‹ Notes du premier président Pellot sur la NormandieChapitre 72 sur 122 · SIÈGE ET VICOMTE D'ORBEG CLERGÉ · texte numérisé non relu

SIÈGE ET VICOMTE D'ORBEG CLERGÉ

L'évesché de Lisieux, à M. de Matignon, vaut 40 m. 1. 1. de rente dans la vicomte d'Orbec.

L'abbaye de Bernay, de Tordre de Saint-Benoist, vaut 25 m. 1. t. de rente, à M. l'abbé de Gesvres; la réforme y est establie.

L'abbaye de Saint- Evroult, à M. le prince Guillaume de Furstemberg, vaut 28 à 3o m. 1. t. de rente, dont il en faut le tiers aux religieux.

Le prieuré de Maupas, possédé par le fils de M. Ber-

(1) La Bardouillère, fief à Saint-Aubin-des-Hayes.

Louis Bardouil, sieur de la Bardouillère, demeurant à Saint- Aubin-des-Hayes, fut maintenu par de Marie. (Bibl. de Rouen, ms. Martainville, Y. g3, t. V, p. 46.)

ryer, dépend de l'abbaye de Lire, vaut 4,5oo 1. t. de rentes.

Il y a, dans la ville de Lisieux, une ancienne abbaye de filles de l'ordre de Saint-Benoist; l'abbesse est fille de M. de Matignon, niepce de M. l'Evêque, vaut 5 à 6,000 1. t. de revenu.

Il y a aussy dans ladite ville une maison de filles de l'ordre de Sainte- Ursule, dont la supérieure est électrice [élective?] ; on croit qu'il y a 12 m. 1. t. de rente.

Il y a, dans Orbec, une maison de religieuses Augustines, la supérieure est électrice [élective] ; vaut 7 à 8 m. 1. t. de rente.

Il y a, dans Bernay, deux maisons de filles ; la plus ancienne est de Tordre de Saint- François ; la supérieure est électrice, et est de 5 à 6 m. 1. t. de revenu.

L'autre est des filles de la Visitation ; la supérieure est électrice, de trois en trois ans, et est de 7 à 8 m. 1. t. de rentes.

GENTILSHOMMES ET PRINC1PALLES TERRES

La terre de Fervaques, a droit de foire et marché ; en partie à Mme de Toussy, comme douairière, et Tautre à Mme la mareschalle de la Motte, sa fille (1); vaut i5 à 16 m. 1. 1. de rente.

(1) Louis de Prie, marquis de Toucy, dont la mère était Louise de Hautemer, dame de Fervacques et de Plasnes, épousa Françoise de Saint-Gelais de Luzignan, la douairière dont parle Pellot. Il eut deux tilles : la cadette, Louise, épousa Philippe de la Mothe-Houdancourt, duc de Cardonne, maréchal de France ; elle fut gouvernante des enfants de France et sur-intendante de leurs maisons. (P. Anselme, t. VIII, p. 120- 121.)

Saint-Simon parle longuement du maréchal de la Mothe et de sa femme qu'il laissa veuve et pauvre, âgée de trente-quatre ans. « Elle vécut la plupart du temps à la campagne », jusqu'au moment où

La terre de Livarrot, à M. d'Oraison, gouverneur de Lisieux(i); vaut 6 m. I. t. de rente. Son fils aisné se nomme le marquis de Longchamp, cy-devant capitaine de cavalerie.

La baronnie de Mailloc, à M. de Mailloc (2), baron dudit lieu ; il estoit grand-veneur de feu M. le duc d'Orléans ; 7 à 8 m. 1. 1. de rente.

La terre de Bienfaitte et baronnie d'Orbec, à M. de Lesquis (3), vaut 12 m. 1. t. de rente.

M. [de] Melun, vicomte de Gand (4); Rupière, vaut 3 m. 1. t. de rente ; sa terre de Serinen en vaut bien 9,000 1. t.

elle fut nommée gouvernante de Monseigneur.. . ; elle était fort belle et a toujours été fort vertueuse... « G'étoit la meilleure femme du monde, qui avoit le plus de soin des enfants de France, qui les élevoit avec le plus de dignité et politesse, et qui, elle-même, en avoit le plus, avec une taille majestueuse et un visage imposant, et avec tout cela n'eut jamais le sens commun et ne sut de sa vie ce qu'elle disoit ; mais la routine, le grand usage du monde la soutint. Elle passa sa vie à la cour dans la plus grande considération, et dans une place où malgré une vie splendide, et beaucoup de noblesse d'ailleurs, elle s'enrichit extrêmement et laissa encore de grands biens après avoir marié grandement ses trois filles. » Elle mourut à quatre-vingt-cinq ans, en 1709. (Saint-Simon, t. IV, p. 277-278.)

