‹ Notes du premier président Pellot sur la NormandieChapitre 98 sur 122 · VICOMTE DE FALAIZE CLERGÉ · texte numérisé non relu

VICOMTE DE FALAIZE CLERGÉ

L'abbaye de Saint-Pierre-sur-d'Yve, ordre de Saint- Benoist, à M. d'Harmonville [Harmanville] ; son nom est Du Not ; vaut 1 5 à 16 m. 1. t. de rente (2).

L'abbaye de Sainte-Barbe, possédée par les Jésuistes de Caen ; vaut 14 m. 1. de rente.

L'abbaye de Barbery, de l'ordre de Cisteaux ; vaut 12 m. 1. t. de rente ; l'abbé est religieux et se nomme Nicolas Le Guedois, bachelier.

L'abbaye de Saint-André ; vaut 12 m. 1. t. de rente; à M. de Médavy, archevesque de Rouen.

L'abbaye du Val, de l'ordre de Saint-Augustin, possédée par Me Nicolas Druel; vaut 8 m. 1. t. de rente .

L'abbaye de Fontenay, au fils de M. de Chamarante

(1) Jean de Banville était, peut-être, fils d'Adrien de Banville, écuier, sieur et patron de Truttemer, lieutenant général en la vicomte de Vassy, demeurant à Pierres, et âgé de trente ans quand il fut maintenu par Chamilîart (p. 18).

(2) Il était conseiller au parlement de Normandie; voy. supra, p. 87, note 5.

[cTOrnaison de Chamarandes]; vaut 14 m. 1. t. de rente, bien bastie et bien scituée.

L'abbaye de Vignats, de filles, prez Falaize, dont la fille de M. le mareschal de Grancey est abbesse ; vaut 8 m. 1. 1. de rente, de la v. [sic] d'Argentan.

L'abbaye de Villers-Canivet, de l'ordre de Gisteaux, de filles; vaut 10,000 1. 1. de rente; à Mme de Marie.

Le prieuré de Briouze, à simple tonsure, possédé par un prestre nommé Merlet ; vaut 1 , 5oo 1. 1. de rente et présente aux bénéfices de Pointel et de Courteilles.

Le prieuré de la Ferté-Macé ; vaut 3 m. 1. t. de rente; à M. Anzeray.

Le prieur[é] de Périère, à simple tonsure, présente au bénéfice de Pommainville ; à M. des Barraux ; vaut 2;5oo 1. t. de rente et présente aux bénéfices de Périère, d'Espavy [Esquay?] et Bernières.

Le prieuré de Tournebut, à charge d'âmes; vaut i,5oo 1. t. de rente.

GENTILSHOMMES ET PRINCIPALLES TERRES DE LA VICOMTE DE FALAIZE ET BRIOUZE

La terre et baronniede Thury, à M. deBeuvron, marquis deThury ; son nom est d'Harcourt; haute-justice ; 4 ou 5 m. 1. t. de rente ; terre fort bien bastie et des mieux [sic] ( 1 ) .

(1) Louis de Harcourt, marquis de Thury et de la Motte, gouverneur de Falaise, lieutenant des chevau-légers de la reine Anne d'Autriche, marié à sa cousine Gilonne-Marie-Julie de Harcourt, dame de la Motte, eut pour fils Odet de Harcourt, marquis de la Motte, né en i656. Du marquisat deThury, « relèvent environ quinze fiefs; est de trente mille 1. de revenu... ». {Gêner. d'Alençon, p. i5i, i52.)

« Thury, frère cadet de M. de Beuvron, mourut aussi [en 1699]. On le voyoit assez souvent à la cour; c'étoit un homme fort appliqué

La terre et baronnie de la Mothe, avec les bois, vaut 7 m. 1. t. de rente; aussy à M. le marquis de Thury (i).

La terre d'Oville au sieur Doville, vaut 4 ou 5, 000 1. 1. de rente ; est dans le service (2) .

