‹ Notes et croquis de RaffetChapitre 22 sur 22 · DEUX PENDANTS · texte numérisé non relu

DEUX PENDANTS

La garde consulaire, à Marengo, 14 juin 1800. Entrée dans Milan, 14 mai (26 floréal) 1796.

La garde impériale, à Solférino.

Entrée dans Milan.

(Projets de compositions, croquis.)

Entrée en Italie. — Des soldats en marche vers la droite, tenue de campagne, couverts de fleurs, de bouquets que le premier agite de la main droite; le second se baisse pour en ramasser. En dessous : « Merci, Mesdames, nous mourrons avec eux. »

2" Entrée des Français, à Montebello. On distingue surtout deux soldats, en avant de plusieurs autres, en tenue de campagne, répondant au feu des maisons. Au second plan, un soldat frappe à coups de crosse contre une porte.

Palestro, indications illisibles.

4° Turbigo, idem.

La garde à Magenta. Position de la garde à Magenta. Le 2‘ régiment de grenadiers, en face du village de Buffalora. Le ,• régiment de grenadiers occupait la droite de la ligne du chemin de fer. Les zouaves, entre le chemin de fer et le village de Buffalora, longeant le canal. Tenue des grenadiers. Bonnet à poil sans plumet, ni agréments. Pantalon dans la guêtre, capote retroussée. Sac au dos avec la tente-abri, le bâton ployé en deux et attaché à la gauche du sac. Légende : Ils sont 3,700; ils doivent lutter contre 40,000 Autrichiens. Ils se rappelleront le dévouement de la garde consulaire à Marengo, ils ne reculeront pas.

6° Melegnano. Indication illisible.

7“ Solferino. Idem. Légende. — « Bravo, voltigeurs ! » leur criait l'Empereur, en les voyant escalader la colline.)

Décembre. — (Le 18, Raffet part de San Donato. Il passe à Milan, Desenzano, Solferino, où il visite les champs de bataille et la tombe du pauvre commandant Tiersonnier, son ami. Il y prend rapidement quelques notes et croquis, avec l’intention de revenir y faire des études plus sérieuses pour son album. Le 26, il arrive à Vienne, près du prince Demidoff, à qui il donne une aquarelle intitulée : le Lendemain de Solferino ; patrouille de cuirassiers parcourant le champ de bataille.)

1 3 Janvier. — (Arrivée de Raffet à Paris, par Saint-Quentin.)

Nous allons tous deux à Grignon voir Auguste. Je fais deux petits croquis d'après lui.

I7. Je vais chez le général Oudinot, pour causer avec lui du sujet de Rome qu’il désire.

18-19. — Nous allons tous deux au collège de Juilly, pour voir Charles.

20-3 1 . — Été au musée du Louvre, et occupé du tirage des planches du Siège de Rome.

9 Février. — M. Bry m'envoie une ancienne académie qu’il vient d’acheter, et que j’avais peinte chez Gros. C’est Cadamour. Le soir, départ à huit heures quarante pour Turin. Avant de revenir à San Donato, je voudrais visiter le théâtre de la guerre.

11. — Gênes, hôtel Féder (ancien palazzo Gentili), chambre n° 21.

(C’est là que s’arrêtent les notes de Raffet. Il avait éprouvé pendant l'année 18(9 des crises de souffrance nombreuses et telles, que le 30 avril, il avait dû demander une consultation au docteur Ghezzoli qui avait reconnu le cœur atteint. En route pour Gênes, il commit l’imprudence de passer une nuit sur le haut d'un wagon ou d’une diligence pour pouvoir causer avec des officiers. Une fluxion de poitrine se déclara et s’ajouta à la maladie de cœur qui couvait depuis longtemps. Il expira le 16 février à cinq heures du soir. On dut le faire embaumer, pour pouvoir le ramener en France près des siens. L’autopsie montra son cœur dilaté et dont les parois amincies ne pouvaient plus fonctionner. Le corps n’arriva à Paris que le 24 et la triste cérémonie funèbre eut lieu le 29. Ses travaux continuels et surtout les longues veilles auxquelles Raffet s'était astreint, ont sans doute été la cause première de la grave affection „à laquelle il a succombé. Heureux toutefois, ceux qui, comme lui, laissent une mémoire honorée, et des travaux dont leur pays et leur famille ne peuvent que s’enorgueillir.)

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