‹ Notes et documents sur l'histoire des théâtres de Paris au 18e sìecle. Extraits mis en ordre et publiés d'apres le manuscrit original par le bibliophile Jacob, avec une notice sur le recueil du sieur du TralageChapitre 21 sur 23 · OPERA III · texte numérisé non relu

OPERA III

En quelle année et à quelle pièce on a commencé à siffler au parterre ? — R. Au Baron des Fondrières, du sieur Corneille le jeune et de Vizé.

En quelle année on a retranché les appointemens de l'Académie de peinture et d'architecture ? — R. En avril 1694.

En quel temps M""^ Aubry est sortie de l'Opéra ? — R. En 1686. Elle a fini par Proserpine, et jyjiie Verdier trois ans auparavant, aussi à Proserpine.

Raisons qui prouvent manifestement que les Compositeurs de musique ou les Musiciens qui se servent de clavecins, luths et autres

INSTRUMENS d'hARMONIE , POUR l'eXPRIMER , n'ont JAMAIS ESTÉ ET NE PEUVENT ESTRE DE LA COMMUNAUTÉ DES ANCIENS JoNGLEURS ET Me-

nestriers de Paris, qui ont pris le titre DE Violons, maîtres a danser, et joueurs d'instrumens tant hauts que bas et que

LES jurez d'office DE LADITE MAITRISE n'oNT aucun DROIT SUR EUX.

Imprimé à Paris, in-quarto, en 46 pages.

Le rebec étoit l'ancien violon, ainsi nommé, parce qu'il a des dessus, basses et autres parties.

est accordé et se jolie de même que le violon. La seule différence entre les deux instrumens est que le rebec est fait en [forme d'un batoir, échancré par les quatre angles, n'ayant que trois cordes, et que le violon est arrondi et augmenté d'une corde, la plus basse et moins utile, en sorte qu'on peut dire du violon qu'il n'est qu'un rebec déguisé (page 3).

Les statuts et ordonnances que le roy a donné à la maîtrise du violon sont du mois d'octobre 1548. Sa Majesté les a confirmez par Déclaration du mois de novembre 1692 (page 5).

Il y a deux classes en la maîtrise du violon : la première et la principale est celle des anciens maîtres de sales, qui ne jouent du dessus de cet instrument, que pour montrer à danser à leurs écoliers, tenant au dessous d'eux de jouer en bande aux lieux publics, et ce sont eux qui sont compris par le titre de violons maîtres à danser, qui signifie joueurs de violon pour montrer à danser.

La seconde classe est celle des joueurs de hautecontres, tailles, quintes et basses, qui sont tous instrumens dififerens en grandeurs, accordez de différentes élévations de sons, et qui ne peuvent servir pour montrer à danser, d'autant qu'ils ne jouent que des parties qui chantent si différemment du dessus qu'il seroit impossible à un écolier d'y pouvoir rien entendre; la plupart desquels joueurs de parties n'ont aucune connois-

sance de la danse, leurs fonctions n'étant que de jouer en bandes avec des dessus de leurs cadrilles aux lieux publics ; lesquelles, quoique nécessaires, sont si peu estimées que les joueurs de dessus les nomment en dérision parties honteuses, et c'est pour comprendre cesdits joueurs de parties de différente élévation qu'ils ont ajouté à leurs titres : joueurs d'instrumens tant hauts que bas (pages 5 et 6).

En i33o, au commencement de la fondation de Saint-Julien-des-Ménestriers, ils ne jouoient que des vielles (page 6).

Leur titre estoit : Compagnons jongleurs, ménestraux ou ménestriers, et, personnellement, au lieu de dire un vielleux, on disoit un ménestrier (page 6).