La terre de Fresné, compris les bois, vaut 7 à 8 m. 1. 1. de rente ; à Mme la comtesse de Fiesque (3) .

à ses affaires; ni lui, ni son frère n'avoient guère servi. Il étoit resté un vieux conte d'eux, du temps qu'ils étoient à l'armée. Ils se promenoient à la tête du camp ; il tomba une pluie assez douce, après une grande sécheresse. « Mon frère, s'écria l'un, que de foin ! — « Mon frère, que d'avoine 1 » répondit l'autre. On le leur a souvent reproché! » (Saint-Simon, t. II, p. 5.)

(1) Voy. la note précédente.

(2) Ouville-la-bien-Tournée ? Le Rôle des fiefs du bailliage de Caen y signalait François d'Ouville et Adrien de Brucourt. De Marie y maintint Jacques de Douville, sieur du lieu, et Charles, sieur de Ouville-la-bien-Tournée ; et Gabriel de Brucourt, sieur d'Ouville ; et Jacques, sieur du lieu. (Des Diguères, Sévigni..., p. 402, 432.)

(3) Fresné-le-Puceux fut apporté en mariage par Gilonne de Harcourt, en 1643, à Charles-Léon de Fiesque, comte de Lavagne, qui eut pour fils Jean-Louis-Mario, comte de Fiesque. (Béziers, t. III, p. 16, i3o.) Saint-Simon a résumé brièvement l'histoire de la maison de Fiesque, à l'occasion de la mort du fils de celle dont parle Pellot (t. IV, p. 25 1.) Il trace aussi un amusant portrait de la comtesse de Fiesque, morte en 169g. « La comtesse de Fiesque, cousine germaine paternelle de la feue duchesse d'Arpajon, de feu Thury et du marquis de Beuvron, mourut pendant Fontainebleau, extrêmement âgée. Elle avoit passé sa vie dans le plus frivole du grand monde ; deux traits, entre deux mille, la caractériseront. Elle n'avoit presque rien, parce qu'elle avoit tout fricassé ou laissé piller à ses

gens d'affaires On disoit d'elle qu'elle n'avoit jamais eu que

dix-huit ans... Elle étoit veuve, dès 1640, de M. de Piennes- Brouilly, tué à Arras, dont elle n'eut qu'une fille, mère de Guerchy. Les mémoires de Mademoiselle, avec qui elle passa toute sa vie, souvent en vraies querelles pour des riens, la font très bien connoitre. » (Saint-Simon, t. II, p. 37.)

La terre de Rasnes, y compris les terres réunies et les grosses forges, vaut 20,000 1. t. de rente ; appartient au marquis de Rasnes ; son nom est d'Argouges, estoit gouverneur d1Alençon, est mort en 1678 en Allemagne, colonel général des dragons et lieutenant général (1).

La terre de Carouges, à M. le comte de Tillières ; compris les terres adjacentes et grosses forges, vaut 3o,ooo 1. t. de rente. Il se nomme Le Veneur en son nom (2).

La terre et baronnie de Longy, avec la terre de Saint- Ouen, vaut 5 m. 1. t. de rente; au baron de Longy, nommé Harcourt (3).

(1) « Le marquisat de Rasnes, qui s'étend en quatre paroisses, est composé de plusieurs fiefs. . . ; le revenu en est de trente mille 1. » [Génèr. d'Alençon, p. 1 5g.)

Nicolas d'Argouges avait épousé Charlotte de Bautru. (La Chesnaye-Desbois.) 11 fut quelque temps gouverneur et bailli d'Alençon, et, successivement, colonel de dragons, maréchal de camp, lieutenant général; il se distingua àSenef et fut tué, en 1678, à l'affaire de Seckengen. (Revue nobiliaire, t. VIII, p. 3 08.)

