‹ Notes du premier président Pellot sur la NormandieChapitre 46 sur 122 · OFFICIERS DUDIT SIEGE ET DE LA VICOMTE DU PONT DE L'ARCHE · texte numérisé non relu

OFFICIERS DUDIT SIEGE ET DE LA VICOMTE DU PONT DE L'ARCHE

f Jean-Baptiste] Vallée, [sieur] du Parc, lieutenant général; 12 m. 1. t., honnesle homme.

Routier, lieutenant criminel. Jean Routier, vicomte ; g m. 1. t. sa charge. Jean-Baptiste Périer, lieutenant en vicomte. Claude Liard, enquesteur.

GENS DU ROY

Saint-Ouen, avocat du Roy, honneste homme. François Bréant, procureur du Roy.

Tous les autres officiers sont décédez et leurs charges vaccantes.

GENTILSHOMMES ET PRINCIPALLES TERRES DE LADITE VICOMTE DU PONT DE L'ARCHE

La Londe du Tronc, fils du président La Londe du Tronc, de la chambre des Comptes ; n'a point de charge, jeune homme riche ; fait dépense (i).

Bethomas ; 1 5 à 20 m. 1. t. de rente ; n'a servy ; beaufrère de Bontemps, premier valet de chambre du Roy; sa terre de Bethomas vaut 10 m. 1. t. de rente (2).

La Groisette est gouverneur de Louviers (3).

Nolans de Ligrabeuf, de la maison de Roncerolles, peu riche, a servy ; sa terre de Limbeuf vaut 2,000 1. t. de rente ; ses enfanssontà l'armée, dont Fun est capitaine de cavalerie et Tautre d'infanterie (4).

(1) Nicolas- Alexandre Le Cordier, marquis du Tronc, était, en 1706, mestre de camp de cavalerie ; il mourut lieutenant général en 1742, sans laisser de postérité. (Charpillon, v° Le Troncq.)

(2) Charles de Beaulieu, chevalier, marquis du Becthomas, marié à Anne Bontemps, fut maintenu le 26 janvier 1668. (La Galiss., Elect. de Pont-de-11 Arche.)

Anne Bontemps fut dame de la maison d'Anne d'Autriche. Leur fils, Charles, était, en 1689, exempt des gardes du corps, et gouverneur du Pont-de-PArche. (Charpillon, v» Becthomas.)

Bethomas n'est pas une erreur de plume, mais la traduction précise de la prononciation ; on disait et on dit encore Bethomas.

(3) Probablement le fils d'Anne Le Blanc, dont il a été parlé supra, p. 44, note 1 .

Louis Le Blanc, chevalier, seigneur de la Croisette, baron de Normanville, gouverneur de Louviers et commandant dans la ville et château de Caen (i683). (Arch. Eure, E. 490.) Il obtint, en 1 701, l'érection de Normanville en marquisat, et son épitaphe, qui est dans l'église, indique qu'il mourut le 24 janvier 1726. (Charpillon, vo Normanville .)

(4) Jean de Nollent, chevalier, seigneur baron de Limbeuf, y demeurant, marié à Renée de Roncherolles, ce qui explique la

La baronnie d'Acquigny, Gambremont, Amfreville, Becdal à M. de Cambremont, cy-devant conseiller au parlement, vaut 3o,ooo 1. t. de rente ; ladite baronnie relève du Roy; il y a haute-justice dont l'appel ressortit devant le lieutenant général du Pont-del'Arche(i).

La Vaudreuil [sic], à Me de la Cour des bois, 1 5 m. 1. 1. de rente ; il y a haute-justice, dont Pappel ressortit au parlement, 18 parroisses qui en dépendent; relève du Roy, a esté eschangé autresfois avec Charleval (2).

Les religieux de Saint-Ouen [de Rouen] y ont force terres, entr'autres, la baronnie de Quevreville-[la-Poterie], de 5 m. 1. 1. de rente, et celle d' Au beuf [Daubeuf-la-Campagne] de pareil revenu, [en?] argent, chardon, fèverolles, tabac, grain, fil et toilles.

La terre et seigneurie de Criquebeuf, à M, le marquis de Beuvron, vaut 3 m. 1. t. de rente (3).

phrase : « de la maison de Roncherolles », maintenu le 10 février 1668. (La Galiss., Elect. de Pont-de-1'Arche.)

