‹ Notes et discours, 1873-1884Chapitre 2 sur 38 · II. . I , iPi I · texte numérisé non relu

II. . I , iPi I

AVANT-PROPOS lïL

qu’il cherchait à satisfaire. Si quelque question nouvelle et difficile sollicitait sou attention, par exemple celle du doctorat ès sciences médicales, il s’y attachait avec sa curiosité d’observation et ses scrupules d’administrateur, il la pénétrait en tous sens, pesait d’une main délicate les intérêts et les préjugés qu’il y voyait engagés, l’encadrait dans les calculs rigoureux d’un document officiel, puis l’éclairait en moraliste et ne s’en séparait qu’après avoir déterminé à leur degré précis la valeur scientifique et la partie morale du problème.

Mais ori le jugerait bien mal si l’on n’apercevait en lui qu’un philosophe que la science avait charmé et qui conviait avec bonne grâce les autres à goûter aux mêmes joies intellectuelles. S’il s’est ainsi dévoué à la culture supérieure de l’esprit, s’il s’est efforcé d’attirer à son œuvre ses amis, ses élèves, l’Université, les pouvoirs publics et l’opinion, c’est qu’il trouvait, dans l’éducation de la jeunesse française, la plus sûre promesse de l’avenir. A la ville de Marseille, qui donnait libéralement des

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