Sa veuve se remaria avec un frère de M. de Guémené qui se faisait appeler le prince de Montauban, « homme obscur et débauché, que personne ne voyoit jamais, qui l'avoit épousée pour vivre... G'étoit une bossue tout de travers, fort laide, pleine de blanc, de rouge et de filets bleus pour marquer les veines, de mouches, de parures et d'afïiquets. . . Rien de si effronté, de si débordé, de si avare, de si étrangement méchant que cette espèce de monstre, avec beaucoup d'esprit et du plus mauvais, et toutefois de l'agrément quand elle vouloit plaire..., etc.. Elle avoit un fils de son premier mari qui servoit et qu'elle traitoit fort mal, et une fille du second qu'elle avoit faite religieuse. » (Saint-Simon, t. III, p. 121.)

(2) Voy. supra, p. 1 1 .

(3) Lis. : Lougé.

Jean de Harcourt, baron d'Olonde, de Néhou, d'Auvrecher, de Guéhébert, de Colomby, de Sainte-Colombe, partagea avec ses frères, en i652, la succession de Catherine-Angélique de Harcourt,

La terre cTAssy, à M. de La Luzerne ; vaut 6,000 1. t. de rente ; c'est son nom propre ( 1) .

La terre de Combray, à M. de Moncarville, son nom est dWrgouge ; vaut 5 m. 1. t. de rente (2) .

La terre de Saint-Germain Langot, possédée par M. le marquis de Saint-Germain, son nom est de Villenson [Oilliançon] ; vaut 6,000 1. 1. de rente (3).

La terre de Rabodanges, vaut 10,000 1. t.; à M. le marquis de Rabodanges (4) .

La terre des Iveteaux, au sieur de ce nom, son nom est Vauquelin ; vaut 4 m. 1. 1. de rente (5) .

La terre de la Forest-Auvray, vaut 4,000 1. 1. de rente ; à M. de Vassy-la-Forest, oncle du marquis de Piroie [Pirou] (6).

dame de Lougé ; il avait épousé, d'après La Chesnaye-Desbois, Françoise de Saint-Ouen, dame de Parfouru et de Fresnay.

Chamillart (p. 146), dit que Jean de Harcourt, baron de Lougé, épousa, en i652, Jacqueline de Banneville (ou Bonneville).

(1) Jacques de La Luzerne, fils du gouverneur du Mont-Saint- Michel, seigneur de Brévant, de Saint-Hilaire et d'Assy, épousa, en 1660, Marie Le Prévost et mourut, sans enfants, en 1705. (La Chesnaye-Desbois.)

(2) Le frère ou le fils de celui dont il vient d'être parlé à l'article de Rasnes.

Henri d'Argouges, père du gouverneur d'Alençon, avait épousé une demoiselle de Cauvigny de Combray. (La Chesnaye-Desbois.)

(3) Voy. supra, p. 280.

(4) Voy. supra, p. 9.

(5) Peut-être Hercule Vauquelin, chevalier, seigneur des Iveteaux, de la Fresnaye-au-Sauvage, marquis d'Hermanville, marié, en i635, à Madeleine d'Aiguillon, descendant du maître des requêtes en 1640 et des deux poètes de ce nom. (Cham.,p. 741.)

(6) Jacques de Vassy, seigneur de la Forêt-Auvray, Mesnil-Hermer, Mesnil-Hubert, chevalier de l'ordre du Roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, capitaine d'une compagnie de chevau-légers des or-

La terre de Pont, au sieur de Pierrefitte ; vaut 6,000 1. t. de rente; il se nomme de Beaurepaire (1).

La terre de Gouliboeuf, vaut 10 m.l. t. de rente; à M. de Villerville, il se nomme Villenson [d'Oilliançon] (2).

La baronnie de Courcy, vaut 3 ou 4,000 1. t. de rente; au dit sieur de Villerville (3).

La terre de Sainte-Honnorine-la-Guillaume, à M. de Vezelay, parent de M. de Fréjus; vaut 3 m. 1. t. de rente (4) .

donnances, épousa, en i653, Judith de Baudouin. (La Chesnaye- Desbois.) Le marquis de Vassy-Brécey, mestre de camp du régiment d'infanterie de Longueville, avait épousé, en 1640, Claude du Bois, fille et héritière de Charles du Bois, châtelain de Pirou, seigneur de l'Epinay, d'Anneville et Saint-Marcouf. (La Chesnaye- Desbois.)

