SI
kystique sans trace de tissu ovarien normal et l'ovaire gauche seul comportait une mince coque de tissu ovarien. Pour éclaircir le processus pathogénique de ce kyste dermoïde hémorragipare, M. de Rouville fit un examen histologique approfondi de cette coque: il y trouva des follicules primordiaux et des cOTps Jaunes normaux ou atrétiques, qui étaient tous arrivés au stade fibreux. Il n’y avait pas d'hyperproduction de cellules lutéiniques. Pour l’auteur, les lésions angiomateuses qu'il constata au niveau de lutérus semblent devoir être incriminées plus que l’excitation de l’ovaire.
Mériel a pratiqué une ovariectomie unilatérale chez une fillette de quatorze ans, qui dès les premières règles avait eu des ménorrhagies et des phénomènes douloureux. Il trouva un gros kyste de l'ovaire et de la dégénérescence microkystique; l’autre ovaire était absolument sain : à la suite de cette extirpation, la menstruation devint normale.
Boeckel a décrit des kystes sanguins ménorrhagiques, augmentant à chaque menstruatior et s’accompagnant d’hémorragies profuses. J’ai observé un cas de ce genre à l’occasion d’une hystérectcmie, pratiquée par mon maître, M. Wiart, chez une ferme à qui Woimant avait extirpé les trompes et un ovaires Cette malade présentait des ménorrhagies profuses et nous lui extirpâmes l'utérus et l'ovaire restant, lequel était formé par un énorme kyste folliculaire du corps jaune. SN
On observe souvent la coexistence de ménorragies et d’ovarite sclérokystique. On a étudié, depuis une quinzaine d’années, les conditions pathogéniques de ces hémorragies. Forgue et Massa- -buau ont publié, en même temps que les résultats de leurs recherches personnelles, une exc: lente revue générale sur ce sujet. Ces pertes de sang sont quelquefois assez importantes pour constituer une indication opératoire, à l’exclusion de tous autres symptômes. Elles se présentent sous forme de ménorrhagies et aussi de règles de quinzaine (syndrome de Bouilly): Elles persistent après curetage et guérissent après extirpation, résection où ignipuucture de l'ovaire. Les ovaires sclérokystiques à prédominance scléreuse ne déterminent pas d’hémorragies. Cette com- F plication ne se voit que s’il existe un très grand nombre d’atrésies folliculaires. I1 y a alors une énorme hyperproduction ds cellules lutéiniques. On note souvent chez ces femmes des symptômes qu’on rattache à une trop grande activité du tissu ovarien : bprécocité intellectuelle et sexuelle, fécondité, exagération de l'élimination d’azote et de phosphore.
Ces faits nous ramènent à la théorie d’Hitschmann et Adler. Nous avons vu que, pour c2s auteurs, l’hypertrophi: et l’hyperplasie glandulaire des fausses métrites hémorragiques reconnaissent pour cause un trouble de la sécrétion ovarienne : l'ovaire est top riche en cellules sécrétantes, aussi l’utérus est-il toujours en état cataménial. La lésion ovarienne est quelquefois une dégénérescence microkystique; mais souvent aussi il s’agit simplement d’une exagération des atrésies folliculaires.' Les métrorrhagies de la ménopause auraient une même origine. (Forgue et Massabuau.)
Très souvent dans les cas de greffes ovariennes, après une période de règles régulières et normales, on voit les règles devenir très abondantes et généralement c’est un signe avant-coureur de la ménopause définitive. J’ai rencontré plusieurs de ces cas.
M. de Rouville à observé des faits analogues : une femme (obs. V) vit disparaître des métrorrhagies après ablation d’une greffe dans laquelle d’ailleurs l'examen histologique ne montra pas d’atrésies folliculaires. On peut supposer toutefois que l’hypertrophie des corps jaunes signalée dans les expériences de Cormichaël est le primum moveus de cette phase ménorrhagique dans la majorité des cas.