Un de ses fils, François de Nollent, capitaine de chevau-légers au régiment de Hainault, épousa, en 1676, Marie du Fay, qui devait être veuve en i6g3. (Charpillon, vo Criquebeuf -la-Campagne.)

(1) Voy. supra, p. 85, note 2.

(2) Claude Girardin, secrétaire du Roi, assez récemment acquéreur du Vaudreuil, se trouvant endetté, donna cette terre en paiement de ses dettes, en 1669, à sa belle-sœur, Anne de Villiers, veuve de son frère Pierre Girardin, et remariée à Louis Girard de la Cour-des-Bois. Leur fille épousa, en 1678, le président de Bailleul. (Charpillon, v° Notre-Dame-du- Vaudreuil .)

Louis Girard, seigneur de la Cour-des-Bois, conseiller au grand conseil, en 1645, maître des requêtes, en 1654, mort en 1718, à quatre-vingt-quinze ans est ainsi jugé dans les Portraits des maistres des requestes : « Propre à rien, qui a espousé la veufve de Girardin. » {Revue nobiliaire, t. I, p. 187.)

(3) Criquebeuf-la-Campagne. Voy. supra, p. i5o.

La terre et seigneurie de la Haye-Malherbe, à M. Berryer, secrétaire du conseil, qui possède encore dans ladite parroisse la terre d'Argeronne et la terre des Hauguettes (i) dont le revenu des dites terres vaut 5 m. 1. t. ; relèvent du Roy; il y a haute-justice dont l'appel ressortit au parlement.

La terre et seigneurie d'Anfreville-sur-iton, à M. Gyot qui y demeure, vaut 3,ooo 1. 1. de rente ; relève du Roy (2).

(1) Jean-Baptiste-Louis Berryer, comte de la Ferrière-près- Domfront, conseiller d'Etat, maître des requêtes, acquéreur de nombreux domaines en Normandie, avait été, d'après les Mémoires du marquis de Sourches, « l'instrument de M. Colbert pour inventer et faire réussir tous les moyens par les quels il tira de la France de si prodigieuses sommes d'argent... Le Roy lui avoit donné des commissaires et l'on doutoit [lorsqu'il mourut] qu'il pût se tirer d'affaire sans rendre beaucoup d'argent ». (Cité par O'Reilly, Pellot, t. II, p. 3o6.) Il avait fait construire le château d'Argeronne, sur le territoire de la Haye-Malherbe. (Charpillon, v° La-Haye- Malherbe.)

Louis Berryer, son père, était fils d'un greffier des eaux et forêts de Domfront et de Louise Hameau; il dut sa fortune à Fouquet, dont il était le prête-nom dans beaucoup d'affaires.

11 avait eu deux fils, Jean-Baptiste-Louis, dont il vient d'être parlé, marié à Catherine Potier de Novion, et Nicolas-René, procureur général du grand Conseil, marié à une des filles du premier président de la Cour des monnaies. (Comte de La Ferrière-Percy, Histoire du canton d'Athis. Paris, 1 858, in-8°, p. 38g.) Jean-Baptiste Berryer avait laissé à son fils une fortune immense et de superbes châteaux commencés en divers endroits ; mais celui-ci, victime de son excès de confiance dans un de ses commis nommé Cousin/qui devint lui-même receveur des tailles à Caen, et de l'inconduite de sa femme M1^ de Noyon [sic], qui ne l'avait épousé que par l'appât des 100,000 livres de bijoux que lui offrait son beau-père, ne tarda pas à se ruiner. (L. de la Sicotière et Poulet- Malassis, Le département de l'Orne archéologique et pittoresque . Laigle, Beuzelin, 1845-1851, in-f°, p. 275.)

(2) Peut-être Guillaume Guyot, seigneur châtelain d'Amfreville-

La baronnie de Crèvecœur, appartient à M. Deshommets, conseiller au parlement (i), vaut 3,ooo 1. t. de rente; relève du Roy ; il y a haute-justice dont l'appel ressortit au Pont de l'arche.

Le comté de Louviers, est possédé par M. l'archevesque de Rouen, vaut 12 m. 1. t.; dépendant du Roy; il y a haute-justice dont rappel ressortit aux hauts-jours de l'archevesché et puis au parlement de Rouen.

Le duché d'Elbeuf, à S. A. R. M. d'Elbeuf, vaut 3o,ooo 1. t. de rente ; relève du Roy; il y a haute-justice qui fait le tiers de la vicomte du Pont de l'arche, dont l'appel ressortit au Parlement.