Dans les Antiquité'^ de Paris, imprimez à Paris en 1640 par Pierre Rocoles, au chapitre de la fondation de l'hôpital Saint-Julien-aux-Ménestriers, folio Sy, il est dit qu'en i33i il se fit une assemblée, audit hôpital, de jongleurs et de ménestriers, lesquels d'un commun accord consentirent tous à l'érection d'une confrairie sous les noms de Saint Julien et Saint Genest, et en passèrent lettres qui furent scellées au Chastelet, le 23 novembre dudit an; d'où est venue l'origine. de cette maîtrise, et ce qui est une preuve autentique que leur titre estoit pour lors : Jongleurs ménestriers (page 6).

Ces jongleurs ménestriers estoient des gens ramassez, dont la cohue nombreuse se nommoit ménestrandiers , lesquels faisoient sauter des singes dans des cercles, des tours de gibecière et autres fonctions de basteleurs, pendant que leurs compagnons jouoient de la vielle. Ce qui est d'autant plus vraisemblable que plusieurs traitez de la recherche des mots, comme Charles Estienne, Antoine Oudin, Richelet, Furetiere et autres, interprètent tous ce mot de jongleur par charlalan, basteleur, farceur et joueur de vielle, et que par conformité à leur mestier, ces jongleurs et ménestriers avoient pris Saint Genest pour leur patron, lequel de basteleur payen se fit chrestien en un instant et fut martyrisé à Rome en plein théâtre, l'an 3o3, en présence de l'empereur Dioclétien (page 6).

Au mesme folio des susdites Antiquité::^, il est dit que ces jongleurs ménestriers, en 1 33o, firent un sceau de laton, rond, pour sceler les quittances de ceux qui feroient des legs ou aumônes audit hôpital, au milieu duquel estoit Nostre Seigneur dans une nef en guise de cadre, Saint Julien à l'un des bouts, tenant deux avirons, et à l'autre bout sa femme, tenant un aviron d'une main et de l'autre une lanterne. Au dessus de l'épaule dextre de Nostre Seigneur il y avoit une fleur de lys. Auprès Saint Julien estoit Saint Genest, tout droit, tenant une vielle comme s'il vielloit et

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estoit entre deux' hommes agenouillez; autour duquel estoit escrit : c'est le sceau de Saint Julien et de Saint Genest, lequel a esté vérifié au Chasteletet à la Cour de l Officiai. Ce qui peut servir de preuve autentique que la vielle estoit pour lors leur instrument péculier. D'autant plus que depuis l'invention du violon, issu du rebec, comme le rebec de la vielle, les maitres ayant abjuré l'un et l'autre pour s'y adonner, ledit sceau mis au néant, ils ont accomodé Saint Genest à leur estât présent et l'ont mis au portail dudit hospital, tenant un violon, comme on l'y voit aujourd'hui, toutefois avec une robe de vielleux, qui lui laissera toujours quelque indice de leur premier mestier (pages 6 et 7).

Dans la déclaration du roy, du second novembre 1692, il est dit que Thomas Duchesne, joueur de violon , Jean Godefroy, maitrc à danser, Vincent Pesant et Jean Aubert, aussi joueurs de violon et maitres à danser, ont levé es revenus casuels les quatre offices de jurez héréditaires, tous de la communauté des maitres à danser et joueurs d'instrumcns tant hauts que bas et hautbois de Paris, moyennant dix-huit mille livres qu'ils ont payées, dont les lettres de provision leur en ont esté délivrées les iS et 3i mars et 25 juin 1691, etc (page 19).

En 1 328, que les premières souches de la communauté des violons divertissoient le menu

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peuple avec des vielles, singes et gibecières, en vendant du galbanum, leurs titres honoraires étoient de ménestrandeiirs de la ménestrandise, sauteurs, jongleurs, meneurs de singes efappointeiirs de vielles; mais le public, qui n'entroit point dans ce de'tail, ne les qualifioit que de jongleurs ménestriers, de même qu'aujourd'hui on ne les traite que de violons, sans avoir égard à leur titre de joueurs d'instrumens tant hauts que bas. Voyez les Antiquité^ de Paris, fol. 571.