L'Etat de la Généralité d'Alençon (p. i65) signale : « La maison de Vassy dont les cadets possèdent les terres et seigneuries de la Forêt-Auvray et d'autres terres dans la généralité de Caen, d'environ douze mille 1. de rente. Cette famille est de la R. P. R. et embarrassée d'affaires. »

(1) Le fief de Ponts appartenait, en 1640, aux héritiers du sieur de Pierrefitte. Béziers (t. III, p. 26) écrivait, au xvme siècle, que Pierrefitte avait été vendu, il y a plus de soixante ans, par Marc de Pierrefitte à la famille de Mathan. On rencontre dans V Armoriai de la Généralité de Caen, en 1696 (t. I, p. 134), Pierre de Beaurepaire, écuyer, seigneur de Vendœuvre et de Pont, et Elisabeth Le Bas, sa femme.

(2) René d'Oilliançon, seigneur de Courcy, vicomte hérédital de Coulibeuf, présentait, en 1679, à la cure de Bavent. (Bé2iers, t. III,

On a rencontré déjà (p. 35) un membre de cette famille appelé M. de Villerville, peut-être le père de celui-ci i

(3) Voy. la note précédente.

(4) Doit-on entendre : l'abbé de Vézelay (Louis Fouquet), ou le comte de Vézelé, qui possédait Neauphe-sur-Dive ? (Génér. d'Alen-

La terre et baronnie de Briouze, à M. cTOrglande, baron de Briouze; vaut 5 m. 1. t. de rente (i) .

Mrs Turgotont, dans la dite vicomte, les terres de Beloie Bourbaudouin (2), de 3 ou 4,000 1. t. de rente chacunne.

La terre d'Aubigny, possédée par le comte d\Aubigny (3) ; vaut 4,000 1. t. de rente.

La terre de Saint-Agnan, à un gentilhomme de ce nom (4) ; vaut 5 [ou 3] m. 1. t. de rente.

çon, p. 269.) En 1728, on trouve Pierre Filleul, seigneur de Pontde-Jors, Vendœuvres, Sainte-Honorine-la-Guillaume, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, grand-maître et réformateur des eaux et forêts. (Arch. Orne, H. 894.)

(1) La baronnie de Briouze appartenait à la famille d'Orglandes. C'est par suite d'une erreur que Y Etat de la Généralité d'Alen-

çon (p. 166), dit: « M. de Rosse-Glaudey, capitaine de cavalerie dans le régiment de Montplaisir : La baronnie de Bréouse, qui est d'environ trois mille 1. de rente, et dont la mouvance s'étend en onze paroisses. » En 1666, le baron de Briouze-Orglandes, contestait le nom d'Orglandes à Jean et Thomas d'Orglandes, les prétendant issus par bâtardise. (Cham., p. 804.)

(2) 11 semble que les noms de Beloie et Bourbaudouin aient été écrits par erreur ; on ne les rencontre pas au nombre des seigneuries des Turgot. On rencontre, en i633, Jacques Turgot, seigneur de Saint-Clair, Mesnil-Gondouin, Bellou, Sainte-Croix-sur-Orne, Néron, Bons et Sousmont, maître des requêtes, puis Antoine Turgot, conseiller au parlement de Rouen, héritier du précédent. (Arch. Orne, H. 3028.)

(3) Aubigny appartenait, depuis longtemps, à la famille Morel d'Aubigny, et l'église de cette paroisse renferme plusieurs statues funéraires de divers membres de cette famille. (De Caumont, t. II, p. 489.)

