SIÈGE PRÉSID1AL ET VICOMTE DE CAUDEBEC
CLERGÉ
L'abbaye de Saint- Vandrille, de Tordre de Saint- Benoist, congrégation de Saint-Maur, qui vaut plus de 5o m. 1. t. de rente; 3o ou 33 m. 1. t. pour l'abbé et 20 ou 25 m. 1. t. pour les moines, qui sont réformez; l'abbé est M. de Villeroy, évesque de Chartres.
L'abbaye du Valasse, de valeur de 35 m. 1. t. de rente ou environ, de Tordre des Bernardins ; l'abbé estoit le Roy de Pologne.
Le prieuré du Val, vaut 3 ou 4 m. 1. t. de rente, suivant le bruit commun ; Ton en peut dire davantage estant depuis longtemps dans la maison de Fontaines dans les terres de la quelle il est enclavé; il est possédé par le comte de Fontaines, dépend du Roy.
Le prieuré de Gléviile, de 1,000 1. t. ou 1,200 1. t. de rentes, est possédé par le fils d'un procureur du parlement de Paris.
L'abbaye de Valmont, de l'ordre de Saint-Benoist, où la réforme n'est point establie, vaut, de revenu, 16 à 1 8 m. 1. t. pour l'abbé et les moines ; Sa Majesté a nommé depuis peu pour abbé le fils du comte de la Fayette, le quel la fait mettre en commande, estant auparavant en règle.
Le prieuré régulier des Feuillans, sciz à Ouville, nommé vulgairement l'abbaye d'Ouville, vaut 5 m. 1. t. de revenu ou environ.
Il y a quantité de cures en patronnage laiques dépendantes des terres et seigneuries de la vicomte, dont les
unes valent i,5oo 1. t. de rente, et les autres, depuis la [dite] somme jusqu'à 3 et mesme 4 m. 1. 1. de rente.
GENTILSHOMMES ET PRINCIPALLES TERRES
La terre de Boscgueroult, vaut 10 m. 1. t. de rente; elle appartient au sr de Boscgueroult, qui se fait appeller le marquis d'Espinay, du nom de sa famille qui est celle de Saint-Luc; feu son père a esté dans le service; luy, a peu servy et a un frère qui sert actuellement. Il a espousé la fille de Ghâlons, secrétaire du cabinet (1).
La comté de Maulevrier et le Taillis, valoit 8 à 9 m. 1. 1. de rente, a esté divisée entre les frères ; ils sont deux, qui n'ont pas servy ; le nom de leur famille est du Fay ; leur père estoit bailly de Rouen (2).
(1) François d'Espinay, marquis de Bosguéroult, gentilhomme de la chambre du Roi, blessé au siège de Lille, se distingua en plusieurs occasions, épousa, en 1671, Marie-Constance de Châlons, fille du baron de Crétot et d'Allouville et mourut en 1691. (La Chesnaye-Desbois . )
Voysin (p. 76) dit de son père, feu le sieur de Bosguerout : « a, de son vivant, dissipé la meilleure partie de son bien et n'a laissé que dix ou douze mil livres de rente, la plus part en bois taillis qui sont aux environs du chasteau du Bosquerout, sur le chemin de Caudebec à Rouen. Sa vefve est de la maison de Guillaume Darsy, et sa mère estoit de la famille des barons de R.oncherolles-Pont-Sainct-Pierre. Il a laissé deux fils aagez de seize à dix-huict ans qui font leurs exercices à l'accadémie de Paris. »
(2) Le comte de Maulevrier et M. de Vergetot, son frère, « portent le surnom de Du Fay, enfans de feu Monsieur du Taillis du Fay, bailly de Rouen. Le comte avoit espouzé en premières nopces la fille du sieur marquis de Flavacourt dont il a eu deux fils, et en seconde nopce la fille de Mr de Ghaumont, conseiller d'Estat, dont il a plusieurs enfans. Possède les fiefs de Limezy dans la vicomte de Rouen, le Taillis et Maulevrier dans la vicomte de Caudebec, le Bourg-Achart dans la vicomte de Ponteaudemer. On ne le tient riche
La terre du Vaurouy, vaut 4 m. 1. 1. de rente; elle a esté érigée en haute-justice, appartient à M. de Vaurouy, conseiller au parlement de Paris, qui la rend considérable par le soin qu'il prend de l'embellir (1).
