OFFICIERS DU SIEGE ET VICOMTE DE CONCHES
Martel, lieutenant général de Conches et Breteuil, a 80 ans.
Bardin, conseiller assesseur aus dits baillages de Conches et Breteuil.
[Christophe ?] Le Mareschal, premier avocat du Roy.
Roussel, procureur du Roy.
Rosse, second avocat du Roy.
Il y a un lieutenant particulier au baillagede Breteuil.
(1) Barquet (canton de Beaumont-le-Roger), appartint, pendant tout le xvne siècle, à une famille d'Erneville, maintenue par La Galissonnière. (Charpillon, v° Barquet.)
(2) Bois-Normand est le nom de deux paroisses assez rapprochées, l'une dans le canton de Conches, l'autre dans le canton de Rugles; d'après Charpillon (vis Bois-Normand et Ormes), ces seigneuries auraient appartenu à des familles du nom de Le Cornu, de Clérel de Rampan et de du Rouil.
(3) Il y avait, sur la paroisse de Bois-Hubert, un fief du Fay qui appartenait, en i65g, à Adrien de Livet, seigneur du Fay et patron de Boishubert; peut-être est-ce de lui qu'il s'agit? (Charpillon, vo Tournedos.)
(4) François Dufour, sieur de Nogent, marié à Jeanne de Bec-de- Lièvre. (Charpillon, vo Nogent.)
(5) Jacques Romeré, d'une famille espagnole appelée autrefois Romero, conseiller du Roi en ses Conseil d'Etat et privé et au parlement de Rouen, qualifié seigneur de Villers, Guittot, Rupierre et Sotteville, marié à Catherine de Lampérière, produisit ses titres à de Marie. (Bibl. Rouen, ms. Martainville, Y. 93, t. V, p. 470.)
Cireulde, procureur du Roy pour le baillage de Breteuil.
Taillefer ou du Cornet, avocat du Roy à Breteuil, qui est honneste homme, avec qui j'ay correspondance.
L'autre avocat du Roy s'appelle M. de Mouy, frère du conseiller au parlement.
Le vicomte de Gonches, vieux, assez honneste homme ; celuy qui a la charge se nomme [Alexandre de] Fougy.
Le vicomte de Breteuil, décédé ; celuy qui a la charge s'appelle Bouchard.
Le vicomte de Lire, démembré.
Le vicomte de Glos, démembré, avec leurs lieutenans. , Gaillard, lieutenant ancien civil pour la vicomte de Gonches.
Le bailly de Danville s'apelle Brétignières (i), à M. de Vandatour (2), 8 m. 1. t. de rentes en beaux droits.
(1) Nicolas de Brétignères, bailli de Damville, ne pouvant prouver sa noblesse, fut condamné parle Conseil, en 1667. (Charpillon, v° Damville.)
(2) Louis-Charles de Lévis-Ventadour, marié, en 1671, à Charlotte-Eléonore-Madeleine de la Motte-Houdancourt.
Son père avait épousé, en secondes noces, en 1645, Marie de la Guiche Saint-Géran, morte, en 1726, à Sainte-Marie-du-Mont. (Lachesnaye-Desbois.)
« Le. duc de Ventadour mourut [en 1717] retiré, depuis quelques années aux Incurables, séparé de sa femme depuis un grand nombre d'années, ne laissant qu'une très riche héritière, mariée au prince de Rohan, qui s'étoit chargé de tous ses biens et de ses dettes moyennant quarante mille livres de rente qu'il lui payoit par quartier. C'étoit un homme fort laid et fort contrefait qui, avec beaucoup d'esprit et de valeur, avoit toujours mené la vie la plus obscure et la plus débauchée. » (Saint-Simon, t. IX, p. 289.)
Saint-Simon parle longuement de sa femme qui fut gouvernante des enfants du duc de Bourgogne et joua un rôle important à la cour. (Id., t. II, 454; III, 54... et passim.)