
(5) Voy. supra, p. 35, note 1.
Nollent, sieur de Mailloc ; la terre de Fatouville vaut 5 m. 1. 1. de rente (i).
De Villeneuve, seigneur de Monts, gouverneur de Honfleur (2).
Louis de Brèvedent, escuyer, sieur de Saint-Nicol, a deux frères dans le service, commandans chacun une compagnie d'infanterie (3).
Jacques de Varin, sieur de Prêtreville, a un fils à l'armée (4).
Jacques de Beautot, escuyer, sieur de la Rivière, a servy (5).
La terre et marquisat de Beuvron, appartient à M. le marquis de Beuvron, vaut 18 m. 1. t. de rente (6).
(1) Voy. supra, p. 47, note 5.
(2) Antoine de Villeneuve, marquis de Monts, était gouverneur d'Honrleur depuis 1 665, et mourut en 1680. C'était, dit Voysin, un « gentilhomme provençal, autres-fois premier escuyer de Mademoiselle. C'est S. A. R. qui nomme à ce gouvernement et y pourveoit ». (Voysin, p. 68, et note.)
(3) La Galissonnière (Elect. de Pont-1'Evêque), mentionne François de Brèvedent, sieur de Saint-Nicol, et ses deux frères, Jean, mousquetaire du Roi, et un autre Jean, sieur de Montrabu? demeurant tous à Sainte-Catherine d'Honfleur.
(4) Voy. supra, p. 5o, note 5.
(5) Voy. supra, p. 5i, note 1.
(6) François d'Harcourt, marquis de Beuvron, Beaufou, la Mailleraye, comte de Sézanne, baron de Druval, gouverneur du Vieux- Palais [de Rouen], lieutenant général en survivance au gouvernement de la Haute-Normandie, chevalier des ordres du Roi, qui épousa : i° Catherine Le Tellier de Tourneville ; 2«> Angélique Fabert, et mourut en son château de la Mailleraye, en 1705, à l'âge de soixante-dix-huit ans. (La Chesnaye-Desbois.)
Saint-Simon a écrit (année 1705) : « M. de Beuvron, chevalier de l'ordre et lieutenant général de Normandie y mourut [dans la retraite], à plus de quatre-vingts ans, chez lui, à la Mailleraye, avec la consolation d'avoir vu son fils Harcourt arrivé à la plus haute et
Le fief et terre d'Herbigny appartient au sieur de Bussy, cydevant nommé, vaut 2 m. 1. 1. de rente (1).
Touttes les quelles terres sont presque en herbages et pasturages et relèvent de S. A. R. Mademoiselle, réservé Hotot qui relève du Roy acause du domaine d'Ecouché.
VILLES DE LA VICOMTE DU PONT-l'eVÊQUE
Pont-VEvêque. — Bons fromages, sel blanc ; n'est pas bien peuplée; quand il y a eu, en 1675 ou 76, une maladie populaire qui fut grande, tous ceux que l'on seigna en moururent, et Isnard, médecin du Roy, qui les purgea, les fit tous reschaper ; il y avoit plus de huit cens malades.
Honfleur. — Six vingts par misses [sic; suppléez : dans la vicomte].
Il y a quantité de sidre dont Ton fournit Rouen.
Les bestiaux, durant la guerre, valoient davantage car l'on fournissoit la Picardie et la Champagne. Herbages, deux ou trois bœufs par acre; deux levées par an. Un bœuf qui devient gras augmente de 3o livres. Le beurre ne vaut rien pour saler.
à la plus complète fortune, et son autre fils, Sézanne, en chemin d'en faire une... On a vu comment elle étoit due aux agréments de la jeunesse du père. C'étoit un très honnête homme, et très bon homme, considéré et encore plus aimé ». (t. III, p. 168.) Quelques pages plus haut, il avait rappelé les doutes qui avaient été soulevés sur l'authenticité de la filiation des d'Harcourt : « Harcourt, s'il étoit Harcourt, comme il le prétendoit, valoit au moins Montrevel pour la naissance... » (Id., t. 111, p. 140.) (1) Henri Lambert d'Herbigny. (Voy. supra, page 149.)