La terre de Bellegarde, vaut 14 à 1 5 m. 1. 1. de rentes, appartient à M. la Mothe Labbé, conseiller au parlement de Rouen, fort ruiné et endetté (2).
La terre et chastellenie de Vilers, vaut ro m. 1. t. de rente, appartient à M. le marquis de Flavacourt qui ne réside point sur le lieu (3).
que de vingt-cinq ou trente mil livres de rente, mais il a beaucoup de crédit parmy la noblesse et les peuples. Bon serviteur du Roy. » (Voysin, p. 76.)
(1) « Vaurouy, paroisse fondée en 1660, par M. Boivin, seigneur du lieu, qui la dota de 3oo livres par an, édifia l'église, la fournit de tous les ornements nécessaires, fit bâtir le presbytère ; paroisse composée de trois hameaux édifiés de 46 maisons dont 40 habitées par des pauvres formant viron i5o paroissiens. » (Citation contemporaine; Arch. S.-Inf., G. i3o,2.)
M. de Vaurouy « a beaucoup d'esprit et d'amis; fort appliqué à sa charge où il acquiert de la capacité, songe à ses intérests légitimes. A des biens sur le Roy, comme regrats, et (a) acquis des bois en Normandie proche de ses terres. Est attaché à M. le président de Mesmes et à Made la maréchale de la Mothe. A son frère conseiller de la grand'chambre (du parlement) de Rouen, qui a de grandes abbayes. M. de Champigny, intendant de justice, est son beau-frère. Est détrompé de la Fronde, où il estoit engagé ». (Portraits des membres du parlement de Paris, dans Revue nobiliaire, 1. 1, p. 154.)
(2) Bellegarde, peut-être sur l'ancienne paroisse de Sainte-Croixdes-Ifs?(Arch. S.-Inf., G. 1370.)
Charles Labbé, sieur de la Motte, reçu conseiller en 1625, au Heu de Raoul, son père ; mort en 1676. (B. N., p. 161 .)
Sa famille, ses frères et lui ont été bienfaiteurs du Bureau des pauvres valides de Rouen. (Farin, t. V, p. ii2-n3.)
(3) Villers-Chambellan, et Ecales-sur-Villers. (Arch. S.-Inf., G. i365, 1 3g3.) Voy. supra, note 2, p. 6.
La terre de Panneville, avec ses annexes qui concistent en cinq parroisses, vaut i 5 m. 1. 1. de rente, appartient au sr de Panneville (i).
La terre de Bouville, de 5 m. 1. t. de rente, appartient au président Jubert, de la cour des aydes de Rouen (2).
La terre de Beauvais, de 7 à 8 m. 1. 1., appartient au sr Cavelet de Houquetot, président au présidial de Caudebec ; à la dite terre est annexé la baronnie de Verbosc (3).
La terre de Villequier, séparée en deux portions dont la principale appartient aux damoiselles Marie et au sr Cavelier, vaut 7 à 8 m. 1. 1. de rente (4).
La terre de Saint- Arnould, de 7 à 8 m. 1. t. de rente
(1) Robert d'Esmalleville, chevalier, seigneur et patron de Panneville, seigneur de Carville-la-Foletière, d'Escalles-Alix, baron et patron honoraire de Fréville et Mondelif, gouverneur de Caudebec, y demeurant, marié à Catherine-Marguerite de Rieux-Sourdeac ; ou son fils Robert-Vincent, marié à Catherine de Chalons, fille de Roderic, baron de Crétot et d'Allouville. (La Galiss., Elect. de Caudebec.)
M. de Panneville, gouverneur de Caudebec, « qui a espouzé une fille de Mr de Sourdiat, a quinze ou seize mil livres de rente, a des enfans et une fille mariée à M. de la Croisette, gouverneur de Caen et de Louviers et frère du conseiller ». (Voysin, p. 68.)