Les jongleurs, sous la conduite d'un chef de leur élection, se gouvernoient selon certains reglemens faits entre eux; mais, après l'érection de leur confrairie, qui fut en 1 3 3 1 (un an après la fondation de Saint-Julien-des-Ménestriers), ils commencèrent peu à peu à se purger. Ayant fait divorce avec les singes, ils firent d'autres reglemens, en 1 397, sous le titre de ménestrels, qui ne regardoient plus que les vielleux, lesquels ne durèrent que jusqu'à l'invention des rebecs. A quoi les principaux ménestrels s'estant adonnez, ils firent de nouvelles ordonnances en 1407, où, ayant changé l'ancienne qualité de jongleurs en celle de ménestrels , joueurs d'instrumens tant hauts que bas, parce qu'il y avoit des dessus et des basses de rebecs, ils en demandèrent la confirmation au roy Charles six, qui la donna, à Paris, le 24 avril 1407 (page 29).

Du Manoir, pour distinguer les maîtres à dan-

ser des mcnestriers joueurs de nopces et de marionnettes, s'est avisé du titre énigmatique de violons maistres à danser et joueurs d'instrumcns tant hauts que bas, dont il a demandé au roy la confirmation, au nom de toute la ménestrandise, en i658, lequel titre a esté finalement réduit, par une déclaration du roy du 2 novembre 1662, à celuy de maistres à danser et joueurs d'instrumcns tant hauts que bas et hautbois, que Sa Majesté a ajouté à cette maîtrise, à la requeste des jurez, comme servant à la danse avec les violons; et cette adjonction est une preuve incontestable que Sa Majesté a connu que ce tant hauts que bas, bien loin de signifier tous les instrumens, n'est qu'une expression grossière des maitres violons pour comprendre toutes les parties en terme ambigu (page 3o).

Les petites figures de pierre qui sont au portai de l'église de Saint-Julien-aux-Méncstriers, que ces jurez citent comme d'illustres titres, serviront de confirmation à ce qui a esté dit du mestier des premiers jongleurs, d'autant que la première des figures, du costé gauche, qui avoit une gibecière de charlatan, que les maistres ont rompue novissime, pour payer la réunion de cet hôpital, de peur qu'en chicane elle ne passât pour une bourse de queste; le singe, qui tient son meneur, simétrisant, du costé droit, la vielle du petit compagnon d'au dessus, et les deux petites

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boistes dont on voit encore les places au dessous des deux premières figures, que les maitres ont aussi rompues parce qu'elles se pouvoient adapter à des petits troncs d'enfans trouvez, sont des hyeroglifiques confirmatifs, que les jurez ne peuvent récuser sans se rendre coupables, par leur propre aveu, que les premiers fondateurs estoient des basteleurs, vielleux, meneurs de singes et marchands de galbanum ; et toutes les autres figures compulsées, tenant trompette marine, cornemuse, fluste à trois trous, tabourins, sifflets de chaudronnier, echelette et claquebois, qui sont tous instrumens de charivari, ce grotesque assemblage ne peut qu'establir que leur musique n'étoit bonne qu'à faire danser les singes. En quoi on peut aussi remarquer la bestise de ces anciens fondateurs, esgale à celle de ces jurez-cy, d'avoir mis, en conformité de leur métier, de petits anges de pierre à la porte d'une église avec de tels équipages de charlatans (pages 3i et 32).

Il y a, au troisième portail de la façade de Nostre Dame, du costé de l'Hostel-Dieu, plusieurs figures tenant toute sorte d'instrumens de musique du temps jadis (excepté le singe et la gibecière), et néanmoins il est très évident que messieurs du chapitre n'ont jamais prétendu aucuns droits sur les musiciens (page 32).