(1) Voy. supra, p. 9.

(2) La baronnie de Mailloc (à Saint-Pierre-de-Mailloc), sera érigée en marquisat, en 1693, pour Gabriel-René de Mailloc, fils de Gabriel de Mailloc et de Renée de Créqui. (DeCaumont, t. V, p. 822.)

(3) Henri de Ghaumont, baron de Lecques (et non Lesquis) et de Bourdon, maréchal des camps et armées du Roi, mort en 1678, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Orbec lui était venu par son mariage avec Louise de Bouquetot, dame d'Orbec. (La Chesnaye-Desbois.)

(4) Serinen ; lis. Survie, et voy. supra, p. 10.

La terre de Courtonne-la-Ville, à M. de Belleau-Courtonne (i), vaut 8 à 9 m. 1. 1. de rente.

La terre de Gacé, érigée en comté, à M. Tévêque de Lisieux, vaut 1 5 à 16 m. 1. t. de rente. 11 y a un fils de M. de Matignon (2) qui porte ce nom et est mestre de camp du régiment des vaisseaux.

(1) En i6g3, il est fait mention de feu messire Charles de Belleau, chevalier, seigneur de Courtonne, qui avait épousé Marthe Beaudouin.

(2) François de Goyon-Matignon, comte de Thorigny et de Gacé, marquis de Lonrai, marié à Anne Malon de Bercy, chevalier des ordres du Roi, gouverneur de Cherbourg, Granville et Saint-Lo, mourut en 1675 et laissa de nombreux enfants; l'un fut évêque de Lisieux; un autre fut Charles-Auguste de Goyon-Matignon, né en 1647, comte de Gacé, baron de Bricquebec, connu d'abord sous le nom de chevalier de Thorigny, maréchal de France en 1708, mort en 1729 à quatre-vingt-trois ans.

Saint-Simon a tracé un croquis d'ensemble des Matignon, que Chamillart favorisa beaucoup : le comte de Matignon « lui quitta, pour rien, la mouvance d'une terre qu'il avoit, relevant de Thorigny, ce qui enrichit depuis Matignon sous son ministère, fit son frère maréchal de France et son fils duc et pair et gendre de M. de Monaco dans les suites. Les Matignon avoient marié leurs sœurs comme ils avoient pu. Ils étoient cinq frères et force filles, dont ils cloîtrèrent la plupart et firent deux frères d'église : l'un évêque de Lisieux après son oncle paternel; l'autre de Condom, fort homme de bien mais rien au delà. L'aîné n'eut que deux filles dont il donna l'aînée à son frère, l'autre à Seignelay, qui se remaria au comte de Marsan, et le dernier frère, qu'on appeloit Gacé, nous le verrons maréchal de France. Les deux sœurs, l'une, jolie et bien faite, épousa un du Breuil, gentilhomme breton qui portoit le nom de Nevet, dont elle ne laissa point d'enfanis ; l'autre Coigny, père du maréchal d'aujourd'hui. » (Saint-Simon, t. III, p. 17.)

Lorsque Gacé fut fait maréchal de France, le même Saint-Simon (t. IV, p. io5) dit durement : « Il étoit difficile de l'être à meilleur marché. » En 1707, il avait perdu sa femme « qui passoit sa vie fort renfermée chez elle ; elle étoit fort vertueuse, horriblement laide, riche, et Berthelot, sœur de Pléneuf. » (Id., t. III, p. 288.)

La terre de Cizey, à M. le marquis de Thury, vaut 5 à 6 m. 1. t. de rentes (i).

La baronnie de Chambroys ou de Ferrières, à M. Le Comte, seigneur de Ferrières (2), de 16 m. 1. de rentes.