MM. de Panneville et d'Ësmalleville-Martel, frères de M. de Fontaine-Martel, « sont moins riches que luy, mais plus en considération et ont servy. » (ld., p. 74.)
(2) Voy. supra, p. 112.
(3) Lis. Beauvoir, et voy. supra, p. 1.
(4) Voysin nomme comme possédant Villequier « la demoiselle Marie ». (Bibl. Nat., Cinq cents Colbert, vol. 274.)
Nicolas et Adrien Cavelier sont successivement mentionnés comme seigneurs de Villequier entre i635 et 1675. (Arch. S.-Inf., G. i3go; C. 2326.)
appartient à trois filles du feu sr Sécard, conseiller au parlement de Normandie, qui sont mariées (i).
La terre d'Auzouville, de 8 à 9 m. 1. t. de rente, leur appartient aussy (2).
La terre de Caumont, de 4 m. 1. 1. de rentes, appartient au sr de Gaumont qui réside sur le lieu, son nom de famille est Mallet, de la maison de Gouville [lis. Graville], il n'a point de service et n'a qu'une fille (3).
La comté d'Estalan [sic], de 21 à 22 m. 1. t. de rente y compris ses annexes, appartient à M. de Saint-Luc ; il y a un fort beau chasteau (4).
(1) Adrien Sécard, sieur de Saint- Arnoult et d'Auzouville, en i63o, épousa Jeanne Prevel [Peverel] de Montérollier et eut trois filles, mariées l'une à François de Bailleul, l'autre à Abraham de Rouen de Bermonvilie, conseiller au parlement de Rouen, la troisième au sieur de Sainte-Colombe. (B. N., ms. français, 32, '$09, p. 1140.)
(2) Voy. la note précédente.
(3) Olivier Mallet, seigneur de Caumont, fief situé près de Norville, demeurant à Norville, maintenu le 3 juin 1670. (La Galiss., Elect. de Caudebec.)
(4) Le marquis de Saint-Luc, fils du maréchal de France, « possède biens dans la parroisse d'Imille | Yville-sur-Seine], dont il est seigneur, comme aussy à Estelan, vicomte de Caudebec et autres lieux de la province ; avoit espouzé la fille ou petite-fille du mareschal de Brissac, décédée depuis un an. Homme de créedit parmy la noblesse et les peuples et qui a tenu le party du roy dans les mouvemens derniers. » (Voysin, p. 76.) Il mourut en 1670, et avait épousé Anne du Buade de Frontenac. (La Chesnaye-Desbois.)
« Ce même jour, 5 janvier 1674, M. de Saint-Luc, [fils du précédent], épousa M^e de Pompadour ; voilà de quoi je ne me soucie point du tout. » (Lettre de Mme de Sévigné, citée par Charpillon, vo Saint-Luc)
C'était François d'Espinay, marquis de Saint-Luc, comte d'Etelan et de Norville, qui était, en 1673, guidon des gendarmes du Roi, et mourut en 1694. (La Chesnaye-Desbois.)
La terre d'Auberville, de valeur de 4 m. 1. 1. de rente appartient au sr d^uberville (1).
La terre du Mesnil-sous-1'lslebonne, de 4 m.!. t. de rente, appartient au sr du Mesnil Pernelle, cy-devant maistre des comptes à Rouen (2).
La comté de Tlslebonne, de 20 m. 1. 1. de rente, appartient à Monsr le duc d'Elbeuf.
La terre de Bollebec et Fontaine, de 14 à 1 5 m. 1. 1. de rente, apartient aux enfans du feu comte de Clair, et au comte de Fontaine, leur oncle; leur nom est Martel (3).
(1) Il y avait, dans l'Election de Caudebec, deux paroisses du nom d'Auberville.
Auberville-la-Manuel appartenait, vers cette époque, à Louis- François de Châlon, conseiller au parlement. (Arch. S.-Inf., G. i638.) Sur l'origine de cette famille, voir de très curieux détails dans : B. N., p. 21 5-2 16.
Voysin nomme à Auberville-la-Campagne [?], le sieur d'Anquetierville. (B. N., Cinq cents Colbert, vol. 274.)