La terre et seigneurie du fief de Tourville, aux enfans de M. le président de Lourailles (2), avec le fief de Besdane, vaut 4 m. 1. t. de rente; ledit fief de Tourville relève du Roy et celuy de Besdane, du Gruchet.

sur-Iton, de la Mare, des Plix et de la Métairie, qui épousa, en i652, Elisabeth Voisin de Camp-Héroult. (Charpillon, v° Amfreville-sur- Jton.)

(1) La baronnie de Crèvecœur (commune de la Croix-Saint-Leufroy), appartenant à Jacques des Hommets, conseiller au parlement, en 1644, marié à Anne-Madeleine delà Place, mort en 1678, a été vendue, antérieurement à 1709, par sa fille, Marie des Hommets. (Charpillon, v° La Croix-Saint-Leufroy .)

(2) Ces noms de seigneuries ne se rencontrent pas dans les généalogies de la famille Du Moucel de Lourailles ; peut-être provenaientelles, aux enfants du président, de leur mère Marie Talion, ou de leur grand'mère Catherine Pain. (O. de Poli, Les seigneurs de la Rivière- Bourdet, dans Revue nobiliaire, historique et biographique, t. VI. Paris, 1868, in-8°, p. 270.) Ailleurs, Tourville-la- Rivière, Le Gruchet et Bedanne sont indiqués comme appartenant à la famille Le Mercier dont il va être question à l'article qui suit.

Enfin, L'Etat des gentilshommes (Arch. S.-Inf. , don de MmeQuesné, 1877), et ^a Galissonnière (Elect. de Rouen), mentionnent Pierre de Béthencourt comme demeurant à Tourville-la-Rivière.

La terre et seigneurie du fief du Gruchet, appartient à M. Lemercier, escuyer, qui a un fils capitaine d'infanterie; relève du Roy, vaut i,5oo 1. 1. de rente (i).

Le Lieur, sieur de Sainte-Catherine, gfentilhomme] de 80 ans, a servy Sa Majesté dans ses armées, n'a point d'enfans, a un fief de 2,000 1. t. de rente (2).

La terre et seigneurie de Rouville, à M. de Rouville (3), qui est en cour; vaut 6,ooo 1. t. de rente. Il y a hautejustice dont l'apel ressortit au Pont de l'arche et est relevant du Roy.

Claude Lemétayer, escuyer, sieur de la Rive (4).

Le sieur Mommartin(5).

(1) Charles Le Mercier, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, aide de camp des armées du Roi, seigneur du Buse, de Gruchet, de Bédanne et de Tourville-la-Rivière, fut maintenu par La Galissonnière et vivait encore en 1684. (La Galiss., Elect. de Rouen, et Etat de la France, de 1684.)

(2) Antoine Le Lieur, sieur de Sainte-Catherine, maintenu par La Galissonnière, demeurait alors à Tourville. (La Galiss., Elect. de Pont-de-1'Arche.)

(3) Probablement François de Rouville, seigneur de Rouville et de Grainville-la-Teinturière, auquel on donnait déjà le titre de comte de Rouville avant qu'il eût obtenu, en 1664, des lettres d'érection de Rouville en comté, érection qui ne fut pas régularisée. Ses affaires étaient en mauvais état ; ses créanciers poursuivirent la vente de ses biens et Rouville fut acheté, en 1684, par Gilles Halle, président au parlement de Rouen. (Abbé P. -F. Lebeurier, Histoire d'Alisay, dans Annuaire de l'Eure, année 1867, p. ii5-ii6.)

(4) En 1668, Claude Le Métayer, sieur de la Rive, âgé de trentedeux ans, demeurant au Vaudreuil, qui avait tué un de ses voisins d'un coup de fusil, obtenait le Privilège de Saint-Romain. (Floquet, Privilège..., t, 11, p. 484.)

Vers 1707, Madeleine Le Métayer apportait le fief de la Rive, sis à Venables, à son mari Nicolas-Abraham Campion de Montpoignant. (Charpillon, vo Venables.)

(5) Probablement René de Gennes, seigneur de Montmartin,

Jacques de Farouil et Jean de Farouil (i). Antoine Graffard, sieur de Mailly(2).

François de Graffard, sieur de Franqueville(3). Antoine d'Héris, sieur du Mesnil(4).

Louis Martel, est présentement dans le service (5). Charles de Franqueville, escuyer, sieur de la Galiterelle, est toujours chez luy (6).

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