Charles du Merle, possède la terre du Plessis, comme héritier de la dame sa mère qui estoit de la maison d'Orbec (3); 8 m. 1. t. de rente; il a trois fils dans le service .

(1) Louis de Harcourt, marquis de Thury et de la Motte, baron de Cesny, Grimbosc, Saint-Martin-de-Sallen, Méry, Cleville, gouverneur de Falaise, capitaine-lieutenant de la compagnie des chevau-légers d'Anne d'Autriche, épousa sa cousine Gilonne de Harcourt, fille du comte de Croisy, mourut à cent quatre ans, en 17 19, à Thury. Un de ses enfants est dit comte de Cisay. (La Chesnaye- Desbois.)

(2) Chambrois [aujourd'hui Broglie] et Ferrières appartenaient à Charles Le Conte de Nonant, qui mourut sans enfants.

C'est ici que le continuateur de Pellot aurait dû mettre l'addition : « A présent à M. de Pomponne. », insérée à tort à l'article Chambray. En effet, la nièce de Charles Le Conte de Nonant, Catherine de Nonant, mariée successivement à Erard Bouton, comte de Chamilly, puis à Jacques du Plessis-Châtillon, vendit, en 1682, Chambrais au célèbre ministre d'Etat Simon Arnaud, marquis de Pomponne, mort en 1699. Voy. sur ce dernier les belles pages de Saint-Simon (t. II, p. 37 et suiv.)

Quand Mme de Pomponne mourut, en 1712, Saint-Simon (t. VI, p. 222), écrivit : « Deux femmes, très différentes, moururent fort vieilles au commencement de cette année : Mme de Pomponne, veuve

du ministre d'état, belle-mère de Torcy et sœur de Lavocat ;

c'étoit une femme pieuse, retirée, qui aimoit ses écus et qui n'avoit jamais fait grande figure dans les ambassades ni pendant le ministère de son mari, quoique dans une grande union ensemble. »

(3) 11 était fils de Jean du Merle et de Louise d'Orbec, et fut maintenu de noblesse le i5 mars 1667. Il avait épousé Catherine Feydeau et eut six enfants dont le second, Pierre, forma la branche des seigneurs du Plessis. — D'interminables procès de famille, dans lesquels plus de 200,000 livres furent perdues en frais et dégrada-

Me de Pierrecourt, possède en son nom, comme héritière de M. d'Angerville, les terres d'Angerville, de la Pintière, Sourdeval, Chasteau-du-Pin et Faugernon ; i5 m. 1. t. de rente (i).

La terre de Plasnes, en haute-justice, à M. le marquis de Prix (2) qui y demeure ; il a esté mareschal de camp dans les dernières guerres, vaut 6 m. 1. t. de rentes.

La terre de Gourbépine, à M. de Lusignan (3), lieutenant des gens d'armes Escossois, 10 m. 1. t. de rente.

tions amoindrirent la fortune de cette famille. (Voy. Abbé Porée, Notice sur la seigneurie et le château du Blanc-Buisson, dans Annuaire de V Association normande, i>oe année. Gaen, 1884, in-8°,

(1) Le 27 avril 1694, Françoise de Mire, vicomtesse de Fauguernon, baronne d'Angerville et autres lieux, demeurant au château de la Pinterie, veuve de feu Louis-Jacques Le Conte, chevalier, marquis de Pierrecourt, présente un chapelain pour la chapelle du château de Fauguernon. {Inventaire... des insinuations... du diocèse de Lisieux, par l'abbé Piel. Lisieux, 1892, in -40, t. I, p. 78.)

(2) Aymar-Antoine de Prie, seigneur et baron de Plasnes, Coquainvilliers, le Chesne, Marigny, maréchal de bataille des camps et armées du Roi, épousa Jacqueline de Serres, mourut en 1714, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans, et fut inhumé dans l'église de Plasnes. Il était fils de François de Prie, baron de Plasnes et de Thesmillon, marié à Marie Brochard, fille d'un maître des requêtes, en 1626, mort en i65i, inhumé dans l'église de Beuzeville. (P. Anselme, t. VIII, p. 12 1.)

(3) Claude Hugues, marquis de Lézay-Lusignan, seigneur des Marais, de la Coste-au-Chapt et de Corbespine, lieutenant des gendarmes écossais, envoyé extraordinaire à la cour de l'Empereur, puis à Lunebourg, épousa Françoise de Bueil et mourut en 1707, âgé de soixante-quatorze ans. (La Chesnaye-Desbois.)