(2) « i636. — Pierre Pernelle, sr du Mesnil, [reçu] au lieu de Charles Pernelle, son père, 1619. * (B. N., p. 616.)
Vers cette époque, mention de Thomas de Pernelle, prieur de Sainte-Catherine, fondateur d'une chapelle dans la paroisse du Mesnil-sous-Lillebonne. (Arch. S.-Inf., G. \3yi.)
(3) « Monsieur de Fontaine-Martel, qui se dit descendre de la maison de Basqueville, demeure à Bollebesc ou Fontaine, de l'eslection de Caudebec ; vieil et goûteux ; a espouzé l'héritière de la maison de Clère, a présent deffunte... »
« Il y a trois à quatre fils vivans, sçavoir : le dit sieur comte de Claire, capitaine des gardes de Monsieur frère du Roy, le quel a espouzé la fille de Monsieur de Bourdeny, président aux requestes du pallais à Paris, veuve du sieur marquis de Rottelin ; le dit sieur de Claire faict grand despence à la Cour, a crédit dans le pays et a tousjours tenu le party du Roy avec Monsieur le comte de Harcourt dans les derniers mouvemens de la province. Les cadets dudit sieur comte de Claire sont le sieur baron d'Arsy, brave et
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La terre de Milville, 4 à 5 m. 1. t. de rente, appartient au baron de la Boutonnière, riche de 1 6 à 1 7 m. 1. t. de rente (1).
La terre de Rouville et Buscmouchel et Yebleron, vaut 6 ou y m. 1. t. de rente, appartient à M. de Bernières, conseiller au parlement de Paris (2); le seigneur de cette
vaillant, et le chevallier de Fontaine, non mariez. » (Voysin, p. 73.) Lors que M. de Fontaine-Martel fut nommé, en 1692, premier écuyer de la duchesse de Chartres, Saint-Simon a écrit : « M. de Fontaine-Martel, de bonne et ancienne maison des Martel et des Claire, de Normandie, étoit un homme perdu de goutte et pauvre. Il étoit frère unique du marquis d'Arcy, dernier gouverneur de M. le duc de Chartres, qui avoit acquis une grande estime par la conduite qu'il lui avoit fait tenir à la guerre et dans le monde, qui y étoit luimême fort estimé et qui s'étoit fait, auparavant ce dernier emploi, une grande réputation dans ses ambassades. Il étoit chevalier de l'ordre et conseiller d'état d'épée et mourut des fatigues de l'armée et de son emploi, sans avoir été marié, au printemps de 1694, à Valenciennes. Ce fut à cette qualité de frère de M. d'Arcy que la charge fut donnée. Sa femme étoit fille posthume de M. de Bordeaux, mort ambassadeur de France en Angleterre et de Mme de Bordeaux, qui, pour une bourgeoise, étoit extrêmement du monde, et amie intime de beaucoup d'hommes et de femmes distingués. Elle avoit été belle et galante.. . Elle avoit élevé sa fille unique dans les mêmes mœurs. » C'est Mme de Fontaine-Martel qui avait lié Saint- Simon avec le duc d'Orléans. (Saint-Simon, t. I, p. 19; cf. id., ibid., p. 59, i36; II, 374; III, 293.)
(1) Milville, lis. : Mirville.
Charles de Bouillonnay, sieur de la Boutonnière, demeurant à Mirville, marié à Renée de Bourdeilles, maintenu le 11 août 1669. (La Galiss., Elect. de Caudebec.)
(2) Les terres nommées par Pellot ont été érigées en marquisat, sous le nom de Bernières, en 1678, en faveur de son fils Etienne Maignard, conseiller au parlement de Paris, marié à Madeleine Faucon, fille de Jean-Louis Faucon, seigneur de Ris, marquis de Charleval, premier président au parlement de Normandie. {Revue nobiliaire, t. VI, p. 228, 23 o.)
terre a la nomination d'un personnat de 12 à i,5oo 1. t. de rente.
La terre de Raffetot, de 10 m. 1. t. de rente, au marquis de Raffetot, son nom de famille est Canouville, gendre de M. le mareschal de Grammont (1).