A l'égard du sieur Lully, qu'ils citent et dont

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rhabileté est assez connue par ses ouvrages, bien loin d'avoir esté de la compagnie des violons, il en faisoit si peu de cas (veu le peu de facilité de quelques maitres à jouer leurs parties sans les avoir étudiées) qu'il les traitoit de maitres aliborons et de maitres ignorans. Il est bien vrai qu'il a joué du violon dans son bas âge; mais, l'ayant reconnu au dessous de son génie, il y a renoncé pour s'adonner au clavecin et à la composition de musique, sous la discipline des feus sieurs Metru, Roberdet et Gigault, organistes de Saint-Nicolas-des-Champs (pages 32 et 33).

Les jurez violons ont plaidé plus de cinquante ans contre les violons de cabarets (qui se disent aussi joueurs d'instrumens), pour leur retrancher seulement une corde de leurs violons, les remettre à leur ancienne forme et premier nom de rebecs, croyant par ce déguisement ridicule les différencier des leurs. Ils ont poursuivi ces danseurs de ville, qui les ont fait condamner, par arrest de la Cour du 14 janvier 1667. Du Manoir, roy des menestriers, ayant envoyé de ses lieutenans dans les provinces pour même sujet, Adrien Le Fevre, en cette qualité, fut condamné à Abbevillc, et ensuite Du Manoir à Paris, par arrest du 25 novembre 1667... Ils ont intenté procez contre les maitres qui tenoient assemblée, les dimanches, ayant plusieurs violons, qu'ils ont fait réduire à un seul par sentence de

police du 27 novembre 1682. Ils ont procédé contre les joueurs de hautbois, qui les ont fait condamner, par sentence de police du 29 avril 1689 (page 34).

Charles Estienne, imprimeur à Paris en i552, appuyé de l'autorité deCiceron, explique aiiletes, tibicen et aiilcedus^ un joueur de fluste, un ménestrier, et choraules, sous l'autorité de Martial, un ménestrier qui fait danser au son de la fluste, joueur de fluste aux. jeux publics. L'auteur des Antiquité:^ de Pari'i (fol. 57 1) dérive ménestrier de histrio, et dit, au mesme endroit : « Saint Genestestle vrai patron des ménestriers; aussi est-il peint avec une vielle. » Oudin explique ménestrier par menestrandier, sonator di violino, et menestrandie, compania di sonator i. D'où l'on peut coliger qu'au temps de Ciceron et de Martial (auquel il n'y avoit ni vielle ni violon), les ménestriers étoient des flusteurs publics, et en France, après l'invention de la vielle, des vielleux, et, depuis un temps plus moderne que le violon a esté usité, des joueurs de violons. Il n'y a point d'auteurs qui interprètent ménestrier par musicien ou compositeur de musique qui touche le clavecin; ce qui estoit une différence essentielle entre la qualité de musicien et celle de ménestrier (pages 35 et 36).

Les accompagnemens sont nécessaires à la perfection de la musique; ils entretiennent i'har-

monie, retiennent les voix dans la justesse, et les remettent quand elles s'en éloignent (page Sy).

Les jurez violons disent qu'ils ont donné trente mille livres, dans l'espérance de jouir de tous les droits appartenant à ladite communauté sur tous les instrumens [sans exception, conformément au titre et à la possession de la communauté (page 38).

Les musiciens n'ayant jamais eu aucune parla la fondation de l'église Saint-Julien, ni aux élections de pas un des chapelains, ainsi que le témoigne l'inscription sur un marbre noir, posé en ladite église au dessus du banc des Anciens, dont voici un extrait :

« En l'honneur de Dieu, de Saint Julien et Saint Genest, ce présent marbre a esté posé pour éternelle mémoire et reconnoissance de la fondation de la chapelle Saint-Julien-des-Ménestriers, rue Saint-Martin, faite par les maistres joueurs d'instrumens de violons et maistres à danser, en l'année i33i, le 23 novembre, ainsi qu'il a esté reconnu par la transaction, faite et passée par devant Charles et Levesque, notaires au Chastelet de Paris, le 2 5 avril 1664, entre les maistres joueurs de violon et à danser de cette ville de Paris et messire Jacques Favier, chapelain dudit Saint-Julien et pourveu d'icelle sur la nomination et présentation desdits maistres joueurs de violon, d'une part, et les révérends Pères de la

Doctrine chrestienne de la prevosté de Paris, etc. »

Plus bas suit que les Pères reconnoissent que de toute ancienneté et perpétuité lesdits maitres joueurs de violon et à danser sont les fondateurs, patrons laïques, présentateurs, gouverneurs et administrateurs de l'église (pages 3q et 40).