Louis Bazy a attiré l'attention sur des métrorrhagies et des ménorrhagies très abondantes où l’examen montrait des utérus normaux et des hydrosalpinx dont le volume subissait des variations en rapport ave: le cycle menstruel. Il se demande si J’hydrosalpinx n’est pas la cause dès hémorragies; il tend à en conclure que ce sont la marque d’une hyperémie utéro-tubaire dont la nature reste à déterminer. Il s’agit vraisemblablement là aussi d’un trouble ovarien.
Enfin, un bon nombre des hémorragies au cours de l’évolution des fibromes est en rapport avec une lésion ovarienne. Tous les fibromes qui saignent ne sont pas accompagnés de dégénérescence de la trame ou de lésions de la muqueuse. Or les fibromes, avec une fréquence extrême, s’accompagnent de modifications ovariennes. Pilliet a signalé la coexistence de corps jaunes géants avec des fibromes. Daniel a insisté dans un travail d'ensemble sur la, fréquence des altérations annexielles. Fabre, inspiré par Forgue et Massabuau, a publié des examens histologiques qui montrent une exagération du nombre des atrésies. À vrai dire, de Jong n’a pastrouvé delésions constantes, en particulier, cette: hyperproduction des atrésies. Mais elle note que, quand.les hémorragies étaient régulières, il y avait deux corps jaunes
sur l'ovaire et que, dans les cas où elles étaient irrégulières, il n°w avait pas de corps jaune (p. 107). Pour Theïlhaber, ce sont les follicules en voie d’accroissement qui déterminent les hémorragles..
L'extirpetion des ovaires fait presque toujours cesser les hémorragies ces fibromateuses; Tissier (cité par de Jong, p.114) à vu que,Sur 145 Castrations pour fibromes, les hémorrhagies n'avaient persisté que sept fois. Les effets de l’irradiation de l'ovaire donnent des résultats analogues (sans qu’on puisse compter sur la constance de cet effet au point de vue thérapeutique).
Ce n’est pas à dire qu’en dehors de puerpéralité et des ulcérations néoplasiques, il n’y ait pas d’autres causes de métrorrhagies que l’hyperactivité ovarienne. En effet, les troubles circulatoires : généraux (esytole) ou les troubles circulatoires locaux (parésie utérine de Theïlhaber) (1) peuvert déterminer des ménorrha- BIES- + €
Le plupart des emménagogues agissent égelement par congestion pelvienne. Les quelques recherches histologiques que j’ai faites après injection de safran, de cantharidire et surtout d’apiol montrent la congestion très nette de l’utérus, et une congestion minime de l'ovaire.
Certains extraits d’ovaires déterminent de l'hyperémie et de l’hypertrophie des organes génitaux. — Toute la physiopeathologie de la castration et des greffes overiennes nous à montré que l'ovaire agit sur l'utérus par voie humorele, On a cherché à isoler les hormones qui assurent cette fonction.
Carnot, er imjectant du sang de chienne en chaleur à d’autres
chiennes, à obtenu, dans un cas, un rut immédiat. Aschrer a déterminé, par de faibles doses d’extreit d’ovaire injecté sous la
peau, de l’hyperémie utérme et de l’hématométrie. Hermann. a extrait du corps jaune une substance définie et proche des phosphatides (pentamino-disphosphatide) qui provoque chez la lapine jeune, l’hyperémie de toute la muqueuse génitale, puis si l’on prolonge l’expérience, l’hypertrophie de l’utérus. Les ovairès présentent un grand nombre de follicules en voie de maturation. Le cycle du rut devient de deux semaines au lieu de quatre. Les recherches de Iscovesco sur les lipoïdes ovariens ont eu un assez grand retentissement et des applications pratiques déjà nombreuses. On sait l'importance qu’a prise l’étude physicochi-
(1) Le rôle du muscle utérin dans la gerèce Ccs m Co avait été signa lé par M. Doléris bien avant Tkcillater.