La terre, royaume ou principauté d'Yvetot, vaut ce que l'on la peut faire valoir, et l'on en peut dire tant vaut l'homme tant vaut sa terre. Elle vaut au marquis de Crevant (2), qui la possède, 10 m. 1. t. de rente ; il y a haute-justice, foire et marché et plusieurs autres droits qui ne sont en aucun autre lieu.
La terre et baronnie de Baons, vaut 5 m. 1. 1. de rente, apartient au sr Lucas, bourgeois de Rouen (3), il y a haute-justice, foire et marché.
La terre et chastellenie d'Ausbos, vaut g à 10 m. 1. t. de rente, appartient au sr dWusbos, autrement Castel- Jaloux, le nom de la famille est Biran (4).
La terre de Varicarville, de 7 à 8 m. 1. t. de rente, apartient au seigneur qui porte ce nom, qui a plus de 20 m. 1. t. de rente, et fort considéré (5).
La terre deBauscaule, vaut 12 ou 14 m. 1. t. de rente ; le sr du Bauscaule, son nom [est] Normanville (6).
(1) Voy. supra, p. 2 5, note 2.
(2) Claude Bonnaventure de Crevant, prince d'Yvetot au droit de sa femme Marie d'Appelvoisin qu'il avait épousée en 1648. Sa fille, Julie-Françoise, princesse d'Yvetot, porta cette terre à Camille d'Albon. (P. Anselme, t. V, p. 771.)
(3) Thomas Lucas, seigneur et baron des Baons-le-Comte ; son frère Adrien, et un de leurs cousins germains, ont été, lors de la recherche de noblesse, « renvoyés au conseil où on dit qu'ils ont été maintenus. » (La Galiss., Elect. de Rouen.)
(4) Voy. supra, p. 24, note 2.
(5) Voy. supra, p. 58, note 3.
(6) Jean de Normanville, sieur du Boscaule, demeurant à Carville-
La terre de Motteville, vaut 20 m. 1. 1. de rente, appartient à M. de Motteville, premier président de la chambre des comptes de Rouen (1).
La terre de Grémonville, vaut 10 à 1 2 m. 1. t. de rente, y compris ses annexes, appartient à M. de Grémonville dont le père estoit ambassadeur à Venize (2).
La terre de Grainville-la-Teinturière, de 14a 1 5 m. 1. t. de rente, appartient encore au comte de Rouville(3); a valu jusques à 20 m. I. t., elle relève en partie du duché de Longueville.
La terre de Hanouar, de 4 à 5 m. 1. 1. de rente, apartient à M. Bigot de Cleville, conseiller en la cour des aydes (4); admirablement belle pour ses plans.
La terre d'Anneville, bien bastie, vaut, avec ses annexes,
sur-Héricourt, maintenu le 18 septembre 1668. (La Galiss., Elect. de Caudebec.)
M. du Boscaule-Normanville « a beaucoup de naissance et de bien, mais peu de crédit. » (Voysin, p. 74.)
(1) Voy. supra, p. 100, note 4.
(2) Il faudrait, peut-être, lire : frère de l'ambassadeur à Venise?
Il a été parlé, p. 71, de Raoul Bretel de Grémonville, conseiller au parlement; mais, ici, il s'agit, sans doute, de Jacques Bretel, dit le chevalier de Grémonville, né en 1625. Successivement capitaine au régiment de Champagne, colonel de cavalerie au service de Venise, il fut grièvement blessé au combat de Tenedos. Ambassadeur à Vienne en 1664, il signa, en 1668, le traité dit de Grémonville pour le partage éventuel de la succession d'Espagne, et un traité de neutralité, en 1 671, à la veille de la guerre de Hollande. Il mourut sans postérité en 1686. (Congrès du Millénaire de la Normandie. Compte rendu des travaux. Rouen, 19 12, in-8°, t. I, p. i55.)
(3) Voy. supra, p. 157, note 3.
Le mot « appartient encore » est une allusion à la ruine imminente du propriétaire.
(4) Voy. supra, p. u3,note 1.
1 3 à 14 m. 1. t., appartient au sr de Houdetot (1).
