I. TRAVAILLEURS CON E EC T I 0 S.N A M UES PRODUITS
1" RKSULTAT.
'2' ll^:^L■LTAT.
1 Matières modifiées.
Ouvriers de toutes industries :
/ Efforts d’esprit,
; — de corps,
( opérations diverses.
\ par
( changement de tonne, 1 (union, séparation)
' changement de place.
LTILISAIIO.N nu travail:
(Eiemplcs) ;
TIîA’ Ail..
rRODUITS.
potier ...
argile transformée.
maçon
matériaux translorniés,
cuisinier
aliments transformés.
repasscur
couteau aminci.
tisseur
lils entrelacés.
teinturier. .
tissus et couleurs, unis,
blanchisseur
— et impuretés séparé,s.
cultivateur
récoltes.
éleveur
bestiaux, viandes, laines.
transporteur . . .
choses déplacées.
exti-actcur
Le Travail de l’ouvrier a de l'utililé, puisqu’il en résulte des Produits capables de satisfaire des besoins; — il a de la vatofr, puisqu’il procure à celui qui le produit et le fournit des produits équivalents ou un travail équivalent, le plus souvent une somme de monnaie, avec laquelle il se procure tout ce qui lui est nécessaire; et celte valeur a les mêmes fondements que celle de tous les autres objets valables*.
Il est donc échangeable; et il est mesuré, apprécié, évalué sous forme de la chose dont il a accru l'utilité ou bien par sa durée.
Il est inaccimulable en lui-même , mais utilisable instantanément, puisqu’il se transforme en produits, et par conséquent accumulable sous forme d’utilité. (C’est par une figure inexacte de langage, *a fait observer Dunoyer, que l’on délinil le capital du travail accumulé; le capital, c’est de l'ütilité obtenue parle travail et accumulée). L’ouvrier peut accumuler cette utilité à son profit, et il peut aussi capitaliser on perfec-
* V. le Traité if Économie politique, ch. xvi, g ‘2.
NOTES ET PETITS TIIAITÉS
tionnant ses facultés, c’esl-à-dire en augmentant l’instrument de travail à l’aide duquel il obtient un travail plus productif, plus utile, plus valable.
Tous les produits sus-énoncés (5' colonne) ont, après l’application du travail, une utilité qu’ils n’avaient pas avant; — ils ont plus de valeur, à moins que les circonstances du marché ne soient défavorables ; ils sont plus échangeables, plus ou moins durables (tels que la fraise et le bijou) et plus ou moins accumulables.
Nous considérons le travailleur absolu, travaillant pour d’autres; s’il travaille pour lui-même, c’est-à-dire s’il confectionne dos produits qu’il vend, il estentrepreneur et ouvrier travaillant pour lui-même.
Ces remarques s'appliquent aux travailleurs des diverses catégories qui suivent.
Nous considérons le travailleur faisant le produit complet ; s’il n’y concourt que pour une partie, il appartient à la catégorie suivante ;