mique et biologique des lipoides au cours de ces dernières années. Le mot lipoïde est un terme d'attente par lequel, depuis Overton, : on désigne des éléments cellulaires solubles comme les graisses, dans l’éther, le chloroforme, et des liquides voisins et qui ne sont pas les-graisses banales. Le lipoïde, qu’on extrait d’un organe, est composé de plusieurs substances, telles que lécithine, choles- : térine, ete. et parmi toutes ces substances il y en a qui présentent certaines propriétés physiologiques : ces graisses sont des «graisses nobles »; les lipoïdes ont la propriété de fixer un certain nombre de toxiques, ils les charrient, les exeltent oules inactivent.M. Iscovesco a extrait les lipoïdes d’un grand nombre d’organes par des solvants divers. Certains agissent sur l’organe, d’où on les a extraits, de diverses facons : ce sont des lipoïdes homostimu-
lants ou autorégulateurs; leur injection répétée détermine un
hyperfonctionnement qui se traduit à la longue par l'hyper-
trophie.
Il 2 extrait, de l’ovaire desséché ct pulvérisé, une quantité totale de lipoïdes qui représentent 3, 1 pour cent de l’ovaire frais. Ces lipoïdes se divisent en cinq portions qui, suivant leur ordre d'extraction, sont : 1° le hpoïde soluble dans J’alcaol; 2° dans l’acétone : 3° dans l’éther; 4° dans le chloroforme; 5° dans l'alcool. Le cinquième gioupe, qui résulte du second épuisement par l'alcool, est celui dont il à surtout étudié le pouvoir . (hpoïdes V D c.).
Il est formé de lécithalbumines et ses effets sont toujours identiques, quelle que soit l'espèce animale. [n’est pas toxique pour le cobaye, le chien, le lapin. À une dose énorme, correspondant à cinquante-cinq grammes d’ovaires frais, il tue la grenouille. Ce. produit à été injecté à des cobayes femelles vierges, en ayant. soin d’avoir des témoins de même âge, même poids et souvent même portée. Les animaux sacrifiés après un traitement prolongé présentaient parfois de lhématométrie et presque toujours de Phypertrophie utérine; le poids moyen des utérus étant de 2.12
au lieu de 0.80 pour.les témoins. Les ovaires pesaient 0.212 au Mes de 0.09. Les autres glandes ne présentaient pes de modification pondérale, sauf la thyroïde (0.121 au lieu de 0.076). Le poids du corps était un peu augmenté (après soixante jours, le gain était 71 o /o du poids initial au lieu de 57 o /o) et surtout la eroissance était plus régulière. Les mêmes effets ont été obtenus avec un lipoïde extrait du corps jaune. Iscovesco a extrait. du corps jaune un autre lipoïde (V. Da) qui active l'involution utérine, tent et si bien que, douze jours après le part, l'irvolution Le |
LE
termimée alors que le témoin a fini seulement un mois après.
Ces recherches sont extrêmement intéressantes.
Je leur adresse pourtant un reproche: c’est de s'être trop tenu au hpoïde. J'ai dit tout à l'heure ce que cette notion avait d’empirique. Le lipoïde est peut-être actif par lui-même, mais peutêtre aussi par les substances qu'il fixe : des recherches analytiques s'imposent, pour décomposer le mécanisme des divers facteurs. Après bien d’autres, j'ai essayé d'obtenir cette dissociation sans succès jusqu'ici.
Mais, employant une autre méthode en quelque sorte synthétique, j'ai injecté à des femelles des lipoïdes purs du commerce en même temps que divers extraits ovariens et j'ai noté l'aspect histologique du tactus génital. J'ai comparé les résultats obtenus avec ceux que donnait l'injection des extraits emplovés seuls.
19 Extrait soluble d'œufs (1) de hareng. — J'ai recueilli cent dix-sept grammes d’œufs frais de harengs, qu‘ ont été desséchés dans le vide et à basse température par M.Choay, puis délipoidés, et ont donné quarante-quatre grammes d’extraits J’ai pris 3 gr. 4 de cet extrait que j'ai dissous dans l’eau et que j’ai réparti par parts égales entre 4 femelles vierges de cobaye. J’ai ainsi injecté environ 0.80 par animal chaque jour.
Le cobaye n° 4 a reçu des injections quotidiennes pendant cinq Jours. À Pexamen histologique, on ne trouve pas de congestion utérine ni ovarienne. L’ovulation est très active.