Saint-Simon (t. III, p. 396) en dit : « M. de Lusignan étoit un fort honnête homme et qui n'auroit point été sans talents si l'extrême misère ne l'avoit pas abattu... Mme de Maintenon qui l'avoit connu en province lorsque Mme de Neuillant la retira chez

La terre de Bailleul, à M. de Frenelles (i), conseiller au parlement de Rouen, 10 m. 1. t. de rente.

La terre de Saint-Gervais, érigée en chastellenie, à M. de Carrey, sieur dudit lieu, 8 m. 1. t. de rente (2).

La terre de Fumichon, à M. de Rabodanges, sr de Crèvecœur, vaut de revenu 6 à 7 m. 1. t. de rente; il possède aussi la terre du Mesnil-Guillaume, valant 5 à 6 m. 1. t. de rente ; il a fait ériger ses terres en marquisat dont son fils aisné, qui a servy, se nomme le marquis de Rabodanges (3).

La terre de la Houssaye, à M. de Brèvedent, lieutenant général de Rouen (4), vaut 10 ou 12 m. 1. t. de rentes.

elle arrivant des îles de l'Amérique, et qui depuis sa fortune, vouloit avoir l'honneur de lui appartenir, lui procura quelque subsistance, mais petitement, à sa manière... M. de Luzignan mourut fort pauvre à soixante-quatorze ans et laissa deux fils... »

(1) « 1676. — Louis Asselin, sr de Fresnelle, [reçu conseiller] au lieu de Mr Nicolas Asselin, son père. » (B. N., p. 207.) Sa femme s'appelait Marie Hébert. Sa fille unique épousa Henri Joseph, comte de Manneville, gouverneur de Dieppe et d'Arqués. (Charpillon, vo Bailleul-la- Vallée.)

(2) François Carrey, sieur de Saint-Gervais [d'Asnières] reçu conseiller au parlement de Normandie en 1674, remplacé, en 1706, par son fils, François- Alexandre. (Charpillon, vo Asnières.) Voy. supra, p. 87.

(3) Voy. supra, p. 9.

(4) Suivant la date à laquelle ces renseignements auront été recueillis, ce peut être, ou Marc-Antoine de Brèvedent, marié à Catherine Le Roux de Saint- Aubin, mort en 1679, inhumé à Saint-Sauveur (La Galiss., Elect. de Rouen), ancien lieutenant général, celui dont Voysin disait, (p. 91) : « Il est habille et intelligent et faict fort bien sa charge. Il est âgé d'environ cinquante-cinq ans et attaqué de goûtes ». Ou son fils ; Pellot a parlé supra, p. 82 et 1 19, de tous les deux.

La terre du Pin, à M. Achart, seigneur du Pin (i), vaut 8 m. 1. t. de rentes.

La terre de Blangy, à M. Le Vicomte, seigneur d'Armanville (2), 6 m. 1. t. de rentes, demeure en Costentin.

La terre de Piancourt, à M. Baudry, seigneur de Piancourt-Tosny (3), vaut 6 à 7 m. 1. 1. de rente, et y demeure.

Le bourg d'Orbec a, de tout temps, fourny quantité de gens de guerre pour le service du Roy. Il y en a présentement beaucoup dans le service (4) :

M. du Saussay, mestre de camp de cavalerie et commandant une brigade.

Montfort, capitaine de cavalerie dans le régiment de Nonant.

Le chevalier des Hays, capitaine de cavalerie dans ledit régiment du Saussey.

(1) Charles Achard, seigneur et patron du Pin, y résidait quand il fut maintenu de noblesse par de Marie, en 1666. En 1696, un Charles Achard avait pour femme Marie-Antoinette Petit. Marc- Aurèle-François Achard lui succéda et demeurait au Pin en 1703. (De Caumont, t. V, p. 62.)

(2) Peut-être Antoine Le Viconte, fils aîné de Pierre Le Viconte, maintenu le 21 janvier 1668, seigneur d'Hermanville et de Blangy. Pierre Le Viconte, lorsqu'il fut maintenu, demeurait à Bouquetot, et, souvent, à Villy [élection de Bayeux], dont il était originaire ; il s'était marié trois fois. (La Galiss., Elect. de Pont-Audemer.)