La terre de Normanville, de 7 m. 1. 1. ou environ, apartient au sr de Saint- Laurens, riche de plus de 35 m. I. t. ne faisant aucunne dépense, cy devant capitaine des gardes de feu M. le duc de Longueville (2).
La terre et baronnie de Cany, vaut 22 m. 1. t. de rente, appartient au sr de Cany ; le nom de famille, Le Marinier (3), gendre de M. d^Hocqueville, premier président de la cour des aydes.
La terre de Canouville, de 10 m. 1. t. de rente, relevant du marquisat de Graville qui appartient à M. le Prince, cy-devant possédée par le feu sr de Canouville- Boivin (4), saisie en décret.
(1) Anneville, lis. : Onveville, dit ensuite Anvéville.
Peut-être François de Houdetot, seigneur de Houdetot, Onveville, Veauville, Robertot, qui épousa Marie Dufour, fille de Charles Dufour, seigneur de Fontaine-Châtel ; ou son fils, Adrien-Joseph, dit marquis de Houdetot, qui épousa Marie-Madeleine de Ghâlons, fille de Rodrigue, seigneur d'Allouville et de Cretot. (La Chesnaye- Desbois ; et Inventaire des archives du doyenné de Doudeville, par le doyen; Rouen, 1857, in-8°, p. 535.)
(2) Voy. supra, p. 2, note 3.
(3) Voy. supra, p. 2, note 2.
(4) Vers cette époque, Georges de Boyvin était curé de Canouville. (Arch. S.-Inf., G. 1640.)
Madeleine Boivin, dame de Canouville, qui vivait encore en 1673, et son mari Louis Le Valois d'Ecoville avaient fondé un couvent de Bénédictines à Bayeux. (Béziers, t. II, p. 157-159, et t. III, p. 60.)
« Les seigneurs de Canonville, dit Farin, étoient les aînez de cette famille [les Boivin de Bonnetot]; leur branche a fini en la personne de Charles de Boyvin, baron de Canonville, mort dans le service du roy; il avoit épousé Antoinette de Nicolai... » (Farin, t. II, p. 260.)
Voir, d'autre part, supra, p. 8r, note 1, ce que dit Saint-Simon de l'origine des Boivin de Bonnetot.
La terre de Teuville-des-Maillets, de 5 à 6m. 1. t. de rente, appartient au sr de Teuville (i).
La terre de Biville, de 4 à 5 m. 1. t. de rente, à M. de Guénégaud, cy-devant trésorier de l'Espargne (2).
La terre et baronnie d'Angerville-la-Martel, à M. de Saint-Hélène, maistre des requestes (3), y compris Saint- Hélène, 14 à i5 m. 1. t. de rente.
La terre de Saint-Martin, de 7 à 8 m. 1. t. de renie, à M. de Bouville, maistre des requestes (4).
La baronnie de Vittefleur, à Fabbaye de Fescamp, 14 ou 1 5 m* 1. 1.
La terre de Neuville, à M. de Bréauté, 14 à 1 5 m. 1. t. de rente ; la cure vaut 4 m. 1. t. (5).
(1) François Auber, seigneur et patron de Theuville, y demeurant, marié à Anne Voisin, maintenu le 9 septembre 1667. (La Galiss., Elect. de Caudebec.)
(2) Claude de Guénégaud, marié, en 1647, à Claude-Alphonsine Martel, mort en 1686, dont le fils aîné, qualifié marquis de Biville, fut tué dans Bonn, en 1689, ains* que son frère le chevalier de Guénégaud. (La Chesnaye-Desbois.)
(3) Jacques Le Cornier, sieur de Sainte-Hélène, conseiller au grand Conseil, se maria trois fois, la première avec une demoiselle de La Luzerne, la troisième avec une demoiselle Du Four de Longuerue. (La Galiss., Elect. de Rouen.)
(4) Michel-André Jubert, marquis de Bizy, seigneur de Bouville et de Saint-Martin-aux-Buneaux, maître des requêtes, intendant d'Alençon, conseiller d'Etat, marié à Nicole-Françoise Desmarets, nièce de Colbert, mort en 1720 à Bisy. (Revue nobiliaire, t. VIII, p. 445; et Génér. d'Alençon, Introd., p. liii-lxxii.)