Le cobaye n° 5 à reçu des injections quotidiennes pendant quatre jours. À l’examen histologique, on trouve un utérus normal avec hyperplasie du tissu conjonctif, de la réplétion des grosses veines de Putérus et de l'ovaire, des capillaires normaux et une Gvulation normale.
Le cobaye n° 9 a reçu des injections quotidiennes pendant trois jours. L’utérus est normal, l'ovulation est très active.
Le cobaye n° 8 a reçu des injections quotidiennes pendant
) Je me suis servi non seulement d'extrait d’ovaire, mais aussi d'extraits d'œufs. L'ovaire doit ses propriétés aux ovules qu'il contient, soit par le retentissement que le métabolisme ovulaire a sur l’économie, soit par l’action des céllules evariennes Rte Au cours de ses expériences sur les extraits d’ovaire, Aschner 2 obtenu avec des extraits placentaires des modifications utérines encore plus marquées qu'avec les premiers : hyperémie utérine et ovarienne, maturation d’un grand nombrede follicules, hyper trophie folliculaire, métrofrhagies, et toutes les fois qu'il y avait métrorrhagies, présence d'un corps jaune. Ces hormones placentaires seraient pour Halban la cause de la crise génitale des nouveau-nés. (Voïr à ce Sujet Romime: Presse médicale, 19 juillet 1905, p. 451; Renouf. Thèse de Paris, 1905;. Goguididzé, in Semaine médicale, 30 juillet 1913, p. 367; Lequeux et Marioton, La crise g/mitale chez le nouveau-né, Société d'obsté rique de
Paris, 20 janvier ‘791T:)
déux jours. L'utérus est normal, l'ovulation est très active.
29 Phosphatides ovariens de la truie. — Des lipoïdes ovariens sont solubilisés dans l’éther et précipités par l’acétone à plusieurs reprises. J’injecte le précipité sous la peau en solution huileuse ou en émulsion aqueuse à des femelles de cobayes.
Le cobaye n° 36 reçoit une injection de 0.75 de phosphatides et est sacrifié le quatrième jour. À l’exemen histologique, on trouve l’utérus et l’ovaire congestionnés, le second plus encore que le premier. |
Le cobaye n° 34 reçoit la même dose et est sacrifié le même jour. La congestion utérine et ovarienne est très nette.
Le cobaye n° 50 (vierge) reçoit un gramme de phosphatides à trois reprises avec deux jours d'intervalle et est sacrifñé le neuvième jour. À l’examen histologique comme à l’inspection macroscopique, on trouve une congéstion ovarienne notable. Les surrénales sont opaques, sans spongiocytes.
Le cobaye n° 51 (vierge) est traité de même. A l'inspection, on note de la congestion génitale et périgénitale. Au microscope, on voit une légère congestion utérine et ovarienne et des hémorragies de la surrénale.
3° Lipoides solubles dans l’éther et dans l'acétone. — Les lipoïdes résiduels de l’extraction des phosphetides sont injectés à la dose de 0.80 en solution huileuse à des femelles de cobaye.
Le cobaye n° 39 reçoit une injection et est sacrifié le quatrième jour. On trouve une légère congestion utérine et ovarienne.
Le cobaye n° 48 reçoit trois injections avec deux jours d’intervalle et est sacrifié le neuvième jour. L’utérus n’est pas congestionné, l'ovaire l’est très peu. Il y à un peu d'augmentation du tissu conjonctif sous-muqueux et la surrénale est en hyperépinéphrie légère.
49 Extrait soluble d'œufs de harengs et cholestérine. — L’extrait, dont la préparation a été indiquée plus haut, est injecté à la dose de 0.80, et on émulsionne dedans une quantité égale de cholestérine.
Le cobaye n° 6 reçoit quatre injections quotidiennes. On trouve à l'examen histologique de la congestion capillaire et veineuse de l’utérus et de l'ovaire. Les surrénales sont uniformément creusées de fines vacuoles. venus
Le cobaye n° 7 qui subit le même traitement présente un utérus et des ovaires énormes. L'examen histologique montre un œdème utérin considérable, des cellules muqueuses en hypertrophie, du mucus dans la cavité, un peu de congestion au ni-
veau de la corne, un ovaire normal et une ovulation très active.