(3) René Baudry, sieur de Tosny, de Villers-sur-le-Roulle et du Tilleul, demeurant à Tosny ; Jacques, seigneur de Piencourt, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem ; et François, leur frère, co-adjuteur de la Croix-Saint-Leufroy, furent maintenus le 28 janvier 1668.

René Baudry n'eut qu'une fille, mariée à Renaud-Nicolas de la Roche-Aymon. (La Galiss., Elect. d'Andely. — Charpillon, vo Tosny.)

(4) Sur quelques-uns des noms qui vont être cités, qu'il serait difficile d'identifier d'une façon précise, et dont plusieurs appartenaient, les uns à une famille des Hayes, d'autres à une famille Le Portier, voir d'intéressants détails dans La Chesnaye-Desbois (vo Des Hayes); et à B. N., ms. français 32,3o9, p. 949 (vo Le Portier).

Du Pont, lieutenant de la mestre de camp de M, le Dauphin.

Du Coudrey, son frère, mareschal de la compagnie blanche de M. le Dauphin.

Saint-Ouen Mailloc, sous-lieutenant.

De la Radière, mareschal :

Et quantité de jeunes gens dans le service, comme le sieur [De la Mondière?]de Belleville, lieutenant de cavalerie.

Le sieur [Foucques] de la Pilette.

Le Bourgois,

Du Val herbouy,

De la Neuville,

De Boisrobert,

De la Messardière , servans présentement dans les gardes du corps et mousquetaires,

Et le sr Goipel, premier brigadier de la compagnie de feu M. de Longueville.

OFFICIERS DU SIEGE ET VICOMTE d'oRBEC

Il y a trois lieutenans généraux ; le premier s'appelle François de Mailloc, escuyer, sieur de la Morandière ; mort; M. d'Estouteville son frère a sa charge.

Le second, La Pilette, habile et honneste homme (i).

Et le troisiesme, André Guenet, escuyer, sieur de Saint-Sever [ou Saint-Jurt?].

Philippes de Mailloc, escuyer, sr de Bailleul, lieutenant particulier.

La vicomte estoit autres fois composée de six sièges, sçavoir : Orbec, Bernay, Le Sap, Moyaux, Folleville et

(i) Voy. supra, p. 41, note 5.

Chambray ; [elle] fut divisée, en 1 635, par redit de Dangu.

Celuy d'Orbec est possédé par François des Hays, escuyer.

Celuy de Bernay, par Pierre Fouques, escuyer, sieur de Beauchamp, mort ; le sieur Desnouet a la charge.

Le siège du Sap, par Adrien de Mainteterne, escuyer, sieur de Familly.

Le siège de Moyaux, par Jean de Piperey, escuyer, sieur de Marolles (i).

Le siège de Folleville, par Me Jacques Manoury, et celuy de Ghambroys par Me Nicolas de Saint-Aubin, sieur de Losardière.

La charge de lieutenant général du vicomte d'Orbec s'estend aussy aux autres sièges; celuy qui la possède s'apelle Esaye Le Bourgoys, escuyer (2).

Esaye Avenel, lieutenant particulier dans tous les dits sièges.

Le Bottey, escuyer, sieur de Marolles, premier avocat du Roy.

Jean de Vistrouil, sieur des Hautières, procureur du Roy.

Hauvel, second avocat du Roy.

Il y a quatre conseillers assesseurs tant en baillage que

(1) Jean de Piperay, écuyer, sr de Saint-Germain, des fiefs du Vouard et Orbec, et de Marolles, né vers i638, marié à Marie de Bailleul, tille de Pierre de Bailleul, écuyer, sr de Canteloup et d'Ester de Giverville. (Communication de M. P. Le Verdier).

(2) 11 paraît que, vers 1696, le lieutenant du vicomte d'Orbec, premier assesseur au bailliage, son frère, du nom de Le Bourgeois et leurs cousins, les Montreuil, se rendaient coupables de violences, d'actes criminels, et tenaient une conduite scandaleuse. (Génér. d'Alençon, introd., p. lxxxiiu.)

vicomte, deux, des quels sont raporteurs certifficateurs des décretz.

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