SIÈGE ET VICOMTE DE LIONS
CLERGÉ
L'abbaye de Mortemer, de l'ordre de Saint-Bernard, en commande; est de 22 m. 1. t. de revenu, compris la part des religieux ; à M. le Cardinal de Bonzy.
(1) Pierre Fauvel, sr de Touvents, mort en 1688. (V by. supra, p. 71.)
(2) Probablement Charles de la Vache, sieur de Saussay, qui possédait, en effet, des terres importantes dans la vicomte, et dont il vient d'être parlé. Voy. supra, p. 235.
(3) Probablement Claude de Roncherolles, marquis du Pont- Saint-Pierre, baron d'Ecouis, etc.. Voy. supra, p. 8, note 2.
(4) Edmond de Fieux, seigneur de Muids et de Bonnemare, président et lieutenant général au présidial d'Andely, reçu maître des requêtes en i653, mort en 1689 ; ainsi jugé dans les Notes sur le parlement de Paris et les maîtres des requêtes : « Copie de Bercy qui ne vaut pas l'original, bien qu'il en ait beaucoup de ressemblance. » (Revue nobiliaire, 1. 1, p. 186.)
Le prieuré de Saint-Laurens, de Tordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin, en commande ; est de 4,5oo 1. t. de rente, compris la part des religieux ; à M. Dutot ; le Roy y pourvoit.
Arpentigny, sous le nom de Saint-Jean du Temple, un des membres de la commanderie de Villedieu en la montagne ; [à?] des Fourneries ; est de 5,5oo 1. t. de rente; vaccante (i).
GENTILSHOMMES ET PRINCIPALLES TERRES
M. le marquis de Menneville, dont te nom est Roncherolles ; vaut le bourg de Manneville i3 m. 1. t. de rente ; a aussy la baronnie de Longchamp, de 6,oool. t. ; a esté mestre de camp de cavalerie et ensuitte d'infanterie (2).
M. de Richebourg, dont le nom est de Mouy, demeure à Richebourg, de 8 m. 1. t. de rente; a deux fils dont l'aisné a esté capitaine aux gardes (3).
M. le comte de Mespieux, dont le nom est Grolée, de Dauphiné; demeure à la Fontaine-du-Houx, de 3,oool. t. de rente (4).
(1) Repentigny (à Mont-Roty), dépendance de la commanderie de Villedieu-en-la-Montagne, à Haucourt, Election de Neufchâtel. (Abbé Cochet, Répertoire archéologique de la Seine-Inférieure ; Paris, Imprimerie nationale, 1871, in-40, p. 219.)
(2) Michel de Roncherolles, marquis de Maineville, maréchal de camp des armées du Roi, né en 161 7, mort en iG83. (Pinard, Chronologie historique militaire de la France ; Paris, 1760, in-40, t. VI, p. 239.)
(3) Voy. supra, p. 6.
(4) Le comte de Mespieux avait épousé Catherine Bénard, ou Bernard, veuve de Michel de Fours, dont la famille possédait La Fontaine-du-Houx.
Voir sur Mme de Mespieux, supra, p. 58, note 2. (La Galiss., Elecj. de Gisors, v° Fours.) A propos de la mort d'un officier du nom de Virville, Saint-
M. du Bout-du-Bois, dont le nom est de Caumont ; 5 m. 1. t. de rentes (i).
M. de Boispréaux, dont le nom est Fouilleuse ; y demeure; i,5oo 1. t. de rente ; a servy (2).
Bonnissent de Sainte-Croix, a esté [gentilhomme?] ordinaire] de chez le Roy ; demeure à sa terre de Bohyon, 2 m. 1. 1. de rente (3).
M. de Longuerue, dont le nom est Du Four, demeure à sa terre d'Amécourt, de 3,5oo 1. t. de rente; est lieutenant du Roy de Charleville(4).
M. de Courcelles, son nom est de Clermont-Tonnère, demeure à sa terre de Mauperthuis, de 1,200 1. t. de rente (5).
Simon (t. III, p. 202), dit qu'il était « du nom de Groslée, illustre en Dauphiné ». Le comte de Mespieux était de cette même famille de Grolée.
(1) Antoine de Caumont, seigneur du Bout-du-Bois (dans l'Election de Neufchâtel), y demeurant, maintenu le 22 février 1669. (La Galiss., Elect. de Gisors.)
(2) Charles de Fouilleuse, chevalier, seigneur de Bois-Préaux (à Lisors), y demeurant, maintenu le 3 mai 1666 (ou 1669), marié à Elisabeth de Fontettes. (La Galiss., Elect. de Gisors.)
(3) Alexandre de Bonnissent, sieur de Sainte-Croix et de Buchy, dont il a déjà été parlé, p. 22, 57, 200.
(4) Pierre Du Four de Longuerue, maréchal des batailles des armées du Roi, lieutenant au gouvernement de Charleville et Mont-Olympe, avait acheté Amécourt à Louis Sublet, baron de Nainville, en i665; il était marié à Barbe Le Blanc. Par acte passé au notariat de Gisors, lui et sa femme cédèrent, pour une pension viagère, tous leurs biens à leurs deux fils Louis Du Four de Longuerue, abbé du Jard et de Sept-Fontaines, et Charles-Louis Du Four de Longuerue, chevalier de l'ordre de Saint-Louis, enseigne des gardes du corps du roi. (Abbé P. -F. Lebeurier, Notice sur Amécourt, dans Annuaire du département de l'Eure, 2e série, 8e année, 1869; Evreux, Huet, 1869, in-12, p. 169 et s.)