Le cobaye n° 11 reçoit une injection quotidienne pendant trois jours et présente une congestion ‘légère de l'utérus et de l'ovaire.
Le cobaye n° 10 reçoit une injection quotidienne pendant deux jours et présente de la congestion utéro-ovarienne très nette.
5° Extrait thermosta bile soluble d’ovairede truicetcholestérine. — Je me suis servi d’un extrait d’ovaire préparé de façon analogue à l'extrait d'œufs mais qui a été chauffé pour les besoins de la conservation et je fais au cobaye n° 15, en dix-neuf jours, neuf injections de 0.10 d’extrait et 0.20 de cholestérine. On trouve à
Muqueuse utérine du cobaye n° 15.
lexamen histologique une congestion utérine énorme, la plus marquée de toutes nos préparations, un véritable aspect angio- . mateux et de la congestion ovarienne très marquée.
60 Phosphatides ovariens et cholestérine. — Le cobaye n° 30 reçoit 0.75 de phosphatides et autant de cholestérine. Il est sacrifié quatre jours après; l’utérus est congestionné et l'ovaire encore plus.
Le cobaye n° 35 subit le même traitement ; la congestion de la corne et de l’cvaire est extrêmement marquée.
Le cobaye n° 52 (vierge) reçoit un gramme de lipoide et autant de cholestérine à frois reprises avec deux jours d’intervalle
et est sacrifié le neuvième jour. La muqueuse utérine est épaisse ‘adénomatense let 'longéestiünnée d’une façon intense. L’ovaire est légèrement congestionné. La surrénale est en hyperépinéphrie.
Le cobaye n° 54 (vierge) est traité de la même façon. La muqueuse utérine est très épaisse et légèrement congestionnée. L’ovaire est nettement congestionné. La surrénale est er hyperépinéphrie. :
7° Lapoides solubles dans l’éther et l’acétone lécithine, — J'injecte 0.50 de lipoïde et autant de lécithine à trois reprises, avec deux jours d’intervalles, au cobaye (vierge) n° 49 et je sacrife le neuvième jour. La muqueuse utérine est épaisse avec quelques kystes, 1l existe une légère congestion utéroovarienne. p
8° Ovolécithine. — Le cobaye n° 12 reçoit pendant six jours une injection quotidienne de 0.10 d’ovolécithine Billon .en solution dans l’huile. On observe une congestion nette.
Le cobaye n° 17 reçoit, en: dix-neuf jours, neuf injections d'une émulsion aqueuse d’ovolécithine Merck: on trouve au microscope de la congestion qui est légère au niveau de l’utérus, plus accentuée au niveau de la corne et très accentuée au niveau de l'ovaire. Plusieurs glandes utérines sont kystiques.
9° Phosphatides divers. — T'injecte au cobaye vierge n° 146 dix centigrammes de phosphatides thyroïdiens préparés comme les phosphatides ovariens et mis en émulsion dans l’eau physiologique et je pratique ainsi quatre injections en cinq jours. La congestion utérine est assez nette. $
J'injecte les mêmes doses de phosphatides hypophysaires dans les mêmes conditions au cobaye vierge n° 143 et je n’ai aucune modification.
Il en est de même pour le cobaye vierge n° 143 qui reçoit,pendant quatre jours, une injection quotidienne de phosphatides de foie de morue en solution dans l'huile à la dose de cinq centi- 72 grammes. vi
10° Cholestérine seule. —— J'injecte à quatre reprises en cinq jours dix centigrammes de cholestérine au cobaye vierge n° 147 et j'obtiens une congestion intense avec hématométrie
Les résultats obtenus peuvent donc S’énoncer ainsi :
Extrait soluble d'œufs de hareng : rien;
Phosphatides ovariens : congéstion nette; ER
Lipoïdes solubles dans l’acétone : congestion légère ou nulle:
Extrait soluble d’œufs cholestérine : congestion nette:
Extrait thermostabile soluble d’ovaires cholestérine : congestion extrême ;
Phosphatides ovariens cholestérine : congestion nette;
Lipoïdes solubles dans l’acétone lécithine : congestion légère ;
Ovolécithine : congestion nette;
Phosphatides thyroïdiens : congestion légère ;
Phosphatides hypophysaires et hépatiques : pas de congestion ;
Cholestérine seule : congestion extrême.