(5) Lis. : Néville.
Il s'agit, peut-être, du personnage dont il a été question supra, p. 144. Cependant, Saint-Simon fait remarquer que le Bréauté dont il parle avait des cousins du même nom dont l'un, mort assez jeune, en 171 1 , était maître de la garde-robe du duc d'Orléans. (Saint-Simon, t. VIII, p. 417.)
Ce dernier, mort à quarante-six ans, était fils d'Alexandre de
La terre de Sainte-Colombe, assez bien bastie, de 7 m. 1. 1. de rente, à M. de Sainte-Colombe (r).
La terre d'Anglesqueville-les-Murs, de 4 m. 1. t. de rente, celle de Craville, 3 m. 1. t., appartient au sieur de Cravilledela R. P. R. (2).
La terre de Catteville, de 8 m. 1. t., au sieur de Saint- Saens, bailly de Caux; son nom de famille est Limoges, honneste homme (3).
La terre d'Englesqueville-le-Bras-Long, vaut 6 ou 7 m. 1. t. de rente, appartient à M. d'Englesqueville, conseiller aux requestes (4).
La terre de Bourville, de 9 m. 1. t. de rente, à M. de Gelleville, conseiller au parlement (5).
La terre d'Angiens, de 6 à 7 m. 1. t. de rente, bien
Bréauté, mort en i685, dont l'alliance n'est pas indiquée, (La Chesnaye-Desbois.)
(1) Jean de Cuverville, sieur de Sainte-Colombe, y demeurant, maintenu le 19 novembre 1670; ou son fils Antoine, qui épousa Charlotte Sécard, fille de feu Adrien Sécard, seigneur d'Auzouville, conseiller au parlement de Rouen. (La Galiss., Elect. de Caudebec.)
(2) Englesqueville-les-Murs appartenait, vers 1640, à Centurion de Quièvremont, chevalier, seigneur d'Heudreville, de Boudeville et d'Anglesqueville. (Inventaire des archives du doyenné de Doudeville,p. 58o.)
La Galissonnière maintint, dans l'Election d'Arqués, Charles Miffant, sieur de Crasville, demeurant à Saint-Sylvain, Election de Caudebec. Ces familles étaient, toutes deux, protestantes.
(3) Voy. supra, p. 24, note 1.
(4) Voy. supra, p. 89, note 2.
(5) « 1659. — Jacques Toustain, sieur de Gelleville, reçeu au lieu de Pierre de Bonissent, sr de Buchy; il estoit fils de Nicolas Toustain et de Marie Lediacre des Essarts; il portoit de gueulles au chevron [d'or] accompagné de deux croissants d'argent en chef, et une rose de mesme en pointe. » (B. N., p. 198.)
bastie, apartient au sr de Clercy, c'est son nom de famille, réside sur le lieu, est fort riche (i).
La terre de Reuville, à M. le président de Reuville (2), vaut 5 à 6 m. 1. t. de rente.
La terre de Boudeville, 6 à 7 m. 1. t. de rente, au s^ de Vilars, de la R. P. R. (3).
La terre de Linboeuf, de 5 m. 1. t. de rente, aux enfans de feu M. de la Tour, gouverneur d'Arras, résident à Paris, les religionnaires ont un temple dans ce lieu (4).
La terre d'Ouville, vaut 10 m. 1. t. de rente, à M. de
(1) Jacques de Clercy, seigneur d'Angiens, y demeurant, fut maintenu le i3 juillet 1667. (La Galiss., Elect. de Caudebec.)
Vers cette époque, Jean de Clercy, seigneur d'Angiens et de Silleron, était marié à Anne de Pardieu, fille de Charles de Pardieu, seigneur d'Avremesnil. (Invent, des archives du doyenné de Doudeville, p. 85.)
(2) Voy. supra, p. 116, note 4.