(5) Charles de Clermont, chevalier, baron de Courcelles, demeu-
M. de Montagne, son nom est d'Avroult ; originaire de Flandres, demeure à Montaymé, 2 m. 1. t. de rente ; a esté capitaine d'infanterie ; a épousé une veuve de Caux, riche de 3, 000 1. t. de rente ; n'a point d'enfans (1).
Vardes, 6,000 1. t. de rente; et la chastellenie du Neufmarché, 800 1. t. (2).
Morgny, six mil livres de rentes, à M. du Til, son nom est Jubert (3).
Lilly, très agréable pour la quantité et longueur de ses avenues, 2 m. 1. t. de rente ; à M. de l'Illy, son nom est Halle, premier président au bureau des finances de Rouen (4).
rant en sa terre de Maupertuis (paroisse de Lilly), lieutenant d'une compagnie de cavalerie au régiment du roi, maintenu le 16 juin 1669, épousa, en 1676, Marguerite de Matissart. (La Galiss., Elect. de Gisors, et Charpillon, vo Lilly.)
(1) Nicolas d'Averhoult, seigneur de Mont-Aymé, demeurant à Montigny, marié à Cécile du Becquet, maintenu le 25 février 166g. (La Galiss., Elect. de Lyons.)
(2) François-René du Bec, marquis de Vardes, comte de Moret, seigneur de Thibivilliers, Neufmarché, gouverneur d'Aigues-Mortes, capitaine des cent suisses de la garde ordinaire du roi, chevalier de l'ordre, marié à Catherine Nicolai, mort en 1688. Ses intrigues galantes à la cour obligèrent Louis XIV à le faire arrêter dans son gouvernement d'Aigues-Mortes ; il fut remis plus tard en liberté mais avec défense de venir à la cour ; puis cette défense fut levée. (P. Anselme, t. II, p. 88.)
Saint-Simon raconte dans quelles circonstances le marquis de Vardes se battit avec son père, et s'étend longuement sur ses aventures, (t. I, p. 5o, et VI, p. 338.)
(3) Jacques Jubert, chevalier, marquis du Thil, Morgny, Romilly, conseiller du roi en ses conseils, demeurant à Paris, marié à Marie Courtin, mort en 1696, âgé de quatre-vingt-sept ans, inhumé, ainsi que sa femme, dans l'église du Thil. Voy. supra, p. 227.
(4) Laurent Halle. Voy. supra, p. 60, note 1 .
Au sujet de l'écho du Genetay, dont il a été parlé dans la note,
Puché [Puchay] 3,5oo 1. t. de rentes, à Mme de Poissy [Pabbaye de Poissy] ; dont Made de Saint-Amant de Rouen est dame temporelle et spirituelle ; son revenu en rentes seigneurialles n'excède pas 3oo 1. t. par an (i).
Bézancourt, i,8oo 1. t. de rente ; à M. de Saint-Luc, guidon des gens d'armes (2).
Molaizes, autrement Cléonville [Cleruville ?], 3 m. 1. 1. de rentes ; à M. Berryer, secrétaire du conseil (3).
Beauficel, à M. Le Lieur, curé de la parroisse, pour la condamnation de mort jugée à la réformation des forests, par contumace, contre ses frères, du vivant de leur père, de la quelle ils poursuivent au conseil la cassation ; l'aisné, nommé Monchaton, est lieutenant de la compagnie de cavalerie de M. le marquis d'Heudicourt, grandlouvetier (4).
on rapporte que, quand on l'interrogeait sur le secret de cet écho, le « bonhomme Lilly » répondait : « Quand je me marierai, je le dirai à ma femme, et ma femme le dira à tout le monde. ». (Les environs de Rouen; Rouen, Auge, 1890, grand in-40, p. 200.)
(1) Une partie de la seigneurie de Puchay fut achetée, au xvne siècle, par les religieuses de Poissy. L'abbaye de Saint-Amand de Rouen en avait le patronage et la suzeraineté. (Gharpillon, vo Puchay.)
(2) François III d'Espinay, comte d'Etelan et de Norville, châtelain de Gaillefontaine, Bézancourt, guidon des gendarmes de la reine, mestre de camp de cavalerie, marié à Marie de Pompadour et mort en 1694. (La Chesnaye-Desbois.)
(3) Peut-être Molaises, sur la commune des Hogues? Sur Berryer, voy. supra, p. 1 55 .
(4) Le ms Y. 24, fonds Martainville, de la Bibliothèque municipale de Rouen, mentionne (t. II, p. 58), François Le Lieur, sieur de Beauficel, en i65i (?), ayant plusieurs enfants : l'aîné non marié, un autre, Jacques, sieur de Monchaton, et d'autres encore, dont l'un prénommé Armand. Louis Le Lieur, diacre, avait été, postérieurement à i633, présenté à la cure de Beauficel (Arch. Seine-Inf., G. 1746.)