En résumé: 19 les extraits solubles dans l’eau sont à peu près inactifs. Au contraire, s'ils sont associés à la cholestérine, ils deviennent très actifs. Maïs cette activité est due à l’ A onpionre de la cholestérine;
29 Les phosphatides ovariens, seuls où associés à la cholestérine du cerveau, sont très actifs. Il en est de même de l’ovolécithine. Ces données sont conformes à celles d’Iscovesco et à ce que dit Pottet (p. 64), à savoir que la substance active du corps jaune est probablement une lécithine ;
3° Les lipoïdes solubles dans l’acétone seuls sont peu actifs. Ils le sont davantage s'ils sont associés à l’ovolécithine.
J'avais employé dans ces expériences l’ovolécithine comme un modificateur de l’action des extraits génitaux : or celle-ci est un produit génital, qui est susceplible d’avoir convoyé des substances actives. Le plus grand nombre des expériences de tout ordre, faites par les physiologistes, sur la lécithime ont été exécutées par ingestion. La lécithine est débarrassée au cours de la digestion des substances génitales qu’elle à absorbées, puis elle est décomposée en ses matériaux élémentaires. Ceux-ci sont absorbés et vont reconstituer la lécithine, à moins qu'ils n’agissent pour leur compte. Quoi qu’il en soit, ce n’est plus de l’ovolécithime.
J'ai donc cherché à me procurer des lécithines non génitales. C’est ainsi que j'ai expérimenté avec les phosphatides thyroidiens, hypophysaires et hépatiques. Les deux derniers n’ont déterminé aucune congestion. Je crois que la lécithine privée des produits qu’elle convoie est, pour le moins, inactive et je Tapproche volontiers cette impression des deux faits suivants :
D'une part, Wilezinski a vu que les règles étaient diminuées ou retardées sous l’influence d’ingestion prolongée de lécithine
(trois fois par jour, dix centigr.):
D'autre part, Césa-Bianchi à signalé lJ’atrophie de la glande
interstitielle de l’ovaire chez les mammifères hibernants. Or j'ai démontré qu’une grande partie des phénomènes métaboliques au cours de l’hibernation sont dus à la lécithine de la masse hibernale (x).
On peut déduire de ces deux faits qu’il y a antagonisme entre la lécithine et le principe ovarien hyperémiant. Par ailleurs, étant donné l’action hyperémiant des phosphatides ovariens, on peut supposer que la lécithine, pour exercer son action anti-principehyperémiant, a fixé ce principe et sans doute en plus grande quantité qu’elle n’a pu le neutraliser.
L’effet de l’ingestion de cholestérine est plus difficile à expliquer : ou bien il s’agit d’une action spécifique, ce qui est peu vraisemblable, ou bien la cholestérine détermine une modification du métabolisme général qui, à son tour, détermine une hyperproduction du principe hyperémiant, ou enfin il s’agit d’un de ces cas fréquents dans lesquels il existe un antagonisme biologique de la lécithine et de la cholestérine, antagonisme en rapport avec
‘la formation de complexe physico-chimique entre ces deux ‘lipoides.
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2 et 3° parties). Rev. de P
(1) On sait que, pendant la nuit polaire, qui est longue de quatre mois, les femmes esquimaux dorment et ne sont pas réglées, et queles conceptions datent toutes de cette époque.Or, il y a des cas où la masse hibernale existe chez l’homme. Shinkiski-Hataï l’a trouvée trois fois chez le fœtus et mon ami Géry m'a montré deux tumeurs développées chez l'adulte aux dépens de cet organe.(Géry.— Bu/l. et mémoires de la Soc. anat., mars 1914, P. III.) Fa