(4) 11 semble, d'après le nom des terres citées avant et après, qu'il doit être question de Saint-Aignan-de-Cramesnil. L'église de cette paroisse renferme la tombe de Catherine du Tertre, morte en 1676, femme de François de la Frenaye, écuyer, seigneur et patron de Saint-Aignan-de-Cramesnil et dé Rogancourt [sic]. (De

La terre d'Acque ville, à M. Berryer (i) ; vaut 5 m. 1. t. de rente.

La terre de Versainville, à M. de Guibray (2) ; vaut 5 m. 1. t. de rente; il se nomme Marguerit en son nom.

La terre de Bazoches, au baron de Bazoches qui a servy très longtemps ; vaut 2 m. 1. t. de rente (3) .

La terre de Vieuxpont, à un gentilhomme] de ce nom (4) ; vaut 4,000 1. t. de rente.

La terre de Mesny-Mauger, à M. de Monteclair (5) ; vaut 5,ooo 1. t. de rente.

La terre de Sainte-Marie-aux-Anglois, à M. de Mathan (6) ; vaut 2,400 1. t. de rente.

Gaumont, t. II, p. 1 35 .) Elle s'était mariée en 1645, et son mari avait quarante ans quand il fut maintenu par Chamillart (p. 124).

(1) Sur Berryer, voy. supra, p. i55.

Le château d'Acqueville aurait été bâti par une demoiselle de Grimoult, à qui la seigneurie appartenait avant d'être acquise par Berryer. (De Caumont, t. II, p. 567.)

(2) Bien que Pellot ne le dise pas, il se pourrait que M. de Guibray, propriétaire de Versainville, fût le conseiller au parlement de Normandie dont il a été parlé, supra, p. 75, note 3.

(3) D'après le Rôle des principaux gentilshommes de la généralité de Gaen en 1640, Bazoches appartenait au baron de Sacy, qui porte le nom de Vauquelin, de bonne famille, etc..

Nicolas, Jean et François Vauquelin, sieurs de Sacy, et Charles Vauquelin, baron de Bazoches, furent maintenus en 1666. {Revue nobiliaire* t. III, p. 517.)

(4) Voy. supra, p. 211.

(5) « M. le marquis de Monteclair, dont le marquisat est dans la province du Maine : la terre et seigneurie de l'honneur d'Ecajeul et du Mesnil-Mauger, d'environ 4 mille 1. de rente. (Génér. d'Alençon, p. 159. Voir, cependant, la note qui attribuerait ces terres à la famille Vauquelin.)

(6) César-Auguste de Mathan, seigneur de Vains, de Pierrefitte et du Tilleul, épousa, en 1661, Madeleine de Drosay, fille de Pierre

La baronnie de la Ferté-Macé, à M . le duc de Tresmes, son nom est Potier (i) ; Ton ne sçayt pas le revenu.

La terre de Lonlay-le-Tesson, à M. le m. [sic] de Saint-Germain (2) ; 2,000 1. 1. de rente.

La terre de Durcet [et] de Sainte-Oportune au sr [de] Durcet, se nomme Anzeray (3) ; vaut 4 ou 5, 000 1. 1. de rente.

La terre du Champ-de-la-Pierre, y compris la grosse forge, vaut 4,000 1. 1. ; au marquis de Bron (4).

de Drosay, seigneur de Sainte-Marie-aux -Anglais. (La Chesnaye- Desbois.) Chamillart (p. 191), nomme sa femme Madeleine du Rozel.

(1) Baronnie dont jouissait, à titre d'engagement, Léon Potier, duc de Gesvres, mort en 1704. Voy. supra, p. 161. Peut-être l'avait-il cédée à son fils, le duc de Tresmes ?

(2) Voy. supra, p. 280 et 288.