Les jurez, lorsqu'ils ont acheté leurs charges en 1691, leur communauté estoit composée de 25o maitres effectifs, comme il appert par une liste que Verdier, violon de feue Son Altesse Royale Mademoiselle, a fait imprimer, au temps de la jurande, en 1690, par Chenault, rue Saint- Severin : desquels devant recevoir quatre livres de droits annuels pour chacun, ces jurez estoient déjà siirs de mille livres de rente, pour les dixhuit mille livres qu'ils ont données en premier lieu , sans l'augmentation des hautbois. Et depuis le roy, dans sa Déclaration, leur ayant accordé, moyennant douze mille livres d'augmentation (à l'exception des treize de l'Académie), tous les danseurs de Paris, qui sont au nombre de plus de huit cents, y compris lesdits hautbois, il est constant que ces jurez ont receu plus de quatre cents nouveaux maitres, à deux cents dix huit livres chacun , qui se montent à quatre vingt-sept mille deux cents livres : lesquels, joints aux deux cents cinquante anciens, composent aujourd'hui cette communauté de six cents cin-

quante maîtres, qui leur font deux mille six cents livres de rente, laquelle somme jointe aux susdits 87,200 livres font ensemble celle de 39,200 livres, qu'ils ont retiré des 3o,ooo livres qu'ils ont données en deux traitez differens. Outre ce, ils ont tiré des deniers de plusieurs particuliers auxquels ils ont donné sous seing privé des permissions d'exercer, comme ils ont fait à la plupart des susdits nouveaux maîtres, auxquels ils n'ont point donné de lettres, de peur que le grand nombre ne servist de témoignage de leur gain exorbitant (pages 40 et 41).

Outre les questes publiques de cent mille ménestriers qui ont esté depuis près de quatre cens ans, il n'y en a pas eu un seul qui n'ait payé, au commencement, vingt sols parisis de droits d'entrée, à l'Hôpital Saint-Julien ; lesquels ont augmenté jusqu'à cinquante livres par les statuts de i658; qui ont finalement esté réduits à vingt livres par la dernière Déclaration de 1691 (page 42).

Ils n'ont pas mieux usé du spirituel. Il ne faut que voir le factum que les révérends Pères de la Doctrine chrestienne ont imprimé, en i663, contre eux, etc. (page 42).

Ces quatre jurez ont employé ce qui concerne l'église à orner une salle pour violoner, contre l'intention des fondateurs, qui ne l'ont achetée de Tabbesse de Montmartre, aux dcspens des

questes publiques, que pour y loger les pauvres, en ayant fait ester les marques de l'hospitalité, qui étoit un bas relief ancien au dessus de la porte, contenant Nostre Seigneur dans une nef ^ et les mêmes figures du sceau dont il a esté parlé, pour y mettre un escriteau de bureau des maîtres à danser et joueurs d'instrumens de musique ; ce qui est formellement contre les Statuts, Ordonnances et Déclarations du roy, qui ne leur donnent que la qualité de maîtres à danser et joueurs d'instrumens tant hauts que bas et hautbois (pages 42 et 43).

Ces quatre jurez ne bornent pas leurs vexations aux seuls musiciens de Paris, mais ils poursuivent encore ceux de Lyon, Bourges, Saint- Malo, Rouen, Caen, et autres lieux, contre la Déclaration du roy, etc. (page 44).

Par leur Requeste du 2 décembre 1694, ils ont soutenu que les organistes du roy, le Bègue et Nivers, sont de leur communauté; puis ils ont dit qu'ils n'en sont pas, en leur Requeste du 19 février 1695 (page 45).

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