‹ Notes du premier président Pellot sur la NormandieChapitre 64 sur 122 · HAUTS JUSTICIERS DU DIT BAILLAGE · texte numérisé non relu

HAUTS JUSTICIERS DU DIT BAILLAGE

Le bailly de Longueville.

Le maistre des eaux et forests dudit baillage.

Le bailly s'apelle Bontemps, honneste homme, a du

(1) Robert Arnois, sieur de Blanques, fut maintenu le 8 janvier 1668. (La Galtss., Elect. de Rouen.)

crédit dans ce canton et peut servir ; il y a cinq ou six sièges qui sont sous luy (i). Sa charge luy couste 34 m. 1. t., elle ne luy vaut pas i,5oo 1. t. ou 2,000 1. t. de rente et est perdue par sa mort.

Le duché de Longueville vaut bien 80,000 1. 1. de rente avec la comté de Tancarville ; Me de Longueville en use fort bien. Elle ne demande point de diminution pour ses terres ; l'on ne prend rien de la garde-noble qui seroit un grand droit sur les fiefs nobles qui en relèvent ; Ton a [le] revenu du fief en payant les charges et entretennant l'enfant.

L'on ne prend rien aussy des lots ou treiziesme, au moins Mfadame] de Longueville ; mais maintenant Ton en a quelque chose de ceux qui ne sont pas de considération et Ton donne cela pour récompense à quelqu'un. Le bailly d'Estouteville.

Le maistre des eaux-et-forests d'Estouteville. Le bailly, en 1675, s'appelle Le Bret, son adresse est à Valmont prez Fescamp. Mme de Longueville luy a donné cette charge depuis peu .

Ce duché vaut bien 40 ou 5o m. 1. t. de rente. Le bailly de Cany-Caniel.

Le bailly s'appelle

Cany est à M. le marquis de Cany qui s'appelle Le Marignier, gendre de M. le président d'Hocqueville (2), a 20 ou 24 m. 1. t. de rentes et 5o parroisses qui en dépendent; est endetté.

Le sénéchal de Fescamp.

L'abbaye de Fescamp vaut 58 m. 1. t. à l'abbé et 3o à 35 m. 1. t. aux religieux.

(1) Voy. supra, p. 41, note 3.

(2) Voy. supra, p. 2, note 2.

Le bailly d'Aumalle.

Cette terre vaut 40 m. 1. t. de rente ; est vers la Picardie ; il se fait à Aumalle et aux environs des serges dont Ton tire de l'argent ; il y a peut estre 40 parroisses qui en dépendent ; apartient à Madame Royalle.

Le bailly d'Yvetot.

Cette terre vaut 8 à 9 m. 1. t. de rentes. Le sieur de Crevant ( 1 ) qui la possède la fait aller fort haut. 11 y a du revenu en aydes et moulins qui est casuel et est extraordinaire. Le Roy n'y lève pas la taille.

Le bailly de Maulevrier.

Cette terre vaut 3, 000 1. 1. de rente, sans le casuel qui est très considérable, d'autant qu'il y a plus de 3o fiefs qui en relèvent (2).

Le bailly de Blosseville.

Cette terre est à M. Bouchard [de] Blosseville (3) dont le fils est conseiller ; 18 parroisses qui en dépendant [sic], et vaut 18 à 20 m. 1. t. de rente.

Le bailly du Bec-Crespin.

Cette terre est à M. Rome de Frequiennes, conseiller au parlement (4).

Le bailly de Vaurouy.

Cette terre est à M. [Boivin] de Vaurouy, conseiller au parlement de Paris (5), vaut 4 m. 1. de rente.

(i) Voy. supra, p. 170, note 2.

(2) Voy. supra, p. 164, note 2.

(3) Sur le conseiller, voy. supra, p. 78.

(4) « 1645. — Nicolas Rome [conseiller], au lieu de Nicolas, son père ; il estoit sr de Fresquienne et du Bec-Crespin et n'a exercé qu'en 1646; il avoit épousé, [en] premières nopces, une dame Letellier de Tournerolles [lis. Tourneville ?] dont il n'eut point d'enfants et, en deuxièmes, Anne Blondel [fille du?] sr de Saint-Manvieu, conseiller, plusieurs enfants. » (B. N., p. 178,)

(5) Voy. supra, p. i65, note 1.

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