(3) Louis Anzeray, sieur de Durcey, âgé de quarante-sept ans, demeurant alors en sa terre deCahan, fut maintenu par Chamillart (p. 16). Vers cette époque, un Louis Anzeray, seigneur de Durcet, épousa Marie de Thiboutot, héritière, en partie, du fief de Barenton. Il eut quatre fils dont l'aîné, prénommé aussi Louis, se qualifiant marquis de Durcet, réunit à la seigneurie de Durcet celles de Landigou et de Sainte-Opportune; il était conseiller au grand conseil du Roi et épousa Marie-Madeleine de Motteville, fille du premier président de la chambre des comptes de Rouen, dont il n'eut qu'un fils, mort sans postérité. Sa veuve se remaria à Olivier Anzeray, cousin de son mari, conseiller au parlement de Rouen, dont il sera fait mention plus loin. (Comte de La Ferrière-Percy, Canton d'Athis, p. 437 et s.)

(4) Chamillart (p. io5), maintint messire Antoine d'Espinay, seigneur de Bron, originaire de Bretagne, demeurant au Molay, chevalier de l'ordre du Roi. Voy. supra, p. 272, note 1.

De Marie, dans la Généralité d'Alençon (Election d'Argentan), maintint Jean-Jacques Duchemin, sieur du Champ-de-la-Pierre. (De Marie, p. i65.)

Il maintint aussi Gabriel de L'Aumosne, sieur du Champ-de-la- Pierre, demeurant à Chamboy. (Id., p. 334.)

La terre de Vandeuvre, au sieur de Vandeuvre ; son nom est Paulmier ( i ) .

La terre de Sacy, vaut 6,000 1. t. de rente ; appartient à deux frères; leur nom est Vauquelin (2).

La terre de Rouvrou, vaut 3 m. 1. t. de rente; possédée par un mineur nommé de Saint-Germain (3).

La terre de Saint-Eava [lis. : Cyntheaux] et Quilly, avec quelques terres adjacentes, vaut 7 ou 8 m. 1. t.

(1) En 1640, Vendeuvre appartenait « au sieur de Vendeuvre, qui porte le nom de Paulmier, fils de cest excellent médecin qui, par sa suffisance, fut mis entre les illustres de son temps ». {Revue nobiliaire, t. 111, p. 356.)

Jacques de Paulmier, sieur de Vendeuvre, brigadier des armées du Roi, chevalier de Saint-Louis, en même temps poète et historien, abjura le protestantisme et mourut en 1702. (Frère, Bibliogr. norm., t. II, p. 367.)

(2) Peut-être Jean Vauquelin de Sacy, qui fit un singulier mariage. Tallemant des Réaux (t. I, p. 341 et s.), raconte sur ce ménage d'amusantes historiettes.

Nicolas Vauquelin, sr de Sacy, maître d'hôtel du roi, et Jean, sr de Sacy, demeurant à la Fresnaye-au-Sauvage, furent maintenus par de Marie.

(3) Claude de Saint-Germain, sieur de Rouvrou, y demeurant, marié, en i665, à Jeanne-Marie Turgot, maintenu par Chamillart (p. 127), alors âgé de trente ans, était probablement le père du mineur dont il est ici parlé.

Sa mère se remaria, en 1676, à Alexis Gueroult de Grouville. Du temps de ce dernier, Rouvrou fut le théâtre d'une lutte meurtrière, entre lui et plusieurs gentilshommes, à l'occasion d'un épisode de chasse à l'oiseau ; cet événement est longuement raconté dans le journal manuscrit d'un gentilhomme contemporain qui nous apprend aussi que Alexis Gueroult de Grouville fut, en 1687, « tué par des paysans de Mesnil-Hubert, nommés Sans-Souci; il avoit été les battre chez eux; ils se défendirent, et l'assommèrent de plusieurs coups ». (Comte de La Ferrière-Percy, Canton cCAthis, p. 266 et s.)

de rente ; à M. Sallet, conseiller au parlement de Rouen (i).

La terre de Sainte-Marie, à M. de Sainte-Marie; vaut 3 m. 1. 1. de rente ; il se nomme Le Chevalier (2) .

La terre de la Tour-au-Gras, au sr de la Tour- Audrieu ; son nom est Séran ; vaut 3 m. 1. t. de rente; il est dans le service (3).

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