(3) Jacques-Gustave de Malortie, marquis de Villars et de Boudeville, seigneur de Montebourg et de Pretot, marié, en 1691, à Marie-Thérèse de Brisacier, était fils de François de Malortie, marquis de Villars, qui avait épousé, en 1664, Anne Sarreau, veuve de François de Quîèvremont, seigneur d'Heudreville-sur-Eure, seigneurie qu'elle avait conservée, car c'est là qu'elle sera arrêtée.
Camille-Anne Sarreau ou de Sarro, fille d'un conseiller au parlement de Paris, passait pour être la maîtresse d'un chevalier Duchesne de Préaux, des environs d'Evreux, condamné à mort en même temps qu'elle. Sur son rôle, sa culpabilité, son attitude au moment de son supplice, voy. O'Reilly, Pellot, t. II, p. 340 et s.
On lira, plus loin, que François de Malortie était mort, laissant une veuve « que l'on croit l'avoir empoisonné et la quelle a eu la teste tranchée à Paris, en 1674, pour avoir esté de la conspiration du chevalier de Rohan et de La Tréaumont. »
(4) Lis. : Lindebeuf. — Sur le temple protestant, voy. Voysin et la note de l'éditeur, p. 60.
Fumechon, président en la chambre des Comptes (i).
La terre et baronnie de Berville, à M. de la Mailleraye, mestre de camp du régiment de Piedmont (2), vaut ô à 7 m. l.t. de rente.
La terre d'Estalleville, avec ses annexes, appartient au président de ce nom (3), vaut 8 à 9 m. 1. 1. de rente.
li) Jean de la Place, sieur de Fumechon et d'Ouville-l'Abbaye, ci-devant maître des comptes, reçu président en 1639, à la place de Daniel, son père ; « il avoit épousé Judith de Languedor, fille du marchand de ce nom. » (B. N., p. 590.)
En parlant de son père, l'auteur du manuscrit dit (p. 58g) qu'il est « de la même famille que les de la Place, marchands à Rouen, rue Grand-Pont et que Messieurs de la Place, conseillers au parlement, à la cour des aides et en cette chambre. . . »
Voy. aussi, sur cette famille, supra, p. 73, note 3.
(2) Louis de Grimouville, marquis de la Mailleraye, de Fours, de Berville-en-Caux, maréchal des camps et armées du Roi, demeurant en sa terre de Fours, marié à Claude Gobelin, est mort avant 1669, laissant pour héritier un fils du nom de Louis, colonel du régiment de Piémont, qui était à son château de Fours dans le dernier semestre de l'année 1669 et y passa un acte. Leur fille, Madeleine, est fiancée, en i663, à Henri d'illiers, marquis d'Illiers (Arch. Eure, E. 1646, 1648, 1666.)
(3) « 1649. — Charles Brestel [sic], reçeu par la résignation de Raoul, son père, pour servir au semestre de mars. Le dit sr son père obtint lettre pour servir encor cinq ans; le fils eut le pouvoir d'exercer n'ayant encor que 3o ans. Peu après, les officiers de nouvelle création présentèrent requeste en explication de ces termes : pour servir au semestre de mars. Mr Bretel, seigneur d'Etalleville , avoit épousé une dame Le Grand, dont il eut plusieurs enfans, et comme il avoit pris part dans les fermes, sa famille fut ruinée. » (B. N.,p. 55.)
Il fit une vive opposition aux édits bursaux, fut deux fois exilé et mourut en i685. (Congrès du Millénaire de la Normandie. Compte rendu des travaux. Rouen, 1912, in-8°, t. 1, p. i55.)
Voysin (p. 77) dit d'un Bretel de Lanquetot : qu'il est « de la famille de M. le président d'Estalleville du mesme surnom de
La terre de Galleville et Doudeville, vaut 20 à 22 m. 1. 1. de rente, appartient à iM. de Varangeville, secrétaire des commandemens de Monsieur, son nom est Roque ( 1 ).
La terre d^ercanville, de 7 m. 1. 1. de rente, appartient aux enfans du sr d'Hercanville, le nom de famille : Banastre, d'ancienne noblesse ; le père a servy et le père [sic] qui est tuteur des dits enfans, est exempt des gardes du Roy (2).